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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

« Le beau bordel européen de l’agriculture bio » de Korrigan sur Agoravox

21 Août 2018 , Rédigé par Seppi Publié dans #critique de l'information, #OGM, #Agriculture biologique

« Le beau bordel européen de l’agriculture bio » de Korrigan sur Agoravox

 

Glané sur la toile 266

 

 

Nous avons déjà rencontré le Korrigan qui publie de temps en temps sur Agoravox. Il est maraîcher bio, « et fier de l'être ! » Il se présente ainsi sur Agoravox :

 

« Je suis un korrigan qui arpente les bosquets de l'Ouest de la Fance, et je plante des carottes, des tomates, des oignons et d'autres joyeusetés là où je passe ! »

 

Maraîcher bio, il a une vision réaliste, et donc forcément pertinente, de son secteur d'activité. Nous avions donc glané ses écrits en son temps, sous les titres : « Il a osé : "Kokopelli, Biocoop… Et si on utilisait moins de pesticides en agriculture biologique ?" » et « "Marché interdit" de Carrefour : ce qu'en pense le maraîcher bio Korrigan ».

 

Il vient de se frotter au Règlement (UE) 2018/848 du Parlement Européen et du Conseil du 30 mai 2018 relatif à la production biologique et à l’étiquetage des produits biologiques, et abrogeant le règlement (CE) n° 834/2007 du Conseil (c'est le titre complet).

 

Cela a donné « Le beau bordel européen de l’agriculture bio ».

 

Sur le plan technico-économique, Korrigan nous livre des réflexions fort intéressantes, notamment à propos de ce que l'on appelle – improprement (mais il faudra se pencher un jour sur cet aspect) – « la légalisation des semences paysannes ».

 

Verdict général :

 

« En voulant démocratiser l’agriculture bio, les politiques ont donc compliqué la tâche aux agriculteurs et vendeurs réellement impliqués et permis à des groupes flairant toujours la bonne affaire de vendre du bio "service minimum". A tel point que dans certains cas, mieux vaut acheter des fruits et légumes "classiques" locaux que chez certains grossistes "bio" peu scrupuleux ! »

 

C'est un avis qui se discute sur le premier point. À qui « la faute » ? Aux politiques – notamment aux politiques qui instrumentalisent le bio pour assouvir leur haine du conventionnel – ou, plutôt, aux profiteurs du bio – notamment les lobbies du biobusiness et les idéologues qui font les idiots utiles ?

 

Korrigan a également découvert la dernière de la Cour de Justice de l'Union Européenne sur la mutagenèse :

 

« Je ne suis pas sûr qu’il y ait une espèce cultivée en France, tomate, carotte, pomme, fraise, blé, chou, maïs, etc qui n’ait jamais été concernée par la mutagénèse.

 

La Confédération paysanne, pourtant peu connue pour son amour des OGM, reconnaît que c’est impossible d’interdire les plantes mutées en bio, et pourtant c’est ce que vient de faire la cour européenne ! Car en reconnaissant, que la mutagénèse = OGM, cela veut dire de facto qu’on ne peut plus cultiver les plantes qui en sont issues ! Autant dire toutes ! »

 

Ben oui, mon bon ! Mais n'est-ce pas la Confédération Paysanne qui s'est démenée pour obtenir ce résultat ?

 

Voilà où mène un « syndicalisme » qui ignore les vrais intérêts des gens qu'il prétend représenter et défendre, et qui verse dans l'activisme politique en servant de supplétif à l'anticapitalisme et à la technophobie.

 

Conclusion de Korrigan :

 

« Il est grand temps que les syndicats du bio, Confédération paysanne et FNAB les premières, se mettent sérieusement à bosser sur ce dont les paysans bio ont vraiment besoin : un cadre clair et COHERENT ! »

 

On peut craindre qu'il ne soit bien trop tard.

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