Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Le conte de deux études sur les bourdons et les néonicotinoïdes – et comment la science peut être massée

20 Octobre 2017 , Rédigé par Seppi Publié dans #Abeilles, #Article scientifique, #Jon Entine

Le conte de deux études sur les bourdons et les néonicotinoïdes – et comment la science peut être massée

 

Jon Entine*

 

 

 

Avertissement : Le mot « abeille » peut désigner ci-dessous des espèces autres que l'abeille domestique, bourdons inclus.

 

 

Deux études sur la santé des bourdons et les liens avec les néonicotinoïdes ont été publiées simultanément le mois dernier dans des publications sœurs du prestigieux empire de presse scientifique Nature.

 

Les deux ont examiné des questions scientifiques très similaires, avec des méthodologies expérimentales quelque peu différentes. Mais l'étude qui a révélé que les néonics ne causait pas de problèmes sérieux a été ignorée par les médias alors que celle qui suggère une abeillecalypse a été largement présentée comme « faisant autorité ».

 

Décortiquons ce que ces études ont réellement montré, et réfléchissons à la raison pour laquelle les études ont été médiatisées de manière si différente.

 

Les études n'étaient pas identiques quant à leur approche, même si elles avaient un auteur en commun, l'entomologiste Nigel Raine de l'Université de Guelph en Ontario. Elles ont examiné différentes étapes du cycle de vie des bourdons et de leurs reines. Donc, sur cette seule base, les résultats sur les différences dans la santé des abeilles pouvaient bien être différents. Mais la question ne porte pas ici seulement sur les conclusions, mais aussi sur la manière de rendre compte des études.

 

Une étude – celle qui a suggéré que les reines de bourdons pourraient faire face à un danger mortel – a été largement diffusée. Elle a rapporté, selon un communiqué de presse de Guelph, que les néonics mettaient les bourdons face à un risque d'extinction.

 

« Cette étude montre que les néonicotinoïdes pourraient avoir un effet dévastateur sur les populations de bourdons sauvages », a déclaré Raine. « Nous devons d'urgence en savoir plus sur la façon dont les pesticides pourraient affecter d'autres espèces pour prendre des décisions éclairées sur les risques associés à l'utilisation de ces produits chimiques. »

 

[Ma note : Observez le glissement sémantique, fort courant dans ce milieu : l'étude porte sur le thiaméthoxame ; la conclusion, sur les néonicotinoïdes ; l'extrapolation sur les pesticides!]

 

Il n'est pas difficile de comprendre pourquoi cette étude a attiré l'attention des médias. Les prédictions apocalyptiques font les gros titres. Naturellement, cela a engendré une énorme quantité d'articles de presse anxiogènes. Les médias se sont littéralement précipités dessus avec des dizaines d'articles dans des publications prestigieuses, et les réseaux sociaux ont été submergés.

 

 

L'abeillecalypse qui ne s'est jamais produite

 

Le titre du communiqué de presse était apocalyptique. Il contredisait aussi ce que nous savons sur les abeilles et les néonics, un sujet largement étudié. Pendant des années, une minorité de scientifiques et une majorité écrasante de journalistes ayant peu de connaissances sur la science ont prédit la disparition des abeilles – rappelez-vous de l'histoire qui a fait la couverture maintenant infâme du Time en 2013. Depuis lors, c'est le contraire qui s'est produit. Les colonies d'abeilles atteignent partout dans le monde des sommets historiques.

 

Les défenseurs de l'environnement, rejoints par des apiculteurs et des scientifiques, avaient déjà pointé du doigt un coupable pour la mortalité prétendument massive des abeilles. Ils ont accusé les pesticides néonics de tout les maux, du syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles domestiques – un phénomène encore inexpliqué dans lequel les abeilles abandonnent soudainement leurs colonies et qui s'est produit au cours de la dernière décennie, tout comme il s'est produit plusieurs fois dans l'histoire – aux pertes hivernales de colonies d'abeilles élevées de ces dernières années.

 

Nous savons maintenant que c'était une fausse alerte, largement motivée par l'idéologie. Il est maintenant largement admis que les populations d'abeilles sont à des niveaux élevés, en hausse en Europe et en Amérique du Nord. Malgré quelques reculs, liés en grande partie aux hivers froids et aux effets persistants du syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles, elles ont augmenté depuis que les néonics sont arrivés sur le marché au milieu des années 1990. Il n'y a pas d'abeillecalypse à l'horizon.

 

 

 

 

Cela ne veut pas dire que tout est rose pour la population mondiale d'abeilles. Il y a eu des pointes dans le taux de mortalité hivernale au-delà des 20 % ou quelque qui sont jugés acceptables par les apiculteurs. Et les abeilles, qui sont traitées comme un cheptel agricole par les apiculteurs professionnels, font face à des facteurs de stress inhabituels.

 

Mais il est devenu clair pour la plupart des entomologistes que les problèmes de santé qui affligent les abeilles sont attribuables à un ensemble complexe de facteurs, au centre duquel se trouve l'omniprésent acarien Varroa destructor, difficile à combattre. Cet organisme nuisible transmet jusqu'à une douzaine de virus et de maladies dans les colonies d'abeilles et les rend virulents – et cela est allé croissant depuis les années 1980.

 

 

L'étude sur la quasi-extinction des bourdons

 

Mais qu'en est-il des bourdons ? Les activistes anti-pesticides ont changé leur fusil d'épaule et pris les bourdons pour nouvelle cible lorsqu'il est devenu clair que les abeilles domestiques n'étaient pas menacées. Il y a un énorme volume de données sur les abeilles, y compris de nombreuses études de terrain, qui montrent en conditions réelles que les abeilles ne sont pas menacées par les néonics. Il n'y a cependant pas autant de recherches sur les bourdons. Ces deux études récentes ont été conçues pour commencer à remédier à cette lacune dans la recherche.

 

Les deux études ont porté sur les effets d'un pesticide néonicotinoïde – le thiaméthoxame – sur des colonies de bourdons. On ne peut prétendre – ni pour l'une, ni pour l'autre – qu'elles ont été conduites en « conditions réalistes de terrain ». L'une portait sur les reines avant qu'elles ne commencent à pondre. L' autre ciblait les colonies établies. Les deux ont exposé leurs sujets d'étude à des jarres de sirop contenant le néonic pendant de nombreux jours – ce qui n'est en rien représentatif de ce qu'ils auraient vécu dans des conditions réelles. Et les deux études ont abouti à des conclusions radicalement différentes quant à l'effet de la substance, selon les interprétations des chercheurs. Creusons plus profondément.

 

L'étude sur les reines, dirigée par Gemma Baron de l'Université Royale Holloway du Royaume-Uni, a exposé des reines (fécondées) de Bombis terrestris – l'une des espèces de bourdons les plus répandues parmi les plus de 250 connues – à deux semaines d'alimentation en laboratoire avec du sirop de sucre contenant ce qu'on a prétendu être des concentrations « réalistes en conditions de terrain » de thiaméthoxame (2,4 parties par milliard). Le résultat, ont dit les chercheurs, a été une réduction de 26 % de la fréquence d'initiation, par les reines traitées, d'une nouvelle colonie par ponte post-hibernation. La réduction a été plus prononcée, selon eux, après une longue hibernation (12 semaines) qu'après une courte (6 semaines) – même si une hibernation réaliste serait plutôt de 6-9 mois ! Les résultats clés de l'étude ont été résumés dans ce graphique.

 

 

Le pesticide réduit l'initiation de colonies de bourdons et augmente la probabilité de l'extinction des populations.

 

 

 

 

Effet de l'exposition au pesticide sur la ponte

 

Cette courbe de l'évolution de l'événement observé montre la probabilité cumulée de ponte (à partir de la fin de l'hibernation (jour zéro) jusqu'à ce que le premier œuf ait été pondu) par des reines exposées au pesticide thiaméthoxame ou témoin.

 

Mais regardez attentivement le graphique et notez les courbes qui se croisent autour du 50e jour. Le graphique montre que les reines exposées au thiaméthoxame ont pondu davantage que les reines non traitées (témoins) à partir du 12e jour. Ce n'est qu'après le 50e jour, que les reines traitées atteignent le plateau de ponte et que les reines témoins (non traitées) les dépassent nettement.

 

Cette mince base a incité les chercheurs à produire des conclusions radicales à partir de l'étude, qui – de manière irresponsable selon certains chercheurs – pronostiquaient l'extinction possible de l'une des espèces d'abeilles sauvages les plus prolifiques et les plus répandues du monde.

 

« Il n'y a tout simplement pas assez d'informations pour tirer une conclusion aussi générale », a déclaré Angela Gradish, une boursière postdoctorale qui est également impliquée dans la recherche et l'enseignement à Guelph. Gradish ne fait pas actuellement de recherches sur les néonics, mais elle est une éco-toxicologue qui étudie l'impact des pesticides sur les pollinisateurs. Elle s'interroge sur de nombreux aspects de l'étude et sa conclusion principale.

 

« En qualifiant cette étude de"réaliste", les auteurs impliquent que les résultats qu'ils ont obtenus sont susceptibles de se produire. Mais ce qu'ils ont effectivement reproduit, c'est un type de "scénario pire cas". » C'est une forme de spéculation de catastrophe qui n'est pas étayée par les données, m'a-t-elle dit.

 

« Nous avons d'autres études qui n'ont pas montré d'effets ; ainsi, donner à des études comme celle-ci une couverture médiatique exclusive, donne l'impression fausse que tous les résultats de la recherche pointent dans la même direction, vers des menaces pour la santé. »

 

D'autres recherches racontent une histoire différente – notamment l'étude d'août 2016 du Centre pour l'Écologie et l'Hydrologie du Royaume-Uni qui a modélisé les impacts des néonics sur les populations d'abeilles sauvages en Angleterre et l'étude des pollinisateurs sauvages de juin 2015 de l'équipe de David Kleijn montrant que Bombus terrestris, parmi d'autres espèces d'abeilles qui se nourrissent sur des cultures de colza traitées aux néonics, n'ont pas décliné, et encore moins amorcé leur extinction.

 

 

Des chercheurs de Bayer sur le terrain, étudiant l'impact des néonics.

 

Mais les résultats de cette étude ont été exagérés d'autres manières. Tout d'abord, aucune explication réelle n'est proposée pour le fait que les reines de bourdons exposées au thiaméthoxame ont constamment surpassé les reines non exposées dans la ponte dans les premiers deux tiers à trois quarts de la période d'étude. L'explication la plus logique est l'hérésis – un phénomène bien connu dans lequel les faibles doses de certains pesticides ont un effet de stimulation sur certaines activités et fonctions d'insectes. J'ai noté ce phénomène précédemment (ici) dans d'autres études sur les effets des néonics sur les abeilles, mais cela n'est même pas mentionné ou exploré dans cette étude sur les bourdons dirigée par Gemma Baron.

 

Deuxièmement, comme le souligne Gradish, ce qui est réputé être une dose « réaliste sur le terrain » de 2,4 ppb de néonic additionnés au sirop de sucre donné aux reines de bourdons pendant 14 jours est presque certainement irréaliste. Il n'y a pas de concentration qui soit universellement acceptée comme réaliste, déclare Gradish. Les chercheurs sont libres d'utiliser ce qu'ils veulent et tout le monde a l'air de faire du picorage – choisir une valeur qui lui plaît dans la littérature.

 

Ce chiffre a été tiré d'une étude de terrain de 2013 de l'Agence britannique de Recherche sur l'Alimentation et l'Environnement sur les effets des néonics sur les bourdons. Mais, sur les trois sites expérimentaux de cette étude, 2,4 ppb avait été la concentration en néonic la plus élevée détectée, pas la moyenne ou la médiane. Les concentrations détectées sur les deux autres sites étaient de 0,885 ppb et 0 ppb.

 

En d'autres termes, les auteurs ont choisi une dose pour le scénario le plus défavorable d'une étude sur les bourdons – pas même la moyenne de 0,986 ppb des concentrations trouvées sur ses trois sites – et l'ont présentée comme « réaliste des conditions de terrain » sans aucune justification. Selon cette logique, pour cette étude, une dose de thiaméthoxame réaliste représentative des conditions de terrain pour les reines de Bombus terrestris aurait facilement pu être inférieure à 1 ppb (0,885) – ou même être de zéro ppb !

 

Mais même si la dose était correcte, cela ne rendrait pas l'étude plus convaincante. « Forcer les abeilles à s'alimenter, même avec une concentration réaliste, en permanence pendant 14 à 27 jours, comme ils l'ont fait dans ces deux études, n'est pas réaliste ni représentatif de leur exposition dans la vie réelle ».

 

En d'autres termes, les semaines d'alimentation des reines de bourdons exclusivement avec du sirop additionné de néonic sont elles-mêmes irréalistes par rapport aux conditions de terrain. Sur le terrain, même dans une grande superficie de cultures traitées avec un néonic, les reines de Bombus terrestris auraient accès à des fleurs sauvages et à d'autres plantes mellifères naturelles entourant les champs cultivées. Ceux-ci dilueraient leur régime contenant un néonic d'une manière qui n'a pas été reflétée dans cette étude de laboratoire.

 

« C'est ce que j'appellerais un scénario d'exposition"pire cas", a déclaré Gradish. Dans le monde réel, les abeilles ne se nourrissent pas sur un seul type de plante en permanence pendant des semaines et ne sont pas exposées à des résidus dans chaque plante aux valeurs les plus élevées jamais enregistrées, comme le suppose ce type de scénario d'exposition. Certaines études indiquent que jusqu'à 95 % des plantes cultivées issues de semences traitées ne présentent plus aucune trace de néonic à la floraison. Il est donc important d'interpréter les résultats de ces études en les plaçant dans un contexte de scénario le plus défavorable. »

 

Ces choix de conception de la recherche sont une recette familière – j'ai écrit à plusieurs reprises sur ce sujet (par exemple, ici et ici) : soumettre les abeilles à une overdose de néonics dans un test de terrain ou de laboratoire (sans être transparent sur ce qui a été fait) ; découvrir (sans surprise) un effet négatif ; puis extrapoler le résultat pour en tirer une conclusion effrayante. Ajoutez une promotion par la presse (par exemple, un communiqué de presse de l'université sous embargo) et, voilà : publicité instantanée pour une nouvelle découverte « scientifique ».

 

 

L'« autre » étude

 

C'est un événement unique : le même jour où il a publié l'étude de l'équipe de Gemma Baron, le groupe Nature a aussi publié une étude de Dara Stanley, également associée à Nigel Raine. Plus prosaïquement intitulée « Bumblebee colony development following chronic exposure to field-realistic levels of the neonicotinoid pesticide thiamethoxam under laboratory conditions » (développement des colonies de bourdons suite à une exposition chronique à des niveaux réalistes sur le terrain du pesticide néonicotinoïde thiaméthoxame dans des conditions de laboratoire), cette étude a soumis différents groupes de colonies matures de Bombus terrestris à deux niveaux d'exposition différents – 2,4 ppb et 10 ppb – pour une durée allant jusqu'à 27 jours. L'étude n'a pas bénéficié des alertes de presse – et, de manière prévisible, contrairement à son étude sœur, elle n'a pas été fortement promue par Guelph n'a fait l'objet d'aucune attention médiatique.

 

Serait-ce parce que sa conclusion a été remarquable, mais d'une manière différente ? L'étude n'a révélé aucun effet négatif. « Nous n'avons trouvé aucun impact de l'exposition à l'insecticide sur le gain de poids de la colonie ou le nombre et la masse des individus sexués, bien que les colonies exposées à 2,4 ppb aient produit des mâles plus gros. »

 

De manière éloquente, ni Nature ni aucun média qui a rapporté l'étude alarmante de Gemma Baron n'ont pris la peine de mentionner cette étude parallèle qui n'a révélé aucun effet négatif d'un néonic sur les colonies matures de Bombus terrestris. C'est peut-être pour cette raison que le Groupe Allemand de l'Industrie de la Protection des Végétaux et certains scientifiques indépendants qui connaissent les tenants et les aboutissants de la recherche toxicologique sur les abeilles ont rejeté la première étude comme typique de la « recherche militante » dont « le seul but est de discréditer les produits phytopharmaceutiques ».

 

Et qu'en est-il de l'Université de Guelph ? Sur quelle base, favorise-t-elle les résultats apocalyptiques d'une étude tout en ignorant les résultats contradictoires d'une autre étude – cosignées par un même chercheur bien connu, Nigel Raine, qui a été associé à un certain nombre d'études controversées critiques des néonics – une étude publiée le même jour dans un autre journal du groupe Nature ?

 

« L'essentiel, explique Gradish, c'est ce qui se passe dans le monde réel. Autant que je sache, il n'y a aucune preuve que cette espèce de bourdons soit menacée d'extinction, ou même d'extinction localisée dans la nature. Cette étude ne le démontre pas. »

 

______________

 

* Jon Entine est directeur exécutif du Genetic Literacy Project.

 

Source : https://geneticliteracyproject.org/2017/09/26/two-neonicotinoid-bumble-bee-studies-science-can-massaged/

 

 

Complément : la prise de position du Groupe Allemand de l'Industrie de la Protection des Végétaux

 

Gemma Baron est issue des milieux nébuleux des ONG et se fait remarquer par son activisme anti-produits phytosanitaires – Le superviseur de l'auteure est un activiste des ONG – L'EFSA doit examiner l'étude

 

« L'étude en question sur les effets des néonicotinoïdes sur les bourdons colle exactement au schéma des études de la science militante. Mais ce n'est pas une surprise parce que l'auteure Gemma Baron est issue, tout comme son superviseur, du milieu des ONG de l'environnement », explique Christian Stockmar, président du Groupe Allemand de l'Industrie de la Protection des Végétaux (IGP – IndustrieGruppe Pflanzenschutz), à propos de l'étude parue dans la revue Nature Ecology & Evolution, publiée probablement en vertu de la prémisse : « L'étude suit la stratégie ».

 

 

L'auteure de l'étude est issue du milieu des ONG

 

Gemma Baron est membre du groupe de travail sur les bourdons qui se réunit régulièrement et qui comprend de nombreux activistes d'ONG et chercheurs militants. Cela inclut Dave Goulson, qui rédige des brochures pour Greenpeace et a même organisé une telle réunion (sources : https://jeffollerton.files.wordpress.com/2013/05/bumblebee-working-group-final-programme-2013-revised-copy.pdf et https://jeffollerton.wordpress.com/2016/04/01/what-i-learned-at-the-bumblebee-working-group-meeting/). Gemma Baron est donc une personne maintes fois citée dans les bulletins d'information de l'ONG Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) [ma note : l'UICN a un statut hybride avec des membres des secteurs gouvernementaux et non gouvernementaux]. Beaucoup de ses études sont également financées par le Wellcome Trust, une fondation qui soutient de nombreuses études militantes.

 

Le superviseur de Gemma Baron et co-auteur d'un grand nombre de ses études, Mark Brown, est membre du SSC Bumblebee Specialist Group de l'UICN (groupe de spécialistes des bourdons dans le cadre de la commission pour la survie des espèces), lequel agit contre les néonicotinoïdes (source: www.iucn.org/ssc-groups/invertebrates/bumblebee-specialist-group/about-us). Un autre groupe de l'UICN, le Groupe de Travail sur les Pesticides Systémiques, joue un rôle majeur dans le maintien du mythe de la mortalité des abeilles et mène une campagne contre les néonicotinoïdes.

 

 

L'EFSA doit examiner l'étude

 

« Il n'est donc pas surprenant que les études de Gemma Baron aient pour seul et unique but de discréditer les produits phytopharmaceutiques. L'EFSA doit étudier à fond le travail et, en particulier, les conditions et l'environnement de travail de Gemma Baron. Il faut vérifier si des hypothèses ont été examinées ici ou si des déclarations en sens unique et biaisées ont été faites et étayées. Comme dans le cas de nombreuses études scientifiques militantes issues de la mouvance des ONG, il y a beaucoup d'irrégularités dans cette étude », explique Christian Stockmar.

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article