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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Voici ce qui ne va pas avec une étude suggérant que le glyphosate nuit à notre santé intestinale

18 Mai 2018 , Rédigé par Seppi

Voici ce qui ne va pas avec une étude suggérant que le glyphosate nuit à notre santé intestinale

 

Marc Brazeau*

 

 

 

 

Le glyphosate peut-il avoir un impact sur la santé intestinale  ? La Guardian a écrit sur une équipe de scientifiques qui prétendent avoir démontré qu'il le peut.

 

« Un des auteurs du rapport, Daniele Mandrioli, de l'Institut Ramazzini de Bologne, en Italie, a déclaré que des effets significatifs et potentiellement néfastes du glyphosate avaient été détectés dans les bactéries intestinales des ratons nés de mères qui semblaient ne pas avoir été affectées.

 

"Cela ne devrait pas se produire et il est tout à fait remarquable que cela se produise", a déclaré Mandrioli. "La perturbation du microbiome a été associée à un certain nombre de problèmes de santé, tels que l'obésité, le diabète et les problèmes immunologiques.»

 

Cela mis à part, le rapport sur l'étude est mince voire inexistant. Au lieu de cela, l'article se compose principalement d'autres factoïdes hors contexte, fallacieux et inexacts au sujet des effets sur la santé potentiellement inconnus liés au glyphosate. Il s'agit du style Guardian standard pour les articles sur le glyphosate, jusqu'aux liens vers plein de choses, sauf l'article sur lequel ils écrivent (c'est toujours mauvais signe), article que l'on peut trouver en quelques minutes de recherche [PDF].

 

Une lecture de l'article scientifique révèle des résultats beaucoup moins dramatiques et beaucoup de problèmes, que nous allons aborder. Voici une chose que l'article du Guardian a omise et qui mérite, semble-t-il, d'être mentionnée :

 

« Aucun signe ou symptôme clinique inattendu n'a été observé chez les animaux de laboratoire pendant la phase in vivo. En particulier, aucun signe de modification du comportement maternel durant l'allaitement (nidification et allaitement) n'a été observé pendant l'expérience. Il n'y avait aucune preuve clinique d'altérations de l'activité ou du comportement chez les petits. »

 

Le fondement de l'histoire est qu'ils prennent une hypothèse qui semble plausible – ou du moins qui semble plausible pour les non-scientifiques – et se lancent dans une pêche aux bonnes statistiques en utilisant un dispositif expérimental faible qui produira un « résultat » qui peut être utilisé comme putaclic pour des journalistes de santé non qualifiés et comme agitprop par des activistes anti-biotech et anti-glyphosate. Mais dans ce cas, plutôt que d'aller à la pêche typique aux bonnes statistiques, ils ont mal décrit et sur-médiatisé une observation, ce qui va échapper à l'attention de nombreux journalistes de la santé.

 

L'Institut Ramazzini a la réputation d'être capable de produire des résultats qui correspondent à leurs a priori, mais pas aux résultats de recherche des autres chercheurs. Du contributeur de Forbes Trevor Butterworth :

 

« Le problème qui pèse sur la découverte de Splenda est celui qui pèse sur l'Institut Ramazzini en général : le contrôle de la qualité. Quelle que soit la substance testée par l'Institut pour le cancer, les résultats semblent toujours positifs, alors que d'autres laboratoires testant les mêmes substances échouent souvent à trouver les mêmes résultats. »

 

Le Dr Landrigan n'est pas non plus connu pour sa rigueur au vu de ses activités récentes. Il convient également de noter que l'Institut Ramazzini fait la promotion de cet article avant sa publication, c'est rarement l'indicateur d'une science bien menée. Plus souvent un indicateur de pseudoscience axée sur un agenda.

 

 
L'hypothèse du shikimate

 

Mais l'hypothèse est-elle réellement crédible ? En fait, pas tellement.

 

Une des raisons pour lesquelles le glyphosate est considéré comme relativement sûr pour les humains et les autres mammifères est qu'il cible une voie métabolique présente chez les plantes et absente chez les mammifères. Le mode d'action, la raison pour laquelle il est toxique et dévastateur pour les plantes, est sans importance pour les mammifères. S'il était toxique pour les mammifères, ce serait pour une raison différente de la raison pour laquelle il tue les plantes.

 

Cependant, une nouvelle piste d'enquête est apparue, ce qui semble raisonnable à première vue. Cette voie métabolique – la voie shikimique qui permet aux plantes de synthétiser les acides aminés aromatiques : phénylalanine, tyrosine et tryptophane – est également présente dans les bactéries, y compris les bactéries qui composent la flore intestinale, le microbiome qui est crucial pour notre digestion, notre métabolisme et d'autres aspects de la santé. Si les résidus de Roundup et d'autres herbicides à base de glyphosate (HBG) pénètrent dans notre système digestif, ils inhibent peut-être la voie du shikimate dans nos bactéries intestinales. C'est ce que l'article scientifique cherchait à vérifier :

 

« Un certain nombre d'études ont suggéré que les HBG pourraient agir comme des antibiotiques dans le microbiome de l'intestin des mammifères. Des études récentes ont soulevé des préoccupations au sujet des effets sur la santé du glyphosate sur le microbiote intestinal de l'animal de ferme lorsqu'il est nourri avec des aliments contenant des résidus de glyphosate.

 

...explorer les effets des HBG sur la microflore du début de la vie jusqu'à l'âge adulte dans différentes fenêtres de susceptibilité peut donner une image plus précise des conditions microbiennes qui sont impliquées dans la pathogenèse.

 

Les altérations possibles du microbiote intestinal des mammifères et de ses métabolites par des concentrations environnementales d'HBG au début du développement, à partir de l'in utero, n'ont jamais été explorées dans une étude contrôlée sur des animaux de laboratoire. La présente étude pilote examine si l'exposition aux HBG à des doses de glyphosate considérées comme "sûres", la DJA US de 1,75 mg/kg de poids corporel/jour, définie comme la dose chronique de référence (DCRf) déterminée par l'EPA des États-Unis, affecte la composition et la diversité du microbiome intestinal au début du développement chez les rats Sprague-Dawley. »

 

Mais voici le problème : la voie du shikimate permet la synthèse des acides aminés aromatiques, mais le système digestif des humains – et des rats – est pleins d'acides aminés aromatiques. Les bactéries intestinales ont peu ou pas besoin de produire les leurs. En fait, l'hypothèse du shikimate a fait l'objet d'une étude beaucoup plus robuste dans un article publié plus tôt cette année. Dans cette expérience, des doses de glyphosate ou de la formulation commerciale Glyfonova®450 PLUS ont été administrées à des rats jusqu'à concurrence de cinquante fois la dose journalière acceptable européenne (DJA = 0,5 mg/kg de poids corporel/jour). Ils ont observé de très petits effets à court terme de ces doses très élevées, suggérant que « des niveaux intestinaux suffisants d'acides aminés aromatiques fournis par le régime alimentaire allègent le besoin de synthèse bactérienne d'acides aminés aromatiques et empêchent ainsi un effet antimicrobien du glyphosate in vivo ». (Plus ici)

 

 

 

 

Si vous voulez arrêter de lire à ce stade, je ne vous blâmerais pas. Pour ceux qui restent, nous examinerons certains des problèmes que pose cet article, sans tenir compte du fait qu'il ne testait pas une hypothèse crédible.

 

 

La dose journalière acceptable de l'EPA n'est pas le niveau d'exposition réel

 

Dans l'article, les auteurs se réfèrent à la nécessité d'examiner les effets potentiels des HBG à des « doses pertinentes sur le plan environnemental », mais finissent par tester les niveaux maximum considérés comme sûrs. La question de savoir si les niveaux d'exposition maximaux considérés comme sûrs par l'EPA sont effectivement sûrs est une question valable, mais ce n'est pas la même chose que de tester des doses pertinentes sur le plan environnemental.

 

 

Quelles sont les doses pertinentes sur le plan environnemental ?

 

Alison Bernstein, une chercheuse en neurosciences de l'Université d'État du Michigan qui étudie le rôle de l'épigénétique et de l'exposition environnementale, y compris aux pesticides, dans la maladie de Parkinson écrit :

 

« Si l'on regarde le résumé des données de l'étude sur l'exposition des familles agricoles (Farm Family Exposure Study – une partie de l'étude sur la santé en milieu agricole – Agricultural Health Study), 60% des applicateurs de pesticides de l'étude avaient des niveaux détectables de glyphosate dans leurs urines et la teneur moyenne était de 3,2 parties par milliard (ppb). Les niveaux moyens dans les urines des conjoints et des enfants des applicateurs étaient inférieurs à 1 partie par milliard, avec seulement 4% et 12%, respectivement, de chaque groupe ayant des expositions détectables.

 

Les niveaux d'exposition réels ont été estimés à partir de ces niveaux d'urine dans cet article révisé par des pairs. L'exposition moyenne de 3,2 ppb pour les applicateurs correspond à une fraction de 0,1 % de la dose de référence. Même le plus haut niveau de 223 ppb dans l'urine rapporté dans l'étude sur l'exposition des familles agricoles correspond à seulement 4 % de la dose de référence. Cela équivaut à 0,004 mg/kg/jour alors que la dose de référence est de 0,1 mg/kg/jour pour la personne la plus exposée qui n'a pas pris les précautions de sécurité appropriées.

 

D'autres rapports, comme celui-ci, ont mesuré les niveaux dans les urines des personnes dont la seule exposition est diététique, dans le but d'évaluer les niveaux d'exposition alimentaire chez les non-applicateurs de pesticides. Les niveaux moyens dans les urines dans cette étude étaient de 0,2 ppb, avec un niveau maximum de 1,82 ppb. Malgré des préoccupations méthodologiques et le fait que ce rapport n'ait pas été publié dans une revue scientifique à comité de lecture, les niveaux peuvent être informatifs. En utilisant le plus haut niveau détecté, l'exposition alimentaire estimée est seulement de 0,1 % de la dose de référence de l'EFSA (équivalant à 0,5 % de la dose de référence de l'EPA).

 

En utilisant même les estimations d'exposition les plus élevées, les applicateurs de pesticides sont exposés à des niveaux de glyphosate qui représentent un très faible pourcentage des limites de sécurité. Les consommateurs sont exposés à des niveaux beaucoup plus bas. Les mesures rapportées dans d'autres études portant sur l'agriculture et l'exposition alimentaire concordaient avec ces résultats. »

 

Ainsi, les doses pertinentes sur le plan environnemental seraient égales au 1/1000e de la DJA plutôt qu'à la DJA complète.

 

 
Autres problèmes

 

À ce stade, il est probablement un peu mesquin de critiquer la conception de l'étude après la démolition de l'ensemble de la prémisse, mais il y a quelques points à noter, car ils sont emblématiques de la recherche activiste.

 

Le papier est mal écrit. Certaines choses importantes sont difficiles, voire impossibles, à comprendre. Par exemple, quelle est la taille des groupes expérimentaux ? Il y avait 108 ratons aux jours post-natals 31 et 57, et 60 au jour 125, le point final. Le mieux que je puisse dire est qu'ils ont été divisés en six groupes. Mais on ne nous indique jamais la taille des groupes. Si "N = ..." apparaît quelque part dans l'article, je ne l'ai pas trouvé. De toute façon, 108 divisé par 6 nous donne une taille de groupe moyenne de 18 avec un ratio de 2 à 1 de sujets expérimentaux par rapport aux contrôles ; ce n'est pas une expérience avec une grande puissance statistique.

 

Interrogée à propos de cet article, Alison Bernstein a dit ceci :

 

« Ils ont fait une analyse métagénomique du microbiome intestinal en utilisant des techniques standard et des indices de diversité calculés – également standard. Ensuite, ils ont comparé ces mesures de diversité. Ce n'est pas une situation dans laquelle ils auraient testé des centaines de choses et en auraient choisi seulement une. Ils ont testé des choses, essentiellement trouvé un petit changement qui semble s'auto-corriger. À mon avis, les méthodes ne sont pas suffisamment détaillées, et j'ai du mal à savoir exactement ce qu'ils ont fait. Sans voir leurs scripts, il est difficile d'évaluer les méthodes.

 

Ces diagrammes MDS de la figure 2 ressemblent plus à un cluster par âge qu'à autre chose – dans une vue très réaliste, toutes les figures me semblent être du même type – et me rappellent ce dessin XKCD.

 

 

 

 

Les résultats de cette étude sont pertinents pour établir une NOAEL appropriée (dose sans effet nocif observable – DSENO) à utiliser pour établir des limites de sécurité. Mais on ne sait pas si cet effet observé est "nocif". Le rapport des auteurs (cité ci-dessus) suggère qu'il n'y a pas d'effets indésirables. En outre, étant donné que nous savons que les expositions réelles dans les groupes [humains] les plus exposés sont inférieures de plusieurs ordres de grandeur à la NOAEL et à la dose de référence, la pertinence des effets réels pour les expositions réelles est limitée. Cette distinction entre fixer des limites de sécurité et modéliser des expositions réelles est perdue dans l'article du Guardian – qui est une étrange opération de relations publiques avant la publication proprement dite. »

 

 

Ce n'est pas un bon de sortie de prison gratuit

 

Une dernière chose qui devrait être abordée. Il est vrai que la science du microbiome est un domaine émergent, et ce que nous ne savons pas paraît plus grand que ce que nous savons. C'est un domaine où nous devrions aborder ces questions avec une réelle humilité en ce qui concerne ce que nous ne savons pas et ce que nous pourrions découvrir. D'aucuns, cependant, se sont saisis des incertitudes de la recherche sur le microbiome pour insister sur le fait que des idées invraisemblables devraient être prises au sérieux indépendamment du manque de preuves ou de mécanismes crédibles. De même, ces personnes utiliseront l'incertitude de la science du microbiome pour rejeter les preuves solides et l'analyse en faisant des gestes de la main et des mouvements du menton à l'appui de : « Nous ne savons tout simplement pas ».

 

C'est irresponsable et malhonnête. Dans ce cas, nous avons beaucoup de données épidémiologiques sur les effets du glyphosate sur la santé tirées de l'étude sur la santé en milieu agricole. Et nous avons beaucoup d'essais observationnels d'alimentation des animaux. Et il est assez clair que la flore intestinale a accès à beaucoup d'acides aminés sans avoir à les synthétiser. Insister sur le fait qu'il y a un effet sur la santé qui échappe encore à notre détection avec une invocation de ce que nous ne savons pas encore sur le microbiome n'est pas un scepticisme rigoureux, mais plutôt une licence que l'on s'accorde pour croire ce que l'on veut. C'est trop souvent utilisé comme un bon de sortie de prison gratuit lorsque la chose que vous voulez croire n'est pas étayée par la preuve. Ce n'est pas de la science, c'est une tactique de débat bon marché.

 

______________

 

* Marc Brazeau est un auteur principal contributeur du Genetic Literacy Project spécialisé dans la biotechnologie agricole. Il est également éditeur du Food and Farm Discussion Lab. Suivez-le sur Twitter @eatcookwrite.

 

Source : https://geneticliteracyproject.org/2018/05/17/viewpoint-heres-whats-wrong-with-study-suggesting-glyphosate-hurts-our-gut-health/?mc_cid=b2a35d2534&mc_eid=afcdb5c221

 

 

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Nomymie 22/05/2018 06:06

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-consequences-des-perturbateurs-204163

Seppi 05/06/2018 14:20

Bonjour,

Merci pour ce lien.

Ça commence mal... un pédiatre inconnu dans les milieux scientifiques qui s'exprime à la télévision... aucune preuve scientifique.

Suivez le premier lien (Sciences et Avenir), et vous obtenez ceci :

« Pourtant, une éventuelle hausse du nombre d'enfants touchés par la puberté précoce ces dernières années aux Antilles n'est pas établie. "Il n'existe aucune étude scientifique publiée ayant pu estimer l'incidence ou la prévalence de la puberté précoce aux Antilles", affirme Luc Multigner, médecin épidémiologiste à l'Inserm et coordinateur depuis près de 20 ans de travaux sur les conséquences sanitaires de l'exposition du chlordécone aux Antilles. De plus, le lien entre puberté précoce et chlordécone n'est pas non plus scientifiquement avéré à l'heure actuelle. "Il n'existe à ce jour strictement aucune étude scientifique publiée suggérant ou montrant quelque lien entre le chlordécone et la survenue de pubertés précoces, ajoute l'épidémiologiste. Qui plus est, la seule étude qui vise à aborder ces aspect est la cohorte mère-enfant baptisée Timoun (ndlr : qui veut dire "enfant" en créole) actuellement en cours." »

Et ça finit mal aussi. Claude et Lydia Bourguignon…

yann 25/05/2018 10:52

c'est là que le monde est complétement dingue!!!!!
Nomymie trouver moi un PE officiel (pas ceux des ideolobloquer bio) valider par des recherches scientifiques utilisé en agriculture (et arrêté avec le glypho qui est catégoriquement prouvé ne pas en être un). Personnellement travaillant avec des agri bio et conventionnel, je n'en connais qu'un utilisé aujourd hui. Celui là il est vraiment connu pour etre un PE avéré et a fort risque. D'ailleurs il a été interdit quelque temps avant d'avoir une dérogation (pas une autorisation quand même ) pour que les agri puissent quand même l'utiliser.
On l'appel l'huile de neeme et c'est un insecticide BIO. Ce produit ne passe même pas les premiers testes de sécurité en Produit Phyto conventionnel puisque ce n'est pas la peine (en agriculture conventionnel) de présenter un produit avéré PE puisque refuser d'office pour toute homologation (raison de son retrait dans un premier temps des produit bio)
Le plus dingue du retour de se produit est que comme il était utilisé quand même par les bio malgré l'interdiction ,il lui on accordé une dérogation (homologation interdite puisque PE)==>Pas belle la vie!!!!! Le top est que en agri bio on utilise ses produits sans protection car en bio ""ce n'est pas la peine de ce protéger et ce n'est pas bon pour l'image==> quel catastrophe!!) Le comble de ce délire permanent : on voit toujours des zouzou pro idéolo bio nous donner des leçons sur les produits conventionnels alors qu'ils font preuves d'une incompétence crasse (en mélangeant accès aux connaissance et acquisition de compétences) en voulant nous donner des leçons, nous apprendre notre métier et pour finir par nous insulter quand ont leur explique quelques vérité que leurs esprit bloquer ne peuvent valider (oui je me sent insulter lorsque l'on sous entend que mes propos son motiver par le fait que je serai "un vendu" aux "méchantes firmes" simplement parce que ceux qui nous insulte font preuves de bêtise sur les sujets qu'ils aborde eux, sans compétences).
Autre exemple : la carie sur blé. la norme que l'on doit respecter en blé conventionnel est toujours accompagné de dérogation pour les blé bio qui n'arrive pas a respecter les norme imposer. Elle commence a redevenir "normal depuis un ou deux ans puisque les techniques bio de se coté s'améliore mais depuis 2008 ou 2009 cette norme était toujours "adapté " pour les produit bio pour qu'ils restent dans le cadre "réglementaire" des normes .==> toujours facile la vie pour les idéolo bio!!!!!
J'en ai d'autre exemple a vous donner nomymie de l'absurdité du bio en France mais êtes vous capable de les assimiler?
Par contre félicitation nomymie, car il est rare que quelqu'un ayant vos "convictions" soit capable de chercher de l'information ailleurs que dans ses "cercles écolo" qui "s'autocongratule" dans leurs délires écolobobo. Vous marquer vraiment votre différence avec ses personnes qui pour moi deviennent un vrai PB pour nos société (alors que d'autre les appels des lanceurs d'alerte...).

Nomymie 19/05/2018 14:48

Vous forcez le trait pour nous dire que le glyphosate (et les autres biocides) sont anodins. Permettez moi l'irone.

La dose de Paracelse : lisez http://www.lejardinvivant.fr/2014/10/20/cest-la-dose-qui-fait-le-poison/ sur les cocktails mais aussi http://revue-sesame-inra.fr/perturbateurs-quand-la-dose-ne-fait-plus-le-poison-36/ sur les perturbateurs endocriniens. Vous pouvez aussi lire https://www.quechoisir.org/decryptage-perturbateurs-endocriniens-des-toxiques-pas-comme-les-autres-n42404/
Et en cherchant vous même vous aurez de la lecture.

Réglons la question de l'homéopathie : quand on dilue au point de "dépasser" le nombre d'Avogadro, il n'y a plus de principe actif et vous ne risquez que le diabète et la ruine en vous gavant de petites pilules rondes.

Seppi 05/06/2018 14:09

Bonjour,

Merci pour votre commentaire.

L'ironie tombe à plat. La question n'est pas de savoir si une substance ou un produit est « anodin » mais ce qu'il représente, dans le monde réel, en termes de risques et aussi de rapport risques/bénéfices ou de comparaison avec les alternatives.

Cela dit, le glyphosate, même formulé avec des surfactants, est plutôt « anodin » dans les conditions normales d'emploi.

Quant à Paracelse, je préfère des lectures plus pointues. Ce que j'en retiens pour le moment c'est qu'il y a des phénomènes qui peuvent alimenter la contestation de Paracelse, mais dans des proportions qui ne sont pas à la hauteur du tapage médiatique que l'on en fait.

Nomymie 18/05/2018 13:00

En conclusion de votre article .... le glyphosate est bon pour la santé des hommes et des bactéries de son intestin !

Sur la question de la dose , il a été démontré, pour certaines molécules que Paracelse (seule la dose fait qu'une chose n’est pas poison) n'avait pas raison.

Seppi 05/06/2018 13:55

@ Yann

Bonjour,

Merci pour votre commentaire.

Je retiens pour ma part que notre interlocuteur lit, s'informe, confronte les réalités aux idéologies dont il a été nourri.

Seppi 05/06/2018 13:44

Bonjour,

Merci pour votre commentaire.

Dépité ?

Oui, le glyphosate est bon pour la santé des hommes (et sans effet autre que marginal sur le microbiote intestinal, à condition de ne pas le boire à la bouteille). Il est bon, par exemple, quand il a éliminé le datura d'un champ de sarrasin. Ou l'ambroisie d'une friche.

Paracelse n'avait pas raison ? Nous ne vivons pas dans la religion qui aurait Paracelse pour Messie.

Et merci fm06.

yann 19/05/2018 09:58

belle démonstration Nomymie, de votre capacité incroyable à ne être capable de comprendre un texte (certes un peu compliqué)mais seulement en tirer des conclusions qui n'ont rien a voir avec ce que vous avez lu mais seulement avec vos certitudes idéologiques!
Chacune de vos interventions en est une belle démonstration!
Aller pour rire (car je vous fais confiance pour y arriver! LOL), montré nous les arguments/phrases qui vous font arriver à "le glyphosate est bon pour la santé" dans le texte ci-dessus.

fm06 18/05/2018 19:02

Relisez l'article. Il n'affime nullement que le glyphosate est bon pour la santé...

Sur la question de la dose, j'ai hâte de savoir quelles sont ces molécules extraordinaires qui sont plus actives lorsqu'elles sont moins nombreuses. Seriez-vous adepte de l'homéopathie?