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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

« Dogmatisme écolo, l’été meurtrier » de Mme Emmanuelle Ducros, dans l'Opinion, et une lettre du sénateur du Loiret Hugues Saury

6 Août 2020 , Rédigé par Seppi Publié dans #critique de l'information, #Politique

« Dogmatisme écolo, l’été meurtrier » de Mme Emmanuelle Ducros, dans l'Opinion, et une lettre du sénateur du Loiret Hugues Saury

 

Glané sur la toile 562

 

 

(Source)

 

 

Que dire de « Dogmatisme écolo, l’été meurtrier » de Mme Emmanuelle Ducros, publié dans l'Opinion du 5 août 2020 ? Que tout est juste.

 

En chapô :

 

« En 2016, la loi Biodiversité interdisait toute une classe d’insecticides, les néonicotinoïdes. Sans étude d’impact, sans solutions alternatives. Quatre ans après, à l’image de la betterave, des pans entiers de notre agriculture meurent sous l’effet de ce choix. »

 

Extrait :

 

« «"Vous votez un texte dont nous ne mesurerons l’importance que dans quelques années. Quel autre pays se dote d’un dispositif qui concerne tous les néonicotinoïdes et a posé le principe général d’une interdiction dès 2018 ?", pavoisait Barbara Pompili, alors secrétaire d’Etat chargée de la Biodiversité, en août 2016, lors du vote de la loi du même nom.

 

Un boomerang politique qui revient à grande vitesse au visage de la ministre de la Transition écologique. Quatre ans plus tard, une infestation de pucerons s’abat sur la France, démontrant en un temps record l’absurdité de se substituer aux scientifiques et d’inscrire dans la loi une décision qui est, normalement, du ressort des agences sanitaire, Efsa pour l’Europe et Anses pour la France.

 

Cet extrait a été choisi en partie par Schadenfreude, en partie également pour souligner l'erreur de casting dans la constitution du gouvernement. Les intérêts bassement politiciens l'ont emporté sur l'intérêt supérieur de la Nation.

 

Allez... encore un :

 

« Face à ces nouveaux méchants de la pharmacopée agricole [les néonicotinoïdes], pas de quartier : la loi portée par Barbara Pompili a tout interdit. Y compris la solution très utilisée des enrobages de semences à petites doses, qui disparaissent du sol en cent jours. Y compris sur les plantes qui ne font jamais de fleurs en culture, comme les betteraves ou les céréales. Y compris dans l’hypothèse où la culture de ces graines enrobées serait suivie, pour la récolte suivante, d’une plante qui n’attire pas les abeilles – comme le blé – pour réduire le risque à néant. Les NNI ont été un combat politique pour donner des gages d’écologisme aux marchands de peur agricole. Aux agriculteurs de se débrouiller. »

 

 

(Source)

 

 

On s'agite de partout. C'est l'alerte générale. Le sénateur du Loiret Hugues Saury (apparenté LR) a adressé une lettre au Président de la République. Elle a été publiée par Magcentre le 31 juillet 2020 :

 

« […]

 

Monsieur le Président : il y a urgence à agir. Quelques jours. Quelques semaines tout au plus, et si vous ne décidez rien, alors la filière s’affaissera par manque de surfaces cultivées. Elle entraînera irrémédiablement la perte des efforts de recherche et d’innovation investis depuis des années, le recul d’une activité économique créatrice d’emploi dans nos territoires ruraux et un accroissement de notre dépendance alimentaire.

 

Monsieur le Président de la République, vous nous expliquez que vous croyez à cette écologie positive, cette écologie du "mieux", et pas à l’écologie punitive, celle du" moins". Si vous souhaitez placer l’écologie au cœur de la reconstruction de notre modèle économique, cela doit se transcrire avec pragmatisme et en proposant des solutions concrètes pour les agriculteurs dans nos territoires et au plus près de nos filières.

 

Monsieur le Président, stoppons d’urgence ce virus de la décroissance agricole ! Rétablissez impérativement les moyens de protection indispensables à cette filière plutôt que de la saborder par inaction ! »

 

À notre connaissance, il n'y a toujours pas de réponse... Ils se sont mis au vert...

 

Mon Royaume pour un cheval ! Ma Nation pour une réélection !

 

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M
Bonjour, dans les années 1950, les agriculteurs avaient le choix entre les chevaux crottins et les chevaux vapeur ! Dans les années 1965, mon père, arboriculteur, avait le choix ente le DDT, le lindane et la nicotine ! Dans les années 1975, il a eu le choix entre le Roundup, le linuron, l'atrazine et autres ! Pour les NNI et le glyphosate, c'est la première foi ou l'on ne propose rien en substitution (réellement efficace) ! Ce sont des manœuvres politiques, uniquement !
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J
La raison est de retour: la mesure a été rapportée. Voir dans Le gouvernement va réintroduire les insecticides « tueurs d’abeilles », d'un auteur qu'on ne présente plus.

Cela fait quand même peur, de voir que l'on vote des lois sans se préoccuper de leur application dans la vie réelle, ou que des secteurs de notre économie ont été sacrifiés pou des gains politiciens de court-terme, sachant que septembre n'est pas encore arrivé.
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I
Ce que je vais dire est cynique, mais parfois, je souhaite que l'interdiction soit maintenue qq années rien pour qu'on voit la merde que ça engendre et que l'on comprenne qu'on ne peut faire n'importe quoi avec notre agriculture. Mais j'abandonne vite ce souhait en rappelalant que trop de personnes vont souffrir et que les démagogues trouveront le moyen de mettre cette situation sur le dos d'une soi-disant mauvaise volonté d'agriculteurs trop conservateurs pour savoir évoluer.
F
Le gouvernement est au pied du mur. Que vont-ils inventer? Je parie pour une aide aux agriculteurs concernés...
Répondre
I
Oui il y aura des aides... des aides faites de reproches, de critiques, d'incitation au mépris, pour les inciter à travailler plus dans des conditions plus épouvantables et pour gagner moins.