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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

27 novembre 2020, date anniversaire d'une prétendue « promesse » de « sortie » du glyphosate

1 Décembre 2020 , Rédigé par Seppi Publié dans #critique de l'information, #Activisme, #Glyphosate (Roundup), #Politique

27 novembre 2020, date anniversaire d'une prétendue « promesse » de « sortie » du glyphosate

 

et sombre jour pour la déontologie médiatique au Monde et la décence politique

 

 

 

 

Ce 27 novembre 2020 aura donné lieu à une intense activité journalistique et politicienne.

 

Prenant de l'avance sur la tartine, Libération a publié la veille un très militant « Effets du glyphosate sur la santé : les études scientifiques avancent » de Mme Aude Massiot – une fake news de par son caractère unilatéral et sélectif.

 

Il a été suivi par le Monde Planète – Mme Laurence Girard et M. Stéphane Foucart – avec « Glyphosate : le gouvernement renvoie la question de l’interdiction au niveau européen ». En chapô : « Trois ans après, la promesse d’Emmanuel Macron de ne plus utiliser l’herbicide controversé n’a pas été tenue. »

 

Dans l'édition papier, l'article est de M. Stéphane Foucart et Mme Laurence Girard (ordre inversé), le titre devenant : « Glyphosate : la promesse non tenue de Macron », et le sous-titre : « Le chef de l'Etat avait annoncé en 2017 la fin du recours à ce pesticide ».

 

 

(Source)

 

 

Cet article a évidemment été instrumentalisé pour une pitoyable attaque politicienne mâtinée d'indigence intellectuelle et morale. Nous n'avons pas souvenir de hurlements d'EÉLV en faveur d'une interdiction immédiate, il y a trois ans...

 

 

(Source)

 

 

Une « promesse » ?

 

Le 27 novembre 2007, le gouvernement français avait essuyé un camouflet à Bruxelles. Il s'était lourdement investi dans une tentative de faire interdire le glyphosate au niveau de l'Union Européenne (le niveau où sont approuvées, ou non, les matières actives de pesticides) ; la tentative était vaine, la double majorité requise ayant été hors de portée.

 

On aurait donc dû s'acheminer vers une situation dans laquelle la Commission Européenne hériterait du mistigri, de la décision, a priori et effectivement fort impopulaire, de réautoriser le glyphosate pour une durée de cinq ans (la dernière enchère descendante de la Commission, la première ayant été de quinze ans). Mais la Bulgarie, la Pologne et la Roumanie, et surtout l'Allemagne, ont fait pencher la balance vers une miraculeuse double majorité.

 

Le Président Emmanuel Macron eut une réaction que l'on peut qualifier de trumpienne : intempestive, irréfléchie et par un gazouillis sur Twitter.

 

Est-ce par conviction ou par calcul politicien (le Président caméléon se révèle de plus en plus « vert » avec l'avancement de son mandat), par dépit, ou pour amadouer un ministre ombrageux et velléitaire – qui démissionnera neuf mois plus tard avec fracas et sans égards pour la bienséance politique ? Nous ne saurons jamais. Mais ce fut :

 

« J’ai demandé au gouvernement de prendre les dispositions nécessaires pour que l’utilisation du glyphosate soit interdite en France dès que des alternatives auront été trouvées, et au plus tard dans 3 ans. #MakeOurPlanetGreatAgain »

 

 

(Source)

 

 

Il s'en est trouvé un autre, de politicien, pour exploiter ce gazouillis et l'anniversaire pour une guignolade qui déconsidère l'action politique (et revêt un caractère vraisemblablement diffamatoire en ce qu'il montre a priori comment M. Emmanuel Macron aurait écrit son fameux gazouillis). Cet homme est candidat à la candidature pour la fonction de président de la République...

 

Nous jetterons un voile pudique sur la suite des événements depuis novembre 2017 : le refus obstiné du Président de prendre acte de la nature de son injonction – pour le dire avec le mot qui convient : une connerie –, les déclarations contradictoires, la gestion plus que chaotique du dossier, le hiatus actuel entre les paroles et les actes.

 

(Audition au Sénat le 26 novembre 2020)

 

 

À la fin du mois prochain, de nombreux usages du glyphosate seront retirés, l'agriculture et les agriculteurs français prendront un bouillon sur le plan tant agronomique qu'économique ; l'environnement pâtira aussi... il restera cependant des usages autorisés, faute de solutions alternatives techniquement viables.

 

Mais ce funeste gazouillis du Président Emmanuel Macron constitue-t-il une « promesse » ? À l'évidence, et bien qu'il ait été qualifié ainsi moult fois, la réponse est négative.

 

S'agissant de sa titraille, cet article du Monde – comme d'autres (exemple) – doit donc être considéré comme une infox, une fake news.

 

Mais ce n'est pas tout !

 

 

Le glyphosate campe-t-il sur ses positions ?

 

L'information clé – qui semble résulter d'une fuite (l'article a été publié dès avant potron-minet, à 4h11, de ce 27 novembre 2020) – est dans le titre de la version électronique et dans ces deux phrases :

 

« Un anniversaire embarrassant pour le gouvernement, qui assure mener la bataille à Bruxelles pour obtenir de l’UE qu’elle fasse barrage à sa réautorisation, prévue pour 2022. […] A l’issue d’une réunion organisée vendredi 27 novembre avec une partie du gouvernement et des députés européens, M. Macron devait positionner la France sur cette épineuse question. »

 

Mais il était impératif d'emballer cette information (qui n'en est pas vraiment une – patience !) :

 

« Les trois années ont passé et, à l’heure du bilan, l’herbicide tient toujours fermement sa position dans l’agriculture française, où il reste très utilisé en grandes cultures (céréales, colza, tournesol…) mais aussi en arboriculture et en viticulture. »

 

Notons incidemment qu'en grandes cultures, en l'absence de variétés GM tolérantes au glyphosate, l'herbicide n'est utilisé qu'en interculture.

 

La réalité est tout autre.

 

La page du registre Ephy de l'ANSES des produits de protection des plantes portant sur le glyphosate est parsemées de croix blanches dans un cercle rouge (produits retirés du marché).

 

Pour les quelques produits encore autorisés, l'ANSES introduit progressivement des limitations drastiques des usages au motif qu'il existe des alternatives non chimiques disponibles.

 

 

 

 

 

À quel coût agronomique, économique et environnemental ? C'est « Dans le cadre du plan de sortie du glyphosate engagé par le gouvernement »... la question est sans objet... Pour reprendre une formule devenue célèbre, c'est : « quoi qu'il en coûte » ou presque.

 

Il n'y a pas de solutions de substitution pour des usages importants du glyphosate... la France militera(it) à Bruxelles pour l'interdiction du glyphosate (tout en étant, du reste, un des États membres rapporteurs chargés de préparer la décision bruxelloise... noooon, il n'y a pas de conflits d'intérêts...).

 

 

 

 

L'INRA (maintenant INRAE) avait produit une analyse générale détaillée qui avait été résumée dans un tableau qui se suffit à lui-même (résumé ; texte complet ; analyses par filières).

 

 

 

 

Mais la première analyse avait été passablement minimisée par la communication d'une INRA qui (ou dont des dirigeants) semble avoir été soucieuse de plaire (voir « Alternatives au glyphosate : l'INRA invente l'hybride x Brassicapra »).

 

 

De l'art de noyer le poisson

 

Le lecteur du Monde peut prendre connaissance d'une partie de ces faits. Mais ceux-ci sont « artistiquement » noyés dans le texte :

 

« ...Avec, comme premier élément de langage, l’annonce d’une réduction de l’usage du glyphosate de "50 % d’ici à la fin du quinquennat", dit-on dans l’entourage du ministre de l’agriculture, Julien Denormandie. Un chiffre qui est une projection issue des nouvelles restrictions d’usage de l’herbicide annoncées début octobre par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). »

 

Le metteur en page a même fait la plaisanterie de mettre en lien « Les autorités sanitaires restreignent l’usage du glyphosate, quand des alternatives existent » de MM. Stéphane Mandard et Stéphane Foucart, du 9 octobre 2020 !

 

Mais, le lecteur fonctionnant à l'émotion plutôt qu'à la raison retiendra le percutant « ...l’herbicide tient toujours fermement sa position dans l’agriculture française »... et le Monde Planète sera fidèle à sa ligne éditoriale militante.

 

 

C'est la faute à la FNSEA

 

On peut être lapidaire :

 

« A l’échelon national, voilà longtemps que M. Macron est revenu sur sa promesse, sous la pression de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), affirmant qu’il n’imposerait pas de sortie en l’absence d’alternative crédible. »

 

Il est vrai que la FNSEA avait donné de la voix, et pour cause : l'INRA(E) et l'ANSES n'ont-ils pas subséquemment « identifié » des impasses ?

 

Évoquer la « pression » de la FNSEA alors qu'il s'agit de la pression des faits reflète une singulière indigence déontologique, ainsi qu'une réaction pavlovienne : c'est invariablement la faute à la FNSEA...

 

 

« La France, premier consommateur européen de glyphosate » ?

 

C'est là un intertitre.

 

Il est un homme politique qui s'est bien sûr précipité sur l'« information », la fake news, en élargissant le sujet...

 

 

(Source)

 

 

Il s'est fait ramasser ! Par exemple :

 

 

(Source)

 

(Source)

 

(Source)

 

(Source ; source du texte cité)

 

 

Sur quoi se fondent les super-journalistes du Monde ?

 

« A l’heure actuelle, selon la note diffusée dans les rangs du parti présidentiel, l’Hexagone est, de loin, le premier consommateur européen de glyphosate : près de 19 % des quantités épandues en Europe le sont sur le sol français. »

 

Et ?

 

La France représente selon les statistiques de la FAO 18,3 % des terres arables de l'Union Européenne (sans le Royaume-Uni). Ramené à l'hectare et à l'intensité (la productivité) de l'agriculture française, ce chiffre de 19 % balancé sans mise en perspective n'a rien de scandaleux.

 

Bien sûr, nos deux journalistes se seront bien gardés de préciser. Et nous sommes « consommateurs »... le choix des mots n'est pas anodin.

 

 

La parole est à « François Veillerette, directeur de l’association Générations futures »

 

On annonce, paraît-il, dans l'entourage du Ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation Julien Denormandie une réduction de l’usage du glyphosate de « 50% d’ici à la fin du quinquennat » sur la base des restrictions d'usages de l'ANSES. La « fin du quinquennat »... l'horizon de l'action politique – ou politicienne...

 

Les auteurs de l'article notent à juste titre :

 

« Une projection qui, en outre, ne dit rien d’éventuels reports sur d’autres herbicides, parfois plus problématiques – mais moins médiatiques – que le glyphosate. »

 

C'est une aguiche pour une déclaration de très haute volée :

 

« "Pour l’heure, les données officielles ne montrent pas de remplacement du glyphosate par le S-métolachlore, par exemple, puisque entre 2017 et 2018, les deux ont augmenté, ironise François Veillerette, directeur de l’association Générations futures. Le premier est passé de 8 858 tonnes à 9.723 tonnes et le second de 1.872 tonnes à 2.420 tonnes. Quant aux données de 2019 et 2020, elles ne sont pas encore disponibles…" »

 

Pour sûr, s'il avait pu valoriser la différence du taux d'augmentation (10 % et 29 %, respectivement), il l'aurait fait ! Mais zut, la différence n'est pas à son avantage.

 

Mais il y a pire. Il est de notoriété publique qu'en 2018, les agriculteurs ont anticipé leurs achats normalement effectués en 2019, et ce, en raison de l'augmentation de la taxe pour pollution diffuse au 1er janvier 2019. Fort logiquement, les ventes ont baissé en 2019. Alors...

 

Alors on prétend que les données de 2019 « ne sont pas encore disponibles ».

 

C'est peu conforme à la bonne foi.

 

Mme Élisabeth Borne, alors Ministre de la Transition Écologique et Solidaire, et M. Didier Guillaume, alors Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, ont publié des chiffres provisoires le 30 juin 2020. Ils ont notamment annoncé ceci :

 

« Les quantités totales de substances actives vendues en usages agricoles, hors produits de biocontrôle, diminuent de 44% entre 2018 et 2019 (-28 078 tonnes), après avoir augmenté de 18% entre 2017 et 2018 (+11 870 tonnes) ;

 

[…]

 

Les quantités de glyphosate vendues diminuent de 35% (-3 358 tonnes) entre 2018 et 2019 après avoir augmenté de +11% (+ 999 tonnes) entre 2017 et 2018 ».

 

On peut du reste arguer également d'un manque de bonne foi des ministres qui ont affirmé bien vaniteusement :

 

« Ces données provisoires permettent de constater les premiers effets des mesures engagées par le Gouvernement depuis 2018 afin de réduire l’utilisation des produits phytosanitaires, en commençant par les produits les plus dangereux pour la santé ou l’environnement ».

 

Quoi qu'il en soit, le Monde ne pouvait pas ignorer ce fait, sauf à exciper de la légendaire mémoire de poisson rouge du journalisme qui oublie aujourd'hui ce qu'il a publié hier. En l'occurrence, ce fut à l'époque « Baisse du recours aux pesticides : des chiffres à manier avec précaution » de... M. Stéphane Foucart.

 

Un article que le metteur en page facétieux a aussi signalé dans la version électronique de l'article...

 

 

Mais quelle sera la position de la France à Bruxelles ?

 

Nous entrons à ce stade dans le « en même temps » macronien – on ne sort de la fanfaronnade qu'à son détriment – et une faiblesse de l'article de Mme Laurence Girard et M. Séphane Foucart.

 

Selon le deuxième paragraphe, nous avons vu que :

 

« ...le gouvernement [...] assure mener la bataille à Bruxelles pour obtenir de l’UE qu’elle fasse barrage à sa réautorisation, prévue pour 2022. »

 

Mais bien plus loin, l'objectif devient confus, et au moins tout autre :

 

« Il s’agit, dit-on dans l’entourage du ministre de l’agriculture, de "mettre en avant la démarche de la France avec un retrait d’autorisation du glyphosate quand une solution viable économiquement est identifiée". Méthode censée réduire le recours à l’herbicide controversé. "Nous envisageons de [la] porter au niveau européen d’ici à 2022, ajoute-t-on rue de Varenne. Soit une interdiction du glyphosate sauf quand il n’y a pas de solution alternative viable économiquement. Pas d’interdiction généralisée, mais une démarche commune pour éviter les distorsions de concurrence.»

 

Les deux auteurs n'ont pas creusé, préférant passer à d'autres sujets comme la question – pertinente – du conflit d'intérêt de la France.

 

Et la question à 1.000 euros est : ce dernier paragraphe, détaillé, conforte-t-il l'assertion initiale ? À vous de juger...

 

 

L'intégrité du BfR allemand

 

Les auteurs reprennent l'information – donnée antérieurement par M. Roger Genet, directeur général de l'ANSES, notamment dans une audition devant le Sénat – de la réticence des États membres à assumer le rôle d'État membre rapporteur, ce qui a conduit à la mise en place d'un consortium associant la France (chargée des questions environnementales) et les Pays-Bas (chargés des questions sanitaires), ainsi que la Hongrie et la Suède. Ils écrivent :

 

« La dernière expertise, en 2017, avait été conduite par l’Allemagne. Son intégrité avait été vivement mise en cause et aucun Etat membre n’a, cette fois, voulu endosser seul la responsabilité de cette mission. »

 

Il y a deux non-dits : la mise en cause fut sans raison et calomnieuse (voir notamment ici et ici), et ce fut surtout le fait d'entités militantes puissamment relayées par des médias dont... le Monde de, notamment... M. Stéphane Foucart (voir par exemple ici, ici ou ici).

 

On peut légitimement s'interroger sur l'obstination à véhiculer un élément d'information qui constitue au mieux une vérité partielle, et surtout sur le contrôle de la ligne éditoriale du journal.

 

Il y a pourtant, ici, un sujet à creuser ! L'influence d'acteurs se réclamant de la société civile sur la sérénité des processus d'évaluation et de décision par des allégations ou, pire, des manœuvres qu'ils savent fallacieuses, voire malhonnêtes.

 

Mais comme cette influence – une forme de lobbying utilisant des coups de billard à trois bandes – s'exerce avec le concours de médias complaisants qui formattent une opinion dite « publique », on ne saurait attendre du Monde Planète qu'il s'y intéresse.

 

 

« ...un pesticide classé cancérogène, mutagène, reprotoxique ou perturbateur endocrinien, probable ou avéré, ne peut être autorisé en vertu du droit européen »

 

On est, là aussi, dans un registre fort critiquable.

 

C'est un fait... mais... pourquoi ne pas avoir mentionné qu'actuellement, le consensus scientifique (qui exclut évidemment les scientifiques militants) constate une absence de problème à ces niveaux, et ce, plus de trois décennies après la première homologation du glyphosate et après des centaines voire des milliers d'études ?

 

Le metteur en page facétieux n'a pas manqué de mettre en lien un article du décodeur Adrien Sénécat, « Le glyphosate, "vrai poison" ou "faux sujet" ? Petit manuel pour comprendre le débat sur l’herbicide controversé ».

 

Il aurait certes pu mieux faire, mais l'absence de motif légal pour une interdiction du glyphosate ressort implicitement de cet article.

 

Certes, la messe de 2022 n'est pas encore dite, mais un article de bonne facture sur les intentions de notre gouvernement qui se serait aventuré sur ce terrain aurait fourni une information complète.

 

En définitive, l'objet de cet article était-il d'informer ? Il semble se fonder sur une information digne peut-être d'intérêt – « une réunion organisée vendredi 27 novembre avec une partie du gouvernement et des députés européens », point de départ d'une belle broderie. On peut penser que l'objet était – au moins aussi – d'entretenir la flamme militante contre le glyphosate.

 

Sic transit gloria Mundi.

 

 

 

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A
Excellent article bien étayé !
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P
Qui aurait pu deviner jusqu'à quel point M. Macron et sa majorité parlementaire soutiendraient les minorités néomalthusiennes et naturolâtres ? Ils sont en train de détruire l'infrastructure économique du pays. Comme, en plus, le covid-19 a détruit le tourisme et le secteur aéronautique, il ne restera bientôt plus rien.
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D
Dieu merci, le marché de l'aéronautique ne se résume pas au marché français!
Nous sommes des nains.
Les avionneurs pourront continuer - du moins je l'espère- continuer à fabriquer des avions, chose assez compliquée par ailleurs.
Il n'en demeure pas moins que nous ne pouvons qu'être étonnés ou consternés, c'est selon par , d'un côté, un discours rationnel du PR, sur les phytos (encore qu'on ne l'entend guère), sur l'énergie (défense du nucléaire vs énergies intermittentes), et de l'autre, des actes opposés.
C'est le miracle du "en même temps".
Pourtant,on ne sort de l'ambiguïté qu'à ses dépens.
Je croyais qu'il connaissait ses classiques.
J
Diminuer les doses de glyphosate ne va t'il pas augmenter les risques de résistance???
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