« Alimentation 100 % végane : la fausse bonne idée pour sauver la planète » de M. Franck Niederkorn dans les Échos
3 Juillet 2019 , Rédigé par Seppi Publié dans #Divers
Glané sur la toile 363
« Alimentation 100 % végane : la fausse bonne idée pour sauver la planète » de M. Frank Niederkorn publié par les. Échos le 25 juin 2019 est tout simplement excellent, à un (petit) bémol près.
Évacuons le ! Il a écrit : « Ils [les animaux] produisent surtout des fertilisants grâce à leurs déjections ». C'est faux, mais c'est tellement rabâché, que l'auteur doit être absous. Les animaux recyclent des éléments fertilisants qui ont servi à produire leur nourriture.
Et enfonçons le clou : lorsque l'agriculture biologique utilise des matières organiques issues d'un élevage conventionnel (mais pas « ndustriel », on a sa fierté), elle utilise des engrais de synthèse qui auront été en quelque sorte blanchis par le passage dans l'estomac d'un animal.
L'auteur du texte corrige du reste ce lieu commun :
« "Si le bio se développe, l'animal joue un rôle fondamental dans le transfert de la fertilité vers les cultures", insiste Thomas Nesme, dont le laboratoire doit bientôt publier une étude sur ce sujet.
En résumé :
« Si une réduction drastique de notre consommation de viande s'impose pour des raisons sanitaires et pour lutter contre le réchauffement climatique, les animaux d'élevage vont rester indispensables pour leur apport à l'environnement. A condition de revoir nos modes de production. »
Les explications sont lumineuses.
Citons aussi le premier paragraphe :
« Faire baisser la consommation de viande, oui, mais jusqu'à quel point ? Les rapports se suivent et se ressemblent pour nous enjoindre de changer notre alimentation : 500 grammes de viande rouge par semaine au maximum pour la dernière étude académique française Nutrinet, et même moins de 200 grammes dans l'étude Eat publiée par le journal « The Lancet » en début d'année. La viande est dans la ligne de mire des spécialistes de la nutrition, comme de ceux de l'environnement. »
On peut être d'un avis différent s'agissant des rapports : la différence est de taille entre 500 et 200 grammes, et il faut bien constater que les déclarations des scientifiques en matière nutritionnelle manquent singulièrement de prudence.
Mais sur le fond, cet article est une contribution bienvenue à la lutte contre des mythes :
« "Un monde sans animaux ne serait pas optimal, et la généralisation d'une alimentation végétalienne nécessiterait plus de terres pour nourrir la population qu'un régime modéré en viande", confirme Bertrand Dumont, chercheur à l'Inra et à l'université de Clermont-Auvergne. »
Newsletter
Abonnez-vous pour être averti des nouveaux articles publiés.
Pages
Catégories
- 1434 critique de l'information
- 1203 Activisme
- 1024 Divers
- 822 Politique
- 743 OGM
- 604 Pesticides
- 560 Glyphosate (Roundup)
- 540 Article scientifique
- 431 Alimentation
- 424 Santé publique
- 409 Afrique
- 354 Agronomie
- 325 Agriculture biologique
- 293 amélioration des plantes
- 263 CRISPR
- 221 Willi l'Agriculteur
- 214 Union européenne
- 203 NGT
- 195 Union Européenne
- 171 Allemagne
- 169 Etats-Unis d'Amérique
- 156 Covid-19
- 151 Elevage
- 143 Climat
- 135 élevage
- 129 Albert Amgar
- 126 Economie
- 125 Abeilles
- 124 Néonicotinoïdes
- 100 Risk-monger
- 94 Biotechnologies
- 94 Monsanto
- 74 Biodiversité
- 62 Santé
- 61 CIRC
- 57 ISAAA
- 56 Politique agricole
- 56 Semences
- 55 Schillipaeppa
- 55 Ukraine
- 54 Gilles-Éric Séralini
- 51 Greenpeace
- 49 Perturbateurs endocriniens
- 45 Générations futures
- 43 Inde
- 42 Energie
- 42 Engrais
- 42 Élevage
- 41 Risk-monger (David Zaruk)
/image%2F1635744%2F20150606%2Fob_b8319b_2015-06-06-les-champs-de-l-au-dela-tom.jpg)