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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Covid-19 et collapsophiles : rien ne les arrête !

21 Mars 2020 , Rédigé par Seppi Publié dans #critique de l'information, #Covid-19, #Activisme

Covid-19 et collapsophiles : rien ne les arrête !

 

 

La France patauge dans une crise qui n'est pas que sanitaire, mais qui impose une priorité : stopper l'épidémie de SRAS-CoV-2. Cela n'empêche pas des maniaques du changement climatique de tenter de pousser leurs pions. Au contraire, certains ne se gênent pas d'instrumentaliser la situation actuelle à l'appui de leur cause.

 

 

« ...entrer en résistance climatique »...

 

Le Monde Planète continue d'offrir ses colonnes aux collapsophiles qui salivent à la perspective de mettre notre société à bas – au nom du « bien de la planète » – dans la foulée des mesures de confinement et de restriction destinées à endiguer l'épidémie de SRAS-CoV-2.

 

Ainsi, un collectif – forcément... ça chasse préférentiellement en meute – de personnalités – forcément... les nobles causes ne peuvent être promues que par elles – nous intime le 19 mars 2020 (date sur la toile) et le 20 (édition papier) qu'« Après le confinement, il nous faudra entrer en résistance climatique » (les guillemets sont dans le titre). C'est hallucinant dès l'entrée en matière :

 

«  Depuis deux ans, les mobilisations pour le climat se multiplient sans être écoutées. La crise du coronavirus vient démontrer à tous qu’une bascule rapide est possible et ne nécessite que deux choses fondamentales : de la volonté politique et du volontarisme citoyen. Afin d’y forcer nos dirigeants sans attendre, après le confinement, nous devons adopter une stratégie plus ambitieuse. Il ne nous faudra pas revenir à la normale mais entrer en résistance climatique. Nous partons de l’idée qu’il est possible de maintenir une vie digne et heureuse sur Terre. Nous nous battons contre ce qui détruit le vivant. Nous agissons pour ce qui le préserve. Pour cela, suivant les recommandations scientifiques sur le climat et la biodiversité, nous visons une victoire climatique à travers une profonde transformation de nos vies et de nos sociétés. »

 

Ces gens sont vraiment hors-sol ! Ils semblent imaginer que ce qui est accepté – avec beaucoup de réticences dans certains milieux (le maire de Nice vient de décréter un couvre-feux à partir de 20 heures) – quand la santé, voire la vie, est en jeu, pourra être prolongé pour obtenir « une décroissance énergétique mondiale » – « objectif neutralité carbone 2050 ».

 

Bien sûr, il faudra « forcer nos dirigeants », comme si le peuple n'avait pas droit à la parole – enfin le vulgum pecus, pas cette « élite » aux nobles et généreuses aspirations.

 

Voyez-vous, dans le plan en cinq phases, il faudrait, dans la phase 1,

 

« repenser sa manière de se déplacer et ne plus prendre l'avion, redécouvrir les transports doux et rouler moins de 2000 kilomètres par an en voiture; développer la cuisine végétarienne et se nourrir d'aliments biologiques, locaux et de saison, avec de la viande au maximum deux fois par mois [...] »

 

Et, dans la phase 3 :

 

« abolir l'aviation de masse pour envoyer le message que la crise climatique est réelle. Cette victoire permettra de pulvériser la norme sociale destructrice à laquelle l'avion appartient. »

 

Le travailleur dépendant de sa voiture est donc prié de se loger à moins de 10 kilomètres de son lieu de travail (ou de déplacer l'usine...). « On » sollicitera M. Pierre Casiraghi pour se rendre à New York en voilier... enfin, ce ne serait que « l'aviation de masse » qui serait abolie...

 

C'est dit par des « signataires [qui] soutiennent cette stratégie, mais tous n'ont pas encore pleinement mis en œuvre les 4 actions de la phase 1 »...

 

Des Tartuffe format Pantagruel !

 

Parmi eux l'hélicologiste Yann Arthus-Bertrand, l'astrophysicien Aurélien Barrau et sa montre à plusieurs milliers d'euros, le sociologue, anthropologue et philosophe Bruno Latour, l'inévitable Pablo Servigne ; et huit autres, moins médiatiques mais quand même « personnalités ».

 

 

Tirer les leçons de la crise du coronavirus pour lutter contre le changement climatique

 

Faites ce que j'écris, pas ce que je fais...

 

Le Monde ne semble pas « lutter » dans son édition papier du 19 mars 2020 : un titre, « Les leçons de la crise du coronavirus pour lutter contre le changement climatique » prend presque une demi-page. Le titre est donc en grands caractères, mais leur minceur n'est-elle pas annonciatrice de la minceur du propos ? En chapô de la version électronique intitulée « De la crise du coronavirus, on peut tirer des leçons pour lutter contre le changement climatique » (les guillemets sont dans le titre) :

 

« Les mesures radicales et pourtant acceptées par la population pour endiguer l’épidémie éclairent sur la manière de mener le combat contre le réchauffement de la planète, estiment la spécialiste en santé publique [Anneliese Depoux] [François Gemenne] et le chercheur en sciences politiques dans une tribune au "Monde". »

 

Reconnaissons aux auteurs des propos plus mesurés que ceux des prescripteurs de sobriété pour autrui susvisés :

 

« Mais cette crise montre en tout cas une chose : il est possible que des gouvernements prennent des mesures urgentes et radicales face à un danger imminent, y compris des mesures (très) coûteuses. Et il est possible que ces mesures soient acceptées par la population.

 

Et pourtant, malgré les menaces très graves qui y sont également associées, nous n’avons pas été capables de prendre des mesures similaires pour contrer le changement climatique. […]

 

Alors que nous sommes parfaitement capables de traiter la pandémie du coronavirus pour ce qu’elle est – une urgence absolue, nécessitant des mesures radicales sur la base d’avis scientifiques – nous sommes à l’évidence incapables de faire de même pour le changement climatique. Pour le dire simplement : nous avons beaucoup plus peur du coronavirus que du changement climatique. Pourquoi ? »

 

L'analyse se fait louvoyante – et pour cause, le propos est foireux – pour aboutir à :

 

« Et surtout, les mesures de lutte contre le coronavirus sont des mesures imposées par l'état de nécessité : nous ne les avons pas choisies, nous les subissons. Les mesures pour lutter contre le changement climatique devront être choisies. Comment passer de l'un à l'autre, du subi au choisi ? Tout l'enjeu est là. Car les réponses à la crise du coronavirus sont aussi un appel à retrouver le sens du commun. Et elles nous montrent qu'il est possible de prendre des mesures radicales et urgentes face à un danger imminent. Puissions-nous en tirer les leçons qui s'imposent dans le combat contre le changement climatique. »

 

« ...on peut tirer des leçons » selon un titre de la version électronique, mais les auteurs concluent par une interrogation et un vœu pieux... La boucle de la contradiction est bouclée.

 

Bien peu prudents sont ceux qui pensent que la crise du Covid-19, d'un danger réel et imminent, puissent fournir beaucoup de leçons – si tant est qu'on les tire... – s'agissant de la question climatique, une question diffuse, à moyen ou long terme, et appelant des mesures très différentes de celles appliquées aujourd'hui.

 

Mais le Monde a rempli une pleine page...

 

 

« Laurence Tubiana : "Le coronavirus est lié à l’écologie, à nos modes de vie" »

 

Mme Laurence Tubiana a accordé un entretien à Ouest-France. Parler de l'écologie et du climat est quasiment un must pour elle. N'est-elle pas titulaire de la chaire Développement Durable à Sciences Po Pariscette institution qui trouve que Mme Vandana Shiva est fréquentable (oups ! Un sophisme du déshonneur par association, mais ça fait du bien)... – et directrice de la Fondation Européenne du Climat ?

 

Elle n'a certainement pas choisi le titre... une sorte de lapalissade...

 

On est tout de même surpris de voir étalés les éléments de langage de l'activisme :

 

« Il est important de rappeler que le Covid-19 est une zoonose, une maladie issue du monde animal. Sa propagation a été rendue possible par nos modes de vie. L’extension de l’habitat humain, la déforestation, l’artificialisation des sols, provoquent de plus en plus d’interactions entre l’espèce humaine et le monde sauvage. [...] Avec le réchauffement climatique, la grippe n’est déjà plus saisonnière dans les tropiques. Le dérèglement climatique, directement lié aux émissions de gaz à effet de serre de l’activité humaine, est un vrai multiplicateur de menaces. »

 

Flûte ! Nous faisons face à une pandémie causée par un virus dont le réservoir naturel est une chauve-souris, virus qui a certainement été transmis à un patient zéro (ou plusieurs), probablement par un pangolin acheté sur un marché.

 

Il est plutôt navrant de ramener aujourd'hui les thèmes activistes généraux.

 

Du reste, on voit mal le rôle de l'artificialisation des sols dans cette affaire. Et si la grippe, maladie des saisons fraiches, n'est plus saisonnière sous les tropiques, il faut s'interroger aussi sur le rôle attribué au climat.

 

Notons toutefois cette réponse :

 

« Pour autant, le coronavirus semble avoir mis le climat entre parenthèses…

 

Oui, des marches ont été annulées, l’important sommet entre l’Union européenne et la Chine a été reporté et les efforts diplomates sur l’ambition climatique sont à l’arrêt. C’est cohérent, responsable et rationnel. Greta Thunberg dit suffisamment qu’il faut écouter les scientifiques. C’est vrai pour la crise du climat, cela vaut pour la crise sanitaire. Les spécialistes des épidémies nous disent que la seule manière d’écrêter le pic de contamination est d’éviter les regroupements et de rester chez soi. C’est la réalité, il faut le faire. »

 

La rationalité et le bon sens sont tout de même au rendez-vous. Mais fallait-il se prévaloir de Ste Greta ?

 

Cependant, on retombe vite dans l'à-peu-près, le discours convenu (voire la flatterie pour s'attirer les bonnes grâces élyséennes/jupitérienne) :

 

« Donc, le climat pourrait redescendre d’un cran…

 

Je ne pense pas. Cette crise sanitaire est très liée à la crise écologie. Elle nous amène à réfléchir à notre surconsommation, à nos dépendances aux marchés internationaux, à l’interpénétration de nos économies. »

 

 

Climat, épidémies et pandémies

 

Climat et maladies – et activités humaines – sont cependant liés.

 

Ainsi, ce n'est qu'une question de temps avant que nous ayons les premiers cas, non sporadiques, de maladies virales véhiculées par le moustique tigre. Mais nous sommes là, essentiellement, dans le domaine des maladies connues, non émergentes comme le SRAS-CoV-2.

 

Le dégel du pergélisol arctique pose un problème d'une autre envergure. 20 Minutes a produit un excellent article sous la signature de Mme Laure Beaudonnet, « Le coronavirus pourrait être une partie de plaisir à côté des maladies futures ». En chapô :

 

« PANDEMIES Avec le réchauffement climatique, des virus disparus pourraient réapparaître. »

 

Ne soyons toutefois pas pessimistes : s'il est une leçon que l'on pourra probablement tirer de la crise actuelle, c'est que la science est capable de produire des résultats très rapidement.

 

 

« Climat über alles »

 

L'article de 20 Minutes, « La climatologue Corinne Le Quéré demande une réponse équivalente au coronavirus pour le climat », date du 11 mars 2020, des temps maintenant anciens où l'on tergiversait encore.

 

Selon le chapô :

 

« ENVIRONNEMENT La présidente du Haut conseil pour le climat estime que les mesures actuelles ne sont pas "au niveau" de l’urgence. »

 

Mme Le Quéré était persuadée que l'on déployait les grands moyens dans la lutte contre le Covid-19 :

 

« Des plans d’actions sont développés sur la base de données scientifiques et actualisées. Une réponse rapide est coordonnée à l’international, soutenue par les individus et les entreprises. La communication est continue. Des sommes importantes sont débloquées au niveau national ou européen pour aider les entreprises à passer le cap. […] On sait donc faire. »

 

Ne soyons pas trop durs avec l'auteure des propos, qui s'exprimait devant le Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) et défendait les intérêts de sa boutique : ce catalogue de douces illusions est un « moi y en a aussi vouloir des moyens ». Il reflète un drame de notre système de gouvernance actuel : dans les allées du pouvoir, chacun prêche pour sa petite chapelle, et tant pis pour l'intérêt général.

 

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I
Bon comme tous le s avent ici je fais parti des climato-alarmés même si je ne suis pas collapsologue (et je rappelle que beaucoup de climatologues ne le sont pas également à commencer par le sieur Jean Jouzel qui a signé une tribune dans le Monde pour bien dire qu'il ne l'était pas) du coup je n'approuve pas vraiment le ton de votre article, Seppi, mais je n'approuve que moyennement le ton des auteurs des tribunes.

Alors oui le changement climatique est qq chose de terrible qui va aggraver nos conditions de vie si on ne le maîtrise pas. Oui moi même je me suis fait la réflexion de si on pouvait employer des mesures aussi drastiques contre lui que pour lutter contre le Covid-19 ce serait bien et souhaitable. Mais il faut être réaliste sur les mesures que l'on veut apporter au changement climatique.

Oui quand ils disentq ue les mesures de confinement sont acceptées par la population, ils sont soient en plein illusion soit en déni de la réalité. Bien entendu, beaucoup de monde respecte ces ordres de confinement mais il y a un packet de phénomène qui s'en fiche totalement. Déjà il arrive encore que dans les lieux de restauration, les gens soient serrés les uns contre les autres au mépris des consignes de sécurité. Pire il arrive encore aux gens de sortir sans autorisation. J'ai de la famille en Italie, elle m'a ditq ue tous les trois jours environs 20 000 personnes se font verbaliser pour non-respect des règles de confinement, et encore, ce sont les 20 000 qui se sont fait prendre. Moi perso de ma chambre d'étudiant je vois parfois des djeuns jouer au ballon dans la cour.

Quand aux points soulevés dans le Monde Planète ....

Interdire l'aviation de masse ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Interdire de prendre l'avion ? Soit. Mais ceux qui ont de la famille à l'autre bous de la planète et prennent l'avion pour la voir une fois par an, on fait comment ? On interdit àd es petits enfants français d'aller voir une grand-mère au Brésil ? Non. Par contre on peut se donner soit-même une limite, par exedmple, si on a de la famille dans un pays lointain, prendre l'avion pour y aller une fois par an mais uniquement pour cela. Sinon pour les autres, prendre l'avion pour voyager mais une fois tous les 4 ou 5 ans, faire un voyage dans un pays exotique pour rencontrer une autre culture ce qui ne peut qu'êttre enrichissant. Parce que bon on ne peyt d'un côté demander aux gens d'accepter la diversité culturelle de l'Humanité et leur demander de ne jamais rencontrer d'autres cultures. De même on peutr éfléhcir à terme pour remplacer les grands voyages professionnels par des visioconférences (il me semble que le GIEC en parle dans son rapport), donc arrêter de faire venir une américaine militante écolo qui vit aux USA en France pour une seule conférence qui l'oblige à prendre l'avion et remplacer cela par une téléconférence.

Pour les voyages en voiture. A nouveau, oui commentd emander à toute la population de ne pas utiliser sa voiture pour 2 000 km tous les ans ? Tout le monde n'a pas la chance de vivre à Paris, à Lyon ou à Grenoble où la voiture est dispensable, pour beaucoup vivre sans voiture est impossible. De même ovous avez bien raison Seppi d'ironiser sur les employés qui doivent déménager. Parce que bon le souci est que les gens sont en couple (parfois) et quand dans le couple le travail est dans un endroit différent le compromis est souvnet de vivre à mi distance. Mais comment on fait du coup ? On parque tout le monde dans des villes ? On revient au mariage arrangée organisée parmis les gens qui travaillent dans la même ville ou au même endroit ? Où on comprend que toute vie est différente et que c'est à chacun de voir ce qu'il peut faire en fonction de là où il vit. Mais on peut commencer à limiter certains déplacements inutiles. Par exemple le confinement montre qu'on peut organiser des rencontres sportives sans que des supporters viennent en masse, du coup ne faire que des rencontres sportives à huit clôt. Ce serait pas mal pour lutter contre la pollution due au transport. De même le festival de Canne est repporté. Cette expérience devrait faire réfléchir à l'inutilité d'organiser chaque année ce festival, on peut l'organiser touws les 5 ans par exemple. Après tout le festival de Cannes est un des événements les plus polluants du cinéma, arrêter d'en faire tous les ans ce sera une très bonne chose, tous les stars et starlettes qui nous demande de faire des efforts seront très contents de montrer l'exemple en cessant de vouloir un festival chaque année. Non ? Voulez-vous dire que c'est plus facile de taper sur les éleveurs que sur les barons du cinéma ?

Pour la viande. Ok la viande a un impact écologique fort, mais d'où tiennent-ils le chiffre de deux fois par mois maximum ? Parce que la plupart des chercheurs tablent à 3 fois par semaine maximum ... Et puis bon comment proposent-ils de fare évoluer l'agriculture ? Car c'est bien beau de dire Faut faire ceci ou cela mais à un moment im faudrait aussi penser à écouter les institutions de recherche en agronomie comme on écoute le GIEC. Cela leur fera peut-être comprendre que le 100% bio est une impasse et que le manger local n'est pas possible partout.

Pour la tribune du Monde normal. Bon là la réponse est simple. Le Covid est une menace immédiate on en voit les effets, le changement climatique est un phénomène sur moyen ou long terme. En outre je rappelle que des études en psychologie ont démontré que devant l'ampleur du défi il faut agir sur tous les plans, ça paralyse le cerveau, ils peuvent pas être plus psychologues ?

Pour la professeure de Science Po. Rien à redire si ce n'est que puisqu'il faut écouter les scientifiques, pourquoi n'écoutent-on pas les agronomes pour les questions d'agriculture et d'élevage ? Non parce que les bonhommes qui ressortent que les grands labos de climatologie soutiennent les thèses du GIEC et défendent une agriculture vegan dans les 5 ans, je signale que la plupart des institutions de recherche en agronomie sont formels : la suprpession de l'élevage ou de la consommation de ses protéïnes sera difficile à supporter par les systèmes agricoles, l'Académie d'Agriculture de Suède (celle du pays de Greta Thunberg) l'a clairement dit dans son dernier rapport.

(d'ailleurs en parlant de Greta je souligne qu'elle même a une position ambiguë sur le nucléaire. Ce qu'elle dit est "Je suis contre à titre personnelle mais le GIEC pense que c'est une bonne solution contre le changement climatique. Je ne souhaites pas entrer dans le débat. En gros si elle souligne le soutien du GIEC à cette technologie, elle ne se dit pas clairement pour et de nombreux djeuns des Young for Climates soutiennent les positions anti-nucléaires, pas tous heureusement).

De même autre idée le cinéma et les jeux vidéos étant des loisirs très polluant on peut réfléchir par exemple à diminuer leur fabrication. Donc pour les jeux vidéos 10 jeux par an et par pays, on arrête de sortir de nouvelles console. Pour le cinéma, 10 séries, film et téléfilms et dessins animés par an et par pays.

D'autres choses sont à faire mais je vais m'arrêter là (je crois que ce sera le plus long commentaire que j'aurai fais sur votre blog Seppi).
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U
l’artificialisation des sols, provoque[rait] de plus en plus d’interactions entre l’espèce humaine et le monde sauvage.
J'ai du mal à comprendre la logique ...
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M
Ce que ne comprenne pas (ou ne veule pas comprendre) les collapsologistes et anticapitalistes, c'est l'incompétence de l’état dans les gestion de crise.
Alors qu'ils avaient plus d'un mois pour anticiper, ils n'ont rien fait. Ils n'ont pas anticipé la pénurie de masque ffp2 qui à commencée dès l'arrivé de l'épidémie en France et celle de gel hydroalcoolique dont ils se sont empressés de réquisitionner les stock privant les hôpitaux, médecins et infirmières libéraux de ces derniers. Ils ont enchainé les mesures contradictoires comme maintenir les municipales tous en disant qu'ils fallait maintenir les déplacements au strict nécessaire (combien de contaminé à cause de ça ?).
L'origines de l'épidémie était connues (la Chine) mais ils n'ont pas fait grand chose dans le suivis des contaminés. La ou d'autre pays faisait des dépistages massif et retraçais le parcours des malades, ici rien.
Les hôpitaux en manque de moyen (ils n'ont même pas de masque et de gel) ce qui date d'un bon moment (le personnels hospitalier sans plains depuis plusieurs années).
La gestion des malades est aussi mauvaise, alors que des hôpitaux privé dans l'est (le Diaconat à Mulhouse) libères des lits de réa pour allégé les hôpitaux publique, les malades eux sont envoyés à Toulon au lieu de l’hôpital juste à coté.
Ont peu rajouté à ça une communication confus chaque membre du gouvernement s’exprimant sans avoir l'air de se concerter entre eux. Une volonté de ne pas créer la panique tout en sortant des phrases comme "la pire crise sanitaire depuis 1 siècle" ou "être en guerre ou économie de guerre". Bref ne paniqué pas mais c'est la guerre.
On arrive donc à la fin à des mesures restrictives, brouillonnes et qui paralyse l'économie alors que tous ça aurait pus être évité.
Le faite que nos collapsologue semble prendre ça en exemple montre qu'ils ne peuvent pas appréhender une crise direct et donc encore moins quelque chose de diffus et bien plus complexe comme le climat. Avec ça ont peut grandement douté de l'intérêt de leurs suggestions pour le climat.

Je trouve ça drôle quand ils suggèrent (exigent) de manger bio pour le climat. Déjà qu'aucune étude ne montre un quelconque bénéfices pour le climat du bio, ont s' attendrais presque à voir apparaitre un "cette tribune est sponsorisée par Biocoop".
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H
Ces gens surfent sur l'ignorance du passé et l'inculture scientifique, ignorance et inculture dont ils souffrent également gravement pour la plupart d'entre eux. Pire certains scientifiques sont aussi ignorants en matière d'histoire que peu confrontés aux réalités, car la nature il la connaissent et la vivent essentiellement dans leur labo et dans leurs villes. Je suis régulièrement totalement sidéré parce que ce que je peux parfois lire dans certaines "pseudo-études" sur la nature ? Mais combien de jours ou seulement combien d'heures par an, ces "biologistes" passent-ils dehors en pleine nature réellement ?
Bactéries et virus n'ont pas attendu la mondialisation pour voyager sur l'ensemble de la planète, seul le continent américain ayant été partiellement épargné jusqu'à Christophe Colomb, enfin pas tant que cela car les Vikings et les pêcheurs de morue accostaient déjà au nord du continent avant sa découverte officielle.
Les voyages de virus ou bactéries pouvaient être plus lent qu'aujourd'hui, mais ils voyageaient très très bien en raison de routes commerciales et de contacts dont certains remontent au néolithique bien loin du mythe d'une mondialisation récente qu'on nous sert aujourd'hui.
L'histoire du bacille de la peste est en soi édifiant puisqu'il arrive des plateaux tibétains dès le début du XIVème siècle. La peste se répand en Chine et première moitié XIVème traverse les steppes à une vitesse estimée au minimum à 1 km par jour. Dans les années 1340, elle est sur les rives de la Caspienne. Les turcs la transmettent aux Génois lors du siège de Caffa en 1346, en leur catapultant des cadavres infectés. Les Gênois la retransmettent à leur tour sur le continent européen, Marseilles est atteint fin 1347 et par les routes commerciales bien vivaces, la pandémie s'étend à toute l'Europe. 30% d'Européens vont décéder dans les 2-3 ans qui suivent. D'autres attaques de la peste vont suivre au cours des siècles, la dernière en France à Paris en 1920. C'est la puce d'une variété de rat qui transmet la peste bubonique par ses piqûres car cette puce va sur les humains. Mais la peste bubonique peut évoluer en peste pulmonaire et dans ce cas la transmission se fait directement d'humain à humain par expectoration.
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F
Il y a en effet beaucoup de monde qui essaye de tirer profit de l’épidémie. Chacun essaye de soutirer des financements sur le mode « vous voyez bien qu’il y a de l’argent, alors pourquoi pas pour ma cause? »

Ce que tous ces militants ne semblent pas comprendre c’est que COVID-19 tue des être humains par milliers. A ma connaissance le changement climatique n’a jamais tué personne.

Cela dit, dans le genre récupération, Ruffin atteint des sommets : « Cette crise est aussi une fenêtre pour nous: réquisition, plafonnement des prix, etc. Dans de tels moments, les esprits sont comme une pâte un peu molle, où l’on peut faire passer des idées neuves. Associations, syndicats, partis, soyons à ce rendez-vous! »
https://leblogdenathaliemp.com/2020/03/16/le-coronavirus-de-la-recuperation-politicienne-a-encore-frappe/
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