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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

« Néonicotinoïdes, des pesticides tueurs d’abeilles ? Que dit la Science ? », enfin l'IPBES – un travail de M. Joseph Garnier

24 Octobre 2020 , Rédigé par Seppi Publié dans #Néonicotinoïdes, #Abeilles

« Néonicotinoïdes, des pesticides tueurs d’abeilles ? Que dit la Science ? », enfin l'IPBES – un travail de M. Joseph Garnier

 

 

(Source)

 

 

M. Joseph Garnier, doctorant en « AI (affective computing) », écologiste rationnel (ça existe...) et membre des Citoyens pour le Climat (CPLC) a produit un important travail : extraire les informations pertinentes du rapport de l'IPBES (Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services – Plateforme Intergouvernementale Scientifique et Politique sur la Biodiversité et les Services Écosystémiques) sur les pollinisateurs, s'agissant des néonicotinoïdes.

 

Le produit, c'est : « Néonicotinoïdes, des pesticides tueurs d’abeilles ? Que dit la Science ? »

 

Voici ce qu'il en dit sur Twitter en guise d'avertissement :

 

« Ce document n’est PAS un positionnement idéologique : il ne donne pas une appréciation du risque, ni une opinion sur leur réintroduction, qui relève d’un choix politique. Aussi, je vous invite à prendre connaissance des limites du périmètre de l'évaluation en préambule.

 

Afin de ne pas travestir les conclusions des experts, aucun résumé n'est proposé. Toutefois pour les lecteurs les plus pressés, quelques passages du rapport me semblent donner un aperçu synthétique de l'évaluation de l'état des connaissances sur l'impact des #néonicotinoïdes sur les pollinisateurs : il s’agit de la partie "Les néonicotinoïdes dans le résumé aux décideurs", de l'encadré 2.3.5 dans la partie "2.3.1.5 Preuves des effets des mélanges de pesticides", et de la section "5.4.7.3 Coproduction de connaissances".

 

Enfin, les raisons qui m'ont poussé à écrire cette traduction sont mentionnées dans le document. »

 

Le travail qui a été réalisé est important, tant en termes de volume que de pertinence.

 

S'agissant du rapport lui-même, on peut avoir une crainte : les experts de l'IPBES ont-ils fait le tri entre « bonne » science et « science malade du militantisme et de l'idéologie », selon la formule de M. Marcel Kuntz). À voir certains noms d'auteurs cités, les craintes ne sont pas injustifiées... Celui dont il sera maintenant question apparaît neuf fois dans le document de M. Joseph Garnier !

 

Sur Twitter, un contributeur a pointé un échange de « gracieusetés » publiées dans Nature en décembre 2014 et janvier 2015, « Biodiversity reports need author rules » (les rapports sur la biodiversité ont besoin de règles sur les auteurs), de Axel Hochkirch, Philip J. K. McGowan et Jeroen van der Sluijs, et « IPBES responds on conflicts of interest » (l'IPBES répond sur les conflits d'intérêts), d'Anne Larigauderie, secrétaire exécutive de l'IPBES.

 

Les premiers se sont offusqués de la présence de « deux représentants de l'industrie agrochimique parmi les 40 auteurs de l'évaluation rapide des pollinisateurs »... Intolérance et fanatisme quand tu nous tiens...

 

M. Stéphane Foucart, s'en est – évidemment – fait les choux gras. « Dans son livre "Et le monde devint silencieux", notre journaliste Stéphane Foucart dévoile comment l’agrochimie a infiltré et instrumentalisé des organisations scientifiques reconnues et des ONG de protection de la nature. » peut-on lire dans le Monde... Par Toutatis ! Deux sur 40... Et il « dévoile » un fait accessible à tous...

 

Le plus drôle – ou le plus sinistre – est que l'un des auteurs de l'attaque, M. Jeroen van der Sluijs, était dans le coup pour la réunion de création de la Task Force on Systemic Pesticides (groupe de travail sur les pesticides systémiques), dont nous ne dirons jamais assez que son but spécifique, documenté, a été et est toujours d'alimenter le militantisme anti-pesticides (systémiques).

 

 

(Source)

 

 

Aux sources de la Task Force on Systemic Pesticides (groupe de travail sur les pesticides systémiques)

« Nous essaierons de rassembler quelques grands noms du monde scientifique comme auteurs de ce document. Si nous réussissons à faire publier ces deux documents, il y aura un impact énorme, et une campagne menée par le WWF, etc. pourra être lancée immédiatement. Il sera beaucoup plus difficile pour les politiciens d’ignorer un document de recherche et un document de forum des politiques publiés dans Science. La chose la plus urgente est d’obtenir le changement de politique nécessaire et de faire interdire ces pesticides, pas de lancer une campagne. Une base scientifique plus solide devrait se traduire par une campagne plus courte. [...] »

 

 

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un physicien 24/10/2020 11:52

Comme écrivait Bretagnolle en 2015 :
"...field surveys reveal no decrease in the performance of honeybee colonies in the vicinity of treated fields"
https://royalsocietypublishing.org/doi/pdf/10.1098/rspb.2015.2110