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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Coquillages & norovirus inside en France : hausse des rappels et des notifications au RASFF de l'UE depuis le début de l'année 2018

26 Février 2018 , Rédigé par Seppi Publié dans #Santé publique, #Albert Amgar

Coquillages & norovirus inside en France : hausse des rappels et des notifications au RASFF de l'UE depuis le début de l'année  2018

 

Albert Amgar*

 

 

L'EFSA propose une information sur « Changement climatique et sécurité alimentaire ». Le changement climatique est cité comme l'une des causes possibles de l'augmentation de la présence de norovirus dans les eaux côtières en général et dans les coquillages en particulier. Il me semble aussi qu'il existe des difficultés d'ordre analytique, à suivre…

 

Pour prendre un exemple, voyons du côté de la France...

 

Selon le site Oulah!, il a été recensé en France depuis le début de l'année 2018, cinq rappels de coquillages (mollusques bivalves) pour cause de présence de micro-organismes potentiellement pathogènes.

 

 

C'est déjà pas mal mais ce n'est rien par comparaison avec les notifications au RASFF de l'UE par les États membres concernant la présence de micro-organismes potentiellement dangereux dans des coquillages d'origine France…

 

15 notifications au RASFF à la fin de la semaine 8 (voir détail ci-dessous), dont 11 alertes, avons-nous pour autant été informés ?

 

Un ministre s'est-il mis en colère ?

 

Pas de réponse à ma connaissance sur les sites officiels du ministère de l'agriculture, de la DGCCRF ou du ministère de la santé...

 

 

 

 

Ce qui est intéressant à noter est la fréquence de régularité avec laquelle ces notifications relatives aux coquillages interviennent...

 

Ce qui est encore plus intéressant est la différence observée avec 2017, où il n'y avait eu que 3 notifications au RASFF (fin de semaine 8) et il n'y en avait eu que 21 sur l'ensemble de l'année 2017…

 

La question de la transparence de l'information est toujours de mise pour nos autorités ; et qui sont les responsables en cas de non-information des consommateurs ?

 

C'est donc un nouvel élément à porter au fiasco des rappels des produits alimentaires en Francepour nos autorités...

 

On peut aussi supposer qu'avec la hausse des rappels en France et des notifications au RASFF depuis le début de l'année, les intoxications sont elles aussi reparties à la hausse…, mais est-on pour autant informé ?

 

Enfin, last but not least, puisque le ministère de l'agriculture ne fait pas le job d'informer les consommateurs et qu'il n'affiche plus sur son site Internet, en page d'accueil, les chiffres 2016 des inspections en sécurité des aliments, cet article vous propose une nouvelle fois des éléments comparatifs, 2016 versus 2015 car malheureusement vous êtes privés de cette information très dérangeante et hélas inconnue des médias officiels et bien pensants… pour les détails, voir ici.

 

 

 

______________

 

* Albert Amgar a été pendant 21 ans le dirigeant d'une entreprise de services aux entreprises alimentaires ; il n'exerce plus aujourd'hui, car retraité, mais au travers de son blog (quand il s'y remettra...), vous livre des informations dans le domaine de l’hygiène et de la sécurité des aliments. En attendant qu'il s'y remette, je l'accueille avec plaisir.

 

 

 

 

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Albert Amgar 25/03/2018 21:54

On lira avec intérêt ce que rapporte UFC Que Choisir dans " Listeria dans les jambons. Des retraits mais très peu d’information en magasins" (https://www.quechoisir.org/actualite-listeria-dans-les-jambons-des-retraits-mais-tres-peu-d-information-en-magasins-n52388/).
UFC Que Choisir indique :
Rappelons enfin que sur environ 300 produits alimentaires rappelés chaque année, seule une soixantaine est recensée par le site de la Répression des fraudes. Conséquence, environ 20 % des produits au rappel seulement sont effectivement rapportés en magasin par les consommateurs lésés. Pour que cette situation évolue enfin, l’UFC-Que Choisir réclame la mise en place de procédures adéquates pour garantir l’éviction des produits défectueux voire dangereux. Il est urgent de mettre en place de véritables plans de retrait avec l'instauration d'audits externes sur leur qualité et leur fiabilité. De même, une information claire et centralisée du consommateur via un site officiel de référencement des rappels et des campagnes médias en cas de retrait important serait également souhaitable.

Seppi 29/03/2018 15:04

Bonjour,

Merci pour ce complément.

Une démarche de Que Choisir bien plus utile aux consommateurs que leur chasse aux micro-doses de substances au nom imprononçable.