« Les Verts, la maladie infantile de l’écologie », une chronique de M. Éric Le Boucher dans l'Opinion
27 Novembre 2020 , Rédigé par Seppi Publié dans #critique de l'information
Glané sur la toile 612
Une chronique, ce « Les Verts, la maladie infantile de l’écologie » de M. Éric Le Boucher, publié dans l'Opinion du 15 novembre 2020 ? Un formidable acte d'accusation !
En chapô et en résumé :
« La transition sera très pénible pour les populations et les pays les plus faibles. Pour être réussie, elle impose donc une redistribution très puissante, des aides, que l’on ne pourra pas financer sans croissance forte. Plus la croissance sera forte, plus les personnes les plus pauvres conserveront de quoi vivre et, en même temps, plus les moyens seront là pour les soutenir. La croissance est la condition sine qua non de la lutte contre le réchauffement climatique, à l’exact opposé de ce que racontent les maboules. »
L'introduction donne le ton :
« On vient de se séparer du dingo Trump, il va falloir maintenant dégager les écolos maboules. Effet miroir des extrêmes : même loufoquerie, même refus de la science, même condamnation de la mondialisation, même profit tiré de la peur, même attirance pour la violence et même dédain de la démocratie. Un Eric Piolle, maire de Grenoble, qui voit dans la 5G le moyen de regarder du porno dans les ascenseurs, ou David Belliard, adjoint à Paris qui veut établir les pousse-pousse à Paris, ne sont-ils pas les frères en bêtise d’un Donald Trump qui vante l’eau de Javel contre la Covid ? Un Redneck cromagnon suprémaciste ressemble à s’y méprendre à l’homme de pierre auquel veulent nous renvoyer les dirigeants d’EELV. »
En conclusion de la conclusion :
« L’écologie est trop sérieuse, sortons les charlatans. »
On a envie de dire, au vu de la situation actuelle : « Ambitieux programme ! » Car des charlatans, il y en a un peu partout.
Mais livrons un peu de substantifique moëlle :
« Comme il est temps de dire que la France ne représente que moins de 1 % des émissions mondiales, l’Allemagne (qui a relancé le charbon après la fermeture du nucléaire) le double de la France soit 2 %, l’Union européenne 8,5 %, les Etats-Unis 15 %, la Chine 30 %, l’Inde 7,3 %. Autrement dit, est-ce une bonne idée de dépenser autant en France pour gagner 0,01 degré pour la planète et ne faudrait-il pas mieux mettre tout cet argent dans la transformation des centrales au charbon en Inde ? C’est la seconde grande question que n’évoquent jamais les écolos qui ne regardent que leur nombril urbain. Les aides du Nord au Sud prévues de 100 milliards de dollars par l’accord de Paris sont loin du compte, alors qu’il n’y a pas d’investissements climatiquement plus rentables. L’écologie est trop sérieuse, sortons les charlatans.
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