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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Des « Monsanto Papers » à la sauce canadienne

16 Novembre 2018 , Rédigé par Seppi Publié dans #critique de l'information, #Glyphosate (Roundup), #Monsanto

Des « Monsanto Papers » à la sauce canadienne

 

Glané sur la toile 278

 

 

Menées par Équiterre (l'organisation canadienne), quelques organisations environnementales réunies sous la bannière « Écojustice » ont lancé une pétition pour demander à la ministre fédérale canadienne de la Santé, Ginette Petitpas Taylor, d'annuler l'autorisation du glyphosate (renouvelée, rappelons-le, pour quinze ans) et de mettre en place une commission d’examen indépendante chargée d'examiner si, comme elles le prétendent, « Monsanto a manipulé la science ».

 

Leurs griefs sont exposés plus en détail dans leur lettre à la ministre en date du 29 octobre 2018. Comme elle ratisse large, on peut la considérer comme un état des lieux résumé de la contestation – en attendant que l'on déniche d'autres arguments ou monte d'autres théories.

 

En bonne place figurent évidemment les accusations portées au sujet de certaines publications scientifiques.

 

Dans le Soleil, M. Jean-François Cliche répond avec « Glyphosate : on a les fantômes qu'on peut ». En chapô :

 

« La science "manipulée" par l'industrie ? Des études "frauduleuses" et des "inconduites scientifiques" assez nombreuses pour "biaiser" l'ensemble de la littérature scientifique ? Suffisamment pour dire que Santé Canada "joue avec la santé" des gens en ne revenant pas sur sa décision de l'an dernier de ré-homologuer pour 15 ans un populaire herbicide ? »

 

La réponse, solidement charpentée, est une saine lecture.

 

Exemple pour une des publications incriminées :

 

« Brusick et al. (2016) : Il est vrai qu'aucun employé de Monsanto ne figure parmi les auteurs et qu'aucun n'aurait relu le manuscrit avant publication, est-il spécifié dans l'article (pas obligé de les croire, remarquez). Mais le fait est que la «déclaration d'intérêt» à la fin mentionne des liens d'emplois passés (comme consultants) de plusieurs des auteurs avec Monsanto et un groupe industriel (le Glyphosate Task Force). Il est aussi précisé que c'est Monsanto qui a financé l'étude.

 

La ministre a ouvert une enquête. Il sera intéressant d'en voir les conclusions et de les comparer avec ce que produiront d'autres commissions... et les Lucetteries de l'Envoyé Spécial du 6 décembre 2018 dont l'aguiche nous promet déjà une grande soirée de désinformation.

 

 

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