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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Eau et agriculture : un excellent article sur FranceTVInfo

21 Août 2020 , Rédigé par Seppi Publié dans #critique de l'information

Eau et agriculture : un excellent article sur FranceTVInfo
 

Glané sur la toile 569

 

 

Pascal Beteille, maraîcher et président de la Coordination Rurale 47, sur la digue du lac de Caussade (Lot-et-Garonne), le 11 août 2020. (ELISE LAMBERT/FRANCEINFO)

 

 

« Aide vitale ou danger environnemental ? Les retenues d'eau, nouveau sujet de tensions entre agriculteurs et écologistes » est un peu long car informatif et, au final, excellent. Un très grand bravo à Mme Élise Lambert.

 

La chapô est plutôt bateau :

 

« Face à des sécheresses de plus en plus dures, les lacs artificiels permettent aux agriculteurs de stocker l'eau hivernale pour irriguer leurs cultures en été. Ils sont vivement critiqués par les écologistes qui dénoncent leur coût environnemental et le manque de concertation. »

 

Ce que nous apprécions plus particulièrement, c'est qu'elle a pris l'exemple du très contesté barrage de Caussade, objet d'une longue empoignade administrative et judiciaire (qui n'est pas terminée).

 

Extrait :

 

« "[…] Ce lac devait être fait", défend René De Moor, maire délégué de Saint-Pierre-de-Caubel, depuis sa permanence située face du lac. Agriculteur en bio depuis cinq ans, il prévient d'emblée qu'il veut "dépassionner" le débat. Cultivateur de céréales, éleveur de vaches laitières et de cochons noirs, il gère avec son fils une exploitation de 90 hectares, désormais irriguée par la retenue. "Avec le lac, on revit. Il a sécurisé notre production. On sait qu'on va s'en sortir, qu'on va pouvoir payer nos factures et nos salaires."

 

Et, en pavé :

 

« On a arrosé les prairies, on peut faire pâturer les vaches. Si on n'avait pas d'eau, on serait obligé de puiser dans notre stock d'hiver pour nourrir les animaux. Cette année, on est enfin serein. »

 

Et le discours d'en face ?

 

« Pour l'association FNE, ce type de retenues présente de nombreux impacts négatifs (PDF) sur l'environnement et doit constituer une exception. "Faire un barrage au milieu d'un cours d'eau provoque un asséchement en aval. Cela affaiblit la biodiversité, détruit les zones humides...", énumère Lionel Feuillas, chargé de suivre le dossier de Caussade pour France nature environnement. »

 

Et, en pavé :

 

« Des alternatives existent : remettre de la matière organique dans le sol pour qu'il soit plus résilient, mettre des arbres sur les parcelles pour qu'ils retiennent l'eau, choisir des cultures qui nécessitent moins d'eau... »

 

Le débit réservé, il connaît ? Un débit réservé qui peut aussi alimenter le cour d'eau en aval à une période où, en l'absence de barrage, il serait à sec ? La matière organique, on la « remet » comment dans le sol quand il n'y a pas d'eau ? Et ça prend combien de temps ?

 

Ils sont décidément hors-sol... Et tout est bon pour dire « niet ». C'est désespérant.

 

 

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C
Les pêcheurs du lac de Constance ( Bodensee ou Schwabenmeer ) constatent une diminution importante de leurs prises qu'ils attribuent à une eau trop propre.
Quand un arbre retient de l'eau, c'est pour sa consommation, pas pour la stocker. Je constate que les cultures situées le long de rangées d'arbres sont les plus impactées par le manque d'eau. quelqu'un peut me dire quelle quantité d'eau consomme un hectare de forêt ou le volume d'eau qu'il faut pour produire 1 kg de matière sèche, en comparaison par exemple avec le maïs
Répondre
H
On remarquera l'article du Canard Enchainé d'il y a 3 jours "Les moulins à eau condamnés au naufrage". Le journal s'y étonne enfin de la politique de destruction menée à grand frais depuis une quinzaine d'année à l'encontre des seuils de moulins, certains multicentenaires. Il s'agit d'une politique mise en oeuvre sous la pression des lobbys écologistes pour supprimer tous les ouvrages de "retenues d'eau" de sorte à restaurer ce qu'ils appellent la continuité écologique des rivières. Il s'agit de restaurer des milieux humides disparus parfois depuis des centaines d'années et de favoriser l'empoissonnement des rivières, notamment en truites et saumons qui auraient été impactés négativement par ces ouvrages.
On ne s'attardera pas sur la politique délirante de restauration des milieux humides que l'on a fait disparaitre au cours du temps parce qu'ils étaient malsains, notamment en raison de la prolifération des moustiques. Rappelons que le paludisme sévissait largement autrefois dans de nombreuses régions de France. Mais le plus délirant dans cette politique est l'absence de ré-empoissonnement constaté des rivières ainsi libérés depuis une quinzaine d'années, cela ne marche pas mais on continue les destructions de seuils de moulins avec fanatisme. On remarquera que l'empoissonnement passé merveilleux des rivières de l'ouest de la France en saumon est un mythe persistant chez les écologistes, bien que des chercheurs aient démontré ces dernières années sa fausseté. Quand aux truites ou aux autres poissons, étaient-ils plus abondants ? Difficile à dire, si oui, je me suis déjà demandé si nos rivières ne sont pas actuellement trop propres ? Non je ne plaisante pas... Les fleuves et les rivières du passé avaient une fonction "dépotoir" aujourd'hui totalement oubliée. On y jetait non seulement des ordures, les excréments des citadins s'y déversaient avant les grands réseaux d'égouts, mais il était habituel d'y jeter les carcasses d'animaux non consommés, notamment en cas de maladies, ou tout simplement parce qu'on s'en débarrassait. ainsi (chiens, chats, nuisibles non consommés, etc...) In fine, les larves en tout genre devaient proliférer sur tout ces déchets et constituer une nourriture disponible pour les poissons.
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A
Dans un autre dommage qui n'a d'autres prétentions que d'être une anecdote personnelle, je fais des expériences avec le principe de compostage. J'en suis arrivé à la conclusion qu'il est plus bénéfique pour la vie du sol et pour la croissance des plantes de placer des déchets organiques frais directement sur le sol, que de faire son composte dans un composteur pour ensuite le rependre ou que d'utiliser des engrais standards (bio ou non). Mais il est vrai que ce n'est pas forcément beau de voir des pelures de légumes se composter tranquillement au pied des arbres fruitiers. Par contre les petits animaux du jardin en sont absolument ravis ! À noter que ça marche très bien aussi pour les culture en pot.
M
Lorsque j'étais gamin (ce qui ne date pas d'hier!) j'allais pêcher à la sortie de l'émissaire de l'abattoir. A l'époque on rejetait les effluents directement dans la rivière (il s'agissait du Doubs) sans traitement ni filtrage, eh bien croyez moi je faisais des pêches miraculeuses.
S
@ Hbsc Xris le vendredi 21 août 2020 à 21:50

Bonjour,

Merci pour votre commentaire.

Cela rejoint les observations des pêcheurs des lacs, Léman et autres : en bref, la "propreté" nuit aux poissons.