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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Le quinoa en France... dans l'Opinion

26 Octobre 2020 , Rédigé par Seppi Publié dans #Agronomie, #Alimentation

Le quinoa en France... dans l'Opinion

 

Glané sur la toile 598

 

 

Champ de quinoa en Bolivie (source)

 

 

Mme Emmanuelle Ducros nous a encore produit un superbe article, « Qui l’eût cru? Le quinoa peut aussi être produit en France » dans l'Opinion du 12 octobre 2020.

 

En introduction :

 

« La France consomme un peu plus de 10 000 tonnes de quinoa par an, soit environ 150 grammes par Français. Cette graine à la mode connaît un succès fulgurant, les volumes ayant doublé depuis 2013. Pour répondre à la demande, une filière française s’organise, notamment dans deux bassins de production : l’Anjou et le Berry. »

 

Beaucoup d'informations. Il aurait peut-être fallu souligner expressément pour le lecteur peu averti que pour pouvoir s'établir sur le territoire, ce genre de production doit s'organiser en filière. On peut le comprendre à la lecture de :

 

« La société Berry Graines, implantée dans le Cher, fédère une quarantaine d’agriculteurs qui y cultivent le quinoa sur 800 hectares. »

 

Et ça ne se fait pas tout seul :

 

« Depuis 2009, une production de quinoa s’est implantée en Anjou, autour de la coopérative CAPL et de sa filière Biograin. C’est elle qui a d’abord sélectionné, parmi les centaines de plantes qui poussent de l’Altiplano andin aux côtes du Pacifique, celles qui s’adaptent le mieux aux latitudes angevines. Elle rassemble désormais 375 producteurs qui font pousser du quinoa sur 3 000 hectares, dont 300 en bio. En 2020, la récolte a atteint 4 000 tonnes. »

 

Nous relèverons cependant que 4.000 tonnes sur 3.000 hectare, cela fait 13 quintaux à l'hectare, en moyenne. On est très, très loin des rendements de nos cultures traditionnelles. Nous pouvons nous permettre ce genre de culture en France, et plus généralement en Europe, mais il faut admettre qu'elle a aussi un coût caché.

 

On s'intéresse aussi dans l'article à l'empreinte carbone :

 

« C’est d’ailleurs une des idées reçues qui colle le plus aux graines de quinoa : les « bobos » s’en nourriraient au détriment de leur bilan carbone, puisqu’elles seraient massivement importées du Pérou ou de Bolivie. »

 

Il n'est pas sûr que le bilan carbone du quinoa français soit meilleur que celui du quinoa sud-américain...

 

Cela n'empêche pas de formuler les meilleurs vœux de réussite à la filière française. Même si elle capte des parts de marché au détriment des producteurs andins.

 

 

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