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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

La cata de la précaution opposée aux néonics : les agriculteurs souffrent de l'incurie réglementaire de l'UE

9 Mars 2019 , Rédigé par Seppi Publié dans #Néonicotinoïdes, #Abeilles, #Politique, #Union européenne

La cata de la précaution opposée aux néonics : les agriculteurs souffrent de l'incurie réglementaire de l'UE

 

Risk-monger*

 

 

Image  : Charlie Rowland

 

 

Alors que la Commission Européenne, dépourvue de dirigeant, approche de sa fin pathétique, les Européens voudront oublier ses cinq années d'échecs et d'erreurs dans de nombreux domaines. Une partie de la population européenne qui n'oubliera jamais les cinq dernières années d'incompétence sera constituée par les agriculteurs, qui ont souffert d'un flot ininterrompu de mesures de précaution fondées sur la lâcheté et allant à l'encontre des preuves scientifiques ; de compromis politiques au bénéfice de groupes d'intérêt et au détriment de l'agriculture ; et de l'influence grandissante du lobby des produits biologiques et des verts néo-marxistes qui sont déterminés à promouvoir une perception erronée et moyenâgeuse de la campagne.

 

Oui, le Risk-monger est en colère. Les productions des agriculteurs échouent à un rythme alarmant et quelqu'un devrait informer ces fiers conservateurs de Bruxelles que c'est vraiment de leur faute.

 

 

Une litanie d'échecs

 

Avant que les fonctionnaires de la DG Santé lèvent un verre pour célébrer les réalisations de la dernière Commission en matière de défense de ce qui n’a jamais été menacé ; avant qu'ils vident leur bureau et se lancent dans de nouvelles carrières lucratives ; avant qu'ils essaient d’écrire un discours positif sur les cinq dernières années de négligence réglementaire, il semble que la réalité commence à leur sauter à la figure. Cette Commission quittera ses fonctions en sachant qu'elle a décimé l'agriculture européenne bien plus que toute sécheresse ou guerre de grande ampleur n'aurait pu le faire. L'impact des adorateurs de la précaution de la DG Santé sur l'agriculture de l'UE doit être comparé à des essaims de criquets pèlerins réduits à manger la terre.

 

Rappel de la litanie d’échecs de la Commission européenne envers les agriculteurs de l’UE :

 

  • Inaction et refus d'appliquer les procédures de l'UE lorsque le Comité Permanent des Végétaux, des Animaux, des Denrées Alimentaires et des Aliments pour Animaux n'a pas été en mesure de prendre une décision de renouvellement du glyphosate pour une période de 15 ans ;

 

  • Incapacité de défendre le processus d'évaluation des risques de l'UE, maintenant en cours de réécriture par des ONG et des groupes d'activistes déterminés à détruire l'innovation dans l'UE ;

 

 

  • Soumission à la pression des militants des Verts et du lobby du biobusiness pour étendre l'interdiction des néonics à toutes les applications (et pas seulement aux plantes à fleurs visitées par les abeilles) sans aucune preuve ni justification ;

 

  • Dix années d’inaction sur la définition des nouvelles techniques d'amélioration des plantes, laissant la décision de les considérer comme des OGM aux tribunaux européens qui ont statué sur une plainte d’ONG et d’associations paysannes françaises ;

 

  • Démission devant des ONG qui ont poussé à l'adoption d'une approche de précaution, fondée sur les dangers plutôt que des risques, pour réglementer les substances chimiques perturbant le système endocrinien, ce qui implique que pour une majorité des substances phytopharmaceutiques à renouveler, on ne sera pas en mesure de prouver avec certitude qu'elles ne possèdent pas de propriétés perturbatrices du système endocrinien.

 

L'attractivité principale du manuel de précaution réside dans le fait qu'il est perçu comme une solution « sans victime » face aux décisions difficiles. Les régulateurs peuvent se prétendre protecteurs et penser qu'ils ne seront plus en poste au moment où les conséquences de leur inaction irresponsable seront révélées. Toutefois, dans le cas de l'interdiction de précaution des néonics, les agriculteurs, les consommateurs, l'environnement et les abeilles de l'UE souffrent beaucoup plus tôt que prévu par les régulateurs.

 

La précision de la dose dans les applications de produits de protection des plantes d’aujourd’hui est impressionnante. Les scientifiques ont réussi à calibrer les doses à un niveau suffisamment bas pour obtenir le résultat souhaité tout en veillant à ne pas trop utiliser ni gaspiller de pesticides – en d'autres termes, les agriculteurs utilisent juste la dose nécessaire pour tuer les parasites ciblés tout en protégeant l'environnement et en réduisant les niveaux de résidus. Cet équilibre entre l'efficacité de la substance et la sécurité vis-à-vis de l'environnement est fragile : tout changement aura des conséquences. Ainsi, tous ceux qui entendent quelque chose à l'agriculture comprendront à quel point le retrait de la technologie la plus efficace et le fait de laisser aux agriculteurs des outils plus anciens et moins efficaces pourraient être désastreux pour l'agriculture de l'UE. Les précautionnistes mal conseillés de la DG Santé ne comprennent pas l’agriculture.

 

Il y a deux ans, le Risk-monger avait prédit que les producteurs de colza de l'UE perdraient les moyens de contrôler la grosse altise dans les cinq ans suivant l'interdiction des néonics. Il s'est trompé. Il n'a fallu que deux années après l'interdiction des néonicotinoïdes dans l'UE pour que, pour ainsi dire, la merde touche le ventilateur de la précaution et s'étale sur les murs. Au Royaume-Uni, l’un des rares États membres à ne pas prévoir de dérogation pour les néonics, la grosse altise a décimé les cultures cette année et les agriculteurs ont rapidement perdu espoir.

 

 

Pourquoi les agriculteurs ont-ils utilisé des néonics ?

 

La grosse altise attaque les plantes comme le colza, de l'intérieur de la tige. Littéralement dans les deux jours qui suivent la découverte d'une infestation, un agriculteur devrait pulvériser une variété d'insecticides sur la culture pour avoir une chance de la sauver. Cela implique des tours de plaine réguliers, des applications fréquentes d'insecticides et une augmentation des coûts pour les agriculteurs. Si l'altise frappe au moment où les plantes émergent, le colza a peu de chance d'en réchapper et, si l'agriculteur a de la chance, en quelque sorte, il aura peut-être le temps de retourner le champ pour semer une autre culture. Compte tenu de la plus faible efficacité des insecticides foliaires plus anciens, le colza est devenu un trop grand risque pour les exploitations agricoles dans de nombreux climats nordiques.

 

Il était alors assez logique que les agriculteurs utilisent des semences de colza traitées avec des néonicotinoïdes.

 

Le caractère systémique des néonics apportait aux plantes une protection des tiges, à un niveau approprié pour qu'elles résistent à l'altise (sans risque pour les plus gros insectes utiles). Les rendements ont augmenté, de même que les superficies. Et lorsque les néonics ont été retirés de la boîte à outils phytosanitaires des agriculteurs, il n’a pas fallu beaucoup de temps à l'altise pour faire son sinistre retour. Mais les infestations d’organismes nuisibles ne se produisent pas du jour au lendemain (il faut parfois des années pour atteindre le seuil de nuisibilité), raison pour laquelle bien des responsables de la DG Santé ont naïvement estimé, au cours de l’année qui a suivi l’interdiction des néonics, que les choses se passaient très bien (et ont commencé à promouvoir l'interdiction de tous les usages des néonics).

 

 

Les agriculteurs souffrent

 

Les agriculteurs ont commencé à m'envoyer des images de leurs pertes de récoltes de colza en 2018.

 

 

Il y a deux ans, j'ai eu le privilège de participer à une tournée de conférences d'une semaine dans des communautés agricoles du sud de l'Angleterre. J'ai établi des contacts étroits avec de nombreux agriculteurs (pardon, j'avais promis une visite similaire à travers les Midlands – une fois rétabli, je compte honorer cet engagement) et depuis lors, ils m'ont régulièrement tenu au courant de l'état de leurs cultures. Le rendement du colza de 2018 était en baisse et montrait des signes de résurgence de l'altise. J’ai remarqué à l’automne dernier qu’un bon nombre d’agriculteurs avaient perdu leur premier semis de colza en quelques semaines à cause de l'altise et avaient essayé de semer une deuxième culture.

 

Mais après l'hiver 2018-2019, le véritable désastre de la précaution de la DG Santé à l'encontre des néonics a commencé à devenir évident. L'altise a décimé les cultures de colza de cette année dans certaines régions du Royaume-Uni, obligeant les agriculteurs à retirer le colza de leurs futures rotations. L'agriculteur britannique Charlie Rowland a dû observer que le coléoptère lui a fait perdre 50 hectares de colza. Les conversations sur le billet de Charlie étaient assez intéressantes – il avait tout essayé mais avait conclu que le colza n’avait plus d’avenir sur sa ferme.

 

 

Pas de colza cette année signifie pas de source riche en pollen pour les abeilles.

 

 

La vidéo de Heady montrant le coléoptère détruisant sa récolte – déchirant – voir sur Twitter.

 

Rich de Heady Farms a également conclu qu'il ne pouvait plus cultiver de colza (non seulement il ne disposait pas des outils nécessaires pour lutter contre l'altise, mais il avait également été privé des outils qu'il avait utilisés pour lutter contre les limaces par des régulateurs zélés). Ayant essayé différentes solutions, y compris la culture associée, il avait perdu six des sept champs cette année et le dernier (voir la vidéo) a eu du mal à survivre.

 

Encore plus difficile à accepter, Heady Farms a utilisé le colza dans une rotation pour préparer le sol pour les cultures suivantes (réduction des infestations de mauvaises herbes et de parasites). Et comme elle renonce au colza, elle devra probablement utiliser plus d'outils de protection des plantes sur les autres cultures. Si les décideurs de la DG Santé voulaient en apprendre un peu plus sur l'agriculture (hypothèse loufoque, il me semble, mais juste au cas où...), je leur recommande de visionner les vidéos éducatives de Headys Farm sur Twitter.

 

Il est absolument déchirant pour un agriculteur de perdre une récolte. Mais ce n'est pas seulement l'agriculteur qui souffre. Les consommateurs paient davantage pour les importations (souvent en provenance de zones où les mesures de protection des cultures sont moins sophistiquées) ; l’environnement en pâtit aussi, et surtout les abeilles.

 

 

Comment l'environnement et les abeilles souffrent des bonnes intentions des précautionistas

 

À chaque fois que des activistes bien intentionnés et des décideurs politiques influents se réunissent pour résoudre des problèmes et sauver le monde, il est courant que le Risk-monger marmonne un « Oh, mon Dieu ! « 

 

En premier lieu, la précaution est le plus souvent un concept rétrograde. Il est appliqué, et même appelé « principe », lorsque des gens s’efforcent de supprimer un obstacle ou une incertitude qui les gêne. Au lieu de trouver un meilleur moyen, on prend des précautions pour revenir à un monde ancien (en oubliant pourquoi il y a de bonnes raisons de ne plus prendre ce chemin). En revenant à une période antérieure aux traitements des semences par des néonics, les agriculteurs perdent la bataille contre l'altise et abandonnent tout simplement la culture du colza. Cela signifie supprimer le colza du plan de rotation des cultures, pénalisant ainsi la stratégie de gestion des sols (et les agriculteurs devront probablement retirer bientôt les betteraves à sucre de leurs cultures en raison de la même folie de la précaution).

 

Ajoutez à cela les tentatives vaines de sauver une partie des cultures de colza avec des pulvérisations foliaires accrues, avec des technologies plus anciennes, et l'effet sur le sol et l'eau ainsi que la folie du principe de précaution commencent à devenir pénibles à contempler. Les traitements de semences ont été conçus pour réduire l'impact environnemental. La DG Santé a-t-elle pensé à la santé des sols agricoles quand elle a interdit les néonics ? Nan ! Pas dans leurs attributions.

 

Comme le montre la vidéo de Rich Heady, les agriculteurs acquièrent également plus de connaissances sur la manière d’utiliser la rotation des cultures pour contrôler les mauvaises herbes et réduire les populations d’insectes. J'ai également soulevé cette question dans mon article sur les cultures de couverture. Sans colza dans la rotation, les agriculteurs devront trouver d'autres solutions.

 

La conséquence la plus ridicule de la folie des précautions malavisées de la DG Santé à l'encontre des néonics est qu’elles ont aggravé la situation des pollinisateurs – la raison même de leur stratégie d'affichage de leur vertu. À mesure que de plus en plus d’agriculteurs retireront le colza de leurs champs, il y aura beaucoup moins de riches sources de pollen pour les abeilles (les apiculteurs ont soulevé ce problème de nutrition). Encore plus ridicule, alors que ceux qui luttent pour conserver leurs cultures de colza les traitent avec les vieilles pyréthrines, les abeilles vont souffrir. Bien davantage ! Pourquoi les activistes et leurs agents de la DG Santé n’ontt-ils pas vu venir cette tragédie ? Comme je l'ai souvent dit, cet échec de la précaution n'a jamais eu pour objectif de sauver les abeilles.

 

° o O o °

 

Il est donc clair que l’interdiction de précaution des néonicotinoïdes de la DG Santé a été un échec catastrophique pour les agriculteurs, les consommateurs, l’environnement et les abeilles. Mais alors que ces régulateurs sans âme sont passés à autre chose, à « résoudre » d'autres problèmes, nous devrions nous demander : quelle est la source de l'échec pour les néonics ? L'ignorance est-elle venue de haut en bas ou de bas en haut ?

 

 

Un échec du haut en bas

 

La Commission Juncker a été construite sur la propagation du mépris pour le contrôle interne. Les présidences précédentes de la Commission Européenne s'appuyaient sur des consultations inter-services – une question de politique était gérée par plusieurs directions générales dans un dialogue assurant que tous les intérêts étaient bien représentés. REACH, un règlement dans lequel j'ai été fortement impliqué, par exemple, impliquait la DG Environnement, la DG Entreprises et la DG Sanco, permettant à différentes parties prenantes et aux gouvernements de s'engager aux niveaux appropriés. C'était désordonné mais toutes les parties avaient été entendues. Sous le régime actuel, le seul dialogue semble se dérouler entre la direction générale chargée de la question et Martin Selmayr, le Bismark de Bruxelles. Avec une direction faible au-dessus de lui, ce ténébreux fonctionnaire a pu mieux contrôler les commissaires en les isolants les uns des autres.

 

Toutefois, cette dégradation du processus politique de l’Union Européenne qui remonte au Livre Blanc sur la Gouvernance a pour résultat regrettable qu’une seule DG ne représente pas la complexité de la plupart des problèmes. La DG Santé est responsable de la protection de la santé humaine et animale dans l'UE. Il ne s'agit pas pour elle de savoir si les agriculteurs disposeront des outils nécessaires, si les fabricants de produits alimentaires auront accès à des ressources ou si les chercheurs disposeront d'un marché pour leurs innovations. Sans la DG Agriculture ou la DG Recherche dans le processus de dialogue via des consultations inter-services, l'ignorance est volontairement encouragée. Le commissaire à la santé n'est pas obligé d'écouter les agriculteurs ou de s'informer sur les conséquences de ses politiques sur les autres parties prenantes. L’héritage du pouvoir centralisateur de Selmayr a conduit à une Commission plus ignorante et plus irresponsable qui agit contre les intérêts de ses citoyens. Selmayr dirige maintenant le Secrétariat Général, de sorte que la stratégie de réglementation de Timmerman, tant vantée, ressemble davantage à une farce qu’à un échec.

 

 

Un échec de la base vers le sommet

 

L’interdiction de précaution imposée par l’UE sur trois technologies de traitement des semences par des néonicotinoïdes a montré à quel point le manque de consultations inter-services incitait également les responsables au niveau opérationnel à l'ignorance. Ces responsables de l'UE, alarmés par les campagnes activistes sur le déclin des abeilles et l'effondrement des colonies dans une autre partie du monde, ont estimé qu'ils devaient être perçus comme agissant. Tirée par une structure de chalutage mise en place au sein de l'EFSA par un directeur de la DG Sanco de l'époque opposé à l'industrie pesticides et un ministre français de l'environnement zélé, la Commission a imposé une interdiction de ces néonicotinoïdes, en invoquant la nécessité de sauver les abeilles. Elle a ignoré les preuves de ses propres scientifiques montrant que les populations de pollinisateurs n’avaient pas diminué, n'a pas publié les conclusions de ses propres études sur l’impact de l’interdiction initiale sur les agriculteurs, puis est allée de l'avant et a étendu l'interdiction des néonics à toutes les applications en extérieur (même sur les plantes non florifères telles que les betteraves à sucre n'ayant aucun effet sur les pollinisateurs). Les agriculteurs n'ont pas eu voix au chapitre dans les décisions de la DG Santé, et celle-ci ne comprend ni ne s'intéresse aux défis de l'agriculture dans l'UE.

 

Un bon exemple du peu de fonctionnaires de la DG Santé ayant une idée de l’agriculture est qu'ils ne réalisent pas ce qu’il adviendrait de l’agriculture s’ils retiraient une importante technologie de protection des cultures de la boîte à outils des agriculteurs. Voulaient-ils croire que, comme le clament des groupes militants comme PAN ou les Amis de la Terre, nous pouvons produire sans insecticides ? Ils ont peut-être adhéré aux préjugés de scientifiques activistes, comme l'infatigable Dave Goulson, qui pensent que les agriculteurs ne savent même pas que les néonics ne fonctionnent pas. Une chose est sûre, la DG Santé n’a pas lu l’étude du JRC qu’elle avait commandée, qui a montré que les agriculteurs, l’environnement et les abeilles souffrent de leur interdiction des néonics. Les agriculteurs n'entraient pas dans le cadre de leurs préoccupations.

 

° o O o °

 

Combien d'autres agriculteurs de l'UE devront-ils souffrir de cette folie de la précaution ? Malheureusement, je crains de ne pas pouvoir leur offrir beaucoup d'espoir. Les prochaines élections européennes semblent prêtes à offrir beaucoup de sièges aux candidats du Parti vert qui semblent résolus à imposer leur idéologie moyenâgeuse anti-ag-tech aux communautés rurales. Cela signifiera probablement la fin de la variété des cultures en rotation (le sol va en souffrir), moins d'outils de protection des plantes disponibles pour les agriculteurs (l'économie va en souffrir) et la fin des solutions innovantes des pionniers de l'agriculture de conservation (l'environnement va en souffrir).

 

Il faudrait un dirigeant courageux pour faire face à l'hystérie anti-technologie de masse qui règne dans les rues de Bruxelles, provoquée par des groupes d'activistes financés par l'UE. L’actuelle Commission sans tête n’a produit que de la lâcheté et aucune responsabilité pour les dommages causés par leur ignorance volontaire.

 

Un merci spécial à tous les agriculteurs qui ont partagé leur expérience et leurs points de vue avec moi. Vous ne méritez pas un brin de ces conneries que Bruxelles a déversées sur votre profession.

 

_______________

 

David pense que la faim, le SIDA et des maladies comme le paludisme sont les vraies menaces pour l'humanité – et non les matières plastiques, les OGM et les pesticides. Vous pouvez le suivre à plus petites doses (moins de poison) sur Twitter et la page Facebook de Risk-monger.

 

Source : https://risk-monger.com/2019/03/04/neonics-how-farmers-are-suffering-from-regulatory-negligence/

 

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Max 09/03/2019 15:53

Cette article montre un des gros problème actuelle de la politique. Les politiques ne sont pas confronté à la responsabilité de leurs actes. Leurs politiques est un échec ? C'est pas grave, le mandat ce termine et tout le monde oublie (même si l'on oublie pas il n'y aucun moyen qu'ils répondent de leurs actes). Ils se permettent de revenir pour donner des leçon (n'est-ce pas monsieur Hollande et madame Royale), même si le pire c'est qu'ont leur donne la parole sans leur rappeler leur échec. Quand d'autre profession ne peuvent se permettre la moindre erreur, il est inadmissible que nos décideurs puissent agir à leurs guise sans soucis des conséquences.

Seppi 18/03/2019 17:43

Bonjour,

Merci pour votre commentaire.

Je pense que c'est plus compliqué. Un de mes anciens collègues -- devenu sénateur (il se reconnaître peut-être) avait coutume de dire que prendre des décisions, c'est prendre le risque de commettre des erreurs. Ce qu'il faut, c'est prendre plus de bonnes décisions que de mauvaises.

Et, dans la foulée, savoir revenir sur une mauvaise décision.

Il est parfois/souvent difficile d'évaluer les conséquences. Quand on ne prend pas de nouvelle décision, l'ancienne situation peut perdurer et on ne saura jamais ce que l'on aurait gagné (ou perdu) avec cette décision.

Mais nous nous accorderons pour dire que prendre des décision dans un but électoraliste n'est pas une saine forme de gouvernance.

Pierre Arthuis 09/03/2019 12:15

"Rien n'est si dangereux qu'un ignorant ami. Mieux vaudrait un sage ennemi". Les zélés et vertueux commissaires de Bruxelles sont comme l'ours maladroit de la fable de La Fontaine (l'ours et l'amateur de jardin); un ours sympathique et très bien intentionné: en voulant débarrasser celui-ci d'une mouche qu'il avait sur le nez il empoigne alors un pavé et, le lançant avec "roideur", il "casse la tête à l'homme en écrasant la mouche".

Seppi 09/03/2019 13:11

Bonjour,

Merci pour votre commentaire…

J'ai découvert une fable que je ne connaissais pas.

L'ours croyait bien faire… les commissaires de Bruxelles ont succombé à la facilité et la démagogie.