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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Quand le/la « bio » cessera-t-il/elle de dénigrer le « conventionnel » ?

15 Mai 2018 , Rédigé par Seppi Publié dans #Activisme, #Agriculture biologique, #critique de l'information

Quand le/la « bio » cessera-t-il/elle de dénigrer le « conventionnel » ?

 

 

On peut relire cet article. Il n'a pas pris une ride sur le fond.

 

Les Échos ont publié le 24 avril 2018 une tribune de M. Jean-Michel Arnaud, président du groupe Domaines Publics, intitulée « Environnement : les promesses de la bio ».

 

 

Qui est Domaines Publics ?

 

Un tel nom d'entreprise ou nom commercial intrigue – à titre personnel, je me demande comment il a pu être enregistré (une désignation qui devrait rester dans le... domaine public...), mais c'est une autre affaire. Selon son site,

 

« Domaines Publics, au service de vos relations avec la sphère publique

 

Domaines Publics est un cabinet de conseil en affaires publiques, fondé en 2004, spécialisé dans l’accompagnement de groupes industriels et de services, syndicats et fédérations professionnelles, auprès du monde public. Nous mettons à votre service notre expertise dans les domaines de la veille et du lobbying, de l’intelligence économique, de l’accompagnement stratégique de projet et de la communication institutionnelle. »

 

Employons le mot qui fâche et surtout galvanise les sphères activistes : c'est une boîte de lobbying. Mais nous ne fâcherons pas l'entreprise : elle utilise le mot, à juste titre, dans son descriptif et c'est à son honneur. Car non, le lobbying, n'est pas une activité méprisable et déshonorante.

 

 

De qui est cette tribune ?

 

Et cela débouche sur une autre question :

 

  • Est-ce la tribune d'un président d'entreprise écrivant à titre personnel sur sa propre opinion de la chose – en ayant tout de même indiqué sa fonction professionnelle ?

     

  • Est-ce une tribune écrite au nom du groupe dans l'espoir – raisonnable – d'attirer des clients pour des actions de communication (n'écrivons pas « lobbying », la cause du « bio » étant trop noble pour les activistes pour mériter cette qualification dénigrante) ?

     

  • Est-ce une tribune écrite pour le compte d'un client ?

 

Imaginez que le président d'une entreprise de communication publie un article exposant les mérites des pesticides... que n'entendrait-on pas ! Mais là, les chasseurs de conflit d'intérêts, même dotés d'une carte de presse, sont restés silencieux...

 

 

Quels liens avec les activités parlementaires ?

 

Les communicants n'ont qu'une maîtrise partielle du calendrier... ça nous permettra d'élaborer une théorie du complot un peu boiteuse... quoique...

 

L'Assemblée Nationale a à son programme un « Projet de loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine et durable »

 

  • qui comporte un titre « Mesures en faveur d’une alimentation saine, de qualité, durable et respectueuse du bien-être animal » (c'est la nouvelle formule, après amendement) ;

     

  • qui comporte notamment un article (le 11) imposant au « restaurants collectifs dont les personnes morales de droit public ont la charge » – en bref aux cantines, restaurants de services administratifs, services de restauration hospitaliers (et pénitentiaires), etc. – des normes minimales d'acquisition et de distribution de produits issus de certaines formes d'agriculture dont... l'agriculture biologique qui se verrait même réserver un contingent de taille si le texte tel qu'amendé est adopté ;

     

  • qui comporte aussi un chapitre « Renforcement des exigences pour une alimentation durable » permettant de durcir « les conditions de vie » des produits phytopharmaceutiques de synthèse et de faciliter celles des produits bien en cours dans l'opinion dite « publique » – les biocides et « produits naturels peu préoccupants » ;

     

  • qui ouvre aussi un boulevard pour des propositions d'amendement favorables à l'essor de l'agriculture biologique par la création de marchés protégés, d'avantages économiques... et de contraintes pénalisant l'agriculture dite « conventionnelle ».

 

Alors, complot ? Soyons réalistes : la tribune vient trop tard pour l'examen du projet de loi par la Commission des Affaires Économiques de l'Assemblée Nationale (elle a provisoirement clos ses travaux le 20 avril 2018 et ne se réunira à nouveau que le 22 mai 2018 pour conclure) ; trop tôt pour l'examen en séance publique, qui débute le 22 mai 2018.

 

Soyons réalistes ? Un bon complot doit comporter quelques invraisemblances, de celles qui incitent les gens rationnels à penser qu'il n'y a pas de complot...

 

Et lorsque la tribune se conclut par : « Soutenir la bio est donc une priorité », il faut bien admettre qu'on est dans le registre du lobbying.

 

 

Faux, le chapô...

 

Comment décrire « les promesses de la bio » ? Notez que le féminin renvoie au biobusiness et aux idéologues qui l'utilisent de préférence au masculin. Réponse : par le mensonge (on ne peut plus guère invoquer l'ignorance des faits) et le dénigrement.

 

En chapô :

 

« ...Cette forme d’agriculture, dont le principe de base est l’absence d’engrais, de pesticides et d’OGM, est en plein essor. »

 

Absence d'engrais ? Faux ! Absence de pesticides ? Faux ! Absence d'OGM ? Vrai – hélas – également pour les cultures conventionnelles (pas forcément en élevage – certaines filières garantissent même le « nourri sans OGM »).

 

Nous n'aurons de cesse de répéter qu'une partie importante du bio recycle des engrais de synthèse qui ont été en quelque sorte « blanchis » par le passage dans le système digestif d'animaux élevés en conventionnel, passage qui les transforme en engrais organiques. Le bio ne peut se déclarer vertueux, ses idéologues en vanter les mérites et ses thuriféraires en faire la promotion par le dénigrement du conventionnel que parce qu'il bénéficie des apports du conventionnel. C'est aussi le cas, en partie, s'agissant des pesticides : l'« effet halo » des traitements du conventionnel réduit la pression parasitaire, ce dont profite le bio.

 

 

Les grandes envolées...

 

« ...Mais au-delà d'un mode de production plus respectueux de l'environnement, ce que l'on nomme la bio porte un véritable engagement redéfinissant autant le modèle actuel d'agriculture productiviste que la relation de l'homme à la nature. Et c'est avec la bio que l'on peut envisager aujourd'hui de répondre à l'urgence environnementale. »

 

Le sens du réel a probablement perdu la partie dans l'opinion « publique » (et politique) s'agissant du « respect de l'environnement ».

 

Non, l'agriculture biologique ne peut pas être respectueuse de l'environnement quand elle exige la mise en culture de surfaces importantes pour maintenir les niveaux de production (petit rappel : rendement moyen du blé en conventionnel en France : entre 70 et 80 quintaux/hectare ; en bio : autour de 30 – les chiffres ne sont pas directement comparables mais donnent une idée de l'écart que l'on retrouve dans bon nombre de productions) ; quand elle doit recourir à davantage de traitements phytosanitaires que, notamment, l'agriculture raisonnée (avec, en outre, des produits qui ne sont pas spécialement vertueux) ; quand elle doit recourir au travail du sol pour le contrôle des adventices ; etc.

 

Quant au « véritable engagement », on peut sourire : d'autres auteurs dénoncent les dérives – sans nul doute « productivistes » – du bio et appellent à une refondation. C'est notamment le cas de M. Frédéric Denhez dans « Le Bio – Au risque de se perdre ». La grande distribution – généraliste ou spécialisée – a aussi la main-mise sur le commerce de produits estampillés AB.

 

 

et le dénigrement...

 

Jusqu'à quand abuseront-ils de la crédulité des gens ?

 

« L'agriculture conventionnelle a, en effet, montré ses limites. Les pesticides sont à la fois un désastre pour les rivières et les sols, et un problème de santé publique. Ils sont à l'origine de nombreuses maladies reconnues comme professionnelles chez les agriculteurs. La France en est d'ailleurs le premier consommateur en Europe et le troisième dans le monde : 93 % de ses cours d'eau en seraient pollués. Il y a donc urgence à agir […] »

 

Pourtant, l'état de santé des rivières au regard des pesticides s'améliore (si on veut bien regarder au-delà des seules statistiques sur le nombre des échantillons « positifs »).

 

Le problème de santé publique, on a de la peine à le voir dans la réalité (pas dans les médias ni les éléments de langage du lobbying du biobusiness), dans l'ampleur qui est sous-entendue ; et s'il y en a un, il se règle au niveau du produit incriminé et non en faisant la promotion d'un système de production particulier. C'est pareil que pour les médicaments : mais là, personne ne fait la promotion de l'homéopathie en exigeant la suppression des médicaments de l'allopathie sous prétexte qu'il y a des accidents...

 

Du reste, l'agriculture biologique est un système qui est confronté au même problème allégué de santé publique avec ses propres pesticides, notamment le cuivre et le soufre, ou encore les pyréthrines naturelles et l'azadirachtine.

 

Les seules maladies professionnelles liées aux pesticides sont la maladie de Parkinson et les hémopathies malignes (ainsi que les affections provoquées par certains produits à base de phosphore anticholinestérasiques, ou encore par l'arsenic et ses composés minéraux – des produits qui ont sans nul doute disparu de la phytopharmacopée depuis pas mal de temps). La part des maladies professionnelles déclarées au titre du régime agricole et liées aux produits phytosanitaires est de l'ordre de 2 %. En 2016, c'était 61 cas (25 hémopathies malignes et 36 maladies de Parkinson).

 

Non, la France n'est pas le premier « consommateur » de pesticides en Europe – du reste, si elle l'était, elle le devrait en bonne partie au cuivre et au soufre, des pesticides autorisés en bio... Et non, elle n'est pas la troisième du monde.

 

 

Capture de http://seppi.over-blog.com/2016/01/glane-sur-la-toile-45-les-agriculteurs-francais-surconsommateurs-de-pesticides-sur-science-et-pseudo-sciences.html

 

 

Il y a d'autres allégations fausses, comme la « réponse au défi climatique », l'agriculture intensive « énergivore » (son utilisation de l'énergie est plus efficace). D'une manière générale, l'agriculture dite « conventionnelle » est plus favorable que l'agriculture biologique lorsque les critères sont ramenés à l'unité de produit.

 

 

...non, l'agriculture biologique n'a pas le monopole...

 

Une autre arnaque consiste à idéaliser l'agriculture biologique et à la comparer à une caricature de l'agriculture conventionnelle.

 

Non, l'agribio ne favorise pas – par essence ou construction – les circuits courts – dont il faudra un jour démontrer les mérites plutôt que de les asséner de manière explicite ou implicite comme un fait incontournable.

 

Non, l'agribio n'a pas le monopole de la diversification des cultures – et il y bien de l'agribio qui est pratiquée comme l'agriculture conventionnelle, sans changements autres que le renoncement aux produits de synthèse.

 

Voyez aussi cette phrase :

 

« La bio offre une création d'emplois bien supérieure à celle de l'agriculture conventionnelle et, en relocalisant la production, permet de maintenir l'activité dans les territoires. »

 

La première partie est vraie – n'exagérons tout de même pas – mais n'est-ce pas parce que la productivité du travail est inférieure ? Et que l'on assigne à l'agribio des emplois attribués à une autre branche dans la perception simpliste du conventionnel ? L'agriculteur qui, par exemple, se fait aussi boucher enlève du travail aux bouchers.

 

Mais arrêtons nous à cette vision rousseauiste de la « bonne » agriculture :

 

« Finalement, elle est un art de vivre, une volonté pour ceux qui la portent de renouer le lien avec la nature et de donner du sens à la consommation et aux échanges. Elle nécessite donc de repenser ses habitudes et son mode de vie : inutile d'acheter un produit bio qui provient de l'autre bout de la planète. »

 

Jouez hautbois, résonnez musettes !

 

Remplissez votre Caddie... Le marché du bio est pris à 77 % par la grande distribution, généraliste (42 %) et spécialisée (35 %), la vente directe ne concernant que 12,4 % selon les chiffres de l'Agence Bio (chiffres dérivés du graphique ; selon le texte c'est encore plus, 45 % et 37 %).

 

 

Non, le « tout bio » n'est pas possible

 

 

Le "tout bio" – selon les « experts » – peut « à terme, nourrir la France et la planète », mais « à condition, entre autres, de réduire le gaspillage et la consommation de produits d'origine animale ».

 

C'est faux.

 

Pour la France, le journal de 13 heures de France 2 du 9 mai 2018 a osé le sacrilège :

 

« Le 100% bio est-il possible ? "Non, c'est impossible aujourd'hui de nourrir les 67 millions de Français avec du bio, plusieurs études le disent", avance Margaux Manière sur le plateau de France 2. Pourquoi ? "Il faut environ 4 000 m² pour nourrir un Français ; si l'on passait au bio sans changer d'alimentation, il faudrait 1 000 m² de plus, soit près de 7 millions d'hectares que nous n'avons pas". »

 

Le raisonnement est peut-être simpliste, mais illustratif.

 

Harald von Witzke et Steffen Noleppa ont calculé en 2010, dans « EU agricultural production and trade: can more efficiency prevent "land-grabbing" outside of Europe » (production et commerce agricoles : une meilleure efficacité peut-elle empêcher l'« accaparement de terres » en dehors de l'Europe ?), que la conversion des terres agricoles en bio en Europe à hauteur de 20 % augmenterait de 10,2 millions d'hectares les « importations virtuelles de terres » (les terres nécessaires hors UE pour satisfaire aux besoins européens). C'est en gros la superficie totale de l'ensemble Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur, ou encore Bourgogne-Franche-Comté et Grand Est.

 

Nous avons déjà vu que des « experts », pourtant inféodés à l'agriculture biologique, ont remis quelques idées en place par une sorte de Kriegsspiel sur des feuilles de calcul – pour autant qu'on lise leur publication et non les comptes rendus biaisés que l'on a trouvés dans beaucoup de médias.

 

Mais M. Arnaud ou ses commanditaires ont peut-être trouvé d'autres experts...

 

« D'ailleurs, aux quatre coins du monde, la bio avance. Le Bhoutan, petit pays himalayen, s'est fixé un objectif de tout bio à l'horizon 2025. Au Burkina Faso, l'agro-écologie permet de lutter contre la désertification et promet de mener le pays à l'autonomie alimentaire. »

 

Marie-Monique Robin et son « Bhoutan : au pays du Bonheur national brut »... Pierre Rabhi...

 

 

Un sursaut de réalisme

 

D'ailleurs...

 

« Néanmoins, des obstacles structurels demeurent. Le bio reste encore cher, il multiplie par deux le budget alimentaire des ménages. »

 

Une paille !

 

Nous vous ferions bien grâce du reste, mais comment ne pas résister à citer l'apparition soudaine de l'idéologie « anti » :

 

« Enfin, pour opérer la transition agricole, de nouvelles semences seront aussi nécessaires, car leur nombre a dramatiquement baissé et la plupart sont aujourd'hui aux mains de puissantes multinationales et dépendantes des pesticides. »

 

 

Et pour conclure

 

« Soutenir la bio est donc une priorité. Nul doute que les pays les moins avancés auront besoin de l'aide nécessaire pour ne pas reproduire nos choix agricoles. »

 

Pitié ! Que M. Arnaud s'informe sur les réalités de l'agriculture avant de proférer cette opinion qui, de plus, a des relents détestables de néocolonialisme.

 

Mais revenons aux fondamentaux : si « la bio » avait de telles qualités, pourquoi ne serait-elle pas adoptée avec enthousiasme par les producteurs et les consommateurs – ne parlons pas de certains industriels et des distributeurs qui y voient une belle source de super-profits ? Pourquoi faudrait-il la soutenir ?

 

 

Post scriptum

 

Les lecteurs de ce site savent que je ne suis pas en faveur de l'agriculture dite « biologique » pour des tas de raisons exposées dans nombre de billets.

 

Cela n'empêche pas de considérer que ce mode de production a sa place dans un monde de libre entreprise où existent une offre et une demande, en interaction (l'une crée l'autre et inversement), et où on peut (encore) se permettre de pratiquer une agriculture suboptimale à divers points de vue.

 

Les agriculteurs qui ont adopté ce mode de production – que ce soit par choix philosophique ou par calcul économique – ont toute ma considération, à l'égal des agriculteurs qui nourrissent la majorité des Français et dégagent (encore) des surplus qui alimentent nos voisins européens, africains et de plus loin dans le village planétaire.

 

Pour les idéologues, thuriféraires et promoteurs de l'agriculture biologique...

 

Pour les hommes et femmes politiques démagogues... et irresponsables...

 

Un message à ceux qui pensent qu'on peut, en France, sacrifier la productivité agricole (pas le « productivisme ») et les exportations qui y sont liées pour un mode de production qui a des relents de repli sur soi, de passéisme, de rousseauisme, de nostalgie de « La terre qui ne ment pas » : méditez cette jolie phrase de M. Sébastien Abis (Iris) :

 

« Pour la paix, les producteurs de blé français sont comme des casques bleus. »

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helene 02/06/2018 09:15

Au secours!!! Avez vous vraiment le droit de propager des conneries pareilles? Criminelles en plus... Ou bien vous êtes grassement payés pour mentir sur des sujets aussi importants ou bien vous êtes très cons... Mais alors très très... en tous cas vous êtes criminels par connerie ou par cupidité, au choix. vous ne méritez pas de vivre parmi nous. Construisez votre propre société de crétins et foutez la paix aux humains pensants, merci.

Seppi 06/06/2018 10:02

Overblog m'offre la possibilité de supprimer des commentaires, une possibilité dont je fais usage quand les limites de la bienséance sont franchies – nettement, car je suis plutôt tolérant.

Je ne l'ai pas exercée ici. Ce commentaire vole en effet à très haute altitude, et cela peut intéresser certains lecteurs que je suis lu par des cheffes d'escadrille.

Nomymie 16/05/2018 17:14

Bizarre votre article, qui fait passer des idées pour des arguments. Oui, à la sortie de la 2eme guerre mondiale, on y a tous crus, en la technique, en la chimie. De bonne foi, ça a marché, les productions ont augmenté. Mais c'est sans compter les effets secondaires négatifs. Et maintenant, on les compte, ces effets secondaires : taux d'humus, érosion, diminution importante du nombre d'oiseaux (qui n'appartiennent pas aux agriculteurs), diminution importante du nombre d'insectes (idem), effets des perturbateurs endocriniens, augmentation du nombre de cancers (pas uniquement d'origine alimentaire mais il y en a),
Le métier d'agriculteur a changé, à vous e nous dire s'il la solitude qui accompagne la productivité st un bien ou un mal....
La citation de LeFoll ... c'est sur que détruire les adventices et la faune associée est un mieux pour la biodiversité ? C'est de l'humour ?

Seppi 05/06/2018 10:40

Merci pour votre commentaire.

Vous déroulez un acte d'accusation qui exigerait un livre entier pour répondre. Quand on ne connaît plus l'agriculture qui nous nourrit, on l'accuse de tous les maux.

Non, la citation de M. Le Foll n'est pas ridicule.

douar 15/05/2018 19:42

Je suis abonné aux "Echos" et suis quelques peu déçu par leur crédulité : certains projets d'entreprises, sont complètement irréalistes quand on connait le secteur. Mais, c'est avant tout pour attirer des investisseurs. C'est de bonne guerre..

Seppi 05/06/2018 10:32

Bonjour,

Merci pour votre commentaire.

C'est effectivement de bonne guerre. Ce qui l'est moins, c'est que pas grand chose n'est fait pour l'éduction au scepticisme et la rationalité. Et, pire, que les pouvoirs publics promeuvent des projets complètement irréaliste. Thème de ces temps : l'hydrogène, énergie miracle...

fm06 15/05/2018 16:35

Hélas, les mensonges du bio sont bien ancrés dans les têtes des médias et du public :-(

Attention au titre: quant => quand

Seppi 05/06/2018 10:31

Bonjour,

Merci pour votre commentaire.

Hélas, oui ! Des politiques aussi.

Titre corrigé.