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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Néonicotinoïdes en enrobage des semences de betteraves : la Belgique remet ça

29 Novembre 2020 , Rédigé par Seppi Publié dans #Néonicotinoïdes, #betteraves

Néonicotinoïdes en enrobage des semences de betteraves : la Belgique remet ça

 

 

(Source)

 

 

Pas contents les gens de Nature et Progrès Belgique !

 

Ils entendent introduire une action – la troisième – devant le Conseil d'État (belge évidemment), avec Pesticide Action Network Europe, sachant que les deux premières n'ont toujours pas fait l'objet d'une décision...

 

Ils ont aussi lancé une pétition, dont le résumé introductif est hilarant (enfin pour un esprit rationnel) :

 

« La Belgique vient de réautoriser l’Imidaclopride, un dangereux néonicotinoïde, pour une période d’un an. Le secteur betteravier avait introduit cette demande de dérogation afin de lutter contre les pucerons qui transmettent la maladie de la jaunisse de la betterave, prétextant que cette dernière était responsable de la perte de rendement en sucre de la saison 2020. Une décision honteuse car rien ne prouve que c’est l’unique cause. »

 

« Une décision honteuse car rien ne prouve que c’est l’unique cause »... donc ne remédions pas à cette cause...

 

Allons au fond : le 17 novembre 2020, le site Phytoweb a annoncé une nouvelle dérogation pour l'enrobage des semences de betteraves pour la campagne 2021 (autorisations à partir d'ici).

 

En bref, pour l'imidaclopride  (Gaucho 70 WS):

 

  • « Le semis ne peut être effectué que par des producteurs qui peuvent démontrer qu’ils appliquent les principes de la lutte intégrée (IPM)

 

  • Durant les deux années faisant suite au semis des semences traitées seules les cultures (y compris les cultures intermédiaires) qui ne fleurissent pas ou qui ne sont pas visitées par les abeilles peuvent être cultivées. La liste de ces cultures [comprend essentiellement des céréales, ce que nous appelons des endives en France, quelques graminées et des plantes potagères].

 

  • Par la suite et durant au minimum les cinq années faisant suite au semis des semences traitées seules les cultures [susmentionnées, auxquelles s'ajoutent les pommes de terre, le lin à fibre et le maïs] peuvent être cultivées.

 

  • La profondeur d’enfouissement des semences traitées doit être de minimum 3 centimètres.

 

L'IPM et les mêmes listes s'appliquent au thiaméthoxame (Cruiser 600 FS).

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BE68 11/12/2020 06:45

Ça y est. Le ministre de l'Agriculture a signifié hier l'arrêt de mort de la sucrerie d'Erstein en indiquant qu'il n'était pas possible de faire du maïs derrière des betteraves NNI pendant 2 ans.
Interdire le maïs en Alsace = sacrilège
Juste pour info, j'ai fait 110 tonnes à 16 cette année en betteraves, mais le risque jaunisse est présent et de nombreux voisins ont été touché.

BE68 02/12/2020 20:09

Si pas de maïs après betteraves NNI, ma sucrerie est morte.
Une étude autrichienne montre qu'il n'y a pas de problème.
Et c'est donc autorisé là bas.

Marc FAURE 29/11/2020 17:21

Bonjour, que ces co...... ferment leurs gu.... et qu'ils osent répandre des preuves scientifiques vraies ! Et que les vrais journalistes relaient de vrais informations !

un physicien 29/11/2020 10:45

Si j'ai bien compris, pour éviter le risque assez hypothétique que les abeilles soient gênées par les résidus d'insecticide, on les affame ?