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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Les Français et la condition animale : un sondage sous influence...

5 Septembre 2020 , Rédigé par Seppi Publié dans #élevage, #Activisme, #Politique

Les Français et la condition animale : un sondage sous influence...

 

« Je ne crois aux statistiques que lorsque je les ai moi-même falsifiées » (Winston Churchill)

 

 

Superbe illustration, n'est-il pas ? (Source)

 

 

La Fondation Brigitte Bardot a bombé le torse le 19 août 2020. En titre :

 

« Sondage IFOP : la Fondation Brigitte Bardot révèle l’adhésion des français à 10 mesures phares de protection animale ! »

 

Et en chapô :

 

« Dans une étude inédite, réalisée par l’Ifop en août 2020 et publiée ce jour dans Le Monde, la Fondation Brigitte Bardot révèle un très fort engagement des Français pour la cause animale. Jamais l’attente sociétale n’aura été aussi forte et la réponse politique aussi faible ! »

 

 

Célélobi...

 

La mise en route est surprenante de radicalité :

 

« Alors que les lobbyistes se déchaînent afin de mettre en échec le Référendum d’initiative partagée pour les animaux, cherchant à intimider les parlementaires signataires, la Fondation Brigitte Bardot souhaite rappeler que cette poignée d’individus ne fait que défendre ses propres intérêts, ses hobbies, quand une majorité de Français attend une évolution réelle de la condition animale. »

 

Le déchaînement des lobbyistes... C'est d'autant plus débile que les lobbyistes ne défendent pas leurs propres intérêts (autres que leur virement de fin de mois), mais ceux des entités pour lesquelles ils travaillent.

 

 

La démocrature des sondages... (Source)

 

 

Le Monde en exclusivité

 

Le Monde, pages Planète, évidemment... Il titre :

 

« Plus de deux tiers des Français souhaitent une meilleure prise en compte du bien-être animal »

 

Et cela donne en résumé :

 

« Interrogés par l’IFOP pour la Fondation Bardot, une majorité de sondés adhère à des mesures drastiques dans le domaine de l’élevage, des spectacles d’animaux sauvages ou encore de l’expérimentation animale. »

 

Drastique ? C'est à voir... L'article n'est pas de la plume d'un Stéphane, ou d'une Audrey... Il y a de la substance et de la nuance.

 

 

Pourquoi un sondage ?

 

La réponse est évidente : maintenir la pression pour le RIP, accessoirement rappeler au public l'existence de la Fondation Brigitte Bardot, et faire connaître ses revendications par un – supposé subtile – jeu d'influence.

 

Le Monde écrit :

 

« Quelques semaines après le lancement d’un projet de référendum d’initiative partagé (RIP) sur la condition animale, ces résultats confirment l’intérêt porté par les citoyens aux questions relatives à l’élevage, la chasse, l’expérimentation animale et aux spectacles d’animaux sauvages. »

 

Rappelons que la Fondation Brigitte Bardot est partie prenante dans l'opération du référendum d'initiative partagée et, en fait, membre du consortium initial d'organisations.

 

 

 

 

L'IIFOP a certes réalisé le sondage dans les règles de l'art, sans falsification des résultats, mais l'art du sondage consiste à poser les « bonnes » questions, introduites par une mise en contexte de nature à susciter les « bonnes » réponses. Voyons le détail, mais notons qu'une comparaison avec un autre sondage (qui fera l'objet d'un autre billet) montre que la stratégie d'influence semble avoir peu fonctionné.

 

 

Êtes-vous pour ou contre l'expérimentation animale ?
 

Non, ce n'était pas la première question posée. On peut penser que bon nombre de Français sont au courant de l'utilité de l'expérimentation, notamment s'agissant de la santé humaine.

 

La question devient donc :

 

« Seriez-vous favorable ou opposé à ce qu’en France les pouvoirs publics s’engagent à financer le développement de méthodes substitutives à l’expérimentation animale ? »

 

Qui peut être contre, dans un pays où l'État est sollicité pour tout et n'importe quoi ? Peut-être ceux qui pensent que l'État est obèse et que cette notion recouvre en fait nos impôts et taxes.

 

Il s'est trouvé une fraction non négligeable de « contre » – 30 % –, malgré un appel préalable à l'émotion à propos du sort des gentils toutous :

 

« Chaque année en France, 2 millions d’animaux sont utilisés dans le cadre d’expérimentations. La France est d’ailleurs le pays de l’Union Européenne qui utilise le plus de chiens (4219 en 2018) dans le cadre d’expérimentations et de recherches. »

 

Qui était le moins favorable ? En bref les catégories que nous définirons par euphémisme comme les moins favorisées.

 

La vraie question vient ensuite, mais avec un report dans le temps :

 

« Et seriez-vous favorable ou opposé à une interdiction du recours à l’expérimentation animale dans un délai de 10 ans afin de laisser le temps aux laboratoires de développer des méthodes substitutives ? »

 

Auriez-vous répondu « non » après avoir dit « oui » à la question précédente ? Ils sont 73 % des sondés à s'être dits favorables.

 

Quel aurait été le résultat si, en guise d'apéritif, on avait par exemple indiqué que l'expérimentation animale permet de grands progrès médicaux, par exemple dans l'identification de gènes responsables de maladies rares ?

 

Ou si on avait rappelé que, selon l'article L214-3 du Code Rural et de la Pêche Maritime « les expériences biologiques médicales et scientifiques [...] doivent être limitées aux cas de stricte nécessité » ? Voire en insistant et précisant que l'interdiction (implicitement) souhaitée porterait aussi sur les cas où une expérimentation animale est nécessaire ?

 

L'IFOP résume :

 

« D’abord concernant l’expérimentation animale, fer de lance de l’engagement de la Fondation Brigitte Bardot, les Français apparaissent nettement en faveur du développement de méthodes substitutives (70%) visant à l’interdiction d’ici une dizaine d’années de toute méthode d’expérimentation sur des animaux (73% de Français favorables). »

 

C'est, nous semble-t-il, aller un peu vite en besogne.

 

 

La vente d'animaux de compagnie
 

Voilà une question qui n'entre pas dans le cadre des propositions faisant l'objet du RIP. Mais c'est la Fondation Brigitte Bardot...

 

« En France, chaque année, 200 000 animaux de compagnie sont victimes d’abandon. Pour lutter contre ce phénomène et favoriser l’adoption d’animaux plutôt que leur achat, seriez-vous favorable ou opposé à l’interdiction de la vente des animaux de compagnie via les petites annonces, les réseaux sociaux et les animaleries ? »

 

Ils sont 72 % à y être favorables.

 

Combien, parmi ces 72 %, ont un animal de compagnie... peut-être acheté selon des modalités qu'ils désapprouvent dans le sondage ?

 

Le Monde a fait preuve ici d'esprit critique :

 

« "Lorsque vous tenez un refuge pour chiens ou chats abandonnés [c’est le cas de la Fondation Bardot], vous gérez quotidiennement les conséquences des animaleries qui commercialisent des animaux domestiques trop aisément…", contextualise Christophe Traïni, professeur en sciences politiques et auteur de La Cause animale (2011, PUF). Selon le chercheur, le sondage en dit au moins autant sur les revendications portées par le commanditaire que sur l’opinion publique elle-même :"Il nous informe sur la manière dont la Fondation Bardot formalise ses revendications et s’applique à les rendre visibles au sein de l’espace public." »

 

Bien jeté !

 

La stérilisation des chats errants
 

Ici, ce n'est pas l'étatisation qui est visée, mais la municipalisation (et le financement partiel des activités de la Fondation Brigitte Bardot par des fonds publics) :

 

« Pour éviter la prolifération des chats errants et l’engorgement des fourrières, seriez-vous favorable ou opposé à l’obligation de stérilisation des chats errants avec une participation financière des municipalités ? »

 

Yaka... 84 % d'opinions favorables.

 

 

Les cirques et les animaux sauvages
 

Admirez la mise en condition...

 

« Alors que les cirques itinérants exposant des animaux sauvages sont désormais interdits dans une large majorité d’Etats membres de l’Union Européenne, ce n’est pas le cas en France. Seriez-vous favorable ou opposé à ce que les pouvoirs publics accompagnent dès à présent les professionnels du cirque vers des spectacles sans animaux sauvages ? »

 

Dites, amis sondés, vous ne voulez tout de même pas que la France – qui, incidemment, ambitionne d'être le meilleur élève de la classe – se démarque d'une « une large majorité d’Etats membres de l’Union Européenne » ?

 

Et on ne vous demande pas si vous êtes pour ou contre les animaux sauvages dans les cirques, mais pour ou contre un accompagnement – du reste, quèsaco ? – par les « pouvoirs publics ».

 

Ils sont 73 % à y être favorables.

 

 

La chasse à courre

 

Même procédé d'influence, mais question plus directe :

 

« Alors que de nombreux pays ont aboli la chasse à courre, elle est toujours pratiquée en France. Vous personnellement, êtes-vous pour ou contre la chasse à courre ? »

 

La formulation est différente, pour obtenir une majorité de « contre », mais peut-être est-ce pour permettre une comparaison avec des sondages précédents. Notons que celui de 1995 avait une option « ne se prononce pas » qui a disparu dans les derniers sondages.

 

 

 

 

Animaux d’élevage

 

On entre dans le dur !

 

L'élevage en cages
 

La mise en condition tape plus loin que la question posée...

 

« En France, plus de 80 % des animaux sont élevés dans des conditions (cages, bâtiments fermés sans accès extérieurs) qui ne répondent pas à leurs besoins. Seriez-vous favorable ou opposé à l’interdiction en France de l’élevage en cages dans un délai de 5 ans ? »

 

Si vous vous dites opposé, c'est que vous n'avez pas de cœur, n'est-ce pas ? Ils sont pourtant 18 % à le faire, contre 82 % de « favorables ».

 

Combien seraient-ils si on avait énoncé les conséquences économiques et sociales, que par exemple le premier prix de l'œuf passerait au moins au double, que l'industrie agroalimentaire est susceptible de se tourner vers les œufs et ovoproduits étrangers pour rester compétitive (et fournir l'alimentation bon marché des plus défavorisés français) ?

 

 

Accès à l'extérieur

 

Curieusement, la question vient ici sans introduction.

 

« Seriez-vous favorable à rendre obligatoire un accès extérieur, pour tous les animaux d’élevage, dans un délai de 10 ans ? »

 

Et curieusement aussi, le taux d'adhésion est supérieur à celui de la suppression des cages : 91 %, avec un dégradé selon le niveau de vie (de 96 % à 85 %).

 

Autre particularité : comme pour d'autres questions (ventes en animaleries, etc., stérilisation des chats, et abattage), la jeune génération se démarque : 91 % d'opinions favorables en moyenne, mais seulement 81 % chez les moins de 35 ans, avec 76 % chez les 18-24 ans.

 

Le Monde avait écrit :

 

« Sur le terrain de la protection animale comme sur celui de la lutte contre le réchauffement climatique, la jeune génération apporte un nouveau souffle aux combats portés par les associations. "Les gouvernements peuvent difficilement ignorer ce qui apparaît de plus en plus comme une préoccupation de leurs citoyens", analyse le spécialiste [M. Christophe Traïni]. La cause animale n’est pas, par nature, politique ; elle le devient. »

 

Le sondage donne matière à relativiser...

 

 

Abattage

 

Question classique, recueillant 86 % d'opinions favorables :

 

« L’étourdissement des animaux est obligatoire avant tout abattage, à l’exception d’un égorgement pratiqué dans le cadre d’un abattage religieux (casher ou halal). Seriez-vous favorable ou opposé à ce qu’en France, on rende obligatoire, en toute circonstance, l’étourdissement des animaux de boucherie avant leur abattage ? »

 

 

Fourrures (en pratique, l'élevage de visons)

 

La mise en condition est quasiment inutile, les visons étant passés de mode. Mais elle est quand même là... 77% d'opinions favorables à l'interdiction...

 

 

L'opinion des sondés ou l'opinion des Français ?

 

Comme pour tous les sondages, il est rappelé en introduction que la représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d'agglomération. Mais l'échantillon est évidemment composé de personnes qui ont été disposées à répondre à l'enquête. Sont-elles représentatives de l'opinion des Français ? En d'autres termes, n'y a-t-il pas un biais de recrutement ?

 

 

Les sondages se suivent...

 

Rappel : 82 % des sondés sont favorables à l’interdiction en France de l’élevage en cages dans un délai de 5 ans.

 

Le Monde précise qu'un sondage YouGov sur l'élevage des poules en cage avait été réalisé pour le compte de L214 en 2018, alors que le projet de loi issu des Etats généraux de l’alimentation allait être voté – une technique classique d'influence sur les parlementaires...

 

Selon ce sondage, 90 % des Français se montraient favorables à l’interdiction de l’élevage en cage des poules pondeuses... au profit, selon l'option de réponse proposée, de l'élevage en plein air. Ils n'étaient que 5 % à estimer que ce mode d'élevage devait continuer à être autorisé, pour 5 % de « sans opinion ».

 

Curieux sondage, du reste. La première question était ainsi formulée :

 

« Dans les élevages intensifs, les poules pondeuses restent pendant plus d'un an dans des cages en batterie sans accès à l'extérieur. Selon vous, ce type d'élevage de poules devrait... »

 

Et la seconde, avec cinq options pour la réponse :

 

« En Europe, plusieurs pays ont déjà interdit l'élevage en cage des poules. Dans quelle mesure seriez-vous favorable, ou non, à l'interdiction de l'élevage en cage des poules, en France ? Veuillez sélectionner une seule réponse. »

 

Il s'agit, dans les deux cas, fondamentalement, de la même question ! L'addition des 71 % de « tout à fait favorable » et 18 % de « plutôt favorable » donne un total de 89 %, cohérent avec la réponse à la première question.

 

Mais y a-t-il cohérence avec le résultat du sondage IFOP de 2020 ? L'écart de 8 points de pourcentage a-t-il une signification ? Résultats erratiques de sondages qui se suivent et sont produits par des institutions différentes ? Ou un peu plus de réalisme à la suite de la crise de la Covid-19 (l'interdiction de construire de nouveaux poulaillers avec cages ensuite de la loi dite « égalim » est trop peu connue pour avoir une influence) ? La question est posée.

 

L214 fournit un petit répertoire de sondages. Celui d'OpinionWay de septembre 2014 est intéressant. Ils sont aussi 90 %, les sondés qui estiment que l'élevage des poules pondeuses en cage devrait être interdit au profit de l'élevage en plein air. Mais quand on leur a demandé s'ils étaient favorables à ce que les supermarchés français cessent de vendre des œufs issus des poules élevées en batterie, ils n'étaient plus que 84 %...

 

Et, selon un sondage de Dialego de mars 2008, ils n'étaient que 29 %, les sondés d'accord avec la proposition qu'un prix plus élevé est acceptable si ce sont des œufs d'élevages « respectant l'animal », alors que 72 % des sondés estimaient que les élevages en batterie étaient indispensables si on voulait que les œufs soient accessibles à tous.

 

 

La question de droite est quasiment sans objet car le type d'œuf est généralement marqué sur la boîte. (Source)

 

 

Au fait...

 

Et la nouvelle mode des poules en ville, sur un balcon ?

 

 

Encore un qui a tout compris... (Source)

 

 

(Source)

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Il est là, fils spirituel de Seppi 06/09/2020 00:21

Ah ce fameux sondage

Bon je n'y ai pas répondu mais je le fais maintenant

Mais déjà remarque quand les assocs parlent des lobbies qui s'opposent au RIP, de qu'elles lobbys ils parlent ? Les compagnies de commercialisation de viande comme Herta ou de produits laitiers comme Danone qui fabriquent de plus en plus de produits 100% végétaux et actes le marché vegan ou les éleveurs qui cherchent à survivre ? A l'inverse ne voit-on pas des industriels soutenir ce référendum ?

Bref pour les questions

« Seriez-vous favorable ou opposé à ce qu’en France les pouvoirs publics s’engagent à financer le développement de méthodes substitutives à l’expérimentation animale ? » OUI car la recherche des alternatives est déjà une réalité même si ses résultats sont lents.

« Et seriez-vous favorable ou opposé à une interdiction du recours à l’expérimentation animale dans un délai de 10 ans afin de laisser le temps aux laboratoires de développer des méthodes substitutives ? » NON car la recherche est longue et rien ne garanti que les labos auront développé des alternatives viables et utilisables dans 10 ans.

« En France, chaque année, 200 000 animaux de compagnie sont victimes d’abandon. Pour lutter contre ce phénomène et favoriser l’adoption d’animaux plutôt que leur achat, seriez-vous favorable ou opposé à l’interdiction de la vente des animaux de compagnie via les petites annonces, les réseaux sociaux et les animaleries ? » OUI car je suis pour la suppression de la pratique d'avoir un animal de compagnie, sauf contraintes médicales en raison des intérêts de ces animaux pour la santé

« Alors que les cirques itinérants exposant des animaux sauvages sont désormais interdits dans une large majorité d’Etats membres de l’Union Européenne, ce n’est pas le cas en France. Seriez-vous favorable ou opposé à ce que les pouvoirs publics accompagnent dès à présent les professionnels du cirque vers des spectacles sans animaux sauvages ? » NE ME PRONONCE PAS (y'a pas cette réponse mais c'est la mienne quand même na)

« Alors que de nombreux pays ont aboli la chasse à courre, elle est toujours pratiquée en France. Vous personnellement, êtes-vous pour ou contre la chasse à courre ? " NE SE PRONONCE PAS (pas d'avis sur la chasse à vrai dire)

« En France, plus de 80 % des animaux sont élevés dans des conditions (cages, bâtiments fermés sans accès extérieurs) qui ne répondent pas à leurs besoins. Seriez-vous favorable ou opposé à l’interdiction en France de l’élevage en cages dans un délai de 5 ans ? » OUI si on accompagne les éleveurs vers la transition, NON si on leur donne des ordres sans les accompagner et qu'on les laisse se suicider. Après bien entendu cette mesure augmentera les prix des oeufs mais je suis pour une réduction de la consommation des produits animaux, alors cela ne me gêne pas.

« Seriez-vous favorable à rendre obligatoire un accès extérieur, pour tous les animaux d’élevage, dans un délai de 10 ans ? » OUI si accompagnement des éleveurs

« L’étourdissement des animaux est obligatoire avant tout abattage, à l’exception d’un égorgement pratiqué dans le cadre d’un abattage religieux (casher ou halal). Seriez-vous favorable ou opposé à ce qu’en France, on rende obligatoire, en toute circonstance, l’étourdissement des animaux de boucherie avant leur abattage ? » OUI

Pour la fourrure OUI aussi

Voil)à mes réponses, que les gens du sondage qui viennent lire ce blog en tirent les conclusions qu'ils veulent