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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

L'« étalon-or » de l'évaluation des néonicotinoïdes : les études sur des ruches montrent que les pesticides ne sont pas une source majeure de problèmes de santé

23 Octobre 2018 , Rédigé par Seppi Publié dans #Abeilles, #Néonicotinoïdes, #Article scientifique

L'« étalon-or » de l'évaluation des néonicotinoïdes : les études sur des ruches montrent que les pesticides ne sont pas une source majeure de problèmes de santé

 

Jon Entine*

 

 

 

 

Les populations d'abeilles sont-elles en déclin dans le monde entier ?

 

Les pesticides – en particulier les néonicotinoïdes – contribuent-ils de façon décisive aux problèmes de santé des abeilles mellifères, des bourdons et des abeilles sauvages ?

 

Comment comprendre au mieux les dizaines d'études parfois confuses et contradictoires sur la population mondiale d'abeilles ?

 

 

La plupart des entomologistes et autres spécialistes de l'abeille estiment que l'étude sur la ruche, sur le terrain, constitue l'étalon-or de l'évaluation des problèmes de santé des abeilles. Les études sur le terrain des abeilles mellifères et des bourdons butinant dans des cultures traitées avec des pesticides néonicotinoïdes, complétées par d'autres sources de nourriture disponibles, donnent une idée plus réaliste des effets possibles de ces pesticides sur la ruche. Les effets au niveau de la ruche sont les plus pertinents parce que les abeilles individuelles, dont la durée de vie est mesurée en quelques semaines ou quelques mois (seules les reines peuvent vivre quelques années), sont les membres de courte durée de vie d’un super-organisme – la ruche – qui leur survit. Les dizaines de milliers d'insectes de la ruche, chacun jouant un rôle spécialisé en fonction du stade atteint dans son cycle de vie, forment un tout qui est plus que la somme de ses parties – un colosse de reproduction, de collecte de nourriture, de nettoyage et de détoxification.

 

 

10 années d'études sur le terrain vs recherches en laboratoire sur la santé des abeilles

 

Les médias scientifiques ont tendance à rendre compte des études, aussi faibles soient-elles, suggérant des problèmes plutôt que de celles qui réaffirment que les pratiques actuelles sont sûres. Cela est vrai dans le débat sur les néonicotinoïdes : alors que les médias continuent de publier des histoires suggérant la survenue d'une apocalypse pour les abeilles causée par les pesticides, les principaux entomologistes et régulateurs du monde vont dans une direction différente : ils pensent, certes, que les problèmes de santé des abeilles sont réels, mais que le défi posé par les pesticides en général et les néonicotinoïdes en particulier – les épouvantails des activistes anti-pesticides – n'en représente que la fraction la plus infime. Étude sur le terrain après étude sur le terrain, il est montré qu’une exposition réaliste, conforme aux conditions de terrain, à des pesticides correctement appliqués ne produit que peu ou pas d’effet indésirable observable sur les abeilles mellifères au niveau des ruches.

 

Au cours des dix dernières années, plus de 18 études de terrain portant sur les abeilles mellifères, les bourdons et, dans un cas, une espèce d'abeille solitaire (abeille maçonne rouge) butinant dans des cultures traitées avec un néonicotinoïde ont été réalisées et publiées. Impliquant un gros effort financier, une grande complexité méthodologique (pour éviter les résultats contaminés) et généralement un an d'efforts ou plus, ces études fournissent une exposition réaliste des abeilles aux néonicotinoïdes en conditions de culture réelles. L'ensemble de ces études – compilées et résumées ci-dessous – n'a pas attiré autant d'attention de la part des médias qu'une seule des études de laboratoire ponctuelles, dont beaucoup sont mal conçues et dont certaines ont été supervisées par des scientifiques dont les conceptions idéologiques sur les pesticides et « l'agriculture intensive » sont bien connues. [Lire l'article du Genetic Literacy Project sur le biologiste David Goulson.]

 

Pourquoi un tel écart entre les études sur le terrain et en laboratoire ? Les études sur le terrain constituent un rappel à la réalité pour les études de laboratoire – le plus souvent des études sur des abeilles en cage – qui reposent sur la mise en place d’un protocole expérimental rigide en conflit direct avec la nature dynamique d’une ruche. À y regarder de plus près, il s'avère également que les études de laboratoire surdosent presque toujours les abeilles, et ce, pour plusieurs raisons.

 

  • Premièrement, sur le terrain, les abeilles ont accès à une plus grande variété de nourriture que les seules cultures traitées avec un néonicotinoïde – alors que les études en laboratoire ne nourrissent généralement les abeilles qu'avec de la nourriture enrichie en néonicotinoïdes.

     

  • Deuxièmement, sur le terrain, la période d’exposition des abeilles aux cultures traitées avec un néonicotinoïde est limitée par la courte durée de la floraison – alors que la plupart des études de laboratoire exposent les abeilles à une alimentation continue enrichie en pesticides néonicotinoïdes pendant de nombreuses semaines.

     

  • Troisièmement, les études de laboratoire ne parviennent pas à capturer les capacités uniques d’autodétoxification du super-organisme constitué par la ruche.

     

  • Enfin, de nombreuses études de laboratoire administrent aux abeilles des doses de pesticides néonicotinoïdes bien supérieures aux expositions réalistes sur le terrain. De telles études de laboratoire ne prouvent guère plus que ceci :vous pouvez certainement tuer les abeilles mellifères (ou les bourdons) si vous les gavez suffisamment de pesticides.

 

Ce qui suit est une compilation annotée des études de terrain disponibles sur les effets des néonicotinoïdes sur les abeilles mellifères, les bourdons et les abeilles maçonnes (solitaires), accompagnée d’une compilation des études de synthèse disponibles.

 

 

Études sur le terrain – Abeilles

 

  • « Sublethal Effects of Imidacloprid on Honey Bee Colony Growth and Activity at Three Sites in the U.S. » (effets sublétaux de l’imidaclopride sur la croissance et l’activité de colonies d’abeilles mellifères sur trois sites aux États-Unis), W.G. Meikle, J.J. Adamczyk, M. Weiss, A. Gregorc, D.r. Johnson, S.D. Stewart, J. Zawislak, M.J. Carroll, G.M. Lorenz. PLOS One, 28 décembre 2016. http://journals.plos.org/plosone/article ?id=10.1371/journal.pone.0168603

     

Dans six études de terrain hybrides à exposition forcée distinctes – deux chacune, deux années consécutives (2013-2014 et 2014-2015), trois sites distincts (en Arizona, dans l'Arkansas et dans le Mississippi), chacun représentant des environnements de butinage agricoles et non agricoles distincts pour les abeilles mellifères) – les chercheurs n'ont trouvé aucune différence perceptible – en termes de succès de production de couvain, de réussite alimentaire ou de capacité de régulation de la température interne de la ruche – entre les colonies d'abeilles mellifères exposées à des doses réalistes d'imidaclopride (5 ppb) et les colonies « témoins » non exposées à l'imidaclopride. En bref, il n’y a pas eu d’effets néfastes observables au niveau de la colonie après une exposition réaliste à ce pesticide néonicotinoïde. En fait, les données provenant d'un site suggèrent qu'une telle exposition à ce néonicotinoïde à un niveau aussi bas peut en réalité stimuler l'activité de butinage des colonies d'abeilles, améliorant ainsi les performances globales des colonies.

 

L’expérience a démontré que de fortes doses d’imidaclopride (100 ppb – bien plus que ce qu’on peut normalement rencontrer dans des conditions réalistes sur le terrain) entraîne une réduction significative de la production de couvain, du butinage et de la capacités de régulation de la température de la ruche – mais ces niveaux élevés d'exposition ne sont pas aussi létaux pour les abeilles que ce que prédisaient les niveaux de létalité établis par l'EPA. Les résultats de l'étude ont également démontré que les abeilles en cage et les abeilles en colonie nourries avec du sirop de sucre enrichi de 100 ppb d'imidaclopride évitaient – consommaient moins– le sirop avec une concentration élevée en pesticide.

 

 

  • « Large-scale Monitoring of Effects of Clohianidin-dressed Oilseed Rape Seeds on Pollinating Insects in Northern Germany: Effects on Honey Bees (Apis mellifera» (surveillance à grande échelle des effets des semences de colza enrobées de clothianidine sur les insectes pollinisateurs en Allemagne du Nord : effets sur les abeilles mellifères (Apis mellifera)), D. Rolke, S. Fuchs, B. Grunewald, Z. Gao. Blenau. Ecotoxicology, 19 septembre 2016. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27644949

     

Cette étude de terrain à grande échelle, menée en 2014, a trouvé que « les colonies d'abeilles mellifères butinant dans le colza traité à la clothianidine ne présentaient aucun symptôme néfaste par rapport aux colonies butinant dans le colza non traité. L'évolution de la force de la colonie, du succès de la production de couvain ainsi que de la production de miel et de l’infection par des agents pathogènes n’a pas été significativement affectée par le traitement à la clothianidine au cours de cette étude. »

 

Financement : dépenses financées par Bayer CropScience AG (Monheim, Allemagne).

 

 

  • « Reconciling Laboratory and Field Assessments of Neonicotinoid Toxicity to Honeybees » (réconciliation des évaluations en laboratoire et sur le terrain de la toxicité des néonicotinoïdes pour les abeilles), M. Henry, N. Cerrutti, P. Aupinel, M. Gayrard, J.-F. Odoux, A. Pissard, C. Ruger, V. Bretagnole. Proceedings of the Royal Society B, 18 novembre 2015. http://rspb.royalsocietypublishing.org/content/282/1819/20152110.

 

Cette étude, qui visait à réconcilier les effets délétères des néonicotinoïdes sur des abeilles domestiques individuelles dans des études en laboratoire et les résultats d’études sur le terrain, n'a montré aucun effet délétère observable au niveau de la ruche à la suite d’une exposition réaliste sur le terrain, et a confirmé paradoxalement des observations antérieures d’études sur le terrain. Bien que les auteurs aient prétendu démontrer que les butineuses avaient une durée de vie plus courte lorsqu’elles étaient exposées à des néonicotinoïdes dans des conditions réalistes, ces effets ont été « atténués par la réponse de la régulation démographique des colonies », de sorte qu’aucun effet indésirable n’a été observé au niveau de la colonie.

 

Financement : Le matériel et les travaux sur le terrain ont été fournis par Terres Inovia, le Ministère français de l'Agriculture et le programme communautaire (797/2004) pour l'apiculture française, coordonné par le Ministère français de l'Agriculture (projet RISQAPI). L'ACTA et la division SPE de l'INRA ont fourni des fonds pour l'assistance sur le terrain.

 

 

  • « Thiamethoxam: Assessing Flight Activity of Honeybees Foraging on Treated Oil Seed Rape Using RFID Technology » (thiaméthoxame : évaluation à l'aide de la technologie RFID de l'activité de vol des abeilles mellifères butinant sur du colza traité), H. Thompson, M. Coulson, N. Ruddle, S. Wilkins et S. Harkin. gouvernement, février 2016. https ://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26222207

 

Cette étude a utilisé une technologie d’identification par radiofréquence pour suivre les abeilles exposées et non exposées à des doses réalistes de thiaméthoxame sur le terrain dans des colzas issus de semences traitées. Elle a conclu que l’exposition à ce pesticide néonicotinoïde n’avait aucun effet sur la durée de vie des abeilles, leur nombre total de vols et leur durée de vie, ni sur leur capacité à retourner à la ruche.

 

 

Cette répétition de l’étude de Runlof et al. décrite ci-après a confirmé qu’il n’y avait aucun effet observable sur les colonies d’abeilles exposées au colza issu de semences traitées à la clothianidine. Ses résultats concernant les bourdons, les abeilles solitaires et les abeilles sauvages diffèrent de ceux de l'étude précédente, car les expériences sur les bourdons ont échoué (en fournissant trop peu de données sur lesquelles fonder des conclusions) et aucun résultat n'a encore été publié pour les abeilles solitaires et les abeilles sauvages.

 

 

  • « Seed Coating with a Neonicotinoid Insecticide Negatively Affects Wild Bees » (l'enrobage des semences avec un insecticide néonicotinoïde a des effets négatifs sur les abeilles sauvages), M. Rundlof, G.K.S. Andersson, R. Bommarco, I. Fries, V. Henderstrom, L. Herbertsson, O. Jonsson, B. Klatt, T.R. Pedecolzan, J. Yourstone et H.G. Smith. Nature, 22 avril 2015. http://www.nature.com/nature/journal/v521/n7550/full/nature14420.html

 

Cette vaste étude de terrain sur les abeilles mellifères, les bourdons, les abeilles solitaires et les abeilles sauvages qui se nourrissaient sur du colza issu de semences traitées à la clothianidine n'a révélé aucun effet des colzas traités sur les colonies d'abeilles domestiques. L’étude a révélé des effets négatifs sur les bourdons, les abeilles solitaires et les abeilles sauvages, mais les résultats sont équivoques étant donné les très petites populations utilisées dans l’étude et le fait que les champs de contrôle et les champs d’essai ont été traités avec différents pesticides. Comme indiqué ci-dessus, une tentative de reproduction de ces résultats a échoué.

 

 

Cette étude de terrain sur une exposition forcée a montré que l'exposition chronique aux doses réalistes sur le terrain les plus probables (5 ppb) par des cultures issues de semences enrobées avait des effets négligeables sur la santé globale des colonies d'abeilles mellifères et n'était probablement pas une cause du déclin des colonies, même si une exposition aux plages de dose les plus élevées trouvées dans le pollen de certaines cultures traitées pourrait nuire à la santé globale de la colonie et au succès de l'hivernage.

 

 

  • « A Large-Scale Field Study Examining Effects of Exposure to Clothianidin-treated Canola on Honey Bee Colony Health, Development and Over-wintering Success » (une étude de terrain à grande échelle examinant les effets de l'exposition au canola traité à la clothianidine sur la santé, le développement et le succès de l'hivernage des colonies d'abeilles mellifères), G.C. Cutler, C. Scott-Dupree, M. Sultan, A. McFarlane, L. Brewer. PeerJ, 20 octobre 2014. https ://peerj.com/articles/652.pdf

 

Cette étude de terrain à grande échelle menée dans le sud de l'Ontario, au Canada, a révélé que les colonies d'abeilles mellifères « étaient vigoureuses avant et après la période d'exposition, et nous n'avons trouvé aucun effet de l'exposition au canola issu de semences traitées à la clothianidine, quel que soit le critère d'évaluation ou de mesure ». « Le succès de l'hivernage n'a pas différé de manière significative entre les ruches traitement et les ruches témoins et était similaire aux taux de pertes de colonies hivernales signalés pour l'hiver 2012-2013 chez les apiculteurs en Ontario et au Canada. » L'étude a conclu que « le canola cultivé à partir de semences traitées à la clothianidine pose un faible risque pour les abeilles ».

 

Financement : Toutes les dépenses liées à cette étude ont été engagées par Bayer CropScience. Le personnel de Bayer CropScience n’a joué aucun rôle dans la collecte ou l’interprétation des données sur les colonies d’abeilles domestiques et sur le terrain, ni dans la rédaction du manuscrit.

 

 

  • « A Four-year Program Investigating Long-Term Effects of Repeated Exposure of Honey Bee Colonies to Flowering Crops Treated with Thiamethoxam » (un programme de quatre ans sur les effets à long terme de l’exposition répétée des colonies d’abeilles mellifères aux cultures florifères traitées au thiaméthoxame), E. Pilling, P. Campbell, Mike Coulson, Natalie Ruddle et Ingo Tornier. PLOS One, 23 octobre 2013. http://journals.plos.org/plosone/article ?id=10.1371/journal.pone.0077193

 

Cette étude de terrain, la première à tester spécifiquement la capacité des ruches à passer l'hiver avec succès tout en butinant sur des cultures de maïs et de colza traitées avec un néonicotinoïde, a montré qu'il n'y avait pas de différence significative entre les ruches non exposées et les ruches exposées à un néonicotinoïde pour l'un quelconque des chiffres importants de l'étude – mortalité, comportement alimentaire, force de la colonie, poids de la colonie, production de couvain ou stockage de nourriture. Elle a également constaté que les résidus de néonicotinoïde détectés dans le nectar et le pollen collectés par les abeilles dans les cultures traitées étaient négligeables – généralement à la limite de détection ou au-dessous – et a conclu que l'exposition des abeilles au thiaméthoxame à des niveaux réalistes présentait un faible risque pour les abeilles.

 

Financement : les auteurs ne signalent aucun soutien ou financement externe.

 

 

  • « RFID Tracking of Sublethal Effects of Two Neonicotinoid Insecticides on the Foraging Behavior of Apis mellifera » (suivi par RFID des effets sublétaux de deux insecticides néonicotinoïdes sur le comportement de butinage d'Apis mellifera), C.W. Schneider, J. Tautz, B. Grunewald, S. Fuchs. PLOS One, 11 janvier 2012. http://journals.plos.org/plosone/article ?id=10.1371/journal.pone.0030023.

     

Bien qu’il ne s’agisse pas d’une étude de terrain complète, les auteurs ont utilisé des dispositifs de suivi par radiofréquence (RFID) pour étudier les modifications du comportement de butinage des abeilles mellifères exposées à différents niveaux de pesticides néonicotinoïdes – l’imidaclopride et la clothianidine – dans des « conditions similaires à celles du terrain ». Ils ont conclu qu '« aux doses pertinentes sur le terrain pour le nectar et le pollen, aucun effet indésirable n'a été observé pour l'une ou l'autre substance ». (Cependant, une réduction significative de la capacité de butinage a été observée aux doses élevées : supérieures à 0,5 ng/abeille pour la clothianidine et à 1,5 ng/abeille pour l'imidaclopride – dans les trois heures qui suivent la prise.)

 

Financement : Union Européenne et État de Hesse (projet n° 37150400). Les bailleurs de fonds n'ont joué aucun rôle dans la conception de l'étude, la collecte et l'analyse des données, la décision de publication ou la préparation du manuscrit.

 

 

  • « The German Bee Monitoring Project: A Long-Term Study to Understand Periodically High Winter Losses of Honey Bee Colonies » (le projet allemand de surveillance des abeilles : une étude à long terme visant à comprendre les pertes hivernales importantes de colonies d'abeilles mellifères), E. Genersch, W. von der Ohe, H. Kaatz, A. Schroeder, C. Otten, R. Buchler, S. Berg, W. Ritter, W. Muhlen, S. Gisder, M. Meixner, G. Liebig, P. Rozenkranz. Apidologie, 7 avril 2010. http://www.apidologie.org/articles/apido/full_html/2010/03/m09161/m09161.html.

     

Dans cette étude de quatre ans portant sur 1.200 colonies d'abeilles issues de 120 ruchers et sur un échantillonnage semestriel des effets parasitaires et pathogènes, les auteurs ont identifié quatre facteurs significativement liés aux pertes observées au cours de l'hiver dans les colonies d'abeilles (niveaux élevés d'infestation par varroa ; virus à ailes déformées (DWV) et infections par le virus de la paralysie des abeilles (ABPV) en automne ; âge de la reine ; et faiblesse des colonies en automne). « Aucun effet n’a pu être observé pour Nosema spec. ou les pesticides. »

 

Financement : Projet soutenu financièrement par l’IVA allemande (Industrieverband Agrar) et l’association allemande des apiculteurs (DIB) et non financièrement par le Ministère de l'Alimentation, de l’Agriculture et de la Protection des Consommateurs (BMELV). E.G. a été soutenu par des subventions des ministères de l'agriculture du Brandebourg et de Saxe-Anhalt, en Allemagne. En outre, nous sommes redevables à tous les apiculteurs qui ont coopéré à ce projet de surveillance et à tous ceux qui ont contribué au succès du projet par des discussions fructueuses et en aidant aux travaux sur le terrain et en laboratoire. Nous remercions le Dr Martens (LUFA, Spire, Allemagne) d’avoir effectué l’analyse de résidus dans le pollen.

 

 

  • « Does Imidacloprid Seed-Treated Maize Have an Impact on Honey Bee Mortality? » (le maïs issu de semences traitées à l'imidaclopride a-t-il un impact sur la mortalité des abeilles mellifères ?), B.K. Nguyen, C. Saegerman, C. Pirard, J. Widart, B. Thirionet, F.J. Verheggen, D. Berkvens, E. De Pauw, E. Haubruge. Journal of Economic Entomology, 1er avril 2009. http://jee.oxfordjournals.org/content/102/2/616

 

Cette étude belge a examiné 16 ruches d'abeilles mellifères et cartographié tous les champs de maïs traités ou non traités à l'imidaclopride à moins de 3.000 mètres de leurs emplacements. L'étude a montré que la mortalité des abeilles mellifères était positivement corrélée à la taille du rucher et inversement corrélée à la superficie des champs de maïs traités et non traités entourant les ruchers, « suggérant que ce pesticide n'interagit pas avec la condition physique des abeilles ». Les résultats « étayent l'hypothèse que le maïs issu de semences traitées à l'imidaclopride n'a pas d'impact négatif sur les abeilles ».

 

 

  • « Exposure to Clothianidin Seed-Treated Canola Has No Long-term Impact on Honey Bees » (l'exposition au canola issu de semences traitées à la clothianidine n'a pas d'impact à long terme sur les abeilles mellifères), G.C. Cutler et C. Scott-Dupree. Journal of Economic Entomology, 100, 2007, 765-772. http://jee.oxfordjournals.org/content/100/3/765

     

Cette étude de terrain à long terme sur des colonies d'abeilles mellifères exposées à des champs de colza issus de semences traitées à la clothianidine n'a révélé « aucune différence en termes de mortalité des abeilles, de longévité des ouvrières ou de développement du couvain entre les groupes de contrôle et de traitement au cours de l'étude » et montré que « le gain de poids de miel et les rendements en miel des colonies situées dans les champs traités n'étaient pas significativement différents de ceux des champs témoins ». Les tests de résidus de clothianidine dans le miel, le nectar et le pollen dans les colonies du groupe de traitement se sont révélés être de 8 à 22 fois inférieurs aux niveaux sans effets indésirables observables. Les colonies hivernantes évaluées au printemps n'ont révélé aucune différence entre celles exposées au canola traité et celles exposées au canola non traité. En bref, l'exposition aux cultures de canola traitées à la clothianidine de manière réaliste sur le terrain n'a pas eu d'effets indésirables observables sur les colonies d'abeilles.

 

 

Études sur le terrain – bourdons

 

  • « Large-scale Monitoring of Effects of Clothianidin-dressed OSR Seeds on Pollinating Insects in Northern Germany: Effects on Large Earth Bumble Bees (Bombus terrestris» (surveillance à grande échelle des effets des semences de colza enrobées de clothianidine sur des insectes pollinisateurs en Allemagne du Nord : effets sur les grands bourdons terrestres (Bombus terrestris)), G. Sterk, B. Peters, Z. Gao et U. Zumkier. Ecotoxicology, 27 septembre 2016. http://link.springer.com/article/10.1007/s10646-016-1730-y

     

Cette étude de terrain à long terme et à grande échelle portant sur un total de 60 ruches de bourdons situées à 10 endroits différents dans la zone d'étude a révélé que « le développement des colonies en termes de poids de la ruche et du nombre d'ouvrières a montré une évolution typique sans aucune différence statistiquement significative entre les sites [traités et non traités]. Le rendement de la reproduction était comparativement élevé et n’avait pas été affecté négativement par l’exposition aux colzas traités. En résumé, le colza issu de semences enrobées [de clothianidine] n'a pas eu d'effet néfaste sur le développement ou la reproduction des colonies de bourdons. »

 

Financement : Toutes les dépenses liées à cette étude ont été couvertes par Bayer CropScience.

 

 

  • « Investigating the Impacts of Field-Realistic Exposure to a Neonicotinoid Pesticide on Bumblebee Foraging, Homing Ability and Colony Growth » (enquête sur les effets de l'exposition réaliste sur le terrain à un pesticide néonicotinoïde sur le butinage, la capacité de retour à la colonie et la croissance des colonies chez les bourdons), D. Stanley, A. Russel, S. Morrison, C. Rogers et N. Raine. Journal of Applied Ecology, 30 mai 2016. http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/1365-2664.12689/abstract

     

En utilisant la technologie de suivi RFID (similaire aux études de CW Schneider et al. et H. Thompson et al., voir ci-dessus), cette étude sur le terrain à exposition forcée a révélé que les bourdons exposés à des doses réalistes (2-4 ppb.) d'un néonicotinoïde (thiaméthoxame) effectuait des vols de butinage plus longs et rapportait moins de pollen que les bourdons non exposés. Mais les bourdons exposés ont eu de meilleurs résultats que les bourdons non exposés pour le retour dans leurs colonies après avoir été relâchés à une distance de 1 km. L’exposition au néonicotinoïde n’avait aucun effet sur la capacité des bourdons à retourner dans leur colonie lorsqu’ils étaient relâchés à une distance de 2 km. Et l'exposition au néonicotinoïde n'a eu aucun effet sur la taille globale de la colonie.

 

Financement : (via : react-text : 5956 http://onlinelibrary.wiley.com/…/1365-2664.12689/full… / react-text)

 

  • Initiative Britannique sur les Insectes Pollinisateurs. Numéro de subvention : BB/I000178/1

  • Programme Vivre avec les Changements Environnementaux

  • Conseil de la Recherche en Biotechnologie et Sciences Biologiques (BBSRC)

  • Wellcome Trust

  • Gouvernement écossais

  • Département de l'Environnement, de l'Alimentation et des Affaires Rurales (DEFRA)

  • Conseil de la Recherche sur l'Environnement Naturel (NERC)

  • Fondation W. Garfield Weston

 

 

  • « Monitoring the Effects of Thiamethoxam Applied as a Seed Treatment to Winter Oilseed Rape on the Development of Bumblebee (Bombus terrestris) Colonies » (surveillance des effets du thiaméthoxame appliqué en traitement de semences sur le colza d'hiver sur le développement des colonies de bourdons (Bombus terrestris), H. Thompson, M. Coulson, N. Ruddle, S. Wilkins, P. Harrington, S. Harkin. Pest Management Science, 2016. http://onlinelibrary.wiley.com/wol1/doi/10.1002/ps.4202/full

     

Cette étude de terrain, impliquant la mise en place de colonies de bourdons adjacentes à des champs de colza traités et non traités avec un néonicotinoïde (thiaméthoxame) a révélé que les colonies de bourdons exposées au colza issu de semences traitées se développaient de manière comparable aux colonies non exposées au néonicotinoïde.

 

Financement : Syngenta

 

 

  • « A Field Study Examining the Effects of Exposure to Neonicotinoid Seed-Treated Corn on Commercial Bumblebee Colonies » (une étude de terrain examinant les effets de l'exposition au maïs issu de semences traitées avec des néonicotinoïdes sur les colonies commerciales de bourdons), G. C. Cutler, C. Scott-Dupree. Ecotoxicology, novembre 2014. http://link.springer.com/article/10.1007/s10646-014-1340-5.

     

Cette étude de terrain a mis en place des colonies commerciales de bourdons adjacentes à des champs de maïs conventionnel (traité avec un néonicotinoïde) et biologique (non traité avec un néonicotinoïde) au moment de la production de pollen de maïs afin de tester les effets du pollen du maïs traité avec un néonicotinoïde sur les bourdons. Elle a constaté, d’abord et de manière prévisible, que très peu de pollen de maïs, contenant de minuscules traces de néonicotinoïde, était collecté par les bourdons. Elle a en outre découvert que les colonies de bourdons exposées au néonicotinoïde et non exposées se développaient normalement et sainement et que les traitements de semences au néonicotinoïde n’avaient aucun effet sur les paramètres des ruche mesurés, à l’exception du nombre d’ouvrières, environ 1/3 plus élevé dans les ruches placées en lisière des champs de maïs biologique que dans les ruches placées en lisière des champs de maïs conventionnel (traités avec un néonicotinoïde). Conclusion : l'exposition au pollen de maïs traité avec un néonicotinoïde présente un faible risque pour les bourdons commerciaux.

 

 

Cette étude à court terme, a été réalisée pour vérifier la conclusion d'une étude de l'année précédente, selon laquelle l'exposition à des cultures traitées aux néonicotinoïdes faisait que les colonies de bourdons produisaient un nombre de reines inférieur à la normale ; cette expérience sur le terrain a consisté à placer 20 colonies de bourdons dans des cultures de colza non traitées et traitées avec de l'imidaclopride ou de la clothianidine. Elle a évalué la santé des colonies et recueilli des échantillons de résidus. Elle a déterminé qu'il n'y avait pas de différence perceptible entre les colonies en termes de nombre de nouvelles reines produites. Elle a trouvé des différences significatives dans les résidus de néonicotinoïdes détectés dans le nectar et le pollen collectés dans les colonies des trois sites différents, mais a conclu : « En utilisant la variation observée dans les résidus de néonicotinoïdes dans les colonies au sein des sites et entre les sites, des corrélations possibles avec la masse des colonies et le nombre de nouvelles reines produites ont été explorées. Aucune relation cohérente claire n’a été observée. »

 

Financement : Agence de Recherche sur l'Alimentation et l'Environnement, Sand Hutton, Yorkshire, Angleterre

 

 

Études sur le terrain – abeilles solitaires

 

 

  • « Large-scale Monitoring of Effects of Clothianidin-dressed Oilseed Rape Seeds on Pollinating Insects in Northern Germany: Effects on Red Mason Bees (Osmia bicornis» (surveillance à grande échelle des effets du colza issu de semences traitées à la colthianidine sur les insectes pollinisateurs du nord de l'Allemagne : effets sur les abeilles maçonnes rouges (Osmia bicornis)), B. Peters, Z. Gao et U. Zumkier. Ecotoxicology, 5 octobre 2016. https ://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5093198/

     

Cette étude à long terme et à grande échelle – faisant partie d'une évaluation en quatre parties des effets possibles des traitements de semences à la clothianidine sur trois espèces d'abeilles différentes et de ses résidus dans le nectar et le pollen – a conclu : « Un rendement élevé de la reproduction et de faibles taux de parasitisme indiquent que le colza issu de semences traitées [à la clothianidine] n'a pas eu d'effets néfastes sur le développement ou la reproduction des abeilles maçonnes. »

 

Financement : Toutes les dépenses liées à cette étude ont été couvertes par Bayer CropScience AG.

 

 

Articles de revue

 

  • « Climate Change Impacts on Bumblebees Converge Across Continents » (les impacts du changement climatique sur les bourdons convergent d’un continent à l’autre), J.T. Kerr, A. Pindar, P. Galpern, L. Packer, S. G. Potts, S. M. Roberts, P. Rasmont, O. Schweiger, S.R. Colla, L.L. Richardson, D.L. Wagner, L.F. Gall, D.S. Sikes, A. Pantoja. Science, 10 juillet 2015. http://science.sciencemag.org/content/349/6244/177.

     

Les changements observés dans les aires de répartition des bourdons en réponse au réchauffement climatique – extension vers le nord pour les espèces des zones tempérées des hémisphères nord et sud et vers les hautes altitudes dans les régions du sud, et stabilité dans la région tropicale/équatoriale – ont été jugés indépendants de l'évolution des utilisations des terres et des applications totales de pesticides ou de néonicotinoïdes.

 

 

  • « Interactive Effects of Pesticide Exposure and Pathogen Infection on Bee Health – A Critical Analysis » (effets interactifs de l'exposition aux pesticides et de l'infection par des agents pathogènes sur la santé des abeilles – une analyse critique), E. Collinson, H. Hird, J. Cresswell, C. Tyler. Biological Reviews, 6 juillet 2015. http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/brv.12206/abstract.

     

Cette étude de synthèse, qui évalue les études disponibles sur les effets de l'exposition aux pesticides sur les infections des abeilles par des pathogènes et la réponse immunitaire des abeilles, conclut que, à des niveaux d'exposition réalistes sur le terrain, l'exposition aux pesticides et l'infection par des agents pathogènes n'interagissent pas. On ignore s'il existe une interaction entre l'exposition aux pesticides et les infections par Nosema, les charges virales et la réponse immunitaire des abeilles mellifères au niveau de la colonie, ces interactions n'ayant été observées qu'en laboratoire.

 

 

  • « The Dose Makes the Poison: Have ‘Field Realistic’ Rates of Exposure of Bees to Neonicotinoid Pesticides Been Overestimated in Laboratory Experiments? » (c'est la dose qui fait le poison : les niveaux d’exposition des abeilles aux pesticides néonicotinoïdes « réalistes sur le terrain  » ont-ils été surestimés dans des expériences de laboratoire ?), N. Carreck & F.L.W. Ratnieks. Journal of Apicultural Research, 28 novembre 2014. http://www.tandfonline.com/doi/pdf/10.3896/IBRA.1.53.5.08

     

Les auteurs concluent à partir du fait que les divers effets sublétaux des néonicotinoïdes sur les abeilles mellifères et les bourdons observés au cours d'expériences en laboratoire n'ont pas été confirmés à ce jour par des études sur le terrain, et de l'analyse de trois facteurs de dosage déterminants pour les conditions sur le terrain (concentration, durée et choix), que les études de laboratoire ont fini par surdoser les abeilles pour produire les résultats observés.

 

 

  • « A Causal Analysis of Observed Declines in Managed Honey Bees (Apis mellifera» (analyse causale des déclins observés chez les abeilles mellifères (Apis mellifera)), J.P. Staveley, S.A. Law, A. Fairbrother, A. Menzie. Human and Ecological Risk Assessment: An International Journal, 2014.

     

Dans ce rapport d'un atelier d'experts organisé en 2012 par Bayer et parrainé par Bayer, des techniques d'analyse de causalité formelles ont été appliquées aux facteurs de risque connus pour les abeilles mellifères, donnant ainsi la conclusion suivante : « L'acarien Varroa et les virus ont été considérés comme une "cause probable" de la survie réduite [des colonies d'abeilles mellifères] alors que la carence en nutriments a été considérée comme une "cause possible". Les pesticides néonicotinoïdes ont été jugés "improbables" comme seule cause de cette réduction de la survie, bien qu'ils puissent éventuellement être un "facteur contributif". »

 

 

  • « Risks of Neonicotinoid Insecticides to Honeybees » (risques des insecticides néonicotinoïdes pour les abeilles domestiques), A. Fairbrother, J. Purdy, T. Andcolzan, R. Fell. Environmental Toxicology and Chemistry, 1er avril 2014. http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/etc.2527/abstract

 

Cette revue d'un grand nombre d'ouvrages a conclu que, bien que divers effets négatifs des néonicotinoïdes aient été démontrés dans des conditions de laboratoire, exposant généralement les abeilles à des doses irréalistes, des effets négatifs similaires sur les colonies abeilles n'ont pas été démontrés dans des conditions de terrain et des expositions à des doses réalistes. Par conséquent, il n’est pas raisonnable de conclure que les néonicotinoïdes appliqués sur les cultures constituent un facteur de risque majeur pour les colonies d’abeilles mellifères dans le cadre des utilisations et des pratiques apicoles actuelles.

 

 

Dans cette analyse de grande envergure, « d'un côté, d'un autre côté », des preuves provenant d'un large éventail de sources, Oliver présente sept considérations logiquement hiérarchiques, ainsi que des preuves pratiques, du monde réel, pour expliquer pourquoi les pesticides néonicotinoïdes à des expositions réalistes sur le terrain ne sont probablement pas responsables du déclin ou de la perte de colonies (en dehors des épisodes de dérive de la poussière des semoirs).

 

Financement : aucun. C'est un blog indépendant, rédigé par un entomologiste : « Ce site est plus ou moins un compte rendu de mon processus d'apprentissage, au fur et à mesure que j'applique ma formation formelle de biologiste à la pratique de la gestion d'une apiculture commerciale. »

 

 

  • «  Dietary Traces of Neonicotinoid Pesticides as a Cause of Declines in Honeybees: An Evaluation of Hill’s Epidemiological Criteria » (les traces alimentaires de pesticides néonicotinoïdes en tant que cause de déclin chez les abeilles mellifères : évaluation des critères épidémiologiques de Hill), J.E. Cresswell, N. Desneaux et E. van Engelsdorp. Pest Management Science, 4 avril 2012. http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/ps.3290/abstract.

     

En utilisant les critères épidémiologiques de Hill « comme un processus structuré permettant de porter un jugement d'expert sur la proposition selon laquelle les néonicotinoïdes à l'état de traces dans le nectar et le pollen entraînent un déclin de la population d'abeilles mellifères », les auteurs concluent que « les néonicotinoïdes entrant dans l'alimentation ne peuvent pas être impliqués dans les déclins des abeilles mellifères » (bien qu'ils aient estimé que cette conclusion était provisoire à la lumière des importantes lacunes qui subsistent dans les connaissances actuelles.

 

 

  • « Neonicotinoids in Bees: A Review on Concentrations, Side-effects and Risk Assessments » (néonicotinoïdes et abeilles : examen des concentrations, des effets secondaires et des risques), T. Blacquiere, G. Smagghe, C.A.M. van Gestel, V. Mommaerts. Ecotoxicology, 18 février 2012. https ://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3338325/.

     

Affirmant qu'il s'agissait du tout premier compte rendu de 15 années de recherche sur les effets des néonicotinoïdes sur les abeilles – en particulier les abeilles à miel, les bourdons et les abeilles solitaires – les auteurs ont trouvé que « les niveaux de résidus de néonicotinoïdes dans l'environnement étaient inférieurs aux niveaux de toxicité aiguë chronique » (bien que des recherches supplémentaires dans ce domaine soient nécessaires en raison du manque de données). En outre, « de nombreuses études de laboratoire ont décrit les effets létaux et sublétaux des néonicotinoïdes sur le comportement d'alimentation et les capacités d'apprentissage et de mémoire des abeilles, alors qu'aucun effet n'a été observé lors d'études sur le terrain à des doses réalistes. » Les auteurs ont également confirmé qu'un protocole proposé d'évaluation des risques s'appliquait aux néonicotinoïdes, car il tiendrait compte de leurs effets secondaires aux différentes étapes de la vie d'une abeille et à différents niveaux « d'organisation biologique (organisme par rapport à une colonie) ».

 

  • « A Meta-analysis of Experiments Testing the Effects of a Neonicotinoid Insecticide (Imidicloprid) on Honey Bees » (une méta-analyse d'expériences testant les effets d'un insecticide néonicotinoïde (imidiclopride) sur les abeilles mellifères), J.E. Cresswell. Ecotoxicology, janvier 2011. http://link.springer.com/article/10.1007/s10646-010-0566-0.

     

Cette méta-analyse de 14 études différentes sur les effets de l'imidaclopride sur les abeilles mellifères a trouvé qu'il y aurait probablement peu de mortalité des abeilles après une exposition à des doses réalistes sur le terrain – bien que Cresswell ait prédit que l'exposition par voie alimentaire à des néonicotinoïdes dans le pollen de colza et de tournesol entraverait la navigation des abeilles à des degrés divers.

 

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* Jon Entine est directeur exécutif du Genetic Literacy Project (projet d'alphabétisation génétique). Twitter : @jonentine

 

Ce texte a été publié une première fois il y a deux ans.

 

Source  : https://geneticliteracyproject.org/2018/10/12/gold-standard-assessing-neonicotinoids-field-bee-hive-studies-find-pesticides-not-major-source-of-health-issues/

 

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