Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Expliquer le désherbage avec un tableau, « Les Sarcleuses »

12 Juin 2019 , Rédigé par Seppi Publié dans #Agronomie

Expliquer le désherbage avec un tableau, « Les Sarcleuses »

 

Glané sur la toile 353

 

 

C'est un superbe fil de M. Alexandre Carré sur le désherbage, dont voici le premier élément :

 

 

 

 

Nous reproduirons aussi celui-ci :

 

 

 

 

Et dire qu'il y a des gens qui font la promotion de l'agriculture dite « biologique » en Afrique...

 

Ne manquez pas la petite vidéo sur un robot désherbeur : impressionnant. Et vous savez quoi ? Il applique des mini-doses d'herbicides... de ces herbicides dont la bien-pensance réclame l'interdiction...

 

Il manque cependant une autre vidéo. Par exemple celle-ci, sur le désherbage manuel en « bio ».

 

 

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

jp 12/06/2019 23:23

mais actuellement beaucoup de personnes on envie de le faire pour gagné de l'argent?

Seppi 16/06/2019 17:47

@Hbsc Xris le ‎jeudi‎ ‎13‎ ‎juin‎ ‎2019‎ ‎01‎:‎06

Bonjour,

Merci pour ce commentaire qui constitue une analyse lucide et pertinente.

A part peut-être la référence à "une complaisance de nos élus"... avec M. Didier Guillaume comme ministre de l'agriculture on a franchi un sacré pas.

Voir aussi l'article de M.Yann Kindo, référencé par ailleurs dans ce fil de commentaires.

Seppi 16/06/2019 17:40

Bonjour,

Merci pour votre commentaire.

Faire quoi ? Désherber à la main ou faire d'autres travaux agricoles du même type ? Vous n'y pensez pas ! On fait venir de plus en plus de saisonniers des pays de l'Est.

Hbsc Xris 13/06/2019 01:06

@jp, le principe de l'agriculture bio, c'est la main d'oeuvre gratuite.
Il y a le woofing, la ferme bio vous offre l'hébergement pour 4 à 6 heures de travail par jour. Les scandales de cette pratique se multiplient dans le monde, car des gens partent à l'étranger dans des fermes dites "modèles" et se retrouvent coupés du monde, un mois ou plus, à bosser comme des dingues sans salaire.
Ensuite, il y a les "stagiaires" spécialité des fermes bio, faire payer des formations au bio qui consistent en réalité à travailler 80% du temps sur les exploitations. Non seulement les stagiaires ne sont pas payés pour leur travail, mais ils paient leur stage, jusqu'à 200 euros la journée. Même les esclavagistes des siècles passés n'avaient pas imaginé faire payer des esclaves pour leur travail ! A noter qu'un certain nombre de fermes bio ont des contrats de formation signés avec l'état, avec diplôme à la clé, qui moyennant conditions (chômage, reconversion, etc...) finance les soi disant stages.
Dans ce cas, c'est donc l'état qui paie la main d'oeuvre de ces fermes. C'est un système assez dingue, car non seulement celui qui travaille n'est pas payé pour son travail mais en plus la ferme "bio" reçoit de l'argent pour utiliser ses "employés" et ce sont de sacrés mannes.
Ce sont d'ailleurs la principale source de revenus de ces fermes modèles qui dissimulent derrière l'argent rentré grâce aux "stagiaires" leur absence de rentabilité.
Dernier point, les adhérents acheteurs des AMAP vont régulièrement aider gratuitement les agriculteurs des réseaux auxquels ils appartiennent. Là encore, cela fait partie des contrats de la plupart des AMAP et ces gens vont travailler bénévolement, lors des grands travaux, récolte, etc... Voilà, toutes ces pratiques sont des choix d'écologistes bio fanatiques, et maintenant, personnellement je pense que cela les regarde tant qu'ils ne veulent pas imposer leur choix à la planète.
En conséquence, même en travail salarié, je ne crois pas qu'il y ait beaucoup de candidats pour le travail de désherbage manuel même couché sur le ventre, dans une "machine" qui avance toute seule. Sinon l'agriculture française actuelle ne ferait pas venir massivement de la main d'oeuvre ponctuelle des pays de l'est (excellente main d'oeuvre rom d'ailleurs).
Le retour au bio est donc le choix d'une toute petite minorité que j'appelle les "loups hurlants" qui bénéficie d'un battage médiatique inouï et d'une complaisance de nos élus. Ensuite la majorité que j'appelle les "moutons de panurge" suit car elle a le cerveau vidé par la propagande et aussi ignorante en histoire qu'en sciences, ne comprend absolument pas ce que signifie le retour en arrière en cours.

Hbsc Xris 12/06/2019 22:31

Bon rappel.
Et oui, en France, des enfants, parfois très jeunes, en rang dans les champs pour désherber était un spectacle ordinaire jusqu'en 1882, date de la mise en place de l'instruction obligatoire. Les femmes faisaient les désherbages les plus difficiles. Ensuite ce sera massivement des femmes, partout, les enfants étant "pris" à l'école. Mon père a encore connu cet enfer, lorsqu'à 14 ans, il fut placé dans une ferme, dormant dans la paille de la grange, et désherbant et piochant à la main de l'aube au coucher du soleil. Il s'est sauvé en ville pour trouver un autre métier, et ce qu'il avait vécu l'a sacrément motivé pour bien s'en sortir. Rappelons cependant que Jules Ferry, pour nourrir la France, ce qui n'allait pas de soit dans la "merveilleuse" agriculture du XIXème siècle, instaura les grandes vacances pour que les enfants puissent aider aux travaux de l'été, moissons notamment, un autre travail harassant, les enfants, réajustaient les andains et ramassaient les gerbes, les plus petits faisant du glanage. Outre une multiplicité de tâches agricoles durant toutes ses vacances, ma belle mère, dès l'âge de 10 ans, était envoyé traire 8 vaches à la main, matin et soir. En ce temps là, pas de risque que les enfants ou ado trainent et fassent des "conneries" le soir, pas besoin non plus de TV ou de jeux vidéo, ils étaient épuisés et allaient se coucher.

Seppi 16/06/2019 17:32

@ Hbsc Xris le ‎mercredi‎ ‎12‎ ‎juin‎ ‎2019‎ ‎22‎:‎31

Merci pour votre témoignage.

Dans l'Helvétie voisine, la petite interruption du rythme scolaire d'octobre s'appelle "vacances de patates". Objectif initial clair...

Noone 14/06/2019 22:12

@bidudule
Un intéressant article sur un site qu'on ne peut pas soupçonner d'être de droite et qui résume bien des pratiques évoquées par Hbsc xris.
Il ne faut pas hésiter à lire la littérature d'extrême gauche qui est parfois plus courageuse que celle de droite pour dénoncer des abus.
https://www.anti-k.org/2018/03/01/de-lexploitation-milieu-fermier-ecolo/

Sur les AMAP, les aides ponctuelles des acheteurs sont bien connues et figurent dans la charte générale. Pour les opérations de ventes, déchargemenst, conditionnements, on peut même trouver sur le net des planning de "permanence" pour les acheteurs.

http://reseau-amap.org/creer-AMAP.php
Aides au travail
Les membres de l’AMAP sont vivement encouragés à participer aux travaux de la ferme, que ce soit de manière totalement bénévole ou en les faisant bénéficier d’une réduction sur leurs parts de récolte. 
Ne pas compter sur l’aide des membres pour les opérations cruciales, envisagez leur participation comme un bonus. 
Prévoir des jours de travail et des taches à effectuer.
Vous pouvez également faire appel à des travailleurs volontaires (ex. WWOOF), à des stagiaires d’établissement d’enseignement agricole, ou à un SEL.

Ensuite, tapez les sites de quelques grandes fermes modèles devenues des usines, non plus à légumes, mais à stages, je citerais personne, mais c'est un méga business qui rapporte gros, pas en légumes ! mais en pépettes apportés par les stagiaires.

Maître Folace 14/06/2019 10:54

Un article de l'excellent Yann Kindo qui répond avec un grand nombre de liens aux objections de biodudule.
https://blogs.mediapart.fr/yann-kindo/blog/170218/de-l-exploitation-en-milieu-fermier-ecolo

biodudule 13/06/2019 21:58

Hbsc Xris merci pour vos nombreux raccourcis en mode seppi.


1°) [woofing]. Évitez donc de dénigrer quelque chose que vous ne maitrisez absolument pas.

2°) [il y a les "stagiaires" spécialité des fermes bio] (sic) pourriez vous sourcer vos
balivernes et citerquelques fermes afin d'étayer vos ridicules propos?


3°) [A noter qu'un certain nombre de fermes bio ont des contrats de formation signés avec l'état, avec diplôme à la clé, qui moyennant conditions (chômage, reconversion, etc...) finance les soi disant stages.] (sic)
Cette fois vous crever le plafond! s'il existe quelque chose de spécifique à l'agriculture biologique donnez vite vos sources .


4°) [Dans ce cas, c'est donc l'état qui paie la main d'oeuvre de ces fermes.] (sic)
Où sont vos preuves ? Fournissez vos sources .


5°) [Dernier point, les adhérents acheteurs des AMAP vont régulièrement aider gratuitement les agriculteurs] (sic)

Encore du lourd à votre actif! toujours sans aucune preuve. Donnez donc vos sources.


Vous avez manifestement le cerveau bien imbibé par les nombreux mensonges de la propagande des personnages qui réalise à outrance la promotion des pesticides et OGM; nous attendons vivement vos
sources et preuves en face de vos propos plus que délirants .

mésange 12/06/2019 21:55

Merci seppi pour vos commentaires si si si ...

La vidéo sur le désherbage manuel en bio présente clairement et confirme parfaitement les nombreux avantages de l'agriculture biologique; elle exprime à la fois les bénéfices en termes social,économique,écologique donc toutes les bases d' une agriculture durable.
Merci à Thierry pour ses superbes vidéos.

Seppi 16/06/2019 17:25

Bonjour,

Merci pour votre commentaire (sans si, si…).

Je suppose que vous n'avez jamais désherbé à la main, couché ou non sur un "lit de désherbage" pour trouver de "nombreux avantages" à l'agriculture biologique.

picvert 14/06/2019 09:41

Rien que pour les points 1 et 2:
Une simple visite sur le site WOOF France permet de constater a quel point la pratique ressemble a du travail déguisé. D'ailleurs, la seule chose qui empêche de faire réellement ce constat, c'est l'absence supposé de lien de subordination et de rémunération, même en nature: a noter par contre que dans la démarche, il s'agit d'apprendre auprès d'un exploitant en échange d'hébergement et de nourriture, ce qui permet d'émettre de sérieux doutes quand a l'absence de subordination et de rémunération.
Et pour donner un exemple, citons Ferme d'Avenir: https://fermesdavenir.org/fermes-davenir/outils/les-participants-volontaires-sur-la-ferme
Leur site même explicite que le recours aux stagiaires est courant dans les micro-fermes (modèle de ferme bio par excellence) avec le recours au cadre associatif afin je cite "de passer outre la difficulté légale".
Enfin, la prétention a vouloir utiliser, comme dit sur leur site même, le cadre du Service Civique (rémunéré par l'Etat) pour participer a l'activité de la ferme apparait comme a minima, une prétention particulièrement inapproprié pour au minima deux raisons qui sont:
- L'absence d'un caractère social a l'activité qui est un prérequis absolu pour justifier d'un service civique.

Ce n'est qu'un exemple, mais qui a le mérite d'être assez édifiant quand aux pratiques pour le moins inhabituelles et potentiellement discutables que l'on peut trouver dans ce genre d'activité.
- Les conséquences en déséquilibre de la concurrence induit par ce genre de pratiques.

picvert 14/06/2019 09:14

C'est vrai qu'il est évident de devoir recourir a 6 personnes pour un travail abrutissant, rémunéré au lance pierre, instable, pour produire des produits a un coup exorbitant qui encouragera juste l'importation et que ces travailleurs ne pourront même pas se payer représente une avancée sociale et économique sans précédent.
Présenter cette agriculture comme durable et viable semble vraiment une absurdité.