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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

« Il y a le bon lobbyiste et le mauvais »... n'est-ce pas les Verts ?

25 Juin 2020 , Rédigé par Seppi Publié dans #Activisme, #Politique

« Il y a le bon lobbyiste et le mauvais »... n'est-ce pas les Verts ?

 

Et à propos d'un sondage BVA pour Greenpeace

 

 

Glanons, dans le désordre, dans la twittosphère :

 

 

(Source)

 

 

C'était en réponse à ceci :

 

 

(Source)

 

 

« 91% des Français.es souhaitent rendre l’alimentation bio accessible à tous » ? Est-ce à dire que M. Claude Gruffat admet qu'elle ne l'est pas (enfin, pour les besoins du gazouillis et de son action au Parlement Européen) ?

 

Remarquez, le répondant, dans un sondage de BVA pour Greenpeace, était rapidement conditionné : après une question sur le sentiment face au Covid-19, le « sondage » est entré dans le dur avec une question dont les réponses possibles étaient : « Dans les prochains mois… Je maintiens ou accélère mes efforts en faveur d’un développement plus durable » et « ...Je fais au plus simple et les enjeux du développement durable passent pour moi au second plan » …

 

Et pour nombre de questions, c'était un peu du genre « préférez-vous être riche et bien portant plutôt que pauvre et malade » ou « est-ce à l'État ou à vous-même de faire l'effort ». Dites, BVA...

 

Il y eut une réponse sarcastique brévissime à M. Claude Gruffat :

 

 

 

 

Mme Anne de Marcillac avait-elle consulté le rapport sur le sondage ? Parce que la question posée était la suivante (c'est nous qui graissons) :

 

« Rendre l’alimentation bio accessible pour tous en matière de prix »...

 

Le gazouillis de M. Claude Gruffat est malhonnête. Mais peut-être n'a-t-il fait que perroqueter le communiqué de presse de Greenpeace, qui a aussi « judicieusement » omis la précision.

 

Du reste, le sondage est aussi malhonnête : les répondants n'avaient le choix qu'entre deux niveaux de « favorable » et « défavorable », respectivement, et un « ne sait pas ». Refaisons le sondage avec en plus : « ça m'est égal » et « ...complètement égal », permettant d'exprimer un positionnement plutôt qu'une carence intellectuelle...

 

Il y a aussi eu ces deux réponses :

 

 

 

 

Ce n'est évidemment pas la première fois que M. Claude Gruffat, portant le chapeau d'eurodéputé s'exprime en fait en lobbyiste du bio et de son business. En voici une illustration (le gazouillis d'Eurostat est un monument de débilité, les quantités étant en partie proportionnelles aux surfaces et espèces cultivées et aux conditions agroclimatiques particulières) :

 

 

(Source)

 

 

 

 

Qui parle dans le communiqué de presse d'Europe Écologie sur la stratégie « de la ferme à la fourchette », l'eurodéputé ou le lobbyiste ?

 

« Pour répondre aux impératifs de santé publique, mais aussi aux attentes des consommateurs (trices) comme des paysan(ne)s, il faut aller plus loin dans les ambitions et l’accompagnement des conversions d’exploitations à une agriculture biologique basée sur les fondamentaux de l’agroécologie. »

 

Même question pour M. Benoît Biteau :

 

« La stratégie de la ferme à la fourchette pose les bons constats mais n’est pas à la hauteur des enjeux. L’Europe doit s’engager dans le Pacte Vert et non dans un Pacte High-Tech. La numérisation, les robots, les images satellites limiteront l’autonomie et le revenu des paysans tout en renforçant les multinationales. Cette fuite en avant est extrêmement inquiétante. »

 

 

Post scriptum

 

L'auteur de l'infographie résumant le sondage a aussi un talent fou pour extraire les « bons » éléments de langage :

 

« Moins d'une personne interrogée sur deux estime que la France doit être dépendante de l'énergie nucléaire pour s'adapter aux crises ou dans un avenir proche »...

 

 

 

 

Cela ne correspond pas à la question principale sur le sujet :

 

« Pour que notre système énergétique soit adapté aux crises (épidémies, changement climatique), nous avons besoin de l’énergie nucléaire ».

 

Insistons : « nous avons besoin », ce n'est pas : « doit être dépendante ».

 

Et ils sont 49 %, les Français à penser que nous avons besoin du nucléaire, contre 32 % qui sont d'un avis contraire...

 

Hep ! BVA ! Votre logo figure sur l'infographie... Pas de souci pour votre crédibilité ?

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