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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Ah non ! Pas d'agriculteur, même bio, près de nos résidences, même et surtout secondaires !

27 Septembre 2020 , Rédigé par Seppi Publié dans #Divers

Ah non ! Pas d'agriculteur, même bio, près de nos résidences, même et surtout secondaires !

 

 

 

 

Encore une histoire qui a des relents d'égoïsme et d'intolérance.

 

La Chambre d'Agriculture d'Île-de-France a publié un communiqué de presse que nous reproduisons in extenso :

 

« LES BOBOS VEULENT DU BIO DANS LEUR ASSIETTE MAIS PAS À CÔTÉ DE CHEZ EUX !

 

 

08 septembre 2020

 

Presse

 

Samedi dernier s’est tenue, en mairie d’Adainville (78), une réunion de médiation suite à un recours préalable déposé par des riverains contre le permis de construire d’un jeune couple d’agriculteurs installés en agriculture biologique.

 

Las, malgré le soutien unanime des élus, du sous préfet et de la profession agricole au projet, il n’a pas été possible de trouver un terrain d’entente avec quelques riverains opposés à toute construction. Il faudrait que ces éleveurs de chevaux et de vaches se passent de bâtiments…ou trouvent des terres ailleurs.

 

Puisque Madame Odile JACOB, propriétaire et gérante de la maison d’édition éponyme, fait partie des requérants, nous lui posons la question suivante : pourrait elle vendre des livres, sans une usine pour en fabriquer le papier, sans une imprimerie pour les éditer, et sans camions pour les transporter ? Eh bien, il en va de même pour l’agriculture : une ferme d’élevage au demeurant modeste sans bâtiments et sans matériels d’exploitation cela n’existe pas.

 

Nous regrettons que les requérants de ce type de contentieux, souvent habitants ponctuels de maisons secondaires en milieu rural, cherchent à imposer leur vision fantasmée de la ruralité à des hommes et femmes qui la font vivre et l’animent au quotidien. Nous comprenons qu’ils recherchent ce cadre de vie préservé des grandes villes mais ils doivent en accepte r tou tes ses composantes, notamment l ’existence activités économiques dont l’agriculture

 

Pendant la crise du COVID 19, les agriculteurs ont ainsi été au rendez vous de la crise, en première ligne pour nourrir les français. Pour mener à bien leur action au service de la société, nos agriculteurs ont besoin maintenant d’investir, de moderniser leurs exploitations, de protéger leurs cultures et leurs animaux.

 

Nous déplorons que, à nouveau, des agriculteurs soient bloqués dans leur projet, leur travail et leur passion par certains citoyens qui s’opposent à tout , même quand ce projet prend en compte les attentes sociétales en matière d’environnement et de santé animale.

 

L’Agriculture française a été désignée en 2019, une nouvelle fois, la plus durable au monde. Elle regorge d ’atouts extraordinaires , portée par des hommes et des femmes dévoués ouverts sur le monde qui les entoure et attentifs aux évolutions de la société. Pourtant, notre agriculture meurt à petit feu en raison d’ oppositions stériles et systématiques

 

Les agriculteurs ont besoin d’être soutenus, pas d’être dénigrés !

 

Contacts presse

Aurélie COEN - 01.39.23.42.14 - aurelie.coen@idf.chambagri.fr

Martine DURAND - 01.64.79.30.58 - martine.durand@idf.chambagri.fr »

 

La France Agricole apporte des précisions – et des nuances – dans « Un éleveur bio sommé d’abandonner son projet » (réservé aux abonnés).

 

En chapô :

 

« Neuf mois de conflits. Un éleveur certifié bio souhaite s’installer à Adainville, dans les Yvelines. Propriétaire de 43 hectares, il compte développer un élevage de vaches bretonnes pie noir et construire un haras. Une activité à laquelle "une palanquée de riverains" s’oppose. L’un d’entre eux est représenté par l’avocate Corinne Lepage. Témoignages. »

 

« On ne s’attendait pas à une telle rage » lors de la réunion de médiation, a dit M. Jean-Marc Raimondo, maire d’Adainville.

 

Des mesures avaient pourtant été prises pour éloigner les bâtiments d'exploitation et la maison d'habitation attenante de quelque 500 mètres des premières habitations pour éviter tout litige et préserver le village.

 

Deux recours gracieux ont néanmoins été formés contre le projet d’installation.

 

Passons sur les dires des uns et des autres. Mme Corinne Lepage, avocate de Mme Odile Jacob a été interrogée :

 

« À la question de savoir pourquoi sa cliente empêche un éleveur de s’installer, l’avocate et ancienne ministre de l’Environnement avance le fait que s’il s’était agi uniquement d’un élevage bio de vaches, "il n’y aurait eu aucun problème". Seulement, Fabien Le Coidic veut également installer un haras et "les allées et venues changeront la quiétude du lieu". D’ailleurs, "il n’y a pas que Madame Jacob, il y a une palanquée de riverains qui s’y opposent", ajoute-t-elle.

 

Elle assure que "ce n’est pas une opposition de l’urbain à l’agriculteur et que l’emplacement et la nature de l’activité, davantage commerciale qu’agricole", sont au cœur du litige. "Ce n’est pas que Madame Jacob ne veuille pas d’agriculture", comme l’avance Thomas Robin, "ce n’est pas une opposition à des terres agricoles, c’est une opposition à la construction d’un haras." »

 

On peut difficilement imaginer des riverains s'opposer à des activités agricoles dans les alentours : ce serait vouloir la déprise agricole, l'enfrichement des terres et la dénaturation du paysage.

 

Va donc pour l'opposition à un haras et pour un nouveau concept : après les ZNT, les zones non-traitées, voici les ZNH, les zones non « harassables »...

 

Mais un élevage – surtout bio, exigeant en matière d'accès des bêtes à un pâturage – entraînera ce que les bobos, et d'autres, prennent pour d'intolérables nuisances... Avec ou sans haras, M. Fabien Le Coidic et à son épouse risquent fort d'être... harassés...

 

Nous leur souhaiterons bon courage et bonne chance.

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M
Combien s'est fait payer Mme Lepage pour ce déplacement ? C'est désolant !
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I
Je suis étonné tout de même de cette position de Mme Odile Jacob, elle dont la maison d'édition a accepté d'éditer des livres de l'Académie d'Agriculture je la pensais plus ouverte aux agriculteurs. Je suis déçu. Mais un peu ravi de manière sadique de voir que les biotausaurus ont une sacré mentalité : on veut tout plein d'agris sans pesticides et d'élevage plein aire à 100%... mais à 500 km de nos maisons
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B
Et ces mêmes gens aimeraient que les agriculteurs retravaillent avec des chevaux.
Mon père qui a 70 ans, a encore biné des betteraves avec un canasson.
A cet instant, il pilote une moissonneuse qui avance et se dirige au GPS.
Il n'y a que les Yakafocons qui veulent revenir en arrière.
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