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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Le conte de fées du « 100% bio »

29 Décembre 2018 , Rédigé par Seppi Publié dans #Agriculture biologique, #Activisme, #critique de l'information

Le conte de fées du « 100% bio »

 

Ludger Weß*

 

 

Sur la route au Sikkim

 

 

Des exemples de l'Asie montreraient qu'il est possible de se passer de pesticides de synthèse et d'engrais minéraux tout en obtenant des récoltes bonnes, voire meilleures. Mais la réalité est différente.

 

 

Ça marche. 100 % bio. Sikkim bio

 

Si l'on en croit la ZDF [la deuxième chaîne de télévision allemande] et les parlementaires verts [Mme Renate Künast,et M. Martin Häusling] le petit État indien du Sikkim est un modèle pour le monde entier et la preuve éclatante que la conversion complète d'un pays à l'agriculture et aux produits biologiques est possible. Le pays a commencé sa conversion en 2010 ; depuis 2016, l'utilisation des pesticides de synthèse et d'engrais chimiques est complètement interdite – le gouvernement a fièrement annoncé que le Sikkim est maintenant le premier État indien « 100 bio ».

 

La ZDF reprend la propagande gouvernementale : « planet e. a rendu visite aux paysans et aux habitants de l'État de l’Union indienne qui écrivent actuellement l’éco-histoire. La cardamome, le maïs, le riz, le chou pommé et les pommes de terre sont vendus sur les marchés des produits biologiques. Partout, on fait de la publicité pour les aliments sains issus de l'agriculture biologique. Les engrais chimiques et les pesticides sont vilipendés et ne peuvent pas être importés. Quiconque enfreint les règles est traité comme un trafiquant de drogue. » De plus, le gouvernement a même interdit l'importation de légumes produits de manière conventionnelle. Cela signifie « que les autorités ont le pouvoir d'enfouir et de détruire les légumes et les fruits contaminés par des pesticides. Un cauchemar pour les fabricants d'engrais et de pesticides. Les géants des produits agrochimiques comme Bayer ou BASF ne sont pas les bienvenus au Sikkim. »

 

N'est-ce pas génial ?

 

 

Tuyau de la télé pour la Journée Mondiale de l'Alimentation : les écolorebelles de l'Himalaya. Le documentaire montre des idées passionnantes. Ce n'est pas l'agriculture intensive qui nourrit le monde. L'industrie chimique non plus. Ou le génie génétique. Ou le capital-risque. C'est le bio et ça marche

 

 
Perception sélective

 

Les auteurs du documentaire sont certes allés sur place, mais ils n'ont apparemment vu que ce qu'ils voulaient voir et entendu que ce qu'ils voulaient entendre. Parce que la réalité est différente. En Inde, la mauvaise situation des agriculteurs de l’État himalayen est depuis longtemps un marronnier pour les médias.

 

Les agriculteurs du Sikkim se plaignent de prix injustes et de moyens inappropriés. Les cochenilles, les chenilles, les punaises et autres parasites ne peuvent pas être combattus efficacement ; les agriculteurs manquent aussi de moyens appropriés contre les maladies fongiques. La récolte de gingembre est tombée à un tiers du rendement habituel d'avant l’arrêt de l’utilisation des pesticides de synthèse. Il n’y a pas de pesticides biologiques contre la tache zonée, une maladie fongique, du gingembre. Les récoltes de maïs et de légumineuses se sont également effondrées. Là où, auparavant, on récoltait 470 à 500 kg par hectare, ce ne sont plus maintenant que 130 à 140. Il y a aussi des problèmes avec les oranges et la cardamome. Les agriculteurs signalent des pertes de récolte de 25 à 50 % ; pour les tomates, c'est plus de 50 pour cent.

 

 

La fausse affirmation selon laquelle l'agriculture biologique est exempte de pesticides est réfutée par le film lui-même. Le pesticide neem est également vendu par Bayer et est, selon la fiche des données de sécurité « Nocif pour la vie aquatique, avec des effets à long terme ».

 

 

Même le National Organic Farming Research Institute (Institut National de Recherche sur l'Agriculture Biologique – NOFRI) du Sikkim déclare : « Le problème des infestations par les insectes a augmenté depuis la conversion à l'agriculture biologique. » Le journal indien, Sunday Guardian, a fait le bilan en juin 2018 : la conversion est un « fiasco » : le Sikkim ne produit plus que 20 % de ses besoins en riz, la production de blé est passée de 21.600 tonnes à 350 tonnes, pour l'important produit d'exportation qu'est la cardamome, dont 5.400 tonnes étaient encore produites en 2004, la récolte chuté à 4.000 tonnes en 2015. Seule la production de maïs fourrage a augmenté (de 59.000 tonnes en 1996 à 68.000 tonnes en 2016). Le Sikkim est fortement dépendant des importations de produits alimentaires en provenance des États voisins, qui continuent à produire de manière conventionnelle.

 

Le Sikkim, dit l'agronome indien Dr G. V. Ramanjaneyulu, du Centre pour une Agriculture Durable à Hyderabad, ne pouvait déjà pas nourrir sa population – environ 600.000 habitants – avant la conversion en un État à 100% bio, sans parler des 800.000 touristes qui affluent chaque année dans l'État, en augmentation constante. De nombreux Occidentaux veulent visiter le paradis biologique. Il donne des chiffres : 70 % de la nourriture devait être importée avant la conversion, ce sera probablement beaucoup plus à l'avenir.

 

Les conséquences sont déjà évidentes. En avril 2018, une nouvelle étape de la bio-révolution devait entrer en vigueur : l'interdiction d'importer des fruits et légumes sans certification biologique. Mais lorsque les prix de certains produits ont été multipliés par six, il y a eu des manifestations et les revendeurs se sont rebellés.

 

 

Ce qui est tout simplement complètement contre-productif, c'est cette peinture en noir et blanc, qui est constamment propagée par MartinHaeusling. Le pionnier écologique Urs Niggli, qui parle dans le film, va beaucoup plus loin et ne voit, par exemple, pas de contradiction entre le bio et le « nouveau »génie génétique

 

 

Le gouvernement a fait marche arrière. Pour le moment, de nombreux produits cultivés de manière conventionnelle en provenance d'États voisins restent librement disponibles à la vente – ils ne sont ni brûlés ni enfouis. Sont exclus de l'interdiction de la vente les céréales, notamment le riz, et les carottes, les poivrons verts, les oignons et les tomates, ainsi que les pommes de terre.

 

Les agriculteurs du Sikkim, dont les produits biologiques imposés doivent concurrencer les produits conventionnels, font les frais de cette politique. Parce que, comme en Allemagne, les consommateurs du Sikkim savent et doivent compter : ils achètent ce qui est bon marché. De surcroît, à la grande contrariété des agriculteurs, le gouvernement a réagi à la crise de l'offre en fixant des prix maximaux pour les produits biologiques. En d'autres termes, ils récoltent beaucoup moins, mais ils ne peuvent pas vendre leurs produits biologiques plus chers. Des prix plus élevés ne seraient de toute façon accessibles que pour les touristes et la petite classe supérieure. La population de Sikkim est pauvre.

 

Par nécessité, les agriculteurs cherchent leur salut à l'exportation et produisent des avocats et des kiwis, des produits de luxe destinés aux habitants de grandes villes indiennes telles que Delhi ou Calcutta. Mais cette tentative pour compenser la perte de revenus est risquée. Les infrastructures du Sikkim sont mauvaises. Le pays n'a ni aéroport ni réseau ferroviaire connecté au réseau indien. Les routes sont impraticables à certaines saisons, il n’y a ni entrepôts ni camions frigorifiques et, par conséquent, aucune chaîne du froid qui fonctionne pour les denrées périssables. Tout cela n’est disponible que lorsque les produits ont atteint les États voisins par de mauvaises routes.

 

 

Désolant ! Mais quand on voit qui décerne ce prix...

 

 

Incidemment, pour Ramanjaneyulu, un défenseur de l'agriculture durable nullement opposé aux méthodes de l'agriculture biologique, la conversion s'est faite de manière extrêmement mauvaise ; Les experts ont conçu les plans autour du tapis vert, dit-il, et non du point de vue des agriculteurs. Les profiteurs du revirement imposé par l'État sont les grossistes et surtout les organismes de certification ; ces derniers accaparent près de 80 % du budget de l'« Organic Mission » (la mission bio). Selon Ramanjaneyulu, les agriculteurs repartent en grande partie les mains vides car ils ne peuvent pas compenser les pertes de rendement par des revenus plus élevés.

 

 

Le Sikkim est-il un modèle pour la bio-conversion du monde ?

 

Pas vraiment. Le Sikkim est un État de montagne. Environ 15 % seulement de la superficie est cultivable. Même avant la conversion au bio, l'agriculture n'était pas comparable à celle des pays industrialisés tels que les États-Unis, l'Europe ou la Chine : les exploitations sont petites (1 à 2 hectares) et pratiquement dépourvues de machines, avec une consommation très faible d'engrais minéraux et de pesticides et des récoltes faibles. Par exemple, ces dernières années, le Sikkim s'est classé lanterne rouge de tous les États indiens en termes de productivité pour la production de fruits et au quatrième rang le plus bas pour la production de légumes.

 

Les agriculteurs du Sikkim ont utilisé 5,8 kg/ha d'engrais minéral ; en Allemagne, c'est 100 kg/ha. Passer d'une agriculture à petite échelle, improductive et à forte intensité de main-d'œuvre (64 % de la population travaille dans l'agriculture) à l'agriculture biologique est plus facile que pour une agriculture de haute technologie, où un agriculteur nourrit 155 personnes.

 

 

Il ne s'agit pas du monde, mais d'un État indien de 600.000 habitants. Une citation du film : « Ici, la majorité de la population travaille toujours dans l'agriculture. »

 

 

Un élément positif du programme gouvernemental est la formation des agriculteurs en matière de fertilisation et de lutte contre les nuisibles, affirment les experts agricoles. À long terme, cela pourrait avoir un effet positif sur la productivité. C'est la première fois que de nombreux agriculteurs du Sikkim acquièrent des connaissances élémentaires telles que la biologie des ravageurs, la nutrition des plantes et l'écologie des sols.

 

Le changement structurel provoqué par la conversion forcée aura également un effet sur la productivité : de nombreux agriculteurs qui cultivent des superficies particulièrement réduites abandonneront leur activité car, faute de surface, ils ne pourront pas se diversifier. Cela conduit à un processus de concentration pouvant augmenter légèrement la productivité.

 

Toutefois, ces augmentations minimes ne seront pas suffisantes pour permettre au Sikkim de produire de la nourriture pour ses 600.000 habitants et ses quelque un million de touristes.

 

 

Une agriculture idyllique...

 

 
Le « sans pesticides » a aussi échoué ailleurs

 

Les expériences d'abandon des « agrotoxiques », comme les ONG aiment à appeler les pesticides, ont également échoué ailleurs. Le Sri Lanka, qui a interdit l'utilisation du glyphosate en 2015 sous l'influence et les applaudissements nourris des ONG occidentales pour devenir un « pays exempt de substances toxiques », a depuis révoqué l'interdiction. La raison : les plantations de thé ont été tellement envahies par les mauvaises herbes qu'il était devenu difficile de les gérer. Dans la végétation dense, les serpents venimeux se propagent et les ouvriers des plantations refusent de travailler. Les pertes de récolte ont été élevées et ont coûté aux seuls exportateurs de thé l'équivalent de 100 millions d'euros en 2017. Le Japon a menacé d'interdire les importations de thé sri-lankais parce que les producteurs de thé avaient commencé à employer d'autres herbicides beaucoup plus rémanents dont les résidus alarmaient les autorités japonaises et européennes. D'autres cultures ont également été affectées. Pour la culture du riz, par exemple, l'utilisation d'eau a augmenté de 20 % en raison des submersions supplémentaires nécessaires pour lutter contre les mauvaises herbes sans herbicides. Un résumé clair de l'expérience manquée du Sri Lanka est disponible ici  [voir aussi, sur ce site, ici]; et les conditions dans le « paradis bio de Cuba », parfois utilisées à titre d'exemple, sont loin d'être paradisiaques.

 

 

Conclusion

 

L’utilisation de compost autoproduit, la lutte antiparasitaire avec des méthodes biologiques, la rotation des cultures et les cultures mixtes peuvent certainement aider les petits agriculteurs d’Asie et d’Afrique, qui peuvent difficilement investir et accumuler des réserves, à mieux produire. Tout cela n'est pas une panacée. Les idéologies occidentales n’aident pas ces agriculteurs, qui ne souhaitent probablement rien de plus que des récoltes sûres pour nourrir leur famille et envoyer leurs enfants à l’école. Ce qui les aide, ce sont de meilleures infrastructures, des assurances, des smartphones et des applications leur permettant de connaître les prix, d’échanger et de récupérer des informations sur les conditions météorologiques, les organismes nuisibles et les méthodes de contrôle ; l’utilisation ciblée de moyens efficaces et les institutions de recherche locales qui peuvent adapter rapidement les variétés locales avec des méthodes modernes de sélection pour lutter contre les ravageurs et les changements climatiques. Parfois, ce sont les méthodes d'agriculture biologique qui contribuent parfois ; d'autres fois, ce sont celles de l'agriculture conventionnelle.

 

La pensée sur le mode binaire des ONG occidentales ne profite ni aux agriculteurs ni à l'environnement. Condamner le génie génétique comme étant non naturel et condamner les pesticides simplement parce qu'ils sont fabriqués par synthèse n'a rien à voir avec la science mais bien avec la foi. À cet égard, les ONG d'aujourd'hui n'agissent pas différemment des missionnaires chrétiens, qui se sont prétendus les sauveurs de l'Afrique et de l'Asie à une autre époque de l'histoire. La croyance en la supériorité de sa religion ne semble pas pouvoir être dissipée chez les prédicateurs occidentaux.

 

____________

 

* Ludger Weß écrit sur la science depuis les années 1980, principalement le génie génétique et la biotechnologie. Avant cela, il a fait des recherches en tant que biologiste moléculaire à l'Université de Brême. En 2006, il a été un des fondateurs d'akampion, qui conseille les entreprises innovantes dans leur communication. En 2017, il a publié ses polars scientifiques « Oligo » et « Vironymous » chez Piper Fahrenheit. Cet article a été écrit par Ludger Weß à titre privé.

 

Source : https://www.salonkolumnisten.com/das-100-prozent-bio-maerchen/

 

 

Détruire de la nourriture parce qu'elle n'est pas bio... en Inde... et cela ne choque pas la bien-pensance et le militantisme « bio » allemand…

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P
Vous ignorez volontairement les méthodes des fabricants de pesticides et le fait qu'ils sont les seuls à profiter des augmentations de productivité...
Répondre
S
Bonjour,

Merci pour votre commentaire (si, si…)

Je suppose que vous avez tous les éléments d'information nécessaires -- dûment sourcés -- pour affirmer que les "fabricants de pesticides ... sont les seuls à profiter des augmentations de productivité…"

C'est bien connu : les agriculteurs (et les jardiniers amateurs et autres propriétaires de maison individuelle tenant à désherber leurs allées) achètent des pesticides pour l'indicible plaisir de faire plaisir aux fabricants de pesticides, sans qu'ils en tirent eux-mêmes un avantage.
A
Faut-il supposer qu'avant l'existence du glyphosate les serpents n'existaient pas dans les plantations de thé sri-lankaise ? A moins que la v-il supp-il supp-il supposer qu'avant l'existence du glyphosate les serpents n'existaient pas dans les plantations de thé sri-lankaise ? A moins que la volonté de rendre le SriLanka dépendant de l'Occident ait poussé ce dernier à se convertir aux cultures du thé (en abandonnant de ce fait les cultures vivrières) pour pouvoir vendre encore plus d'agrochimie ? Simple hypothèse, à vérifier, mais c'est tellement courant en Afrique et ailleurs (bah oui c'est bien connu aujourd'hui un africain mangé du riz asiatique et du poulet français, allez chercher l'erreur)...oser qu'avant l'existence du glyphosate les serpents n'existaient pas dans les plantations de thé sri-lankaise ? A moins que la volonté de rendre le SriLanka dépendant de l'Occident ait poussé ce dernier à se convertir aux cultures du thé (en abandonnant de ce fait les cultures vivrières) pour pouvoir vendre encore plus d'agrochimie ? Simple hypothèse, à vérifier, mais c'est tellement courant en Afrique et ailleurs (bah oui c'est bien connu aujourd'hui un africain mangé du riz asiatique et du poulet français, allez chercher l'erreur)...oser qu'avant l'existence du glyphosate les serpents n'existaient pas dans les plantations de thé sri-lankaise ? A moins que la volonté de rendre le SriLanka dépendant de l'Occident ait poussé ce dernier à se convertir aux cultures du thé (en abandonnant de ce fait les cultures vivrières) pour pouvoir vendre encore plus d'agrochimie ? Simple hypothèse, à vérifier, mais c'est tellement courant en Afrique et ailleurs (bah oui c'est bien connu aujourd'hui un africain mangé du riz asiatique et du poulet français, allez chercher l'erreur)...olonté de rendre le SriLanka dépendant de l'Occident ait poussé ce dernier à se convertir aux cultures du thé (en abandonnant de ce fait les cultures vivrières) pour pouvoir vendre encore plus d'agrochimie ? Simple hypothèse, à vérifier, mais c'est tellement courant en Afrique et ailleurs (bah oui c'est bien connu aujourd'hui un africain mangé du riz asiatique et du poulet français, allez chercher l'erreur)...
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A
Faut-il supposer qu'avant l'existence du glyphosate les serpents n'existaient pas dans les plantations de thé sri-lankaise ? A moins que la v-il supp-il supp-il supposer qu'avant l'existence du glyphosate les serpents n'existaient pas dans les plantations de thé sri-lankaise ? A moins que la volonté de rendre le SriLanka dépendant de l'Occident ait poussé ce dernier à se convertir aux cultures du thé (en abandonnant de ce fait les cultures vivrières) pour pouvoir vendre encore plus d'agrochimie ? Simple hypothèse, à vérifier, mais c'est tellement courant en Afrique et ailleurs (bah oui c'est bien connu aujourd'hui un africain mangé du riz asiatique et du poulet français, allez chercher l'erreur)...oser qu'avant l'existence du glyphosate les serpents n'existaient pas dans les plantations de thé sri-lankaise ? A moins que la volonté de rendre le SriLanka dépendant de l'Occident ait poussé ce dernier à se convertir aux cultures du thé (en abandonnant de ce fait les cultures vivrières) pour pouvoir vendre encore plus d'agrochimie ? Simple hypothèse, à vérifier, mais c'est tellement courant en Afrique et ailleurs (bah oui c'est bien connu aujourd'hui un africain mangé du riz asiatique et du poulet français, allez chercher l'erreur)...oser qu'avant l'existence du glyphosate les serpents n'existaient pas dans les plantations de thé sri-lankaise ? A moins que la volonté de rendre le SriLanka dépendant de l'Occident ait poussé ce dernier à se convertir aux cultures du thé (en abandonnant de ce fait les cultures vivrières) pour pouvoir vendre encore plus d'agrochimie ? Simple hypothèse, à vérifier, mais c'est tellement courant en Afrique et ailleurs (bah oui c'est bien connu aujourd'hui un africain mangé du riz asiatique et du poulet français, allez chercher l'erreur)...olonté de rendre le SriLanka dépendant de l'Occident ait poussé ce dernier à se convertir aux cultures du thé (en abandonnant de ce fait les cultures vivrières) pour pouvoir vendre encore plus d'agrochimie ? Simple hypothèse, à vérifier, mais c'est tellement courant en Afrique et ailleurs (bah oui c'est bien connu aujourd'hui un africain mangé du riz asiatique et du poulet français, allez chercher l'erreur)...
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S
Bonjour,

Merci pour votre tentative, Max.

J'ajouterai que si mes souvenirs de lecture sont exacts, le Sri Lanka (alors appelé Ceylan) s'est converti (ou plutôt a été converti par les Britanniques) au thé parce que les caféiers avaient été détruits par la rouille.

C'est de l'histoire ancienne, bien avant les terribles marchands d'agrochimie qui permettent aux Sri-lankais d'empêcher les serpents de leur mordre les pieds...
S
Bonjour,

Merci pour ce commentaire (si, si…)

Vous avez visiblement un problème.
M
Tu peut donner ton opinion sans flooder, parce-que là ça frise le troll.
Les serpents ont toujours existé, le glyphosate les empêchent juste de se cacher dans les mauvaise herbes et de mordre les pieds des ouvriers.
A
Il n'a pas fallu bien longtemps à TF1 de s'emparer du "scoop".
Vu aujourd'hui 30 décembre au 13 heures d'Audrey Crespo-Mara

Joyeux Noël et bonne année 2019
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S
Bonjour,

Merci pour votre commentaire. Comme vous l'aurez vu, j'ai produit un démontage de cette séquence.

Et merci pour vos vœux. Bonne année à vous également.
Y
Profitons des fêtes de fin d’année pour trouver un peu de positif et d’optimisme dans tout cela (même en rêves, c’est déjà ça !!) :
Quand demain, tous les médias feront preuves d'autant de travail (recherches d’informations « sourcées », même contradictoires), d’objectivité et tout simplement de compétences que ce que l’on peut trouver sur ce site d’information, le monde finira par aller mieux !
Merci à vous Monsieur SEPPI et bonne fêtes de fin d'années.
Répondre
S
Bonjour,

Merci pour votre commentaire-- qui me touche -- et vos vœux -- que je retourne selon une expression anglaise.