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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

OGM, Gilles-Éric Séralini, trois études d'envergure et l'Obs : le nouveau scandale

13 Juillet 2018 , Rédigé par Seppi Publié dans #OGM, #Glyphosate (Roundup), #critique de l'information, #Gilles-Éric Séralini

OGM, Gilles-Éric Séralini, trois études d'envergure et l'Obs : le nouveau scandale

 

 

 

(Source) La photo – qui a fait le tour du monde – est assortie d'une légende :

« RAT DE GAUCHE : régime constitué de maïs OGM non traité au Roundup. Après 497 jours apparaît un adénocarcinome mammaire. RAT DU MILIEU : même menu, accompagné d'un traitement au Roundup. Fibroadénome et adénocarcinome au 546e jour. RAT DE DROITE : pas d'OGM, mais une eau contaminée au Roundup à 0,5%. Fibroadénomes aux 525e et 577e jours, plus adénome hépatique. ( (Gilles-Éric Séralini)) »

Mais où est le rat témoin ?

 

 

Chahut en 2012, mutisme en 2018

 

Nous avons vu dans un billet précédent que, ces derniers mois, les médias ne se sont guère intéressés à la publication ou l'annonce des résultats de trois études de grande envergure : la française GMO90+ et les européennes GRACE (GMO Risk Assessment and Communication of Evidence – évaluation des risques des OGM et communication des preuves) et G-TwYST (Genetically modified plants Two Year Safety Testing – examen de la sécurité des plantes génétiquement modifiées d'une durée de deux ans).

 

Ces études avaient été commandées à la suite de l'extraordinaire chahut médiatique et politique organisé sur la base de la désormais fameuse étude de Séralini et al. sur les rats de septembre 2012 – « Long term toxicity of a Roundup herbicide and a Roundup-tolerant genetically modified maize » (toxicité à long terme d'un herbicide Roundup et d'un maïs génétiquement modifié tolérant le Roundup) – publiée, rétractée et republiée dans une revue de ligue inférieure.

 

 
« Non, les OGM ne sont pas des poisons » n'est pas une information digne de diffusion

 

L'investissement de millions d'euros (on parle de 15) a finalement augmenté le corpus d'éléments de preuves – tirés de la recherche scientifique et de l'expérience des utilisateurs d'OGM, notamment dans l'alimentation animale – qui militent en faveur d'une absence de différence entre OGM et non-OGM du point de vue de la santé.

 

Toutefois, ces trois études n'invalident pas directement l'« infameuse » étude. Sur ce point, on ne peut que donner raison à M. Gilles-Éric Séralini et au CRIIGEN quand ils écrivent que « les résultats des études GRACE, G-TwYST et OGM90+ ne remettent pas en cause les résultats de l’étude "Séralini 2012" car les protocoles et les objectifs sont trop différents. » Pour invalider, il aurait fallu utiliser un protocole identique ou similaire. Mais ce n'était guère concevable, celui de l'étude de 2012 ayant été très à l'écart des normes de la pratique scientifique raisonnable. Et ils ont été invalidés depuis longtemps, en fait dès le lendemain de leur publication.

 

C'était en réponse à une tentative de l'Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV) de sortir les médias de leur léthargie – pour sûr, « les OGM sont sûrs » n'est pas une bonne nouvelle, médiatiquement parlant, dans un pays qui a décidé de faire prévaloir l'émotion sur la raison. Et c'était introduit par : « Certains détracteurs de l’étude "Séralini 2012" continuent avec acharnement à discréditer cette étude. Ils oublient avec une mauvaise foi patente de : "Comparer ce qui est comparable" ! » Constat purement factuel, exempt d'animosité ou de ressentiment... (ironie).

 

 

Enfin, le Figaro et Europe 1 vinrent

 

Le Figaro, avec trois articles, et Europe1, avec une interview du Prof. Bernard Salles, auteur principal d'OGM90, ont finalement « porté la plume dans la plaie » – c'est un élément d'une citation d'Albert Londres dont une célèbre auteure de films et livres aime à se prévaloir... Une auteure qui a porté un jugement sans appel – mâtiné comme il se doit d'autopromotion – sur ce qui est en train de se passer :

 

« L'étude "révélée" par Le Figaro est une manipulation, pour discréditer les travaux du Pr. Séralini, qui, comme je l'ai raconté dans mon livre Le Roundup face à ses juges, a été victime d'une incroyable cabale. »

 

 

L'espion de Monsanto vous salue bien, Mme Robin !

 

 

Il est vrai que le Figaro n'a pas été tendre avec « Lien entre OGM et cancer : l'étude était fausse », de Mme Cécile Thibert.

 

Une telle critique ne pouvait pas rester sans réponse. Nous avons déjà vu qu'il y eut deux jours plus tard une réaction sur le site du CRIIGEN, avec l'argumentum ad baculuml, « Nous vous rappelons l’arrêt définitif de la Cour d’Appel de Paris du 06/11/2015 qui a condamné le journaliste Jean-Claude Jaillette et le journal Marianne pour des propos similaires à l’encontre du Pr. Séralini. »

 

 

 

 

 
L'Obs tend le micro à M. Séralini

 

L'infame couverture du 19 septembre 2012.

 

Il y eut aussi, le jour précédent (4 juillet 2018), un article de M. Arnaud Gonzague sur le site de l'Obs – le journal par lequel le scandale était arrivé en septembre 2012 : « Séralini : "On détourne des fonds publics pour discréditer mes travaux sur les OGM !" » Lequel des deux a pris l'initiative ? Qu'importe ! Le titre à lui seul vaut son pesant d'or. Difficile de faire mieux en théories du complot et de la persécution…

 

Mais la suite est probablement pire. C'est un formidable mille-feuilles argumentatif truffé de sophismes.

 

 

L'art du non sequitur

 

D'emblée, M. Gonzague attaque... enfin, au vu de ses écrits qui témoignent d'une conception très militante du journalisme, il tend la perche :

 

« L’étude G-TwYST a, comme vous, nourri des rats pendant deux ans au maïs NK603 et n'y trouve aucun danger. Auriez-vous "bidonné" vos conclusions ? »

 

Réponse :

 

« C’est ce qu’affirmait l’Association française des biotechnologies végétales (AFBV), mais je vous rappelle que nous avons déjà gagné notre procès en diffamation contre elle et contre son ex-président, Marc Fellous. »

 

Résumons : « Q. : Auriez-vous "bidonné" vos conclusions ? R. : Nous avons gagné notre procès en diffamation contre l'AFBV. »

 

 

Eux, ils sont malhonnêtes...

 

La réponse se poursuit :

 

« Clairement, l’étude G-TwYST est un autre cas de malhonnêteté méthodologique flagrant : elle prétend reproduire les expériences que j’ai conduites en 2012... mais n’a pas le même protocole [...] »

 

C'est violent ! Notez bien que si vous osiez les mêmes termes à propos de son étude, vous auriez la visite d'un huissier...

 

Nous n'avons rien trouvé sur le site de G-TwYST qui puisse étayer ce propos – l'objectif allégué et non, évidemment, la malhonnêteté imputée. Avons-nous exprimé notre incompréhension avec suffisamment de prudence pour éviter une procédure bâillon ?

 

Notez bien : même si cet objectif allégué avait été formulé, l'honnêteté méthodologique s'apprécierait de manière indépendante, par exemple par l'analyse de l'adéquation du protocole, de la conformité des essais aux bonnes pratiques, du respect des règles de l'exploitation et de l'interprétation des données recueillies, etc.

 

 

...et encore un non sequitur

 

Et quoi de mieux qu'un non sequitur pour embrouiller le lecteur – le NDLR est faux ?

 

« J’ai d’ailleurs claqué la porte avec mon équipe en mai 2014 du comité scientifique de Risk’OGM [l’ancêtre de G-TwYST, NDLR], car j’ai estimé qu’on allait détourner des fonds publics non pour faire la lumière sur une réalité scientifique, mais pour discréditer mes travaux ! »

 

 

Pourquoi G-TwYST serait-elle malhonnête ?

 

« D’abord, parce qu’elle n'évalue que la cancérogénicité sur deux ans. C’est-à-dire qu’elle n'a cherché que les marqueurs du cancer sur tel ou tel organe. Mais notre étude ne s’est pas contentée de cela ! Nous avons mesuré toutes les tumeurs sur les rats et nous sommes livrés à des analyses biochimiques sur les hormones sexuelles, sur le foie, sur les reins... C’est ce qu’on appelle la toxicologie générale. »

 

Le propos est confus à notre sens. Mais voici ce que dit l'introduction au projet :

 

« […] Dans ce contexte, l'objectif principal du projet G-TwYST est de fournir des orientations sur les études d'alimentation animale à long terme pour l'évaluation des risques des OGM tout en répondant aux incertitudes soulevées par les résultats et les rapports d'études récentes (à long terme) d'alimentation de rongeurs avec des aliments pour humains/animaux GM entiers.

 

Pour y parvenir, G-TwYST :

 

  • Effectue des études sur l'alimentation des rats jusqu'à deux ans avec le maïs GM NK603. Cela comprend des études de 90 jours sur la toxicité subchronique, des études sur 1 an pour la toxicité chronique ainsi que des études sur 2 ans pour la cancérogénicité. Les études seront fondées sur les principes directeurs d'examen de l'OCDE et exécutées conformément aux considérations de l'EFSA

  • Examine les recherches récentes et en cours pertinentes dans le domaine de G-TwYST

  • Coopère avec des projets de recherche connexes tels que GRACE et GMO90plus

  • Élabore des critères pour évaluer la qualité scientifique des études d'alimentation à long terme

  • Élabore des recommandations sur la valeur ajoutée des essais d'alimentation à long terme dans le contexte du processus d'évaluation des risques liés aux OGM

  • En tant qu'activité complémentaire – étudie les questions sociétales plus larges liées à la controverse sur les études animales dans l'évaluation des risques des OGM

  • Permet l'engagement des parties prenantes dans toutes les étapes clés du projet de manière inclusive et réactive

  • Fournit la plus grande transparence de ce qui est fait et par qui cela est fait. »

 

 

Non, les rats Sprague-Dawley ne sont pas sujets à tumeurs !

 

Les questions de M. Gonzague sont pointues :

 

« Les promoteurs de l’étude ont dit que les Sprague-Dawleys étaient trop sujets naturellement à des tumeurs pour les utiliser...

 

Curieux ! Une recherche sur le site G-TwYST ne donne rien... la technique de l'homme de paille.

 

Mais voici le premier élément de réponse de M. Séralini :

 

«  C’est n’importe quoi.»

 

Il faut donc comprendre que les Sprague-Dawley ne sont pas trop sujets à tumeurs... C'est pourtant un fait largement reconnu, depuis des décennies. Dans son article sur le rat de laboratoire, Wikipedia décrit plusieurs souches. La partie relative aux Sprague-Dawley est presque entièrement consacrée à sa propension à développer des tumeurs.

 

Qu'écrit aussi l'officine allemande anti-OGM Testbiotech dans une analyse de G-TwYST (en anglais) ?

 

« Des critiques ont été formulées à propos du très petit nombre de rats utilisés dans les essais [de Séralini et al.] et le patrimoine génétique des rats utilisés (rats Harlan Sprague-Dawley), qui sont connus pour développer des tumeurs spontanées. »

 

Et aussi :

 

« La souche de rats utilisés dans les essais [de G-Twyst] (Wistar) ont un patrimoine génétique différent de celui des rats utilisés par l'équipe de Séralini (rats Harlan Sprague-Dawley) et ne sont pas aussi susceptibles de développer spontanément des tumeurs. »

 

Il y a donc un dissensus entre M. Gilles Éric Séralini et M. Christoph Then.

 

Mieux encore, l'Obs a mis en lien un article de septembre de 2012, « OGM : 9 critiques et 9 réponses sur l'étude de Séralini ». En fait, c'étaient les réponses d'un membre de l'équipe Séralini, M. Joël Spiroux de Vendômois (oui, la déontologie journalistique avait été respectée en 2012, comme elle l'est aujourd'hui : pas de liens vers d'anciens articles qui critiquent les thèses séraliniennes). Qu'avait-t-il dit ?

 

« Oui mais ce sont les lignées de rats utilisés dans le monde entier pour les recherches toxicologiques. Ces rats ont l’avantage d’être stables au niveau biologique et physique. »

 

Y aurait-il des divergences de vues au sein du CRIIGEN ? En tout cas, pour la dialectique, c'est la même tactique : vite une diversion !

 

 

Vite, une diversion !

 

Revenons à M. Séralini et l'Obs de juillet 2018 (qui aura donc réussi l'exploit de mettre un lien vers une affirmation qui contredit celle qu'il essaie de « vendre » aujourd'hui, en croyant bien faire) :

 

« C’est n’importe quoi. Les Sprague-Dawleys ont été utilisés depuis des décennies dans des milliers d’études toxicologiques, y compris menées par Monsanto ! [...] »

 

Voilà un nouvel élément d'information de taille dans la deuxième phrase. Mais il n'étaye nullement le propos de la première. Ce serait même le contraire : on ne va tout de même pas examiner l'effet tumorigène d'une substance sur des animaux réfractaires aux tumeurs dans des essais de durée raisonnable.

 

Cela nous ramène aux critiques, objections et sarcasmes de 2012 : oui les rats Sprague-Dawley sont adaptés à des tests de toxicité subchronique à 90 jours ; non, ils ne sont pas adaptés à des tests de longue durée, sauf à utiliser des lots de rats de grande taille.

 

 

Vite, une autre diversion !

 

« Cette souche est même recommandée par le programme américain de toxicologie parce que leur "sensibilité" aux tumeurs, notamment mammaires, reflète celle des populations humaines [...] »

 

Et voilà une information révolutionnaire ! L'affirmation n'est pas sourcée (allô ! M. Gonzague!).

 

Mais, à l'évidence, on utilise une souche de rats ou une autre en fonction des caractéristiques générales de chaque souche et de leur adéquation aux objectifs de la recherche. À en croire cet article, ou encore celui-ci, la politique du NTP est loin d'être aussi tranchée.

 

Heureusement pour elle, la population humaine n'est pas aussi sensible aux tumeurs que les Sprague-Dawley.

 

 

Et hop ! On complète le mille-feuilles argumentatif

 

On pourrait penser à ce stade que l'Obs n'est pas très regardant sur ce qu'il publie et diffuse auprès de ses lecteurs (tant que c'est conforme à la ligne enviro-militante). L'affirmation initiale est donc répétée sous une autre forme :

 

« Quant aux tumeurs qui seraient "naturellement" produites par les Sprague-Dawleys, on est encore une fois dans le pur délire. »

 

Et on passe au non sequitur :

 

« J’ai démontré dans un article publié par "PLOS One" (PDF) que les croquettes qui étaient données aux rats étaient contaminées par de nombreux polluants - des PCB, des métaux lourds... - et que cela faussait donc toutes les données. »

 

 

Petite escapade vers Youtube

 

M. Séralini a posté une vidéo « Réponses aux critiques » sur Youtube. Il y a un échange sur cette question des polluants. Un commentateur :

 

« Comment expliquez vous les tumeurs observées dans vos groupes de controle alors, s'ils n'en développent pas tout seul.... vos groupes de controle ont été nourris de croquettes contaminées ? Ce ne sont donc pas des groupes de controle ? Les vins bio ont aussi beaucoup de pesticides -- sulfate de cuivre et soufre notamment. »

 

Réponse de M. Séralini :

 

« Nos témoins sont nourris avec des croquettes faites de plantes non traitées aux pesticides bien sûr, au contraire des témoins de l'industrie nommés "historiques". La toxicité des résidus de pétrole dans les formulants de pesticides de synthèse est infiniment supérieure à celle des doses de cuivre ou soufre des vins bio. »

 

Nouvelle tentative :

 

« Pourtant vos témoins ont aussi des tumeurs. Comment cela se fait-il, alors que vous venez de dire que les "Sprague Dawley ne développent des tumeurs que si on les nourrit de croquettes contaminées" ? »

 

Pas de réponse...

 

 

Pourquoi un an et pas deux ?

 

Auparavant, M. Séralini avait critiqué la durée de l'étude G-TwYST :

 

« Certes, mais seulement durant une période d'un an ! Or, c’est après la première année que les dysfonctionnements majeurs apparaissent chez les rats. Notre étude toxicologique le démontre. Pourquoi ne pas avoir poussé les investigations plus loin ? »

 

Redonnons la parole à M. Spiroux de Vendômois :

 

« Ce qu'il faut regarder, c'est précisément la rapidité des déclenchements. Dans les trois groupes de rats traités, les tumeurs ou les affections des reins et du foie interviennent dès le 4e mois et explosent au 11e et 12e mois. »

 

M. Séralini avait aussi avancé dans la foulée une bien curieuse explication de la mortalité :

 

« Pas que les rats qui consommaient du maïs OGM mouraient massivement de cancers, mais qu’ils succombaient à leurs tumeurs, en raison d’une insuffisance hépatique ou cardiaque. G-TwYST ne montre rien de ces données... parce qu’elle les a soigneusement ignorées. »

 

 
La cible du moment, c'est le glyphosate et le Roundup

 

Mais, finalement, le maïs GM n'est pas si dangereux que ça :

 

«  Et quelle était la conclusion [de Séralini 2012] ? Que le maïs OGM constitue un petit danger pour leur santé, à cause du stress oxydatif du maïs OGM. Que le maïs couvert de Roundup est un peu plus dangereux. Mais que le grand danger provient du Roundup consommé même à très faible dose ! Pourquoi l’étude G-TwYST a-t-elle refusé de reproduire cette expérience pourtant essentielle ? »

 

Nous sommes tout de même perplexe : le maïs GM n'est-il pas une « éponge à pesticides » ? « 80% des organismes génétiquement modifiés (OGM) sont créés pour absorber de grosses quantités de désherbant » , a-t-il déclaré en 2016. Rapporté aussi par France 3 Normandie : « Les OGM sont des sacs à Round-up. Les céréales en contiennent. quand on a compris ça. Les choses s'éclaircissent. »

 

Dans le contexte actuel – avec un refus des OGM en culture qui paraît durable en Europe (pour les importations, il y a des contraintes difficilement surmontables) – il faut faire porter l'activisme sur le glyphosate – oups ! Le Roundup. On avait mis en cause le glyphosate, la matière active... Puis les arguments se sont affaiblis et on a mis en cause les adjuvants... Et les arguments se sont aussi affaiblis, alors maintenant c'est :

 

« ll [le maïs GM] reste dangereux, mais moins que le Roundup qui, en plus du glyphosate, contient de l’arsenic. Nous l’avons démontré dans une étude (PDF). Mais ce maïs n’est jamais cultivé sans Roundup, donc la question est plutôt intellectuelle. Les OGM sont bien dangereux parce qu’ils sont faits pour contenir des pesticides.

 

Notons que la dernière phrase est une ânerie. Une de plus.

 

 

Et l'Obs dans tout ça ?

 

Obséquieux et obscène...

 

Mais admettons qu'en tendant le micro à M. Séralini, il nous aura permis de mesurer la vertigineuse profondeur de sa pensée.

 

Ainsi que la vertigineuse indécence de l'Obs. Enfin, soyons tolérants : l'Obs a tout de même planté le décor dans un single paragraphe avec deux liens :

 

« Le maïs génétiquement modifié produit par Monsanto est-il dangereux pour la santé des rats et, par extrapolation, pour celle des humains ? C’est la grave question à laquelle une étude européenne a donné une réponse négative fin avril. Dévoilée par "le Figaro" ce mercredi 4 juillet, l’étude (en PDF) appelée G-TwYST - qui signifie en français "Test de sûreté des plantes OGM sur 2 ans" - indique en effet qu’"aucun risque potentiel pour les humains et les animaux n’a été identifié dans l’évaluation du maïs génétiquement modifié NK603." »

 

En des temps reculés, on pouvait lire dans la Pravda des réponses détaillées à des propos ou des fats jamais relatés, qu'on ne découvrait donc que par implication.

 

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