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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

L'abeille serait aussi une tueuse de glyphosate, selon l'Obs ! Hic ! Oups !

26 Septembre 2018 , Rédigé par Seppi Publié dans #Article scientifique, #critique de l'information, #Abeilles, #Glyphosate (Roundup)

L'abeille serait aussi une tueuse de glyphosate, selon l'Obs ! Hic ! Oups !

 

Non, mais l'abeille sera mise à contribution par l'activisme anti-pesticides

 

 

Nous, Français, sommes formidablement représentés au Parlement Européen… Combien de morts dues au glyphosate, Mme d'Ornano ?

 

 

Quand ce n'est pas le Monde Planète – dont la liste d'articles anti-glyphosate est longue, longue... – c'est Libération – dont la journaliste Coralie Schaub s'est récemment trouvé un créneau porteur avec le boscalide et les fongicides SDHI, prélude peut-être à un nouveau sport médiactiviste, l'ANSES-bashing.

 

Et quand ce n'est pas Libé, c'est l'Obs – au lourd casier avec notamment l'infâme numéro du 20 septembre 2012, son « EXCLUSIF. Oui, les OGM sont des poisons ! » et la cohorte d'articles sur des rats affligés de tumeurs énormes.

 

L'Obs vient de commettre un « Le glyphosate serait (aussi) un tueur d'abeilles » sous la signature de M. Jean-Paul Fritz, « journaliste ».

 

 

Nous, Français, sommes formidablement représentés au Parlement Européen… Avez-vous lu la publi, M. Andrieu ?

 

 
Petite dissection d'un titre

 

Très fort, le titre... Associer le glyphosate honni et l'abeille chérie… Certes, il fallait trouver matière et le journaliste a déniché un article scientifique ou, plutôt, un communiqué de presse – son article est publié le même jour que l'article scientifique (avec un décalage horaire défavorable qui renforce l'impression d'exploit journalistique).

 

À partir de là, l'auteur du titre laisse courir une imagination débridée : le lien entre un produit honni et la gentille avette ne peut qu'être exprimé par l'expression « tueur d'abeilles ». Mais attention ! La prudence journalistique impose le conditionnel... Et il ne faut pas faire d'ombre aux néonicotinoïdes, classiquement affublés du complément « tueurs d'abeilles »... d'où l'ajout d' « (aussi) », ce qui, pour nombre de lecteurs mettra le glyphosate au même niveau de déshonneur que les néonics... Va donc pour « Le glyphosate serait (aussi) un tueur d'abeilles ». Bravo l'artiste !

 

 

Nous, Français, sommes formidablement représentés au Parlement Européen… Avez-vous lu la publi, M. Andrieu ? J'insiste...

 

 

Un étude qui laisse sur notre faim

 

Qu'ont fait les chercheurs ?

 

L'étude, c'est « Glyphosate perturbs the gut microbiota of honey bees » (le glyphosate perturbe le microbiote intestinal des abeilles) d'Erick V. S. Motta, Kasie Raymann et Nancy A. Moran.

 

Sa lecture nous procure quelques surprises. Enfin pas vraiment, tant nous sommes maintenant habitués à une science au pire poubelle, au mieux sur-interprétée.

 

Les auteurs ont gavé des abeilles avec un sirop de sucre avec 0 (témoin), 5 ou 10 mg/L de glyphosate – des doses dont ils affirment qu'elles sont réalistes (représentatives de ce qu'on peut trouver dans la nature) pendant cinq jours. Les microbiotes intestinaux ont été analysés après le gavage et trois jours après. Dans une deuxième expérience, ils ont confronté de jeunes abeilles, en phase d'acquisition de leur microbiote intestinal, à une bactérie intestinale pathogène, selon un protocole différent.

 

Selon les auteurs, le microbiote intestinal est dominé par huit espèces bactériennes qui promeuvent la prise de poids et réduisent la sensibilité à des pathogènes (dans cet autre article, signé par deux des trois auteurs de l'article analysé ici, on dit... cinq). Ils écrivent dans le résumé :

 

« Nous avons démontré que les abondances relative et absolue des espèces dominantes du microbiote intestinal sont diminuées dans les abeilles exposées au glyphosate à des concentrations documentées dans l'environnement. L'exposition au glyphosate des jeunes ouvrières a augmenté la mortalité des abeilles exposées subséquemment au pathogène opportuniste Serratia marcescens. Les membres du microbiote intestinal des abeilles présentent une sensibilité variable au glyphosate, en grande partie selon qu'ils possèdent une EPSPS de classe I (sensible au glyphosate) ou de classe II (insensible au glyphosate). »

 

Passons sur la suite. Phrase finale :

 

« Ainsi, l'exposition des abeilles au glyphosate peut perturber leur microbiote intestinal bénéfique, affectant potentiellement la santé des abeilles et leur efficacité en tant que pollinisateurs. »

 

 

Les apiculteurs sont formidablement bien représentés… Avez-vous lu la publi, UNAF ?

 

 

Beaucoup de questions...

 

Notons d'emblée que la conclusion est à la fois doublement prudente – par le « peut perturber » et « affectant potentiellement » – et aventureuse – par sa référence à l'« efficacité en tant que pollinisateurs ». Cela n'a pas empêché le titre d'alerte (au conditionnel) de l'Obs.

 

Nous n'analyserons pas cette longue publication. Mais de nombreuses questions se posent.

 

L'équipe a enfoncé en partie des portes ouvertes : le glyphosate a un effet sur les bactéries dont l'équipement enzymatique est inhibé par cette molécule, ce qui entraîne forcément des modifications dans le microbiote. Oui, mais seulement quand la nourriture ne contient pas en quantité suffisante les acides aminés dont la synthèse est inhibée. Les abeilles ont été nourries avec un sirop de sucre...

 

Et il n'y a pas de témoins qui serait constitué par des abeilles se nourrissant normalement de nectar. Ni de témoin positif (un sirop de sucre additionné d'un autre pesticide) comme dans celle-ci (qui a utilisé du fenoxycarb).

 

Les doses choisies – et la durée de gavage – sont-elles vraiment réalistes ? Les auteurs écrivent dans leur discussion des résultats :

 

« Les concentrations de glyphosate ont été choisies pour mimer des niveaux environnementaux, qui varient typiquement entre 1,4 et 7,6 mg/L. »

 

Et ils citent une publication qui fournit ces valeurs de manière incidente et qui, de toute façon, se rapporte à des travaux sur des doses de 0 à 3,7 mg/L (et surtout 2,5). C'est curieux...

 

Mais pour « mimer des niveaux environnementaux », il faut tenir compte du fait que l'on aurait traité à un stade où la végétation à détruire comporte des fleurs attirant les abeilles ; que les abeilles n'auraient butiné que sur ces fleurs « contaminées » ; et que le taux de glyphosate diminue rapidement dans le nectar après la pulvérisation.

 

 

Source : Evaluating exposure and potential effects on honeybee brood (Apis mellifera) development using glyphosate as an example, Thompson HM et al. Attention : il s'agit de teneurs mesurées dans le nectar collecté par des abeilles qui ont été forcées de se nourrir sur des plantes de phacélie (Phacelia tanacetifolia) traitées au glyphosate au moment de la floraison). C'est un scénario pire cas.

 

 

Un premier résultat rassurant...

 

Mais trêve de critiques : pour la première partie de leurs travaux (chaque analyse a été faite sur 15 abeilles), les auteurs rapportent des résultats qui ne sont pas impressionnants.

 

Ils ont observé des différences, certaines significatives statistiquement, mais rien de plus. Cela devrait être rassurant (si tant est qu'il faille se rassurer au vu de nos 40 années d'utilisation du glyphosate et d'une abondante littérature qui confirme l'innocuité du glyphosate pour les abeilles – quelques références ici).

 

 

...avec des incohérences, et une étude arrêtée au bout de trois jours

 

Par ailleurs, ces résultats ne sont pas cohérents, prima facie : la dose de 5 mg/L a pu avoir des effets plus importants que la dose de 10 mg/L.

 

 

 

 

Les auteurs écrivent :

 

« L'absence relative d'effets dans le traitement G-10 [10 mg/L] sur le composition du microbiote au troisième jour après le traitement n'est pas expliquée, mais elle peut refléter d'autres effets du glyphosate sur les abeilles. »

 

Ben voyons... Ce n'est pas le seul endroit où les auteurs se lancent dans des hypothèses et suppositions que l'on peut trouver un brin, voire très, aventureuses.

 

Pourquoi, du reste, se sont-ils arrêtés au troisième jour ? Comment évolue le microbiote lorsque les abeilles s'alimentent de nouveaux normalement – pas avec un sirop de sucre – dans un environnement où le glyphosate aura disparu du nectar ? Nous ne le saurons pas.

 

 
Jeunes abeilles et Serratia marcescens : une plaie ou une bénédiction ?

 

Les jeunes abeilles naissent sans microbiote intestinal ou quasiment. Les auteurs ont testé huit situation associant un ou plusieurs éléments suivants : inoculation d'un microbiote intestinal qualifié de typique (oui = GH ou non = MF) ; confrontation avec Serratia marcescens kz19 (oui = Ser ou non = blanc) ; confrontation avec le glyphosate (oui = gly ou non = blanc).

 

La figure G ci-dessous présente un premier faisceau de courbes, celles du haut, montrant un taux de survie de l'ordre de 80 % après 8 jours en l'absence de Serratia marcescens, et ce, avec ou sans microbiote typique et avec ou sans glyphosate.

 

La courbe du milieu nous apprend que le taux de survie tombe à 50 % pour les abeilles ayant reçu le microbiote typique et infectées par Serratia marcescens.

 

Enfin, le faisceau de courbes du bas aboutit à un taux de survie de quelque 10 % lorsqu'il y a présence simultanée de glyphosate et de Serratia marcescens (avec ou sans microbiote typique) ou lorsqu'il y a du glyphosate, sans microbiote (et sans Serratia marcescens). Notons que cette dernière configuration n'est pas possible en conditions de terrain : les jeunes abeilles reçoivent ce microbiote de leurs aînées dans les quatre jours qui suivent l'éclosion.

 

 

 

Les auteurs écrivent, avant de se lancer dans des supputations :

 

« Nos résultats montrent que le glyphosate réduit l'effet protecteur du microbiote intestinal contre les pathogènes opportunistes et que S. [Snodgrassella] alvi est l'espèce bactérienne la plus négativement affectée par l'exposition au glyphosate. »

 

Pourquoi les observations se sont-elles arrêtées à J + 8 ? Il n'y avait aucune raison de ne pas les poursuivre, d'autant plus qu'elles sont ultra-simples, binaires : l'abeille est vivante ou morte...

 

Mais admettons que les auteurs aient trouvé quelque chose d'intéressant ; un effet qui est le reflet d'une réalité de terrain (malgré l'absence de littérature sérieuse présentant le glyphosate comme un danger pour les abeilles), et non un artefact de laboratoire : l'élimination (plus) rapide des abeilles infectées par Serratia marcescens est-elle une plaie pour la colonie (diminution des effectifs) ou une bénédiction (élimination des malades et, partant, des sources d'infection) ?

 

Cette constatation est tributaire d'une autre question : quelle est l'importance des contaminations d'abeilles (et de ruches) par Serratia marcescens ? Dans cet autre article, deux des trois auteurs de l'article analysé ici écrivent :

 

« Les intestins des abeilles contiennent en petits nombres des pathogènes potentiels tels que des espèces de Serratia. »

 

Ce qui pose la question suivante : la dose de Serratia marcescens qui a été administrée aux jeunes abeilles a-t-elle été réaliste ?

 

Quoi qu'il en soit, l'effet qui a été démontré – d'une manière qui paraît convaincante au vu du graphique (ce graphique nous rappelle cependant d'autres sur des rats... n'en tirez aucune conclusion sur le sérieux de l'équipe qui a travaillé sur les abeilles...) – n'a pas incité les auteurs à la sur-interprétation, comme nous l'avons vu ci-dessus.

 

Les auteurs ont répété les essais deux fois. Les graphiques produits dans les informations complémentaires – peu lisibles et peu compréhensibles – sont notablement différents.

 

 

 

A-t-on présenté le « meilleur » cas dans l'article et relégué les deux autres dans les informations complémentaires ?

 

 

Un communiqué de presse tonitruant

 

Rappelons la conclusion du résumé des auteurs :

 

« Ainsi, l'exposition des abeilles au glyphosate peut perturber leur microbiote intestinal bénéfique, affectant potentiellement la santé des abeilles et leur efficacité en tant que pollinisateurs. »

 

Qu'en fait le communicant de service ? On peut se limiter à son résumé :

 

« Les abeilles exposées au glyphosate, la matière active du Roundup, perdent certaines des bactéries bénéfiques présentes dans leurs intestins et sont plus susceptibles d'être infectées par des bactéries nocives et de mourir. Les scientifiques pensent que cela est une preuve que le glyphosate pourrait contribuer au déclin des abeilles mellifères et des abeilles indigènes dans le monde entier. »

 

La première partie de la première phrase est fausse : les bactéries ne sont pas perdues. Ce qui change, c'est leur abondance absolue et relative.

 

La deuxième partie de la première phrase est fausse : les chercheurs n'ont pas étudié la susceptibilité à l'infection. Ils ont confronté des jeunes abeilles à une dose fixe (probablement une dose de cheval) d'une bactérie pathogène, Serratia marcescens ; et d'une seule, de sorte qu'il y a généralisation abusive.

 

Et la deuxième phrase est de la gesticulation anti-scientifique : « Les scientifiques pensent... » ? « ...le glyphosate pourrait contribuer... » ? Les scientifiques sont priés de produire des faits qu'ils ont établis et, le cas échéant, des hypothèses raisonnablement déductibles des faits.

 

 

Ont-ils lu la publi avant de gazouiller ?

 

 

Et l'Obs fait dans l'obscénité journalistique

 

Ce n'est pas nouveau ! Nous avons déjà analysé le titre ci-dessus.

 

Quant au texte, tout y est. Bornons nous à une liste à la Prévert (c'est nous qui soulignons) :

 

« ...néonicotinoïdes, ces pesticides tueurs que l'on estime responsables du syndrome d'effondrement des colonies et de la perte de nombreuses ruches dénoncée par les apiculteurs ».

 

« Le glyphosate, l'autre pesticide très décrié... »

 

« Jusqu'à quel point les abeilles sont-elles contaminées par le glyphosate ? Ce n'était pas l'objet de l'étude des trois scientifiques texans, mais on peut effectuer des comparaisons : les principaux néonicotinoïdes, les pesticides "tueurs d'abeilles", ont récemment été détectés dans quasiment tous les miels de la planète. Il ne serait donc pas surprenant que de nombreux insectes pollinisateurs soient exposés à un composant inclus dans l'herbicide le plus répandu dans le monde... »

 

Quelle sagacité ! Mais l'auteur poursuit avec en intertitre :

 

« Le glyphosate, un risque (aussi) pour les humains »

 

Et on y trouve :

 

« Centre international de recherche sur le cancer, agence dépendant de l'Organisation mondiale de la santé ».

 

Mais évidemment rien sur la douzaine d'agences qui ont, en résumé, réfuté et invalidé le classement du CIRC. On se borne à un très général :

 

« D'autres études ont pourtant contesté toute nocivité sur l'humain »...

 

Et on nous sert :

 

« les révélations des "Monsanto Papers", dénonçant l'influence directe de la firme américaine produisant l'herbicide sur de nombreux travaux scientifiques. »

 

« Aux Etats-Unis, le retentissant procès gagné par le jardinier Dewayne Johnson... »

 

« En France, le cas du petit Théo, né avec de graves malformations après que sa mère a pulvérisé du Glyper (un générique du Roundup) sur un champ... »

 

« La présence possible de glyphosate dans la chaîne alimentaire a donc de quoi nous inquiéter. D'autant que les députés français ont refusé à deux reprises (le 29 mai et le 15 septembre) d'inscrire l'interdiction du glyphosate dans la loi... »

 

Si vous comprenez la logique de cette dernière citation…

 

 

Heureusement qu'il nous reste le bon sens paysan

 

 

N'en jetez plus... Pitié...

 

Sera-ce le début d'une nouvelle campagne ? L'abeille sera-t-elle investie du rôle de tueuse de glyphosate ? Nous verrons bien si cette nouvelle bulle médiatique va croître.

 

Le Journal de l'Environnement a déjà convoqué, dans Le glyphosate, l’autre ennemi des abeilles, un témoin (soyons prudent avec notre formulation...) à la barre :

 

« Contacté par le JDLE, Jean-Marc Bonmatin, chercheur au Centre de biophysique moléculaire d’Orléans (Centre national de la recherche scientifique, CNRS) et pionnier de l’étude de la toxicité des néonicotinoïdes sur les abeilles, se montre peu étonné par ces résultats: "plus il y a de pesticides, plus les abeilles sont sensibles aux pathogènes", du fait d’une "perturbation de leur biologie".

 

"Soit on continue à rechercher des preuves absolues de toxicité et on interdit, soit on applique le principe de précaution, au motif de danger pour la santé humaine, et on s’abstient enfin d’utiliser ces produits", estime le chercheur, favorable à un renversement de la charge de la preuve. Au vu des nombreux effets sanitaires et environnementaux de ces produits, "je ne comprends pas que ces produits continuent à être homologués", ajoute Jean-Marc Bonmatin.

 

Superbe condensé d'amalgame et de démagogie...

 

 

Formidable ! Générations Futures répond à M. François Veillerete...

 

 

Sputnik News fait bien mieux !

 

Qui l'eût cru ? Sputnik News, sous un titre toutefois putaclic, « De nouvelles victimes de Monsanto révélées » fait mieux en présentant deux paires d'avis opposés. L'inévitable scientifique militant Dave Goulson (voir par exemple ici) fait dans le même registre que le prénommé :

 

« "Il semble que nous devrions ajouter le glyphosate dans la liste des problèmes auxquels les abeilles font face. Cette étude est une nouvelle preuve que l'utilisation des pesticides à l'échelle du paysage a des conséquences négatives souvent difficiles à prévoir", a-t-il constaté. »

 

En face (nous avons corrigé la traduction),

 

« "J'estime que les doses de glyphosate utilisées étaient trop hautes. Le rapport [des chercheurs américains, ndlr] montre seulement comment le glyphosate peut potentiellement affecter [les bactéries intestinales] des abeilles, et non pas comment il agit dans l'environnement", a déclaré Oliver Jones, chimiste de l'Institut royal de technologie de Melbourne (Université RMIT).

 

Et même Monsanto a eu droit à la parole (voir aussi ici) :

 

« "Les déclarations que le glyphosate aurait une influence négative sur les abeilles sont erronées. Aucune étude à grande échelle n'a détecté de lien entre le glyphosate et la réduction de la population des abeilles. Plus de 40 ans de preuves scientifiques fortes et indépendantes montrent qu'il ne pose aucun risque irraisonnable pour les humains, les animaux et l'environnement en général", a souligné le porte-parole de Monsanto. »

 

S'il faut maintenant se fier davantage à la désinformation de Sputnik News qu'à la désinformation de l'Obs, où allons nous…

 

 

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jeanpaysan 29/09/2018 02:15

Bonjour. Comment se fait il que les abeilles ne sont pas nourris naturellement? Pourquoi toujours cette substitution par de l'eau sucrée.c'est soit du nectar soit du miel.quand j'étais écolier ,l'instituteur avait lui même des ruches et il nous a appris que la fonction première du MIEL était de nourir la ruche quand il n'y avait plus de Fleurs à butiner.Moins consommer de miel serait nécessaire pour conserver le bon équilibre des ruches et ce serait aussi bien plus naturel et moins cette exploitations intensives

Seppi 01/10/2018 10:00

Bonjour,

Merci pour ce commentaire.

Nourrir avec des sirops de sucre fait partie de nombreux protocoles de laboratoire. Pourquoi pas… le problème se pose ensuite au niveau de l'interprétation des résultats et de la communication.

Béotoi 27/09/2018 11:15

Bonjour, Vous trouvez les courbes de survie notablement differentes? cela me semble plus du bruit de fond. Personnellement que la modification bacterienne soit la cause de l'augmentation de la mortalité reste à prouver. Pour autant, les auteurs ont bien montré la nocivité du produit dans ce contexte.
Au final, entre des articles sans droit de réponse et un accusé qui degurgite un communiqué generaliste, on ne pourra pas aller au fond du probleme.

Seppi 01/10/2018 09:27

Bonjour,

Merci pour votre commentaire.

J'ai du mal à lire et à comprendre les graphiques des informations complémentaires. Qu'est-ce que le "control"? Quels groupes sont confrontés à Serratia ? Si je m'en tiens à la courbe du haut, terminer en peu en dessous de 80 % ou de 60 %, cela fait tout de même une belle différence. Idem pour les courbes du bas, qui, de plus, sont notablement au-dessus de celles qui doivent leur correspondre dans le graphique de l'article.

Alors bruit de fond ? Je n'en disconviendrai pas. Mais cela me dérange de voir le meilleur graphique dans l'article principal et les deux autres dans les informations complémentaires. Et cela me dérange de ne pas voir d'explications ou de tentatives d'explications -- les auteurs se sont pourtant bien démenés dans d'autres situations…

Pour avancer, il faudra refaire les manips et voir ce qui se passe sur le terrain.