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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Chercheurs en biologie végétale, barrez-vous !

22 Août 2018 , Rédigé par Seppi Publié dans #Ludger Wess, #CRISPR, #Politique

Chercheurs en biologie végétale, barrez-vous  !

 

Ludger Weß*

 

 

[Ma note : ce texte a été publié le 11 juillet 2018 – avant l'arrêt de la Cour de Justice de l'Union Européenne. Sa lecture n'est peut-être pas conseillée aux rationalistes souffrant de dépression : la situation n'est pas meilleure en Allemagne… et c'est vraiment grave pour l'Europe.]

 

 

Qui conseille le gouvernement fédéral « de manière scientifique et indépendante »  ? L'association anti-OGM Testbiotech e. V. (capture du site Internet)

 

 

Sans que le public critique ne le remarque, le gouvernement fédéral a déposé une déclaration de faillite dans la politique de recherche. Au lieu de demander aux scientifiques d’évaluer une technologie, il signe un contrat avec un consortium de consultants connu pour rejeter en bloc la technologie.

 

 

Imaginez un instant le scénario suivant : le Ministère Fédéral de la Santé met en place un Service spécial de la Vaccination et de la Santé qui est chargé d'observer et d'évaluer les « développements scientifiques et réglementaires » dans le domaine de la vaccination. Le Service doit travailler « de manière scientifique et indépendante des applicateurs » de la vaccination [des agents économiques impliqués dans la vaccination]. Il se concentrera sur une analyse des problèmes du point de vue de la « protection préventive » de la santé et des enfants. « C'est une sorte de "chambre de compensation », une agence indépendante de l'industrie. »

 

Selon le ministère, « des informations produites de manière appropriée seront présentées, entre autres, sous forme de fiches d'information mises à la disposition du discours public ». Le choix des sujets sera contrôlé par un conseil consultatif composé d'« organisations de la société civile ». « Une influence des acteurs qui ont un intérêt économique à l'exploitation des technologies est de cette manière exclue », dit l'auto-description du service spécial. Ces « organisations de la société civile » seraient une association de médecins anthroposophiques critiques de la vaccination, un fabricant de préparations homéopathiques pour la réparation des dommages causés par les vaccins, une association de naturopathes qui prodigue des conseils aux parents d'enfants touchés par un accident vaccinal, une fédération de fabricants de nosodes vaccinaux homéopathiques, l'association de sages-femmes « Vaccinations ? Pas de ça chez nous ! » et une association de réalisateurs critiques de la vaccination. Parmi les représentants, il y aurait une biologiste qui nie l'existence des virus, un agriculteur qui a déjà publié plusieurs livres critiques de la vaccination et le co-producteur d'un film dont l'objet est de montrer comment la Fondation Bill Gates dépeuple l'Afrique par la vaccination. Le service spécial serait soutenu par une association qui rejette catégoriquement la vaccination, car la vaccination surcharge selon elle le système immunitaire et conduit à l'autisme.

 

 

Les rapports commandés

 

Pensez-vous que c'est impensable ? En fait, le Ministère de la Santé n'est pas encore arrivé à ce point-là. Au Ministère de l'Environnement dirigé par le SPD, cependant, un « Service Spécial de Génie Génétique et de l'Environnement » (FGU – Fachstelle für Gentechnik und Umwelt) vient d'être créé ; il est porté par l'association Testbiotech e. V. qui lutte sans relâche depuis dix ans contre l'utilisation du génie génétique, contre la biologie synthétique et contre la brevetabilité des inventions biotechnologiques. Le FGU devrait traiter de l’évaluation de l’édition génomique et du forçage génétique – des nouvelles technologies d'amélioration des plantes. Comme décrit ci-dessus, un conseil consultatif sera mis en place, issu des « organisations de la société civile » qui rejettent, sans exception, le génie génétique dans tous ses aspects et le combattent, et luttent aussi pour une interdiction totale du génie génétique dans l'agriculture et l'amélioration des plantes (le génie génétique en médecine est accepté avec des grincements de dents). Toutes les citations ci-dessus sont prises verbatim de l'auto-présentation du FGU ou d'un communiqué de presse de l'association Testbiotech relatif à la création du FGU. L'association de Christoph Then reçoit pour ses prestations de service contre les nouvelles techniques d'amélioration des plantes, pour la période du 1er octobre 2017 au 28 février 2020, soit deux ans et demi, une subvention de 203.580 euros – une somme rondelette quand on sait qu'une petite demande de subvention DFG [Deutsche Forschungsgemeinschaft – communauté allemande de la recherche] pour les chercheurs en biologie végétale tourne généralement autour de 60.000 euros par an (= 150.000 euros pour 2,5 ans). Dans ce montant, 15.000 EUR sont des ressources matérielles qui ne sont pas supportées par Testbiotech, car l'association ne mène pas de travaux expérimentaux. Le ministère tenu par le SPD dépense donc beaucoup d'argent pour sa lutte contre le génie génétique, ou pour ce qu’il aimerait en penser.

 

Les « organisations de la société civile » sont des ONG comme le Bund Umwelt und Naturschutz Deutschland (BUND) ; le Gen-ethische Netzwerk ; la Interessengemeinschaft für gentechnikfreie Saatgutarbeit (IG Saatgut), majoritairement portée par des associations et fondations anthroposophiques ; la Arbeitsgemeinschaft bäuerlicher Landwirtschaft (AbL), une coordination d'agriculteurs biologiques ; et l'organisation Save our Seeds, une initiative anthroposophique pour « le maintien de la pureté de nos semences ». Les entreprises semencières et les chercheurs en biologie végétale ne font apparemment pas partie de la société civile, mais doivent être classés parmi les éléments autoritaires (?), anti-démocratiques (?) qui n'ont pas leur mot à dire sur la recevabilité des technologies modernes.

 

Tous les membres du conseil d'administration sont des opposants de longue date et convaincus à toute méthode d'amélioration des plantes moderne : ils sont contre les plantes hybrides ainsi que contre l'utilisation du génie génétique et de l'édition génomique (les blogueuses agricoles Dr Kathrin Naumann et Christina Annelies l'ont démontré en détail). D'ailleurs, tous les membres du conseil consultatif figurent parmi les premiers signataires d'une résolution qui en a appelé début juillet aux politiciens pour que « tous les procédés qui fonctionnent dans le cadre des concepts tels que : "édition génomique", "mutagenèse dirigée", "nouvelles méthodes de mutagenèse", etc. soient réglementés comme le génie génétique ». La résolution contient des affirmations qui ne font aucun sens sur le plan biologique (« ils [ces procédés] sapent les mécanismes naturels de régulation des gènes par lesquels les êtres vivants se protègent normalement contre les conséquences négatives des modifications de l'ADN »... des segments d'ADN qui « sont particulièrement protégés par la régulation des gènes naturelle ») et démontre ainsi l'incompétence technique du conseil consultatif, qui semble croire à des mécanismes vitalistes de protection du matériel génétique.

 

Donc, l'expertise et les faits ne sont pas ce qui compte pour le ministère ; il s'agit du résultat des conseils du service spécial, résultat déjà connu. Il est également clair que les informations que fourniront le service spécial et le conseil consultatif pour le « discours public » sont fausses et douloureusement familières – la seule différence est qu'elles n'ont pas encore été fournies avec le cachet du ministère.

 

 

Avec la CDU contre la recherche en biologie végétale

 

Non seulement le SPD, mais aussi la CDU ont maintenant pris le cap anti-génie génétique. Elle a également conclu un pacte avec Testbiotech e.V. L'an dernier, le Ministère de l'Éducation et de la Recherche, alors dirigé par Johanna Wanka, avait décidé de financer l'association pour un montant de 73.500 euros pour deux ans. Testbiotech e.V. est censé prendre part au programme-cadre « Recherche pour le Développement Durable » et s'occuper de l'« étude prospective des dimensions des risques écologiques qui surgissent sur la base des nouveaux développements de l'ingénierie génétique avec l'intention de procéder à des disséminations ciblées ». Les universités de Brême et de Vechta (pas vraiment des phares de la recherche génétique) sont également de la partie, ainsi que, en tant que partenaire associé, l'Université de Vienne des ressources naturelles et des sciences de la vie (BOKUUniversität für Bodenkultur) ; celle-ci s'est essentiellement fait remarquer par ses recherches ésotériques relevant de la charlatanerie.

 

Le partenaire du projet à l'Université de Brême est le professeur Arnim von Gleich ; il a attiré beaucoup d'attention sur lui dans les années 1990 avec son plaidoyer pour une « autre chimie » chez les Verts. La chimie de synthèse « craque » les molécules par une pression élevée et des températures anormalement élevées, les forçant à s'associer dans des combinaisons non naturelles, se plaignait-il. Au lieu de cela, il faudrait une « chimie douce » : « Ainsi, au lieu d'essayer de tout créer et améliorer par la force, nous comptons sur la "chimie douce", sur le dépassement de cette "folie du tout est possible" », a écrit von Gleich en 1991 dans la revue Wechselwirkung (interactions) ; il a ajouté : « Seule une (auto-)limitation radicale dans la synthèse répond vraiment aux exigences d'une politique chimique et environnementale de précaution. » Évidemment, von Gleich rejette le génie génétique en raison de sa puissance supposée, tout comme le chlore et la pétrochimie.

 

Les responsables de l'Université de Vechta – les professeurs d'écologie du paysage Broder Breckling et Winfried Schröder – sont des adversaires déterminés du génie génétique (« un peu d'horreur dans les champs »).

 

Sont également associées au projet les organisations Ecovalia – Valor Ecológico Association (Espagne), AGROBIO – The Portuguese Association for Organic Farming (Portugal) et Attiki Association of Organic Farmers Markets (Grèce). Les trois sont des associations qui soutiennent l’agriculture biologique et savent également, dès avant la fin du projet, qu’elles rejetteront catégoriquement et en bloc l'édition génomique, le forçage génétique et d’autres technologies pour des raisons de principe.

 

TestBiotech lui-même – essentiellement une association unipersonnelle, du vétérinaire et ancien collaborateur de Greenpeace Christoph Then, qui a écrit une thèse de doctorat sur l'effet positif des remèdes homéopathiques sur des cultures cellulaires – s'est fait remarquer par des affirmations manquant de sérieux et scientifiquement indéfendables au sujet de l'édition génomique et du forçage génétique. De temps en temps, il publie avec un adversaire de longue date des OGM et chercheur en homéopathie, Gilles-Éric Séralini ; celui-ci s'est fait remarquer en particulier par des publications contenant des erreurs méthodologiques grossières et des interprétations créatives ; il est à peu près aussi crédible que l'astronome qui a soutenu que la terre était plate et se trouvait au centre de l'univers. Le chercheur en biologie Detlev Weigel, professeur de biologie du développement et directeur et membre scientifique de l'Institut Max Planck de Biologie du Développement, a réfuté les allégations de Then ici, point par point.

 

 

Créons des faits alternatifs ensemble !

 

Les deux ministères font ainsi « évaluer » les nouvelles technologies d'amélioration des plantes par des organisations et des partenaires qui rejettent catégoriquement ces technologies a priori et avancent des arguments frivoles et sans fondement scientifique – ce qui importe, c'est de toute évidence la bonne attitude et la capacité de se donner une apparence scientifique. Le BMBF répond aux demandes d'information critiques par une expression vide de sens : il promeut la « recherche transdisciplinaire en y associant différentes parties prenantes ». Le Ministère de l'Environnement vous prend également de haut et fait référence à sa « compréhension de la recherche » qu'il partage avec l'autorité responsable, l'Agence Fédérale pour la Protection de la Nature (BfN). Il n'y a aucune réponse à la question de savoir pourquoi il n'a conclu des contrats pour des « solutions opérationnelles fondées sur la science » et des « conseils politiques fondés sur la science » qu'avec des adversaires déclarés de l'édition génomique et d'autres méthodes, lesquels ne peuvent en outre se prévaloir d'aucun résultat de recherche original dans ce domaine.

 

Derrière cette charade se trouve la question de savoir si les processus d'édition génomique sont du génie génétique et doivent donc être strictement réglementés, ou plutôt complètement interdits d'utilisation en milieu non confiné (selon le droit allemand), ou s'ils ne sont que des variations de la mutagenèse que l'amélioration des plantes utilise depuis près de cent ans. Cette mutagenèse est considérée comme compatible avec l'agriculture biologique, bien qu'elle utilise des méthodes non contrôlées et non ciblées, destructrices (produits chimiques mutagènes et rayonnement radioactif) pour « produire » certaines propriétés. Elle provoque régulièrement des modifications et des réarrangements dans le génome qui affectent plusieurs milliers de gènes, voire dix mille, quand bien même elle serait supervisée selon Then par une sorte d'ange gardien qui la ferait aller dans le bon sens. Malgré les effets inconnus, les plantes génétiquement modifiées ainsi produites peuvent être mises sur le marché sans examen préalable. Les obtenteurs savent que ces méthodes brutales ont déjà conduit à plusieurs reprises à de nouvelles variétés qu'il a ensuite fallu retirer du marché à cause de constituants nocifs. La mutagenèse ciblée par édition génomique devrait éviter ces effets secondaires inattendus et potentiellement risqués. L'édition génomique est également plus rapide – avec un gain qui se mesure en années ou même en décennies. Ce n'est pas un mince avantage compte tenu de la menace qui pèse sur de nombreuses cultures en raison de maladies émergentes, de parasites tels que la légionnaire d'automne ou des changements climatiques. La méthode étant de surcroît bon marché, elle pourrait également être utilisée par de petits semenciers, ce qui conduirait à une plus grande offre de semences.

 

 

Le consensus scientifique ignoré

 

Les milieux universitaires et les autorités compétentes à travers le monde sont à l'unisson à ce jour : l'édition génomique est de l'amélioration des plantes par mutation et rien d'autre ; elle est simplement plus rapide, plus précise et vient – par rapport à l'amélioration des plantes par mutation traditionnelle – avec des risques d'effets inattendus des ordres de risque plus faibles. La Cour de Justice de l'Union Européenne (CJE) prendra position à ce sujet à la fin du mois. Elle doit décider sur la base d'une action intentée par l'association française Confédération Paysanne ainsi que d'autres organisations de protection de la nature contre la mise en œuvre de la directive sur la dissémination volontaire 2001/18/CE (directive OGM). Elle a été interprétée jusqu'à présent, conformément à la science et à l'opinion des organismes de réglementation, dans le sens que les nouvelles méthodes de mutagenèse telles que l'édition génomique sont exemptées de la réglementation stricte du génie génétique. Il est prévu que la Cour de Justice ne fera pas droit à la demande parce que, dans une opinion préliminaire (légalement non contraignante), l'avocat général Michal Bobek avait écrit au début de 2018 : « Pour moi, il ne fait donc aucun doute qu’en 2001, ce que le législateur a rédigé correspond à ce qu’il entendait prévoir : que les organismes obtenus par mutagénèse sont exemptés des obligations imposées par la directive OGM. » Il était d'avis que les organismes au patrimoine génétique modifié ne devraient être réglementés comme des OGM que si leur « matériel génétique a été modifié d’une manière qui ne s’effectue pas naturellement ». La question reste ouverte de savoir si une décision de la CJUE serait juridiquement contraignante pour les États membres [ma note : c'était dans l'hypothèse où les conclusions de l'avocat général Michal Bobek étaient retenues par la Cour].

 

 

Dans le bateau avec les lobbyistes

 

Cependant, le Ministère Fédéral de l'Environnement semble avoir déjà défini une orientation, tout comme le Ministère Fédéral de la Recherche : si, conformément à l'avis de dizaines d'associations professionnelles et de centaines d'experts ainsi que de nombreux organismes de réglementation en Europe (Suède, Royaume-Uni, Pays-Bas), aux États-Unis et ailleurs, la Cour de Justice devait aussi conclure que l'induction de mutations par édition génomique doit être traitée exactement de la même manière que l'induction de mutations par chimie ou irradiation, le terrain sera préparé pour un régime particulier en Allemagne. Les deux ministères disposeront alors des déclarations supposément scientifiques des « parties prenantes de la société civile » avec lesquelles ils pourront diaboliser et interdire la technologie en Allemagne. Le Ministère de l'Environnement ainsi que le BFN qui lui est subordonné utilisent déjà maintenant le langage des activistes à propos du génie génétique, avec des expressions trompeuses comme « Genpflanzen » [littéralement « plantes-gènes »] et parle d'« aliments génétiquement manipulés » pour de la viande ou du lait provenant d'animaux nourris avec des aliments contenant des constituants de plantes génétiquement modifiées.

 

Ce serait une démarche unique que des associations qui se confectionnent leurs propres faits au-delà de la science (« l'édition génomique, c'est des OGM ! » ; « la vaccination provoque l'autisme ! ») puissent imposer leur définition et le renoncement à l'utilisation de la technologie, avec le fort soutien de deux ministères fédéraux, au reste de la société. Comparées à ces magouilles de lobbies, les petits arrangements entre l'industrie automobile et le gouvernement sur le diesel, les particules et les oxydes d'azote relèvent du théâtre amateur.

 

En Allemagne, le gouvernement envoie un message clair aux entreprises de sélection et aux biologistes des plantes avec sa promotion unilatérale des opposants aux techniques modernes d'amélioration des plantes : fermez vos boutiques et partez ! En Allemagne, vos recherches ne sont pas les bienvenues. Et pour l'industrie et la filière dans son ensemble le message est : vous n'aurez plus droit à la parole dans les approbations futures – la « société civile », représentée par des agitateurs politiques sans compétences appropriées décidera.

 

Il sera intéressant de voir pendant combien de temps les associations professionnelles assisteront sans réagir à la destruction et à l’abandon systématiques de leurs domaines de recherche.

 

______________

 

* Ludger Weß écrit sur la science depuis les années 1980, principalement le génie génétique et la biotechnologie. Avant cela, il a fait des recherches en tant que biologiste moléculaire à l'Université de Brême. En 2006, il a été un des fondateurs d'akampion, qui conseille les entreprises innovantes dans leur communication. En 2017, il a publié ses polars scientifiques « Oligo » et « Vironymous » chez Piper Fahrenheit. Cet article a été écrit par Ludger Weß à titre privé.

 

Source : https://www.salonkolumnisten.com/pflanzenforscher-haut-ab/

 

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ablon 08/12/2019 14:07

les futures générations pourrons dire merci aux voleurs qui ont confisquer la semence libre par l' inscription obligatoire au cahier ....
Les véritables embobineurs ne sont surtout rien d'autre que tous ces lobbyistes à la botte de ce système capitaliste l'hyper destructeur de ce pays phare et dont les désastreuses limites apparaissent de plus en plus avec pour avenir certain, la perte de notre agriculture productive et le développement de l'entretien de paysages avec des Martine à la ferme.

C 'est chose voulue et recherchée par ceux qui le décrient eux même; car ce sont eux uniquement eux qui conduisent depuis des décennies les générations dans le mur.

Seppi 09/12/2019 18:44

Bonjour,

Merci pour votre commentaire (si, si…)

Vous récitez le catéchisme militant.

Posez-vous une question simple : comment la semence libre a-t-elle pu être "confisquée" et, en même temps, Kokopelli peut se faire le parangon de la distribution de "semences libres" ?

Jopari 23/08/2018 00:30

Et quand on pense qu'il y a un siècle, c’était l'un des pays phares en recherche en chimie et biologie.

Il faudra travailler à informer la prochaine génération, celle actuelle ayant malheureusement été bien trop embobinée par ces activistes; nous devrons acheter nos semences en Chine et aux USA.

Seppi 23/08/2018 08:38

Bonjour,

Merci pour votre commentaire.

Il faut travailler sur toutes les générations… vaste programme…

Quant aux semences, c'est à supposer que nous aurons encore une agriculture productive et pas de l'entretien de paysages avec des Martine à la ferme.

Syngenta est déjà en mains chinoises… Florimond Desprez est déjà installé en Argentine pour sa recherche sur des blés tolérant notamment la sécheresse ; il suffit de peu de choses pour que la production de semences y soit aussi délocalisée.

Des sélectionneurs qui émigrent ? Le rosiériste Sam McGredy a quitté l'Irlande du Nord pour la Nouvelle-Zélande en 1972.

douar 22/08/2018 17:19

pas uniquement en biologie végétale, même topo en biologie animale aussi:

https://www.pigprogress.net/World-of-Pigs1/Articles/2018/8/Gene-editing-ruling-harms-EU-pig-breeding-323312E/

Seppi 23/08/2018 08:23

Bonjour,

Merci pour votre commentaire.

En génétique animale, ce sera encore pire avec tous les groupes, groupuscules, sectes animalistes ou tout simplement les personnes se disant protectrices des animaux.