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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

« Les alternatives aux pesticides – le suivi de culture » sur CulturAgriCulturE

28 Janvier 2019 , Rédigé par Seppi Publié dans #Agronomie

« Les alternatives aux pesticides – le suivi de culture » sur CulturAgriCulturE

 

Glané sur la toile 298

 

 

 

 

Notre ami Christophe Bouchet a choisi d'entamer sur son blog CulturAgriCultureE – en français, anglais et espagnol, s'il vous plaît ! – les choses sérieuses de sa série « Les alternatives aux pesticides », judicieusement initiée par une introduction, avec « le suivi de culture ».

 

Il y a le volet technique : la protection de la culture – du succès de l'opération agricole et, partant, de la rémunération du producteur mais aussi de l'alimentation du consommateur et de sa santé – commence par l'observation des divers facteurs.

 

Et il y a un volet historique fort bienvenu.

 

C'est superbement fait.

 

« Tout suivi (ou surveillance) des cultures sous-entend l’intégration d’un aspect rarement commenté et pourtant essentiel pour une agriculture moderne, productive, respectueuse, saine et durable: la connaissance.

 

Une agriculture durable est une agriculture de science et de connaissance.

 

  • Connaissance de la culture d’abord, son cycle physiologique, son adaptation climatique, ses exigences agronomiques, ses besoins nutritionnels, ses sensibilités sanitaires et physiologiques, sa compatibilité avec les cultures environnantes, etc.

     

  • Connaissance du sol, qui est le support vital de la culture, afin de prendre en compte les facteurs de sensibilité potentiels (pathogènes, risques de nématodes, d’asphyxie radiculaire, etc.), et de connaitre les apports nutritionnels du sol à la culture (y compris les risques de déficiences ou de carences).

     

  • Connaissance des risques adverses, comme en particulier les risques climatiques, les maladies, les ravageurs.

     

  • Connaissances des auxiliaires pour la défense des cultures (insectes, champignons et vertébrés prédateurs), ceux qui seront utiles pour aider à résoudre les problèmes spécifiques de la culture.

     

  • Connaissance de l’environnement des zones de culture, afin de savoir quelle aide il pourra nous apporter (zones favorables au développement de certains auxiliaires par exemple), ou quelles contraintes il suppose (la proximité de zones illuminées peut augmenter la présence de certains lépidoptères nocturnes nuisibles aux cultures par exemple), et ce que l’agriculteur devra faire, ou ne pas faire afin de tenir compte de cet environnement tout en tirant le meilleur parti possible pour son activité. »

 

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Pierre Arthuis 31/01/2019 14:47

Certes ; mieux vaut être savant qu’ignorant, riche que pauvre et jeune que vieux. Prendre en compte l’état d’un maximum de choses c’est toujours mieux que travailler en aveugle ; mais collecter des informations sur tout un tas de paramètres qui vont varier d’un m² à l’autre, d’une heure à l’autre et adapter les recettes en conséquence, ça paraît quand même à vue de nez assez gourmand en temps; et quand bien même on connaitrait l’état d’une parcelle, cela ne fournit pas pour autant une solution aux questions : que faire ici et maintenant ? On aura beau nous ausculter dans tous les sens, faire toutes les analyses possibles et imaginables de nos entrailles, tout cela sera bien vain si l’on n’a pas de quoi manger. Interdisons l’usage du scalpel au chirurgien (il existe des solutions alternatives comme l’imposition des mains, l’acupuncture etc… n’est-ce pas), interdisons l’usage de l’eau pour le pompier etc… et on verra alors ce qu’il en sera des solutions alternatives.

Seppi 05/02/2019 15:49

Bonjour,

Merci pour votre commentaire.

Non, je partage entièrement l'analyse de notre ami Christophe Bouchet. Vous verrez ce qu'on pourra faire avec Big Data, les drones, etc.