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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Le Royaume-Uni sème sa première plante modifiée par édition de gènes

5 Août 2018 , Rédigé par Seppi Publié dans #CRISPR

Le Royaume-Uni sème sa première plante modifiée par édition de gènes

 

Joan Conrow*

 

 

[Ma note] C'était publié avant l'infâme arrêt de la Cour de Justice de l'Union Européenne du 25 juillet 2018... Que vont faire les autorités britanniques ? La Belgique est confrontée à un problème similaire avec un essai en plein champ d'un maïs édité à l'aide de CRISPR/Cas9.

 

 

Les scientifiques de Rothamsted Research ont semé l'un des premiers essais en plein champ d'une plante au génome édité dans le but de développer des plantes plus nutritives qui peuvent être cultivées durablement.

 

L'essai, le premier à être réalisé sur des plantes au génome édité (GE) au Royaume-Uni, sera réalisé sur deux lignées de cameline, une plante annuelle de la famille des moutardes dont les graines sont utilisées pour la production d'huile. Il permettra d'étudier l'efficacité de l'édition du génome en tant qu'outil dans le développement de plantes capables d'apporter une contribution au bien public.

 

L'édition du génome peut créer de nouvelles variétés de plantes avec des caractères désirés en modifiant leur code génétique d'une manière qui aurait pu se produire naturellement, sans introduire de gènes d'une autre espèce. À cet égard, elle est similaire aux méthodes traditionnelles d'amélioration des plantes.

 

Mais la nouvelle technologie a un net avantage par rapport aux méthodes traditionnelles car elle est plus précise et peut réduire considérablement les temps de développement, a déclaré Johnathan Napier, pionnier de la biotechnologie végétale à Rothamsted.

 

Napier est un défenseur de l'utilisation du potentiel de cette technologie pour le bien public. Dans ce cas, les plantes au génome édité aideront les scientifiques à améliorer leur compréhension du métabolisme des lipides, ce qui est utile dans la recherche liée à l'utilisation de plantes pour produire dans leurs graines une forme de lipides connus sous le nom d'huiles de poisson oméga-3. Ces huiles sont essentielles à une alimentation saine, mais leur approvisionnement dérivé de la mer est limité.

 

« Cette technologie pourrait avoir un impact énorme sur l'intensification durable de l'agriculture pour le bénéfice de tous », a-t-il déclaré. « Il sera utile de voir comment la cameline éditée par CRISPR se comporte sur le terrain. »

 

Les variétés GE ont été produites par une technique connue sous le nom de CRISPR/Cas9. La protéine Cas9 qui a modifié le code génétique de la plante provenait d'une espèce différente, mais aucun résidu du transgène n'est présent dans la plante finale. Une autre différence importante de la technologie GE est que les modifications génétiques sont exprimées dans chaque cellule, dans toutes les parties de la plante.

 

La mise en culture d'essai a été approuvée par le Ministère britannique de l'Environnement, de l'Alimentation et des Affaires Rurales (Defra), qui a suivi les conseils de son Comité Consultatif sur les Introductions dans l'Environnement : « Il ne serait pas possible de déterminer si ces lignées ont été produites par édition du génome ou par mutagenèse traditionnelle parce qu'elles seraient génétiquement indiscernables. »

 

Un éclaircissement plus général est venu du ministre du Defra George Eustice dans une réponse écrite du Parlement en mars : « Lorsque l'édition de gènes aboutit à un organisme avec de l'ADN provenant d'une espèce différente, il sera réglementé selon les dispositions de contrôle sur les organismes génétiquement modifiés. Cependant, le gouvernement estime qu'une réglementation spécifique de cette technologie n'est pas nécessaire lorsque la modification génétique induite pourrait avoir eu lieu naturellement ou avoir été réalisée par des méthodes de sélection traditionnelles. »

 

Rothamsted collabore dans la recherche GE avec une équipe française dirigée par Jean-Denis Faure, professeur d'embryogenèse végétale au Centre de recherche Versailles-Grignon de l'INRA.

 

_______________

 

Source : https://allianceforscience.cornell.edu/blog/2018/05/uk-plants-first-gene-edited-crop/

 

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C
Communiqué de presse du syndicat national CGT<br /> des personnels de la recherche agronomique INRA<br /> <br /> Bonjour,<br /> <br /> Le combat de la CGT-INRA contre le brevetage du vivant ne date pas d’hier et se poursuit.<br /> Suite à la récente décision prise par la Cour de Justice de l’Union Européenne ce 25 juillet 2018, notre syndicat national s’exprime une nouvelle fois sur ce sujet pour dire : « Non au brevetage-appropriation du vivant »<br /> <br /> Vous trouverez notre expression sur notre site : http://www.inra.cgt.fr/actualites/tracts/OGM_plantes_editees_Cqpresse_CGTINRA_aout2018.pdf <br /> .<br /> Pour tout contact :<br /> Jean-Louis DURAND, élu au Conseil Scientifique de l’INRA <br /> tél : 05.49.55.60.94<br /> e-mail : jean.louis.durand@inra.fr<br /> <br /> En vous souhaitant bonne réception<br /> <br /> Bien cordialement<br /> <br /> Bérangère LEFORT<br /> <br /> Secrétariat administratif<br /> <br /> Syndicat national CGT de l’INRA<br /> <br /> -. - . -. - . - . -. - . - . -. - . - . -. - . - . -<br /> Syndicat national CGT de l’INRA :<br /> INRA centre de Versailles / Bâtiment Social de l’INRA / Porte de St Cyr – RN10 /<br /> 78210 Saint-Cyr l’Ecole<br /> <br /> mail : cgt@inra.fr
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S
Bonjour,<br /> <br /> Merci pour votre commentaire.<br /> <br /> J'apprécie le soutien de la CGT pour le COV (ce fut il y a quelque temps mon bébé...). Pour le brevet, il faudrait une série d'articles d'explication.