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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Glyphosate : encore une étude de toxicologie avec des doses invraisemblables

10 Janvier 2020 , Rédigé par Seppi Publié dans #Article scientifique, #Glyphosate (Roundup)

Glyphosate : encore une étude de toxicologie avec des doses invraisemblables

 

 

 

C'est pré-publié pour le moment sur BioRxiv, et c'est « Shotgun metagenomics and metabolomics reveal glyphosate alters the gut microbiome of Sprague-Dawley rats by inhibiting the shikimate pathway » (la métagénomique et la métabolomique Haut débit révèlent que le glyphosate altère le microbiote intestinal des rats Sprague-Dawley en inhibant la voie du shikimate).

 

Et c'est de Robin Mesnage, Maxime Teixeira, Daniele Mandrioli, Laura Falcioni, Quinten R Ducarmon, Romy D Zwittink, Caroline Amiel, Jean-Michel Panoff, Fiorella Belpoggi, Michael Antoniou – un attelage de l'Institut Ramazzini à la sulfureuse réputation, du King's College de Londres, de l'Université de Caen et de l'Université de Leiden.

 

En voici le résumé (nous découpons...) :

 

« Il y a un débat intense sur la question de savoir si le glyphosate peut interférer avec la biosynthèse des acides aminés aromatiques dans les micro-organismes colonisant le tractus gastro-intestinal, ce qui pourrait potentiellement entraîner des résultats négatifs pour la santé.

 

Nous avons comblé cette lacune majeure de la toxicologie du glyphosate en utilisant une stratégie multi-omique combinant la métagénomique et la métabolomique Haut débit. Nous avons testé si le glyphosate (0,5, 50, 175 mg/kg p.c./jour) ou sa formulation herbicide commerciale représentative MON 52276 aux mêmes doses équivalentes de glyphosate a un effet sur le microbiote intestinal du rat dans un test de toxicité subchronique de 90 jours.

 

Les mesures de biochimie clinique dans le sang et les évaluations histopathologiques ont montré que le MON 52276, mais pas le glyphosate, était associé à une augmentation statistiquement significative de la stéatose et de la nécrose hépatiques. Des lésions similaires étaient également présentes dans le foie des groupes traités au glyphosate mais pas dans le groupe témoin.

 

La métabolomique du caecum a révélé que le glyphosate inhibe l'enzyme 5-énolpyruvylshikimate-3-phosphate (EPSP) synthase dans la voie du shikimate, comme en témoigne une accumulation d'acide shikimique et d'acide 3-déshydroshikimique.

 

Les niveaux de dipeptides du microbiote caecal impliqués dans la régulation de l'équilibre redox (gamma-glutamylglutamine, cystéinylglycine, valylglycine) voyaient leurs niveaux significativement augmentés.

 

La métagénomique tronquée a montré que le glyphosate affectait la structure de la communauté microbienne du caecum et augmentait les niveaux d'Eggerthella spp. et Homeothermacea spp. Le MON 52276, mais pas le glyphosate, a augmenté l'abondance relative de Shinella zoogleoides. Les Shinella spp. étant connus pour dégrader les alcaloïdes, l'augmentation de leur abondance peut expliquer la diminution des niveaux de solanidine mesurés avec le MON 52776 mais pas le glyphosate.

 

D'autres formulations de glyphosate peuvent avoir des effets différents, car le Roundup GT Plus a inhibé la croissance bactérienne in vitro à des concentrations auxquelles le MON 52276 n'a présenté aucun effet visible.

 

Notre étude met en évidence la puissance d'une approche multi-omique pour étudier les effets des pesticides sur le microbiote intestinal. Cela a révélé le premier biomarqueur des effets du glyphosate sur le microbiote intestinal du rat. Bien que davantage d'études soient nécessaires pour déterminer s'il existe des implications pour la santé résultant de l'inhibition par le glyphosate de la voie du shikimate dans le microbiote intestinal, nos résultats peuvent être utilisés dans des études épidémiologiques environnementales pour comprendre si le glyphosate peut avoir des effets biologiques sur les populations humaines.

 

 

 

 

Nous n'entrerons pas dans une étude détaillée de ce travail, effectué sur des groupes de 12 rattes.

 

Le résumé est un assemblage astucieux de résultats, de fanfaronnades et d'hypothèses, avec ce qu'il faut d'anxiogénèse (« pourrait potentiellement entraîner des résultats négatifs pour la santé »... une ceinture doublée de bretelles de précaution, on adore).

 

Les auteurs se font modestes et précautionneux en conclusion, et c'est tant mieux. Reste à savoir comment l'étude sera exploitées dans les sphères médiatiques et activistes. Si les prêcheurs d'apocalypse s'en tiennent au titre, ce sera bien mal barré...

 

S'agissant du fond, il suffit de relever que les rattes ont reçu 0 (témoins), 0,5, 50 ou 175 mg de glyphosate – soit pur, soit formulé – par kilogramme de poids corporel et par jour.

 

La dose de 0,5 mg/kg p.c./jour correspond à la dose journalière admissible dans l'Union Européenne.

 

Pour une petite personne de 60 kg, cela représente 30 milligrammes. Si l'on prend les chiffres tonitrués par les « pisseurs de glyphosate », certes très contestables – de l'ordre de 1 microgramme par litre d'urine – et en comptant large (deux litres d'urine par jour avec la même concentration que le pipi matinal, 20 % de la dose absorbée excrétés par les urines), ces 30 milligrammes représentent une dose 3.000 fois plus élevée que la dose absorbée dans la vie courante (toujours sous réserve des réserves que l'on peut formuler sur les chiffres des activistes).

 

La dose maximale de 175 mg/kg p.c. représente une dose de 10,5 grammes par jour pour cette personne... plus d'un litre de Roundup prêt à l'emploi…

 

Ajoutons que l'étude a été financée par the Sustainable Food Alliance (USA) et en partie par le Sheepdrove Trust (UK). Ce n'est pas anodin.

 

 

 

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Morokko 15/01/2020 20:31

Bonjour,

Une petite précision est nécessaire, dans cette étude les auteurs ne revendiquent absolument pas le fait qu'il y ait des implications pour la santé humaine car les données ne le permettent pas (Cf. tweet de R. Mesnage à ce propos):
https://twitter.com/Robin_Mesnage/status/1204695325136629760?s=20

De plus, la remarque que vous qualifiez d'anxiogène est tout à fait à sa place puisque des effets sur la santé humaine pourraient effectivement être observés, si - chez l'homme - des souches du microbiote intestinal étaient impactées par le glyphosate à des doses inférieures à la DJA.

Dans cette étude, rien ne sert de frapper les auteurs quant à la dose utilisée puisqu'ils ne font pas de corrélation directe avec un éventuel effet sur la santé mais mettent en avant quelques marqueurs permettant d'aller éventuellement plus loin avec des études travaillant avec des doses nettement inférieures. Ce qui est démontré ici doit donc être interprété à sa juste valeur et - espérons le - ne sera pas déformé par les médias.

Seppi 29/01/2020 16:40

@ max le jeudi 16 janvier 2020 à 20:15

Bonjour,

Merci pour votre commentaire.

Je ne tiens pas à poursuivre ce fil. Je pense qu'on peut s'accorder sur le fait que cette étude apporte des éléments de connaissance mais qu'elle souffre d'irréalisme quant aux conditions des essais.

Votre dernier point est intéressant : à quand une étude sur les effets comparés du glyphosate (ou d'une autre substance honnie) et des cranberries (ou de toute autre substance supposée avoir un effet positif ou négatif) ?

Seppi 29/01/2020 16:31

@ Morokko le jeudi 16 janvier 2020 à 18:01

Bonjour,

Merci pour votre commentaire.

On tourne un peu en rond, mais avec une constante : pour vraiment savoir, il faut faire des expériences avec des doses réalistes.

Le truc "glyphosate v. produit formulé" est aussi un problème récurrent. Sauf preuve du contraire, les consommateurs ne sont pas exposés aux co-formulants (à moins qu'ils ne soient présents dans les tablettes détergentes pour lave-vaisselle et que la vaisselle ait été imparfaitement rincée).

Et pour "c'est la période qui fait le poison", je voudrais voir...

Seppi 29/01/2020 16:08

@ Zernick le jeudi 16 janvier 2020 à 10:55

Bonjour,

Merci pour votre commentaire.

Je partage votre avis… puisque je me suis fendu d'un billet "encore une étude de toxicologie avec des doses invraisemblables".

Seppi 29/01/2020 15:37

@ Morokko le mercredi 15 janvier 2020 à 20:31

Bonjour,

Merci pour votre commentaire.

Merci aussi pour le lien.

Mais je campe sur ma position. Ce qui me dérange, ce sont les doses.

"We propose a biomarker for future studies" ? A condition que l'on observe un effet mesurable aux doses auxquelles on pourrait trouver du glyphosate dans le tractus digestif.

max 19/01/2020 15:50

"Les études concernant la toxicité des adjuvants du glyphosate n'implique pas toute la fondation européenne Ramazzini et encore moins G.E Séralini. C'est un énorme biais que de ne préférer critiquer des publications en se basant uniquement sur les auteurs et non le contenu. C'est tout à fait contradictoire avec le bon sens scientifique, mais passons. "
Je ne répondais qu'a votre commentaire. C'est vous qui avez conseillez de se référer aux études du même auteurs. Mesnages, Séralinis et compagnies sont des multirécidiviste en ce qui concerne la junk science. Le bénéfice du doute sur le bien fondé de leurs travaux ne doit plus leur être accordé.
"Dans le cas du POEA (et d'autres tensioactifs) qui est utilisé dans nombre de formulation, il a été démontré qu'il peut avoir des effets très toxique (cf. publications précédentes des mêmes auteurs)."
Et bien sur que les tensioactifs sont toxiques, le problème est de savoir si ils le sont dans des conditions usuelles.

"Absolument pas, il ne faut pas confondre tendance et réalité statistique. Il est bien écrit dans la publication qu'aucune différence significative n'est à souligner justement c'est écrit noir du blanc."
Encore une fois merci de ne pas prendre au premier degré ce qui est de toute évidence du sarcasme. En plus j'ai bien dit que cette conclusion n'était pas à faire. Et heureusement qu'ils ont dit que les résultats n'était pas significatif.
"Considering the limited time of exposure (90 days), and the limited number of animals, it is possible that this non-statistically significant alterations in liver and kidney structure could be due to the glyphosate or MON 52276 exposure."
Ils admettent aux mêmes que le nombre de rats est limité, et bien qu'ils reconnaissent que les résultats ne sont pas significatif, ils accusent quand même le glyphosate (même si c'est au conditionnel).

"Il y a une publication notamment sortie chez Scientic Reports (Groupe Nature...) https://doi-org.acces.bibl.ulaval.ca/10.1038/s41598-019-42860-0 . Les doses sont élevées mais les conclusions à en tirer permettent encore une fois de faire le lien avec le microbiote intestinal, "
Seppi et d'autre ont déjà parler de cette étude.
http://seppi.over-blog.com/2019/05/encore-une-etude-glyphosate-bashing.des-effets-transgenerationnels.html
https://twitter.com/AnthonyGuihur/status/1125761815428894721
Des doses massives directement injecté dans l'utérus, tu m'étonne que ça à un effet. A ce moment là difficile de dire que cet un PE, surtout vu ces conditions irréaliste. Ça permet aussi difficilement de faire le lien avec le microbiote intestinal. D'autres défauts de cette étude sont pointés (liens précédent).
Toutes ces études avec des dose extravagantes et on arrive qu'a un suspecté.

Mesnage à trouvé un biomarqueur des effets du glyphosate sur le microbiote intestinal, pour une personne se sifflant 1L de roundup par jour. A condition d'être confirmé par d'autres études (c'est lui qui le dit en plus).
"These shifts in bacterial species, once confirmed by further studies, could also act as additional biomarkers of glyphosate and Roundup exposure. Although more studies are needed to understand the health implications of glyphosate inhibition of the shikimate pathway in the gut microbiome, our findings can be used in environmental
epidemiological studies to understand if glyphosate can have biological effects in human populations."
Il dit quand même que ses "découvertes" peuvent être utilisé pour des études épidémiologique pour comprendre si le glyphosate à des effets sur la population. Alors que celle-ci ne représentent pas la réalité.
C'est la le problème de cette études, comment l'exploité (dans études épidémiologique comme il le propose par exemple) sachant que l’apparition des ces marqueur n'ont lieu qu'aux plus haute dose (à condition d'être confirmé, c'est lui qui le dit). Ça ressemble juste à une énième étude bâclé sur le glyphosate qui seras utilisé par le milieu anti-pesticide (dont Robin Mesnage fait partie).

Justin 10/01/2020 14:18

Manque la conclusion pour qui ne sait pas lire les tableaux ni l'anglais (même si "un physicien" a répondu)

Seppi 15/01/2020 10:10

@ Justin le vendredi 10 janvier 2020 à 14:18

Bonjour,

Merci pour votre commentaire.

La conclusion se trouve dans le résumé et entre les lignes du résumé. En bref :

"Notre étude met en évidence la puissance d'une approche multi-omique pour étudier les effets des pesticides sur le microbiote intestinal. ... nos résultats peuvent être utilisés dans des études épidémiologiques environnementales pour comprendre si le glyphosate peut avoir des effets biologiques sur les populations humaines."

On peut en extraire ceci : "...comprendre SI…" C'est très raisonnable (à condition de refaire des études avec des doses réalistes).

un physicien 10/01/2020 10:50

On a enfin la réponse à la question : que se passerait-il si vous buviez du glyphosate ?
Des rates qui ont bu l'équivalent d'un litre de roundup par jour pendant trois mois se portent parfaitement bien.

Seppi 15/01/2020 10:02

@ un physicien le vendredi 10 janvier 2020 à 10:50

Bonjour,

Merci pour votre commentaire.

C'est effectivement une conclusion possible. Encore faut-il vérifier dans la littérature de l'Institut Ramazzini s'ils n'ont pas évoqué la question de la mortalité dans un autre article.

Sauf erreur, l'article dont il s'agit ici s'inscrit dans une lignée d'articles fondés sur les mêmes rats.

Sny 10/01/2020 08:37

Je reviens encore sur mes habituelles interrogations sur la différence d'approche entre pesticides de synthèse et pesticides "naturels" (enfin je veux dire les fameux pesticides bio tout gentils et qui ne posent jamais de problèmes). Est-ce que des études similaires à fortes doses ont déjà été faites sur ces pesticides si vertueux ? Est-ce qu'il y aurait de quoi titrer aussi : "Sulfate de cuivre : encore une étude de toxicologie avec des doses invraisemblables" ??

Seppi 15/01/2020 12:12

@ Maître Folace le samedi 11 janvier 2020 à 14:04

Bonjour,

Merci pour votre commentaire.

Jusqu'à récemment, la bonne parole officielle a été : "Le -- oups ! la -- bio n'utilise pas de pesticides". On doit à des Pieds Nickelés un début d'information de la population : "* (*de synthèse)".

Seppi 15/01/2020 10:26

@ max le vendredi 10 janvier 2020 à 14:58

Bonjour,

Merci pour votre commentaire.

Dommage que cet article soit derrière un péage et que le résumé n'indique pas les doses employées.

Le spinosad a sauf erreur la même cible métabolique que les néonics dont on réclame l'interdiction à cor et à cri...

Seppi 15/01/2020 09:57

@ Sny le vendredi 10 janvier 2020 à 08:37

Bonjour,

Merci pour votre commentaire.

La réponse semble être positive :

https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/016579929090115Z

Des doses de 1,1–6,6 mg/kg p.c. par voie intrapéritonéale me paraissent être "de cheval".

Maître Folace 11/01/2020 14:04

La bonne parole officielle est qu'il n'est point besoin d'études sur les pesticides bio car nous avons des dizaines, voire des centaines d'années de recul prouvant leur innocuité pour la flore et la faune.

max 10/01/2020 14:58

Le problème vient principalement du traitement médiatique de telles "études" qui ne sont au final pas conçue pour les scientifiques (qui eux verront la supercherie) mais pour les médias qui pour la plupart ne liront même pas l'étude mais juste le communiquer. Les pesticides bio n'étant pas dans le collimateur des médias (surtout militants) de telles étude auraient un intérêts limité.
Les études montrant que les pesticides bio peuvent être préoccupant passent de toute manière inaperçue.
Si l'on regarde l’abstract de celle-ci sur le spinosad et se effets sur les stinglees bee (je n'est pas lu l'étude, une étude seule ne veut pas dire grand chose et l'abstract ne conclue pas par une demande d'interdiction mais sur le fait que les insecticides bio ne devraient pas être exempté d'analyse d'évaluation des risques), elle aurait suffit à un Foucart à dire que le spinosad doit être interdit. On voit dans cet abstract que la DL50 orale du spinosad est plus faible que celle de l'imidacloprid (un néonicotinoïde).12.07 ng a.i./bee pour le spinosad contre 23.54 ng a.i./bee pour l'imidacloprid. Si ça avait été l'inverse, nous aurions eu des articles pour nous dire à qu'elle point il faut interdire les néonicotinoïdes, mais dans le cas d'étude comme, ça silence radio.
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0045653514013563

Astre Noir 10/01/2020 07:56

Ben voilà, les auteurs voulaient vérifier la fameuse formule de Paracelse...

Seppi 15/01/2020 10:15

@ Murps le vendredi 10 janvier 2020 à 14:58

Bonjour,

Merci pour votre commentaire.

Il y a aussi des images comparant le sulfate de cuivre et le glyphosate qui fleurissent sur Twitter (et sur ce blog).

Seppi 15/01/2020 09:39

@ Astre Noir le vendredi 10 janvier 2020 à 07:56

Bonjour,

Merci pour votre commentaire.

C'est une interprétation possible...

Seppi 13/01/2020 18:29

@ Sny (email) le lundi 13 janvier 2020 à 15:49

Bonjour,

Merci pour votre commentaire.

Bonne suggestion… Il faut juste trouver un site où on peut poster et où les anti-pesticides sont particulièrement actifs

Sny 13/01/2020 15:49

Merci max, pour ces précisions. Vous donnez un exemple qui confirme une fois de plus que les écolos s'imaginent avoir le monopole de la vertu mais sont tout à fait incapables de balayer devant leur porte ; c'est tout de même hallucinant ce deux poids deux mesures.

Finalement il y a d'un côté le mauvais agriculteur qui balance un truc toxique pour se débarrasser d'un nuisible et, de l'autre, le bon agriculteur (bio) qui lui par contre balance un truc toxique pour se débarrasser d'un nuisible. C'est comme la différence entre le bon chasseur et le mauvais chasseur du sketch des inconnus.

Je me suis amusé un jour à parler en commentant un article sur yahoo des effets toxiques du sulfate de cuivre. J'ai listé, comme le fait ci-dessous Murps, les effets toxiques, fait mine de m'indigner sur ces fameuses distances de sécurité des épandages de pesticides, tout en prenant soin de ne pas nommer le pesticide en question. Cette fois-là mon commentaire a reçu un très bon ratio d'appréciations positives (bien sûr les appréciations négatives remontent quand on liste les mêmes effets négatifs tout en rappelant que le pesticide est utilisé en bio).

Pour que la réflexion soit équitable, pour enrayer ce deux poids de mesures, je propose à ces écolos-intégristes de donner leur avis sur tel ou tel pesticides mais en leur cachant les noms, l'origine ("naturelle" o synthétique) et en leur demandant de s'appuyer uniquement sur les effets observés (que se soient à partir de de méta-analyses, ou encore (comme ils adorent le faire en général) d'études isolés ou d'études à la con de toutes sortes.

Murps 10/01/2020 14:58

Extrait de la Fiche de toxicité du Sulfate de cuivre :
H302 - Nocif en cas d'ingestion
H319 - Provoque une sévère irritation des yeux
H315 - Provoque une irritation cutanée
H410 - Très toxique pour les organismes aquatiques, entraîne des effets néfastes à long terme

Source : http://www.inrs.fr/publications/bdd/fichetox/fiche.html?refINRS=FICHETOX_294

Ca vous va ?
;-)