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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Un entretien avec M. Julien Denormandie dans l'Opinion : « Il faut remettre la souveraineté alimentaire au cœur des décisions agricoles européennes »

23 Octobre 2020 , Rédigé par Seppi Publié dans #critique de l'information

Un entretien avec M. Julien Denormandie dans l'Opinion : « Il faut remettre la souveraineté alimentaire au cœur des décisions agricoles européennes »

 

Glané sur la toile 595

 

 

 

 

« Il faut remettre la souveraineté alimentaire au cœur des décisions agricoles européennes » nous change des discours que nous avons pu entendre précédemment, comme les louanges à l'agriculture de nos grands-parents ou, suprême injure à la rationalité, la promotion de la biodynamie.

 

Que nous dit-il ? Par exemple :

 

« Je suis persuadé qu’une France forte n’est possible qu’avec une agriculture forte. L’épisode de pandémie démontre, plus que jamais, la nécessité de la souveraineté alimentaire : nos agriculteurs, notre industrie agroalimentaire ont tenu pendant tout le confinement car c’est un secteur résilient, porté par des hommes et des femmes courageux, exemplaires et engagés. L’enjeu est que la souveraineté de la France soit encore plus forte dans dix, quinze ou vingt ans, afin que notre pays ne soit pas dépendant de facteurs qu’il ne maîtrise pas pour se nourrir. C’est mon ambition et elle s’appuie sur quatre piliers que le plan de relance vient financer à hauteur de 1,2 milliard d'euros. »

 

Sur Twitter, M. Gil Rivière-Wekstein a opiné :

 

« Une interview qui semble signer le retour d'une véritable vision pour notre agriculture : souveraine, exportatrice, considérant l'agroécologie comme moyen et non comme une finalité...On relèvera enfin la condamnation sans appel des faucheursvolontaires. »

 

M. Julien Denormandie aura fort à faire aux niveaux tant français qu'européen. L'angélisme et l'irréalisme « écologiques » tiennent (encore ?) le haut du pavé en France. Quant à l'Union Européenne avec ses « stratégies » décroissantes de « verdissement »...

 

Il aura aussi fort à faire pour passer des paroles aux actes, en commençant par des discours plus concrets. Indépendance protéique, par exemple ? Notre filière colza va mal, pour partie pour des raisons météorologiques, pour partie du fait de la réduction des solutions de lutte contre les ravageurs. Il y a des réponses possibles.

 

Souhaitons-lui « Hals- und Beinbruch », qu'il se casse le cou et la jambe... ce qui est la formule germanique pour « bonne chance ».

 

 

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M
Bonjour, aurions-nous un ministre de l'agriculture ayant le bon sens "paysan" ? A juger dans quelques temps, mais il semble aller dans la bon sens !
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J
Il ne faut pas oublier que bientôt il aura des élections,donc il faudra voir les actes car pour moi ce discours est destiné à avoir les votes des agriculteurs.
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