Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Les folies de l'étiquetage alimentaire sur Housseniawriting

7 Septembre 2017 , Rédigé par Seppi Publié dans #critique de l'information

Les folies de l'étiquetage alimentaire sur Housseniawriting
 

Glané sur la toile 177

 

 

 

 

Sur Housseniawriting, Mme Jacqueline Charpentier nous propose de suivre l'actualité scientifique et celle de la santé avec des articles très éclectiques. Son « De "l’eau sans gluten" ou quand l’étiquetage alimentaire devient absurde » est une traduction – fort bienvenue – de « ‘Gluten-free water’ shows absurdity of trend in labeling what’s absent » publié sur The Conversation par M. Brandon McFadden, professeur adjoint d’économie sur les aliments et les ressources à l’Université de Floride.

 

Eh oui, on peut maintenant acheter aux États-Unis d'Amérique de l'eau sans calories, sans glucides, sans sucre, sans caféine, sans colorants ni arôme ni additif, et surtout sans gluten ni OGM, et même kascher, et – n'oublions pas – bio.

 

 

 

On peut en rire, comme de cette connexion WIFI sans gluten, si cela ne posait pas de sérieux problèmes de déontologie commerciale et de santé publique.

 

 

 

 

Car – hors les cas complètement ridicules – la mode du « sans... » induit nécessairement – de manière implicite, avec plus ou moins de vigueur – un dénigrement du « pas sans... ». Si l'article argumente sur la base du « sans... », le résultat est le même avec certains « avec... » ou « enrichi en... » ; ou encore « produit (de telle ou telle manière) ». Si vous pensez que ce dernier cas inclut le « bio », vous avez tout juste...

 

C'est l'article d'un économiste. Sa conclusion :

 

« Ma crainte est que les consommateurs seront plus mystifiés alors que les entreprises vont tomber dans l’absurde avec des labels qui feront croire que leurs produits sont supérieurs à la compétition dans les étagères des épiceries. La seule chose concrète pour le consommateur est qu’il paiera un prix plus élevé en échange de ces labels. »

 

Certes, mais il y a parfois aussi, à la clé, des changements d'habitudes de consommation dont certains ne sont pas anodins du point de vue de la santé publique. La lubie du « sans gluten » et du « sans lactose » est un exemple. Et plus généralement, les entreprises de production et de distribution alimentaire sont en train de créer – avec le concours ou la complicité de certains médias et des réseaux sociaux – un terrain de psychoses alimentaires propice à tous les excès et toutes les dérives. Comme nous l'avons vu par une illustration dans le billet précédent, les peurs alimentaires sont à haute valeur ajoutée... pour certains.

 

Les États Généraux de l'Alimentation nous paraissent offrir un forum pour débattre de ces problèmes en vue de produire au moins des règles de bonne conduite.

 

 

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article