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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Les nations africaines s'ouvrent à la biotechnologie végétales pour des gains potentiels en matière de sécurité alimentaire

7 Juin 2020 , Rédigé par Seppi Publié dans #OGM, #Afrique

Les nations africaines s'ouvrent à la biotechnologie végétales pour des gains potentiels en matière de sécurité alimentaire

 

Joseph Opoku Gakpo*

 

 

 

 

Bien que seuls quelques pays africains cultivent actuellement des plantes génétiquement modifiées (GM) à des fins commerciales, les gouvernements du continent reconnaissent de plus en plus le rôle crucial que la biotechnologie peut jouer dans l'amélioration de la sécurité alimentaire.

 

En réponse, les gouvernements africains s'efforcent d'établir un cadre politique favorable à l'adoption de la biotechnologie, y compris des plantes génétiquement modifiées et des produits dérivés, selon un article publié dans Frontiers in Plant Science par John Komen et cinq autres scientifiques travaillant en Afrique.

 

« Alors que la biotechnologie moderne et, plus particulièrement, la modification génétique font l'objet d'un débat dans de nombreuses régions du monde, un nombre croissant de pays d'Afrique subsaharienne font des progrès importants en vue d'autoriser la dissémination générale de variétés de plantes génétiquement modifiées (GM) à l'usage des agriculteurs et des entreprises agricoles », indique l'article.

 

« Notre analyse a confirmé qu'un nombre croissant de gouvernements africains font des progrès réguliers, et dans certains cas rapides, dans la mise en place de systèmes de biosécurité fonctionnels et basés sur la science », a déclaré M. Komen, conseiller de l'Institut International de Recherche sur les Politiques Alimentaires (IFPRI), à l'Alliance pour la Science.

 

Les avantages économiques et environnementaux documentés de l'utilisation de plantes génétiquement modifiées – ce que montre un historique de plus de deux décennies – sont un moteur majeur dans le processus de prise de décision, a déclaré l'article.

 

Actuellement, seuls les agriculteurs d'Afrique du Sud, de l'Eswatini et du Soudan cultivent des plantes génétiquement modifiées à des fins commerciales. L'Éthiopie, le Malawi, le Nigeria et le Kenya ont approuvé la diffusion de plantes génétiquement modifiées, mais seuls ces deux derniers pays ont commencé à les diffuser auprès des agriculteurs. Une douzaine d'autres pays africains ont des projets de recherche sur les cultures GM en cours, dont certaines expériences sont en cours depuis plus d'une décennie maintenant.

 

Les études de cas du Ghana, du Kenya, du Malawi, du Nigeria et de l'Ouganda présentées dans l'article montrent que les politiques agricoles générales de ces pays encouragent le soutien aux cultures génétiquement modifiées sur le continent parce que ces politiques sont axées sur la science.

 

La nouvelle feuille de route agricole du gouvernement nigérian – lancée en 2016 sous le nom d'« Alternative Verte » – vise à construire « une économie agroalimentaire capable d'assurer une prospérité durable » et a encouragé les récentes décisions du pays d'autoriser la mise sur le marché de deux cultures génétiquement modifiées – le cotonnier et le niébé Bt résistants à des insectes.

 

La politique d'industrialisation du Ghana « Un district, une usine » et son programme « Planter pour l'alimentation et l'emploi », qui met des semences améliorées et d'autres intrants à la disposition des agriculteurs, ont également fourni des orientations claires aux développeurs de technologies qui testent et planifient la diffusion de cultures génétiquement modifiées dans le pays.

 

La « Vision 2030 » du Kenya, une politique de développement globale visant à aider la population du pays à atteindre un revenu moyen grâce à l'agriculture, a accéléré l'approbation récente du cotonnier Bt.

 

Le « Plan de modernisation de l'agriculture » de l'Ouganda, adopté il y a une vingtaine d'années, reconnaît également le potentiel des cultures génétiquement modifiées, selon l'article. Cependant, le président de la Nation a hésité à approuver le projet de loi sur la biosécurité adopté par le Parlement.

 

En plus des initiatives politiques de soutien décrites ci-dessus, ces pays ont investi dans la mise en place de cadres réglementaires fonctionnels pour les cultures GM, permettant aux décideurs de peser les avantages potentiels par rapport aux effets négatifs potentiels sur l'environnement et la santé humaine ou animale, note l'article. Un cadre réglementaire pratique et fondé sur la science est devenu un facteur important pour les pays qui font des recherches sur les cultures génétiquement modifiées et les adoptent, ont déclaré les auteurs.

 

« Dans les pays qui ont été sélectionnés pour faire l'objet d'une étude de cas dans cet article, des progrès ont été réalisés ces dernières années dans l'établissement de cadres nationaux de biosécurité fonctionnels et d'une expertise croissante dans la prise de décision en matière d'OGM », indique l'article. Ces exemples confirment que, de plus en plus, les gouvernements en Afrique peuvent ajuster leurs processus de prise de décision réglementaire sur la base de preuves scientifiques accrues.

 

 

Les défis politiques

 

Malgré le potentiel susmentionné, les progrès réels ont été lents jusqu'à présent. Certains pays africains doivent faire face à la pression de groupes opposés à la biotechnologie moderne, qui plaident contre l'introduction des cultures génétiquement modifiées.

 

« De nombreux gouvernements se heurtent à une opposition politique aux cultures génétiquement modifiées et à l'agriculture moderne en général », fait observer l'article. « L'opposition politique est dans la plupart des cas alimentée par l'activisme anti-OGM, qui a ralenti ou bloqué l'adoption de la législation sur la biosécurité. »

 

Il y a de nombreux exemples où, dans les dernières étapes du processus décisionnel, le soutien politique à l'introduction des cultures génétiquement modifiées vacille, a déclaré M. Komen. « Ce n'est pas seulement parce que les différentes agences gouvernementales doivent coopérer et se coordonner autour des décisions de dissémination commerciale [...] mais aussi parce que la pression augmente de la part des activistes et des ONG anti-développement qui attisent la controverse sur les OGM dans les médias locaux, dans la politique et même devant les tribunaux », a-t-il expliqué.

 

Un environnement réglementaire incertain décourage les investissements des secteurs privé et public dans le développement de cultures et de caractères favorables aux pauvres, dont les agriculteurs ont le plus besoin, note l'article. En outre, nombre de ces pays n'ont pas la capacité de concevoir et de mettre en œuvre des réglementations en matière de biosécurité. Cela crée un obstacle important à l'essai et à l'adoption de nouvelles variétés de plantes, y compris celles développées par édition du génome et d'autres innovations en matière de sélection végétale, qui ouvriraient de nouvelles possibilités de produire davantage de nourriture, d'améliorer les revenus et de réduire l'impact environnemental de l'agriculture.

 

_____________

 

* Source : https://allianceforscience.cornell.edu/blog/2020/05/african-nations-warm-to-crop-biotechnology-for-potential-food-security-gains/

 

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F
Tiens le troll bégaie... Et il nous ressort l’accusation les OGM sont des pourtant maintes fois réfutée. Pitoyable.
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C
Grande démonstration que les lobbyistes marchants de POISONS sont même fiers est capables de se réjouir de leurs abus de faiblesse pour parvenir à leurs fins.
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C
@Il est là, fils spirituel de Seppi08/06/2020 00:10<br /> <br /> Lorsque seppi prend ses fantasmes pour réalité, c'est vraiment un grand moment de délires.
I
Oh mais on a rien inventé, mon cher ami Bionel le Gros Malin. Les lobbyistes du bio sont fiers de profiter des faiblesses de personnes malades pour les instrumentaliser pour leur propagande. Faut voir comment ils manipulent des agriculteurs malades comme Paul François ou des parents en plein désarrois devant la malformation de leurs enfants comme les Grataloup ou de proches d'agriculteurs suicidés comme en Inde pour se rendre compte que les biotausaurus sont de fins manipulateurs prêt à abuser des faiblesses d'autrui pour faire triompher leur cause. Franchement, nous les marchands de poison comme vous dites sommes des petits joueurs à côté des biotausaurus.
C
Grande démonstration que les lobbyistes marchants de POISONS sont même fiers est capables de se réjouir de leurs abus de faiblesse pour parvenir à leurs fins.
C
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C
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