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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Eau, j'ai peur ! De méchants virus dans l'eau... non potable de Paris !

23 Avril 2020 , Rédigé par Seppi Publié dans #Covid-19, #Activisme, #Politique

Eau, j'ai peur ! De méchants virus dans l'eau... non potable de Paris !

 

 

 

 

Il n'était sans doute pas déraisonnable de chercher à savoir si on trouvait des Sars-CoV-2, les virus responsables du Covid-19, dans les eaux de rivière. Reste à savoir qui a cherché et pourquoi. Vous le saurez bientôt.

 

« On » a donc fait des tests sur des prélèvements d'eau de la Seine ou du canal de l'Ourcq – de l'eau utilisée par la Ville de Paris pour le nettoyage des rues, les arrosages et certaines fontaines.

 

Et – quand on sait la précision des instruments de détection actuels – ce qui devait arriver arriva : on a trouvé des « traces infimes ».

 

Des traces de quoi, on ne le sait pas ! On nous cache (presque) tout ! On ne nous dit rien (pas assez) !

 

Des traces de virus entiers (supposément pathogènes) ou de courtes séquences d'ARN, celles que l'on utilise pour la détection ? En quantités anecdotiques ou (pour les virus entiers) contaminantes ? Il faudra se contenter de « traces infimes » dont le bon sens devrait impliquer un retentissant « pfff ! ».

 

Mais c'est mal comprendre le mal médiatique ambiant.

 

Il n'en fallait pas plus pour faire produire une dépêche à une AFP mise au parfum (comme ce fut le cas en juillet 2019 pour l'eau contaminée au tritium ou au « titanium » radioactif). Il n'en fallait pas plus pour que les médias s'en emparent... ben voyons... une « mauvaise » nouvelle est forcément une bonne nouvelle...

 

Le Monde – que nous citerons ici pour l'exemple – titre donc : « Des "traces infimes" du SARS-CoV-2 dans l’eau non potable de la ville de Paris ».

 

Mais c'est aussi mal comprendre le mal politique ambiant.

 

Il y a bien d'autres cochonneries, dont certaines comme les virus de l'hépatite A et E peuvent être préoccupantes, dans les eaux des rivières. Mais aujourd'hui, tout le monde a les yeux rivés sur le coronavirus. Il eût été fort imprudent de taire cette information qui relève en fait de la non-information, d'autant plus qu'il s'agit d'une eau brute qui aura été simplement filtrée, une eau non potable et (presque) jamais bue. Le Monde ajoute donc en chapô :

 

« La Ville de Paris, qui utilise deux réseaux d’eau bien distincts, assure qu’il n’y a "aucun risque pour l’eau potable", qui "peut être consommée sans aucun risque". »

 

Fort bien !

 

L'« information » a fait le bonheur de journaux télévisés, dont TF1. Le Monde – enfin l'AFP – rapporte :

 

« Karine Lacombe, chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Antoine, à Paris, a voulu rassurer : même si "on sait qu’il y a du matériel génétique" dans ce virus, "on sait que le virus ne peut pas se multiplier dans l’environnement parce qu’il a besoin des cellules humaines et de s’approprier les enzymes des cellules humaines pour se multiplier, donc je serais plutôt rassurante sur le fait que ce type de virus puisse se transmettre" par l’eau, a-t-elle dit sur TF1. »

 

Ce paragraphe a été omis dans divers articles, dont celui de l'Obs qui a réagi à retardement avec « Des traces de coronavirus retrouvées dans l’eau non potable à Paris, "aucun risque" pour l’eau potable ». Non, il ne faut pas se faire rassurant auprès des lecteurs... Le mot « infimes » a aussi été souvent omis des titres...

 

Mais c'est toujours mal comprendre le mal de l'écologisme politique ambiant.

 

Qui a eu cette prodigieuse idée de tester l'eau ? L'eau de nettoyage, pas l'eau potable ? Le Monde – enfin l'AFP – rapporte encore :

 

« "Ce sont des traces infimes mais des traces quand même, donc on a décidé d’appliquer le principe de précaution et de saisir l’agence régionale de santé", explique Célia Blauel, l’adjointe à la maire de Paris chargée de la transition écologique, "pour qu’elle analyse les risques éventuels présentés par ces traces", "parce que nous ne sommes certainement pas les seuls". "Comme nous disposons d’un laboratoire en interne, nous sommes les premiers à avoir ces résultats et à sonner l’alerte", ajoute-t-elle. »

 

La gabegie « administrative » dans toute sa splendeur ! Un décideur municipal saisit la Régie Municipale Eau de Paris (dont le conseil d'administration est présidé par l'écologiste EÉLV Célia Bauel) puis l'Agence Régionale de Santé.

 

Cela s'est heureusement arrêté là, enfin pour le moment. Mais on imagine ces gens de l'ARS, confrontés à une impossibilité de prouver une absence, imaginer une formulation suffisamment floue pour se dégager de toute responsabilité au cas, fort improbable, où le virus aurait quand même un pouvoir contaminant dans les eaux de rivière et de nettoyage ; ou au cas où une « ONG », soutenue par une avocate ancienne ministre ou tout autre bavard, porterait plainte pour mise en danger de la vie d'autrui en instrumentalisant un plaideur prétendant avoir été contaminé par les brumes émises par une fontaine publique – un cas rendu fort probable par la prudence qui sera investie dans la formulation de la conclusion de l'ARS (ou de toute autre institution à qui on aura refilé le bébé...) et, évidemment, la stratégie chicanière de l'activisme.

 

Tout cela pour « appliquer le principe de précaution » et parce que Eau de Paris a un laboratoire à faire fonctionner (ben voyons, ça ne coûte rien...).

 

Tout cela aussi pour « sonner l'alerte » !

 

Mais vous ne comprenez toujours pas l'ampleur du mal politique ambiant !

 

Ce non-événement

 

« ...a conduit la mairie à suspendre immédiatement l’usage de son réseau d’eau non potable, dans le cadre du "principe de précaution", indique la Ville à l’Agence France-presse (AFP). »

 

L'AFP ne nous dit pas si cette suspension immédiate implique une suspension du nettoyage des rues ou, au contraire, l'emploi d'eau potable (potabilisée) pour pousser les mégots, papiers et crottes dans les caniveaux. Si la première hypothèse est la bonne, Mme Anne Hidalgo aura une bonne excuse pour la saleté de la ville.

 

Mais là, je ne comprends plus...

 

M. Yves Pozzo di Borgo, sénateur UDI de Paris, écrit avec un tremblement parkinsonien sur la touche du point d'exclamation :

 

« DANGER!!!! Cela demande de plus grandes et conséquentes vérifications ! D’ou la nécessité de désinfecter les rues comme je l’ai demande à mon niveau et surtout ce qu’a demandé #Dati car #Hidalgo nettoie les rues de #Paris avec des eaux qui peuvent contenir le #coronavirus »

 

 

(Source)

 

 

Mais non, Yves, elle n'utilise plus... Mais en politique, qu'importent la vérité (qu'il admettra dans un gazouillis ultérieur) et les moyens qui seraient mis dans « de plus grandes et conséquentes vérifications » ?

 

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M
En faite la déchéance de Raoult, ne concerne pas que la chloroquine et la biodynamie. Les vaccins aussi en font partie. Bien qu'il ne soit pas anti-vax, ces propos sur ces derniers n'aide pas du tout. Pour lui vacciner contre le tétanos ou la polio ne sert à rien (d'ailleurs pour lui le tétanos fait partie des maladie disparu). Et vacciner les nourrissons contre la rougeole est aussi inutile. Les personnes qui le soutiennent maintenant, si elles s'intéressent à ces livres risques de développer une défiance vaccinal.

https://www.prevention-sante.eu/actus/11-vaccins-obligatoires-lobjectif-de-95-de-couverture-vaccinale-na-aucune-base-scientifique-le-pr-raoult
https://www.youtube.com/watch?v=EbOzhsFBGBw
Répondre
M
"cet article n'en parle pas..."
Et alors, il parle de désinformation, ça suffit comme lien. En plus ce n'est pas la première fois que je parle de quelque chose dans les commentaires qui n'ont pas de lien direct avec l'article. Mais c'est la première fois que vous m'en faite la remarque. a croire que critiquer ce personnage (à raison dans ce cas là en plus) vous dérange.

"Vous faites une fixette sur D.Raoult ou quoi?"
Les personnes qui adhère à ce que Raoult dit, vont découvrir ce qu'il à écrit et dit auparavant. Et là ont parle d'un discours qui pousse à la défiance vaccinale, ce dont la France n'a pas besoin du tout. Donc non seulement il ne soigne personne, il fait des études complétement bidonné et il s'est trompé sur le déroulement de cette crise. Ce que je me demande, c'est pourquoi vous semblez le défendre.

"Par contre, une confirmation: l'UDI est un repaire de tocard de première catégorie, "
Je ne sais pas"
Quitte à me parler de ça autant me donner un lien ou quelque chose de plus substantielle. Comme ça cette information aurait été un peu plus intéressant. En plus j'avais totalement oublier l'existence de ce partie, tellement il est non existant et semble parasité les autres parties pour exister.
D
Vous faites une fixette sur D.Raoult ou quoi?
cet article n'en parle pas...
Par contre, une confirmation: l'UDI est un repaire de tocard de première catégorie, et cela m'a été confirmé par une personne enrolée par cette UDI pour des élections. De l'extérieur, cela paraït sérieux, par contre, les débats en interne manquent singulièrement de hauteur en cherchant à courir après les modes.
On pourra me dire que c'est le propre des partis politiques actuellement. Si c'est le cas, c'est navrant.