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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Nous avons besoin d'une transition patatière !

21 Octobre 2020 , Rédigé par Seppi Publié dans #Ludger Wess

Nous avons besoin d'une transition patatière !

 

Ludger Weß*

 

 

Les pommes de terre semblent inoffensives. En réalité, ce sont des plantes avec des gènes codant pour des poisons qui tuent les insectes et rendent les gens malades. Image : Madmad1234, Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0 International

 

 

Dans la résistance contre la technologie moderne, les militants et les prêcheurs d'apocalypse professionnels argumentent toujours selon le même schéma : les dangers et les risques ne peuvent jamais être contrôlés. Il est donc temps de faire enfin tomber l'une des menaces les plus sous-estimées qui pèsent sur notre civilisation. La pomme de terre doit être éradiquée.

 

 

Qu'il s'agisse de génie génétique vert, de pesticides, de vaccins ou d'énergie nucléaire – le schéma d'argumentation de nombreux opposants à la technologie moderne est toujours le même et tout aussi simple. Ils évoquent constamment les dangers et les risques incontrôlables pour la santé et l'environnement. Ils ne prennent en compte que ce qui semble étayer ces affirmations. Ensuite, à partir d'éléments passe-partout, ils brodent une histoire accrocheuse qui est racontée dans des variations toujours nouvelles. Les études n'apportent un éclairage dans ces histoires que si elles viennent l'appui de l'opinion préconçue. Si elles ne le font pas, on suppose qu'elles sont inspirées par un lobby (à qui profite ce résultat ?) ou on les rejette comme étant déficientes parce qu'elles ne couvrent pas toute la durée de vie, n'ont pas étudié les trois à dix prochaines générations ou n'ont pas suffisamment tenu compte des critères d'exclusion. En bref : aucune étude ne peut jamais suffire à exclure tous les dangers et risques imaginaires des opposants à la technologie moderne. Cela est vrai même si les sceptiques ont été impliqués au préalable dans la conception de l'étude et que le résultat n'est pas celui escompté (voir ici ou ici).

 

Ce qui compte contre la technologie : les observations anecdotiques (des vaches mortes dans l'étable de l'agriculteur G. de W. [voir ici sur ce blog]) ; des causalités alléguées là où il y a, au mieux, des corrélations (depuis qu'il y a les OGM, les vaccins ou encore le glyphosate, le diabète, l'autisme et le cancer sont en augmentation... donc ils sont responsables) ; des rumeurs et théories de conspiration (tous les experts, institutions, etc. sont achetés par l'industrie) ; l'instillation de la peur (infirmités, allergies, cancer, mort) ; ainsi que le langage diffamatoire (Frankenfood, merdes génétiques, contamination génétique, mafias de la vaccination, des gènes, du nucléaire).

 

La manière dont cela se fait a été révélée par inadvertance par Greenpeace USA en 2006. L'organisation a envoyé une déclaration inachevée sur l'énergie nucléaire, qui disait : « In the twenty years since the Chernobyl tragedy, the world’s worst nuclear accident, there have been nearly [FILL IN ALARMIST AND ARMAGEDDONIST FACTOID HERE] » (au cours des vingt années qui se sont écoulées depuis la tragédie de Tchernobyl, le pire accident nucléaire du monde, il y a eu près de [COMPLÉTER AVEC UN FACTOÏDE ALARMISTE ET APOCALYPTIQUE]).

 

Une fois le principe compris, l'approche permet de diaboliser presque tout ce qui constitue la technologie moderne et de le présenter comme un risque existentiel pour la santé et la survie de l'humanité. Mais ce qui est « moderne » n'est qu'une question d'époque. Même la pomme de terre n'aurait jamais dû être introduite selon la logique décrite ci-dessus.

 

 

Comment la pomme de terre nous opprime

 

Frédéric-Guillaume Ier, le Roi-Sergent [1688-1740], fut le premier à tenter de forcer les agriculteurs à cultiver le tubercule exotique des Andes et menaça de « couper le nez et les oreilles » de quiconque refuserait. Cela n'a servi à rien. La majorité de la population était contre cette culture et l'a boycottée. Puis son fils [Frédéric II le Grand, 1712 – 1786], appelé plus tard le Vieux Fritz, est venu et a pris les choses en main.

 

Dans sa folie pour les pommes de terre, il a bouleversé le paysage prussien traditionnel. Comme ses conseillers du lobby de la pomme de terre, il croyait que cette plante prétendument frugale et convenant bien aux sols sableux et tourbeux, serait capable de lutter contre la faim qui sévissait encore en Prusse et d'aider les agriculteurs à atteindre une plus grande prospérité et une meilleure santé. Les pommes de terre, comme le prétend encore aujourd'hui le lobby de la pomme de terre, contiendraient beaucoup de vitamines A, B et C ainsi que des minéraux et des oligo-éléments. En outre, elles offriraient de grands rendements, ne nécessiteraient pas de traitement intensif après la récolte et seraient faciles à stocker. Un point de vue effrayant ! Aujourd'hui, grâce à de nombreuses années d'étude des soi-disant bienfaits de la « Révolution verte », nous savons que la faim doit être combattue par le partage et l'impôt sur la fortune, et non par la culture de nouvelles plantes. Le progrès technique ne peut pas résoudre un problème qui est objectivement de nature sociale. L'argument de la teneur en vitamines est également futile – comme pour le Riz Doré : les pauvres du pays auraient pu obtenir des vitamines si le Vieux Fritz leur avait permis de consommer davantage de poissons de mer et de fruits tropicaux ou s'il les avait encouragés à consommer davantage de fruits à baies. De plus, toutes les études pertinentes sur la teneur en vitamines de la pomme de terre ont été réalisées par des chercheurs proches du lobby de la pomme de terre.

 

Frédéric a systématiquement empoisonné son peuple. Avec la pomme de terre, il a détruit à la hache l'alimentation saine, qui consistait à l'époque en une alimentation mixte variée : orge, soupe à la bière, bouillie de céréales ergotées et parfois haricots, châtaignes, choux et oignons. La pomme de terre a également signifié la fin de l'assolement triennal, éprouvé et écologiquement exemplaire. La terre n'a pas eu le temps de se rétablir car il a fallu abandonner la jachère traditionnelle au profit de la pomme de terre. Les ravageurs tels que le mildiou de la pomme de terre et le doryphore se sont rapidement propagés, détruisant la récolte et causant de grandes pertes aux agriculteurs. Il en est résulté des famines.

 

Le Vieux Fritz n'était pas impressionné par ces dangers. Il a poursuivi en infligeant à la population et à l'environnement des conséquences catastrophiques à long terme qui se poursuivent encore de nos jours.

 

 

Des gènes étrangers, des personnes étrangères

 

Des gènes étrangers ont été introduits et se sont propagés en Europe centrale avec la pomme de terre. Il y avait la possibilité qu'elle se croise avec d'autres solanacées comme la mandragore, la jusquiame, le datura et la belladone – des plantes importantes de la médecine populaire. Cela a menacé l'intégrité du génome de la famille des solanacées indigènes et a annihilé les mécanismes de l'évolution naturelle. En s'attaquant aux plantes médicinales traditionnelles, le Vieux Fritz voulait-il préparer le terrain pour une nouvelle médecine, qui creuserait la tombe de la phytothérapie traditionnelle avec ses onguents de sorcière, ses aphrodisiaques et ses tisanes médicinales ? Est-ce une coïncidence si les géants pharmaceutiques BASF, Bayer, Hoechst et Schering ont été fondés à peine cent ans plus tard ? L'Édit des Pommes de Terre pourrait bien être considéré comme une attaque de la famille royale prussienne contre les « bonnes femmes » et leur médecine – une nouvelle stratégie du patriarcat après l'abolition de la persécution ouverte des sorcières !

 

Totalement irresponsable, Frédéric a également ignoré le risque incalculable d'allergies. De nombreux composants de la plante sont connus pour être potentiellement allergènes et pratiquement aucun Européen n'avait jamais mangé une pomme de terre auparavant, et n'avait donc jamais été en contact avec ces substances.

 

Pire encore, la pomme de terre produit des fongicides et des pesticides dans toutes les parties vertes de la plante, tout comme les plantes génétiquement modifiées commercialisées aujourd'hui par les multinationales de l'agrochimie : des poisons neurotoxiques qui, même à faible dose, provoquent des vertiges, des nausées, des vomissements, des diarrhées, des crampes d'estomac, des arythmies cardiaques, des cauchemars et des maux de tête ! À plus forte dose, les toxines, en particulier la solanine, provoquent des hallucinations, la perte de sens, la paralysie, la fièvre, la jaunisse, l'hypothermie et la mort. Les enfants et les nourrissons sont particulièrement exposés ; les niveaux maximums considérés comme « non préoccupants » sont régulièrement dépassés dans les feuilles et les tiges. Aujourd'hui encore, les naturopathes estiment qu'environ 250.000 personnes souffrent chaque jour (!) d'un empoisonnement à la solanine rien qu'aux États-Unis. En outre, la pomme de terre vit en symbiose avec de nombreuses bactéries qui ont été introduites de cette manière dans le microbiome du sol européen – avec des conséquences écologiques irréversibles dont les générations futures continueront à souffrir. Enfin, au moment de la récolte, des feux de fanes de pommes de terre sont allumés dans tous les champs, libérant de grandes quantités de dioxine et de poussières toxiques.

 

Tout cela trouve son origine dans l'Édit des Pommes de Terre du 24 mars 1756, par lequel Frédéric II ordonna à ses fonctionnaires de « rendre la culture de la pomme de terre compréhensible » aux paysans – et à son tour imposa la nouvelle culture aux paysans par la violence d'État. Malheureusement, il n'y avait pas d'écologistes organisés à l'époque, et les quelques « libérateurs de champs » de la base n'ont pas réussi à s'imposer face à la supériorité des sbires payés par Frédéric.

 

La pomme de terre est donc arrivée en Allemagne, avec sa cohorte d'effets dévastateurs comme les frites, la restauration rapide et l'amidon industriel. Mais la pomme de terre n'a résolu aucun des problèmes : l'Irlande, qui s'appuyait exclusivement sur la pomme de terre, a rapidement été victime de la famine à plusieurs reprises. Il s'en est suivi des suicides massifs de petits exploitants irlandais et – par le biais de l'émigration massive – le génocide de la population indigène d'Amérique. La pomme de terre est le funeste présage de l'hubris qui se rebelle contre la création, ainsi que de la mondialisation, qui transporte les plantes d'un continent à l'autre, provoquant des migrations de pauvreté et l'anéantissement de peuples entiers.

 

À ce jour, il n'existe aucune étude fiable sur les effets à long terme de la pomme de terre sur la santé. Personne ne peut exclure la possibilité que l'augmentation effrayante de maladies telles que le diabète, le cancer, les accidents vasculaires cérébraux et les maladies coronariennes observée depuis le milieu du XVIIIe siècle ou l'apparition de maladies jusqu'alors totalement inconnues (autisme, TDAH, Parkinson, Alzheimer) soit due à la pomme de terre. Il y a des études épidémiologiques qui établissent un lien entre la consommation de pommes de terre et l'arthrite, ainsi que de nombreuses études sur les rats qui montrent que donner des plants de pommes de terre à des rats cause des dommages aux embryons, des mortinaissances, etc. Le principe de précaution exigerait l'interdiction de la culture de la pomme de terre, mais les autorités européennes – toutes étroitement liées au lobby de la pomme de terre – ignorent encore les véritables dangers.

 

 

La bataille n'est pas perdue

Rudolf Steiner** savait déjà que la pomme de terre a un effet très important sur le système nerveux en raison de la direction de ses cotylédons vers la terre et affaiblit ainsi la pensée méditative interne. La diffusion de la pomme de terre comme aliment de base coïncide non seulement avec l'apparition de maladies totalement nouvelles, mais aussi avec la diffusion d'un mode de pensée matérialiste entièrement basé sur la perception sensorielle superficielle. Le langage vernaculaire a rapidement mis ce lien dans une formule accrocheuse : « Die dümmsten Bauern ernten die dicksten Kartoffeln » (les agriculteurs les plus stupides récoltent les plus grosses pommes de terre [se dit lorsque quelqu'un obtient un excellent résultat sans implication personnelle, avec peu d'engagement]).

 

De tout cela découle une nécessité historique évidente : la prise de conscience d'une grande partie de la population, aiguisée par la lutte contre les OGM, des liens entre le progrès technique et les manipulations génétiques d'une part, et la mondialisation, l'exploitation et l'oppression patriarcale d'autre part, doit être mise à profit pour reprendre et mener à bien la lutte des opprimés qui a échoué au XVIIIe siècle. Exigez l'interdiction de la pomme de terre ! Boycottez-la ! Assiégez les marchands et les magasins qui les vendent ! Plus de frites ! Ce n'est que lorsque la dernière pomme de terre sera détruite que nous aurons enfin vaincu le Vieux Fritz et son idéologie.

 

En bref : la pomme de terre est un héritage de l'absolutisme, un symbole de la mondialisation, un instrument patriarcal d'oppression des femmes, et est également associée au génocide, aux maladies dévastatrices et au matérialisme. La lutte contre la pomme de terre est donc une nécessité sociale et politique. La pomme de terre est pleine de poison. Elle doit être éradiquée.

 

____________

 

Ludger Weß écrit sur la science depuis les années 1980, principalement le génie génétique et la biotechnologie. Avant cela, il a fait des recherches en tant que biologiste moléculaire à l'Université de Brême. En 2006, il a été un des fondateurs d'akampion, qui conseille les entreprises innovantes dans leur communication. En 2017, il a publié ses polars scientifiques « Oligo » et « Vironymous » chez Piper Fahrenheit et, en 2020, un ouvrage sérieux « Winzig, zäh und zahlreich - ein Bakterienatlas » (petits, robustes et nombreux – un atlas des bactéries) chez Matthes & Seitz. Cet article a été écrit par Ludger Weß à titre privé.

 

** La « pensée » de Rudolf Steiner :

 

« "Vous voyez, alors que chez l'homme nous devons aller de l'estomac à la tête, de bas en haut, chez les plantes nous devons aller dans le sens inverse, de la fleur aux racines. La racine de la plante est associée à la tête. Si nous considérons cela, nous comprenons, d'une certaine manière, la signification de la pomme de terre. Parce que la pomme de terre a des tubercules; c'est quelque chose qui n'est pas tout à fait devenu une racine. Ainsi, si vous mangez beaucoup de pommes de terre, vous mangez de préférence des plantes qui ne sont pas devenues totalement des racines. Donc, si vous vous limitez à manger des pommes de terre et que vous en mangez trop, vous n'en aurez pas assez (de spirituel) dans votre tête. Cela reste dans le tube digestif. Il est donc vrai qu'en mangeant des pommes de terre, les Européens ont négligé leur tête, leur cerveau. Vous ne voyez ce lien que lorsque vous faites de la science spirituelle. Puis vous vous dites : "Depuis que cette nourriture à base de pommes de terre est de plus en plus répandue en Europe, la tête des gens est devenue de plus en plus incapable. » (Lit. : GA 350, p. 203f)

 

« On peut dire que les radis stimulent la réflexion. - Et il n'est pas nécessaire d'être très actif dans sa réflexion ; quand on mange du radis, les pensées (spirituelles) sont si fortes qu'elles font même des rêves très puissants. Une personne qui mange beaucoup de pommes de terre n'a pas de pensées fortes (spirituelles), mais des rêves lui viennent qui rendent les choses difficiles. Ainsi, si vous devez manger des pommes de terre tout le temps, vous serez tout le temps fatigué, et vous aurez envie de dormir et de rêver tout le temps (mentalement). Cela a donc une grande importance culturelle et historique, une grande importance historique, le type de nourriture qui parvient réellement aux gens. » (Lit. : GA 350, p. 211)

 

Source : https://www.salonkolumnisten.com/kartoffel-nein-danke/

 

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Tietie007 15/12/2020 06:45

Je ne mange quasiment jamais de patates !

Il est là, fils spirituel de Seppi 21/10/2020 12:46

Oui mais on arrivera pas à éradiquer la pomme de terre, le lobby de la patate est soutenu par la franc maçonnerie, pour preuve, Frédéric II était franc-mac, en plus, c'était un admirateur des Lumières dont la pensée a précursé les fascismes et nazismes, deux idéologies qui commis des génocides, de surcroît, on sait uqe la Turquie était proche de l'Allemagne nazie, or, les kebbabs frites ne sont-ils pas devenus un plat phare de la cuisine turque ? Et comme la Turquie a commis le génocide des Arméniens et des Chaldéens... et bien on a compris tout de cette conspiration. Mais maintenant qu'on le sait, on va se faire empoisonner par un poison ultra puissant fabrique à partir des frites des kebab.

En plus, Walter Wyllet, l'ancien chef du département de la Nutrition d'Harvard et un des chercheurs qui a créé le Projet Lancet n'est-il pas un ennemi déclaré de la patate ? N'a-t-il pas fait des études pour montrer le danger de la consommation de pomme de terre et démontré que ses contradicteurs sont corrompus par le lobby de la patate ? Devant tous ces éléments, j'appelle à l'organisation d'un mouvement de faucheurs de patate contre cette invention capitaliste et patriarcale qui nous empoisonne