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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Tout arrive : « Faits et erreurs dans le débat sur la toxicité du glyphosate » de MM. Robin Mesnage et Michael N. Antoniou

16 Novembre 2017 , Rédigé par Seppi Publié dans #Article scientifique

Tout arrive : « Faits et erreurs dans le débat sur la toxicité du glyphosate » de MM. Robin Mesnage et Michael N. Antoniou
 

« Pot calling the kettle black » – au Québec, la poële se moque du chaudron. Plus explicite que « l'hôpital se moque de la charité » : le munster dit au Maroilles : tu pues !

 

 

Tout arrive ! Qui eût cru que nous traduirions un jour le résumé d'un article, « Facts and fallacies in the debate on glyphosate toxicity » (Faits et erreurs dans le débat sur la toxicité du glyphosate) de MM. Robin Mesnage et Michael Antoniou ?

 

C'est qu'ils s'attaquent à la science-poubelle !

 

En tout cas selon le résumé – peut-être publié en catastrophe, histoire de ne pas arriver en retard par rapport à la catastrophe politique qui s'annonce, avec des effets à long terme agronomiques, économiques, environnementaux, sanitaires et sociaux. Quoique... pour les motivations des auteurs, nous attendrons de voir l'article lui-même dont on nous dit qu'il sera publié sous peu.

 

Voici donc le résumé (nous découpons en paragraphes) :

 

« Le profil de sécurité de l'herbicide glyphosate et de ses formulations commerciales est controversé.

 

Des articles de synthèse ont été publiés par des personnes qui sont des consultants et des employés d'entreprises qui commercialisent des herbicides à base de glyphosate, à l'appui de la réapprobation du glyphosate par les organismes de réglementation. Ces auteurs concluent que le glyphosate est sûr à des niveaux inférieurs aux limites réglementaires autorisées.

 

En revanche, les analyses menées par des scientifiques universitaires indépendants de l'industrie signalent des effets toxiques à des doses inférieures aux limites réglementaires, ainsi que des lacunes de l'évaluation réglementaire actuelle des risques associés à l'exposition au glyphosate.

 

Deux auteurs en particulier (Samsel et Seneff) ont publié une série de commentaires suggérant qu'une exposition prolongée au glyphosate est responsable de nombreuses maladies chroniques (notamment cancers, diabète, neuropathies, obésité, asthme, infections, ostéoporose, infertilité et anomalies congénitales).

 

Le but de cette analyse est d'examiner la base probante de ces prétendus effets négatifs sur la santé et les mécanismes supposés être à leur base. Nous avons constaté que ces auteurs utilisent de façon inappropriée une approche de raisonnement déductive basée sur le syllogisme. Nous avons constaté que leurs conclusions ne sont pas étayées par les preuves scientifiques disponibles.

 

Ainsi, les mécanismes et la vaste gamme d'affections dont il est suggéré par Samsel et Seneff dans leurs commentaires qu'elles résultent de la toxicité du glyphosate sont au mieux des théories non fondées, des spéculations, ou tout simplement incorrectes.

 

Cette représentation erronée de la toxicité du glyphosate trompe le public, la communauté scientifique et les organismes de réglementation. Bien qu'il y ait des preuves que les herbicides à base de glyphosate sont toxiques en dessous des limites de sécurité réglementaires, les arguments de Samsel et Seneff servent largement à détourner l'attention plutôt qu'à donner une direction rationnelle aux futures recherches sur la toxicité de ces pesticides, surtout aux niveaux d'ingestion qui sont typiques pour les populations humaines. »

 

 

Une des corrélations hilarantes de M.Samsel et Mme Seneff.

 

 

Nous attendons donc de voir l'article lorsqu'il sera publié (s'il n'est pas derrière un péage).

 

N'insistons pas sur la vision manichéenne du monde – les démons inféodés à l'industrie et le anges « indépendants ».

 

Peut-être – rêvons... – que les auteurs se pencheront aussi sur ces études de chercheurs, qui s'affirment indépendants, qui font faire trempette à des cellules isolées dans des milieux de culture contenant du glyphosate ou une formulation commerciale et qui en tirent des conclusions apocalyptiques.

 

Par exemple, à la suite de « Cardiotoxic electrophysiological effects of the herbicide Roundup® in rat and rabbit ventricular myocardium in vitro » (effets electrophysiologiques cardiotoxiques de l'herbicide Roundup sur le myocarde ventriculaire de rat et de lapin in vitro) de Steeve Gress, Sandrine Lemoine, Paolo-Emilio Puddu, Gilles-Eric Séralini, René Rouet :

 

« Les résultats de cette nouvelle étude pourraient expliquer des anecdotes de chasseurs signalant des cas de mort subite de lapins après avoir traversé un champ fraîchement traité au Roundup, ou encore les cas de propriétaires d'animaux de compagnies, comme les chiens, décédant après des épandages domestiques de Roundup – ainsi que les cas documentés de personnes souffrant de troubles cardiaques après un empoisonnement au Roundup. »

 

 

(Source)

 

(Source)

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C
Robin Mesnage et Michael Antoniou ! ça alors ! Et dans FIPH, en plus !
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S
Bonjour,<br /> <br /> Merci pour votre commentaire.<br /> <br /> Il faudra voir ce qu'ils écrivent dans le détail...
G
Merci pour vos analyses, on a tellement besoin de contre-poids ces derniers temps... Coup de chance, Frontiers est un journal en libre accès !
Répondre
S
Bonjour,<br /> <br /> Merci pour votre commentaire et votre merci.<br /> <br /> Va falloir surveiller Frontiers...<br />