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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Confinement, alimentation, agriculture, filière agroalimentaire : le point de vue de M. Sébastien Abis

5 Avril 2020 , Rédigé par Seppi Publié dans #Covid-19, #Alimentation

Confinement, alimentation, agriculture, filière agroalimentaire : le point de vue de M. Sébastien Abis

 

Glané sur la toile 512

 

 

(Source)

 

 

« Se nourrir au temps du COVID-19 : seuls les agriculteurs nous en donnent le pouvoir », est publié sur le site de l'IRIS, l'Institut de Relations Internationales et Stratégiques, un think tank français travaillant sur les thématiques géopolitiques et stratégiques, le seul de dimension internationale à avoir été créé sur une initiative totalement privée, dans une démarche indépendante.

 

M. Sébastien Abis y est chercheur associé. Il est aussi l'auteur de plusieurs ouvrages, dont « Géopolitique du blé: un produit vital pour la sécurité mondiale » (IRIS éditionsArmand Colin).

 

Il répond à trois questions :

 

  • « Doit-on avoir peur de manquer de nourriture avec le COVID-19 ? »

  • « Quel rôle joue l’agriculture en cette période de crise ? Comment est-elle impactée par le COVID-19 ? »

  • « La crise du COVID-19 peut-elle modifier le regard sur l’agriculture en France ? »

 

Nous en tirerons trois extraits :

 

« Sachons rester prudents à ce stade. Deux considérations peuvent néanmoins être émises. D’abord, que le pays ne va pas se retrouver affamé. Le danger mortel, c’est ce coronavirus. Mais ce qui est vrai en France ne l’est pas forcément partout. Cela peut paraître dérangeant de le dire ainsi, mais plus de gens mourront de faim dans le monde cette année que de ce virus. Les Nations unies ont beau le communiquer souvent, peu de personnes savent que près de 10 millions d’individus succombent chaque année à la sous-alimentation sévère. »

 

« Nos agriculteurs sont dans nos foyers, sur nos tables, dans nos assiettes. »

 

« De ce discours charnière [du Président de la République le 12 mars 2020] à propos du COVID-19, les agriculteurs et les entreprises du secteur ont entendu un appel. D’où la mobilisation évoquée précédemment. Mais ils ont aussi entendu une promesse : celle de maintenir l’agriculture au centre des enjeux stratégiques d’avenir. […] Ce soutien politique ne saurait être conjoncturel. La reconnaissance devra perdurer. Cette considération hexagonale est aussi européenne. […] Ce qui est contestable, c’est d’omettre parfois les conditions de base de la sécurité et le rôle essentiel de ceux qui travaillent pour offrir cette sécurité. En Europe, cette sécurité s’appelle la politique agricole commune (PAC). Elle est très mal nommée en réalité : il s’agit d’une politique alimentaire citoyenne ! Pour 500 millions de consommateurs, pas pour trois millions d’agriculteurs de notre continent. Nous avons, à tort, occulté la dimension stratégique de cette PAC : en plus de devoir gérer les paysages et de contribuer au bien-être des écosystèmes environnementaux, cette politique sert à nourrir la population avec des aliments en quantité, de qualité et très diversifiés. Pour le futur de l’Europe, qui entend protéger ses citoyens et se doter d’outils à même de cultiver sa souveraineté, comment imaginer que l’agriculture ne soit plus une priorité ? Elle a été le ciment de la construction européenne. Elle doit rester le maillon fort de nos solidarités humaines de demain. »

 

« ...comment imaginer que l’agriculture ne soit plus une priorité ? » Nous le verrons avec la tournure que prendra la prochaine PAC et le Green Deal, le Pacte Vert. Nos décideurs politiques comprendront-ils la leçon qui nous est administrée par un virus ?

 

 

On peut préférer la rationalité de M. Sébastien Abis à cette diarrhée verbale... Les commentaires sous le gazouillis principal sont navrants…

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Marc 06/04/2020 19:08

Bonjour, effectivement, je pense que nos "paysans" auront à subir l'agri-basching, une fois les citadins lâchés dans la nature !

un physicien 05/04/2020 11:05

Accessoirement on peut s'interroger sur la pertinence de détourner des surfaces agricoles pour produire de la "biomasse".

Il est là 05/04/2020 21:14

Bof, perso je ne pense pas que la lune de miel va durer. Les Français applaudissent maintenant les agriculteurs car ils ont peur du contexte mais quand la crise sera passée on reverra sur les plateaux les mêmes associations déverser leur haine agribashing et les Français recritiquer l'agriculture qui pollue qui utilise les pesticides etc.

Non vraiment la lune de miel ne durera qu'un temps...