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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

La réfutation en gros et en détail par l'UE de la « science » anti-OGM de Séralini

3 Janvier 2019 , Rédigé par Seppi Publié dans #OGM, #Glyphosate (Roundup), #Article scientifique

La réfutation en gros et en détail par l'UE de la « science » anti-OGM de Séralini

 

Sterling Ericsson*

 

 

 

 

Depuis 2012, la communauté scientifique des biotechnologies est confrontée à un problème qui s'apparente beaucoup à celui qu'a connu la communauté impliquée dans la recherche sur les vaccins. Il est probable que beaucoup d'entre vous connaissent déjà l'histoire d'Andrew Wakefield et de son étude médiocre reposant sur des données fabriquées et des enfants inventés. Il avait conclu que l'administration de vaccins joue un rôle dans le développement de l'autisme.

 

Il s'était spécifiquement concentré sur le vaccin ROR [rougeole-oreillons-rubéole] en tant que coupable allégué, car son joli stock d'actions dans une société qui allait être créée et faire concurrence avec un autre vaccin ROR devait probablement lui rapporter un tombereau d'argent s'il suscitait le doute auprès du public sur l'efficacité et la sécurité de la version couramment utilisée. . Vous savez comment l'histoire s'est déroulée à partir de là et comment nous avons été confrontés aux retombées anti-scientifiques et à la mort de très nombreuses personnes des suites d'une maladie évitable.

 

 

Épreuves et tribulations

 

Une affaire similaire a frappé la communauté des biotechnologies en septembre 2012 avec la publication d'un article de Gilles-Éric Séralini, biologiste moléculaire français. Son article a déjà été discuté à maintes reprises et de manière très détaillée, mais en bref, il s’agissait d’une parodie abjecte de la méthode scientifique. Une flopée de groupes expérimentaux de trop petite taille, un mélange peu clair de tests sur les plantes GM et l'ingestion d'herbicide Roundup, et un capharnaüm de données que Séralini a réussi à triturer pour répondre à ses objectifs sans pour autant pouvoir les torturer pour obtenir la configuration correcte, l’obligeant à rédiger une conclusion en contradiction directe avec ce que les données montraient. C'était une tentative triste et flagrante de faire une expérience pour répondre à une conclusion préconçue et souhaitée.

 

Mais cela a néanmoins fonctionné. Comme Wakefield, Séralini savait comment susciter une réaction publique paniquée, quels que soient les mérites scientifiques de l’étude. Il utilisa plusieurs images de rats affligés d'une tumeur gigantesque pour étayer ses affirmations, laissant bien sûr de côté une image du groupe témoin nourri avec rien de la sorte et ayant pourtant développé les mêmes tumeurs. Ses relations commerciales et financières avec de nombreux groupes écologistes anti-biotechnologies et entreprises de produits alimentaires biologiques constituaient un avantage supplémentaire pour la diffusion de sa propagande. Et, malgré les critiques de la communauté scientifique et les nombreuses autres études réfutant directement ses affirmations, eh bien, vous savez ce que dit le dicton : « Un mensonge peut voyager à l'autre bout du monde avant que la vérité n'ait pu mettre ses chaussures ».

 

Les vents, cependant, sont finalement peut-être en train de tourner. Il est possible que la vérité, les faits et les preuves pénètrent très lentement dans la conscience publique. Ajoutez à cela le fait que la communauté scientifique française en particulier et plus généralement ses homologues européens ressentent un vif désir de laver leur honneur et de se débarrasser de la pseudo-science crue que Séralini avait fait tomber sur elles. Et, ainsi, nous en venons à aujourd’hui. Ou la semaine dernière, pour être plus précis [l'article original est daté du 18 décembre 2018].

 

 

OGM et > 90 jours

 

Quatre grands projets de recherche avaient été lancés par des groupes indépendants, bien que quelque peu affiliés, sur les plantes génétiquement modifiées et les éventuels effets néfastes de leur consommation à long terme. Trois d’entre eux sont des projets financés par des subventions officielles de l’UE et, pour cette raison, ne font pas l'objet d'un article publié dans une revue. Nous allons donc en discuter en dernier et de manière plus sommaire. L’objet principal de cet article sera l’étude menée par une vaste équipe de nombreuses universités et laboratoires de recherche français spécialisés dans les sciences de l’alimentation, de la toxicologie et même des mathématiques. Cette expérience est connue sous le nom de projet GMO90+.

 

L'expérience était simple à bien des égards. Séralini avait notamment fait valoir que le système de tests de toxicologie à 90 jours, défini par l’OCDE pour la sécurité des aliments, est trop court pour évaluer avec précision les effets sur la santé à long terme. Même si, pour les rongeurs testés, ces 90 jours représentent une partie importante de leur durée de vie. Cette affirmation était assez fausse à première vue, de nombreuses études à long terme et même multigénérationnelles ayant été menées à la fois pour les plantes génétiquement modifiées et pour l'herbicide glyphosate. Mais s'il souhaitait des études encore plus longues, les scientifiques français étaient heureux de les lui donner.

 

Le ministère français de la transition écologique et solidaire, une entité similaire à l’Environmental Protection Agency des États-Unis, a financé l’étude GMO90+ et a appelé à l’inclusion de plusieurs laboratoires prestigieux à travers le pays. La première étape a consisté à étendre la durée du test à 6 mois (180 jours) afin de déterminer les effets sur la santé des rats. Ce devait être la contrepartie la plus courte de deux études de l'UE, d'une durée d'un an et deux ans respectivement, la dernière étant un projet de surveillance plus nébuleux sur plusieurs années. Mais nous allons arriver à tout ça.

 

 

Configuration et résultats

 

Deux cultivars de maïs génétiquement modifiés ont été cultivés, ainsi que des homologues non génétiquement modifiés presque isogéniques (aux génomes similaires), tout en travaillant avec l'une des autres études de l'UE. L'un des cultivars était tolérant au Roundup et l'autre, résistant à des insectes grâce à la production d'une toxine Bt, couvrant ainsi les deux types principaux d'OGM dont se plaignait Séralini. Il s'agissait également des types les plus courants vendus sur le marché, NK603 et MON810. L’étude a examiné de près les résultats histopathologiques, les modifications dans les organes et tissus au fil du temps, probablement inclus à cause du simulacre d'article d'une homologue de Séralini du nom de Judy Carman, qui prétend avoir trouvé des dommages importants aux organes causés par de telles cultures [voir notre analyse sur le blog Imposteurs de notre ami Anton Suwalki].

 

Enfin, une analyse omique générale des altérations des métabolites et d’autres modifications minimes a été effectuée au cours de la période afin de déterminer le moindre impact potentiel. Les biomarqueurs moléculaires ont été ciblés via la transcriptomique, et la métabolomique a été réalisée sur des échantillons de sang et d'urine. Trente rats ont été inclus dans des ensembles séparés mâles et femelles dans 8 groupes expérimentaux globaux en fonction des différentes concentrations et des cultivars de maïs avec lesquels ils ont été nourris, ainsi que des différences de teneur en glyphosate selon que le maïs a été traité ou non en cours de culture. Des sous-groupes ont également été mis en place pour chacun d’eux de manière à ce qu’un troisième ait pu être disséqué à 90 jours et soumis à la batterie de tests et qu’il en fût de même à 180 jours avec les autres sous-groupes. Une configuration en double aveugle a été utilisée tout au long du processus afin de ne pas biaiser les données collectées.

 

Les résultats ont été assez simples. Les différents régimes n'ont montré aucun changement d'importance dans aucun des groupes testés et aucun effet systémique de toxicité n'a été noté sur les signes de santé apparents. Les tests biochimiques et histopathologiques ont montré que, si plusieurs variables différaient entre les différents groupes, aucune d’entre elles n’a montré de corrélation quelconque avec les effets sur la santé au fil du temps. Par exemple, des taux plus élevés de calcium et de phosphore chez certains rats ne semblaient pas avoir de lien significatif avec les groupes auxquels ils appartenaient. Les variations de la taille des organes se situaient également dans les limites de la normale et, lors de la dissection, le facteur le plus important semblait être simplement le fait d'avoir mangé du maïs du type MON ou NK, que ce maïs fût génétiquement modifié ou non. L'environnement de culture a également joué un rôle important dans les différences de composition nutritionnelle plus que tout ce qui est lié aux composants transgéniques.

 

Dans l’ensemble, le projet GMO90+ a révélé que le maïs génétiquement modifié n’avait aucun effet notable sur la santé, même dans le cadre d’une étude à plus long terme de 180 jours, et qu’il n'y avait aucun biomarqueur ayant permis de conclure qu'une étude aussi longue était plus utile que le test normal exigé de 90 jours.

 

Passons maintenant aux trois autres projets de nature similaire dont on nous titille régulièrement.

 

 

GRACE salvatrice

 

Le premier dont nous devrions parler est celui qui a commencé dès que l’affaire Séralini est devenue une partie intégrante de la conscience publique. Il était donc nécessaire de tester à nouveau la santé et la sécurité pour les cultures GM et de déterminer la pertinence des essais de 90 jours par rapport à des essais à plus long terme. Une autre considération a été la modification de la forme classique des études afin que moins de modèles animaux soient utilisés pour des raisons d'éthique de la recherche dans des expériences de toxicité.

 

Cela a abouti au projet GRACE, qui signifie GMO Risk Assessment and Communication of Evidence (évaluation des risques liés aux OGM et communication des preuves). Les produits pouvant être importés d'Espagne pour l'expérience, les chercheurs ont opté pour le maïs MON810 Bt et ont mis en place quatre essais d'alimentation d'une durée de 90 jours pour vérifier la toxicité subchronique, ainsi qu'un essai d'une année complète visant à évaluer les effets de la toxicité chronique. Les rats ont été une fois de plus choisis comme modèle animal. Les groupes témoins ont également été nourris avec du maïs de cultivars quasi isogéniques. Les échantillons métabolomiques et les échantillons de tissus ont été prélevés à peu près de la même manière que dans l’étude examinée précédemment.

 

Les essais ont été répétés sur une période de 3,5 ans et ont abouti à un vaste ensemble de données sur des études d'une durée de 90 jours et d'une durée d'un an. Dans l'ensemble, aucun effet toxicologique n'a été noté, y compris lors de tests cellulaires in vitro menés parallèlement aux expériences sur le rat normal. Cela a abouti à une remise en question des études de 90 jours, mais davantage du point de vue de leur configuration avec des modèles animaux et de la question de savoir si le passage à un système uniquement cellulaire fonctionnerait mieux tout en restant précis pour la détection des toxines.

 

 

Le twist de G-TWYST

 

La deuxième et plus longue étude réalisée par des chercheurs de l’UE était G-TWYST ou GMP Two Year Safety Testing Project (projet de tests de sécurité sur deux ans du GMP). Sur une période de quatre ans, de 2014 à 2018, des scientifiques allemands ont mis en place des essais sur le maïs transgénique NK603 ainsi que des groupes distincts pour l'ingestion du Roundup à partir de cultures traitées. Cela comprenait deux essais de 90 jours, l'un avec des groupes nourris avec du maïs transgénique représentant 11 % ou 33 % de leur régime alimentaire global, sans Roundup, et un autre ensemble nourri avec du maïs traité avec du Roundup, répartis en groupes nourris avec 11 %, 33 % et 50 % de maïs dans leur alimentation quotidienne. La même configuration a été utilisée pour la plus longue expérience, mais avec plus de groupes expérimentaux divisés par sexe et en augmentant les quantités de résidus.

 

Ce traitement a été poursuivi pendant deux ans et n'a révélé aucun écart majeur en matière de nutrition, de santé ou de tout ce qui précède. Les résidus de glyphosate ne semblaient pas apporter de changement par rapport aux groupes nourris au maïs GM sans résidus. La dissection histopathologique n'a révélé aucune modification significative des organes, des glandes ou des tissus. Oups, le seul résultat utile des essais a été la découverte que le taux plus élevé de néoplasie hypophysaire chez les rats mâles semblait être dû à leur consommation accrue de nourriture disponible au fil du temps. Ceci est, bien entendu, sans rapport avec les préoccupations de risques pour la santé liés aux cultures GM ou au Roundup.

 

 

La surveillance de MARLON

 

La troisième et dernière étude était un peu différente des deux autres et pas précisément une avec un résultat à discuter. Plutôt que d'être une expérience directe, il s'agissait d'un projet de collecte de données et de développement d'outils visant à déterminer si la consommation à long terme de plantes génétiquement modifiées avait un effet sur le bétail. C'était le MARLON, ou Monitoring of Animals for Feed-related Risks in the Long Term Project (surveillance des animaux pour les risques liés à l'alimentation dans le projet à long terme), réalisé par des scientifiques néerlandais. Il a également commencé en 2012 et visait à collecter les données existantes sur les animaux d'élevage et leurs aliments pour permettre un suivi à long terme de leur santé en relation avec diverses matières premières. À partir de l'étude, un outil de modélisation épidémiologique a été élaboré pour identifier les éventuels changements dans la santé du bétail et les relier, le cas échéant, à l'aliment en question.

 

Les premiers éléments de la recherche ont été axées uniquement sur les cultures génétiquement modifiées, mais les scientifiques prévoient d’utiliser les informations recueillies pour la surveillance sanitaire générale du bétail pour tous les types de prise alimentaire. Cela devrait aider à expliquer plus en détail les liens entre les résultats pour la santé et le rôle que différentes options alimentaires jouent dans la production d'animaux en meilleure santé. Aux fins des cultures génétiquement modifiées, quatre scénarios d’études de cas étaient au centre des préoccupations, puisqu’il n’y avait aucun cas existant ou connu de préjudice causé par des plantes génétiquement modifiées qui aurait pu être utilisé comme source dans le projet.

 

La première étude de cas consistait à rechercher d'éventuelles réactions allergiques aux cultures GM dues aux transgènes. Les chercheurs ont collecté des données sur le risque de survenue de cet événement et les ont comparées à des cas connus impliquant des cultures non génétiquement modifiées. Des possibilités d'indicateurs de santé liés à ces réactions ont été ajoutées au modèle de surveillance.

 

La deuxième étude de cas portait sur le risque de transfert horizontal de gènes de la plante à l'animal qui la consommait, en particulier en ce qui concerne les marqueurs de résistance aux antibiotiques. Puisque la fonction précise du gène en question est la partie importante ici, tout cela a été ajouté au modèle.

 

La troisième étude de cas visait en réalité à examiner l'impact positif des plantes génétiquement modifiées, à savoir la réduction de l'accumulation de mycotoxines dans les cultures grâce à la lutte contre les ravageurs qui permettent l'infection par des moisissures. Les données sur le maïs résistant à des insectes ont été examinées et incluses pour l’investigation, bien que l'on ait finalement choisi les seules aflatoxines pour inclusion dans l’outil de surveillance.

 

La quatrième et dernière étude de cas a porté sur les cultures biofortifiées et l'amélioration globale de la nutrition, ainsi que sur les avantages pour la santé qu'elles pourraient apporter au bétail. Un certain nombre de paramètres et de mesures sur la façon de détecter ceci ont été ajoutés au modèle.

 

Avec toutes ces mesures, l'outil de surveillance a le pouvoir d'utiliser les données entrantes pour détecter les résultats positifs et négatifs des cultures GM, et les chercheurs prévoient de continuer à l'utiliser pour de futures analyses des aliments du bétail. Pour le moment et pour l'essentiel, ils n'ont que peu de choses à signaler, à part l'absence actuelle de résultats négatifs liés à l'utilisation de cultures GM dans les aliments pour animaux.

 

 

Science, sécurité alimentaire, l'UE et l'avenir

 

Ensemble, toutes ces études réalisées sous l'égide de l'UE couvrent essentiellement tous les aspects des plantes GM et des risques allégués pour la santé qui en résultent. De nombreuses expériences antérieures ont montré la même chose, mais le fait de mener des essais à long terme entièrement financés par l'Union Européenne et ses pays membres constitue un pas en avant important dans la lutte contre les allégations de complot et les pseudosciences s'agissant de la biotechnologie. Cela ne fait pas disparaître ceux qui défendent des positions anti-scientifiques, mais c’est une arme puissante dans l’arsenal de faits scientifiques et de preuves pour les institutions de réglementation et les communicateurs scientifiques.

 

En outre, il devrait être très rassurant pour le grand public de disposer de résultats décisifs en matière de sécurité sur ce sujet. Espérons que ce sera le cas. Mais, comme toujours, la recherche doit continuer.

 

 

Communiqué de presse de l'INRA

Lien vers l'étude n° 1

Lien vers l'étude n° 2

Lien vers l'étude n° 3

Lien vers l'étude n° 4

 

______________

 

* Sterling Ericsson est un communicateur scientifique axé sur la biologie et diplômé en biologie moléculaire. Passionné par les subtilités de la biotechnologie, il passe le plus clair de son temps à rechercher de nouveaux développements scientifiques dans ce domaine et à en discuter avec d'autres scientifiques et communicateurs.

 

Source : http://bioscriptionblog.com/2018/12/18/eu-refutation-Seralini-anti-gmo/

 

 

 

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max 03/01/2019 21:09

Même si les médias ont timidement désavoué l'étude de Séralini (sauf l'Obs, mais Arnaud Gonzaque est irrécupérable, il fait même la promotion du jeûne pour guérir le cancer), ils n'ont pas dits que l'interdiction des OGM en Europe était une erreur et considèrent toujours ces dernier comme un danger potentiel et donc principe de précaution etc. Les politiques eux sont trop pros écologisme en ce moment pour vraiment prendre la bonne décision. Ont pourrait leurs donner toutes les preuves, je ne pense pas qu'ils changeraient d'avis, la seule chose à espérer c'est que la population finissent par les rejeter à cause de leurs mensonges et opportunisme.

MARK T WATSON 05/01/2019 14:57

That's not outrageous, stupid!

Seppi 05/01/2019 14:46

Bonjour,

Merci pour votre commentaire.

Il me semble que seules les chaînes de télévision de grande écoute pourraient susciter une inflexion de la pensée dominante… ou peut-être une révolution de palais au Monde.

Une chaîne de télévision aurait-elle l'audace de diffuser "Well Fed" ou "Food Evolution" ? Puis de réister aux attaques qui ne manqueront pas de venir de toute part ?

Quant aux politiques… les voix se grapillent, les majorités se forment à la marge, il n'est pas bon par les temps qui courent de renverser la table. Enfin, personne ou presque n'en a le courage.

Mais cela ne doit pas nous décourager. Un jour viendra...

douar 03/01/2019 16:58

Mises au point nécessaires. Mais les petits génies du marketing adorent inclure une "alimentation sans OGM" dans leurs cahiers des charges. Donc, l'équation OGM = danger est acté pour le consommateur.
Si, au moins, les produits finaux apportaient une réelle plus value pour le producteur, mais même pas.
Ainsi, un fabricant d'aliment du bétail du Poitou Charentes estimait que la politique "non OGM" de son entreprise (fortement incitée par le département et la région) occasionnait un surcoût de 4 M d'euros par an à la filière régionale des productions animales sans réelle retombées positives. C'est typiquement une perte de compétitivité. 4M d'euros , ça peut sembler peu, mais vous rajoutez ça à diverses contraintes et vous comprenez mieux l'évolution négative de différentes filières lait/viande.

Mark Watson 05/01/2019 14:58

Deadly things happened once Congress defends this issue.

Seppi 05/01/2019 14:51

Bonjour,

Merci pour votre commentaire.

Oui, c'est bien 15 millions… Ils seraient bien investis si les instances concernées -- scientifiques; politiques et médiatiques -- assuraient le service après-vente.

Quant à l'écologie "à la française", malheureusement, des écologies similaires sévissent dans d'autres pays européens et à Bruxelles.

Je crains les prochaines élections européennes...

Seppi 05/01/2019 14:30

Bonjour,

Merci pour votre commentaire.

Les "petits génies du marketing" auraient besoin d'un grand cour d'éducation civique et d'une formation au réalisme économique, celui qui va au-delà de la conquête d'une part de marché ou de l'accroissement de la marge bénéficiaire de leur petite ou grosse entreprise.

Malheureusement, les producteurs ont souvent emboîté le pas et ne sont plus en mesure de faire entendre raison.

yann 04/01/2019 14:15

+100 à Douar
L'idéologie "écologiste" nous ruine a tous les niveaux!
Energies, agriculture, transports,..... Ajoutons la lutte contre les escrologistes comme séralini qui nous a (si j'ai bien compris) couté 15 millions d'€ (une paille) pour prouver ce que l'on savait déjà, mais que les merdia accompagné de nos politocard dégoulinant de démagogie crasse avaient osé ignorer..... Tristement minable pour l'image de la FRANCE.
L'écologie "à la française" (pas celle des écologues scientifiques) est une catastrophe sans nom et une honte affichée aux yeux de tous !