Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

« Fruits et légumes: adieu souveraineté alimentaire! » de Mme Emmanuelle Ducros dans l'Opinion

22 Octobre 2020 , Rédigé par Seppi Publié dans #critique de l'information

« Fruits et légumes: adieu souveraineté alimentaire! » de Mme Emmanuelle Ducros dans l'Opinion

 

Glané sur la toile 594

 

 

(Source)

 

 

Si vous voulez vous informer, lisez « Fruits et légumes: adieu souveraineté alimentaire! » de Mme Emmanuelle Ducros dans l'Opinion. Si vous ne voulez pas flipper, ne lisez pas.

 

En résumé :

 

« Les surfaces cultivées reculent, les importations dépassent désormais les exportations. Coût du travail, surtransposition des normes, jeu ambigu de la grande distribution concourent à ce désastre. »

 

Un exemple ? Oh non ! Je ne voudrais pas causer une déprime à bon nombre de mes lecteurs.

 

Euh ! Peut-être si. Voici la conclusion :

 

« Pendant ce temps-là, les tonnages de légumes frais grimpent ailleurs : +52 % entre 1997 et 2018 en Allemagne, +30 % en Espagne, +43 % aux Pays-Bas, + 16 % en Pologne, selon Eurostat. Un cercle vicieux : un marché commun, des coûts de production inférieurs, des normes européennes moins disantes mais respectées, une grande distribution qui ne joue le jeu du « manger français » qu’en apparence… Les consommateurs français, incités à consommer des fruits et légumes locaux, en sont réduits à constater leur inexistence devant les étals. »

 

Il me semble qu'il faut aussi ajouter la responsabilité des producteurs eux-mêmes.

 

Quand on abonde dans le discours de la bien-pensance et des intérêts économiques qui cherchent à augmenter leurs marges en surfant sur les peurs alimentaires et la vision « Martine à la ferme » de l'agriculture, on ne peut pas tenir le discours de la réalité.

 

Par exemple, quand des coopératives laitières font des publicités avec une laitière façon tableau de Vermeer, elles ne « jouent » pas en faveur de leurs producteurs. Quand des coopératives légumières vantent leurs tomates « sans résidus de pesticides », elles contribuent à cristalliser les peurs et étayer des politiques qui péjorent les conditions techniques et économiques de production de ceux qui ne font pas partie des « happy few » (temporaires puisque ceux-ci risquent aussi de se faire rattraper par la guerre des prix).

 

 

 

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Marc FAURE 24/10/2020 07:57

Bonjour, le marché des fruits et légumes en France a toujours été complexe. A la base, des producteurs soumis à des contraintes climatiques, coût salariaux, normes Européennes et surtout Françaises ! Des vendeurs de structures coop (mais pas que) qui vident les frigos lorsqu'ils débordent et vendent à vil prix ! Des acheteurs de grandes surfaces qui sont rémunérés à acheter au moins cher et surtout ne pas regarder la qualité ! Des consommateurs qui remplissent leurs caddies sans trop regarder ce qu'ils achètent. Avec des médias qui les abreuvent de fausses informations sur les produits bio, les circuits courts, mais qui sont bien contents d'avoir leur publicité (des distributeurs). Je connais des arboriculteurs qui gagnent correctement leur travail, gros ou petits, contrairement à mon père dans les années 65 / 80 ou l'on a abondé outrageusement certain pays, mais pour leur bien et surtout la part alimentation dans le budget des ménages Français.

jean 22/10/2020 12:54

Une donnée très importante : on ne parle pas du goût, de nos jours les légumes français n'ont aussi peu de saveur que ceux venant de l'étranger, donc personnellement je vais au moins cher. Par contre je cultive mes tomates, mes haricots et 2-3 babioles (cultivés à partir de plant et de graines) et je constate une diminution de la saveur depuis environ 3 ans. Pour trouver pourquoi pour le jardinage amateur, pas évident ...