Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Le glyphosate perturbateur endocrinien ? Le mensonge d'État de Mme Marisol Touraine démonté par l'EFSA

16 Septembre 2017 , Rédigé par Seppi Publié dans #Glyphosate (Roundup), #Politique

Le glyphosate perturbateur endocrinien ? Le mensonge d'État de Mme Marisol Touraine démonté par l'EFSA


 

 

18 mai 2016, au micro de France Info, Mme Marisol Touraine, Ministre des Affaires Sociales et de la Santé (texte repris de France Info) :

 

« Le président de la République a dit très clairement lors de la dernière conférence environnementale que le glyphosate ne serait pas autorisé en France, […] car indépendamment des débats sur le caractère cancérigène ou non du glyphosate, nous considérons, et les études nous nous disposons montre que c'est un perturbateur endocrinien […] d'autres études sont attendues pour 2017 mais en attendant, nous ne renouvelons pas l'autorisation du glyphosate."

 

Les études dont elle se prévalait, nous ne les avons jamais vues. En ce sens, nous sommes fondés à dire qu'il s'agissait d'un mensonge d'État.

 

Les autres études – au moins françaises – ne sont jamais venues...

 

En revanche, le 27 septembre 2016, la Commission Européenne a chargé l'Autorité Européenne de la Sécurité des Aliments (EFSA) d'examiner les informations sur l’activité endocrinienne du glyphosate conformément à l’article 31 du règlement (CE) n°178/2002.

 

La procédure d'examen a suivi une route habituelle. Les demandeurs de renouvellement de l'autorisation du glyphosate ont été priés de fournir les renseignements nécessaires ; l'examen a été confié à l'État rapporteur, en l'occurrence l'Allemagne ; son rapport a été communiqué pour commentaires aux États membres, aux demandeurs et à l'EFSA ; il y a eu une consultation d'experts en toxicologie chez les mammifères et en écotoxicologie.

 

Verdict selon le résumé de la revue par les pairs (traduction Albert Amgar) :

 

« L’évaluation actuelle a conclu que le poids de la preuve indique que le glyphosate n’a pas de propriétés perturbatrices endocriniennes via le mode d’action des œstrogènes, des androgènes, de la thyroïde ou de la stéroïdogénèse selon une base de données complètes disponible en toxicologie. Les études d’écotoxicologie disponibles ne contredisent pas cette conclusion. »

 

Encore un faux argument – dont la fausseté ne pouvait échapper à Mme Touraine à l'époque (à preuve : il n'est jamais revenu sur le tapis depuis lors) – qui tombe pitoyablement à l'eau !

 

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article