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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Glyphosate : les petits Goebbels à la manœuvre... les médias suivent

18 Septembre 2017 , Rédigé par Seppi Publié dans #Glyphosate (Roundup), #critique de l'information, #Activisme

Glyphosate : les petits Goebbels à la manœuvre... les médias suivent

 

 

Nous revenons dans ce billet sur la bouse de Générations Futures pompeusement qualifiée de « rapport » avec des commentaires de la Théière Cosmique et une critique de l'indigence de Public Sénat.

 

Nouvelle agitation médiatique le 15 septembre 2017 : l'EFSA est accusée d'avoir copié-collé d'un « rapport » de Monsanto – en fait de la demande de renouvellement de l'autorisation du glyphosate déposée par la Glyphosate Task Force ; implicitement, voire explicitement, de ne pas avoir effectué d'évaluation indépendante.

 

Un biochimiste autrichien lié à une organisation activiste aurait subitement découvert cela... à quelque trois semaines du vote sur le sort futur du glyphosate (et de l'agriculture et de la gestion de certains espaces) en Europe. En fait, il suffisait de lire l'introduction du document du BfR allemand (l'autorité nationale qui a mené la première évaluation, soumise ensuite à l'EFSA et aux experts des États membres) : l'adoption par lui du mode copier-coller y est expressément mentionnée, avec la raison !

 

De plus, cette méthode de travail a déjà été exploitée, mollement, par le Corporate Europe Observatory en avril 2015 et de manière plus offensive dans un Envoyé Spécial en février 2016.

 

Cela pose – à nouveau – la question de la responsabilité et de l'irresponsabilité de certains médias.

 

 

 

 

Le mercredi 4 ou le jeudi 5 octobre prochain devrait avoir lieu, à Bruxelles, le vote qui décidera en principe de l'avenir du glyphosate et, par un effet de cascade, de l'agriculture ainsi que de la gestion de certains espaces européens.

 

Le mardi 29 août 2017, M. Nicolas Hulot, Ministre de la Transition Écologique et Solidaire (dans cet ordre de priorités...) a annoncé que la France voterait contre le renouvellement de l'autorisation du glyphosate.

 

Malgré cela, les activistes anti-pesticides déroulent leurs plans de propagande, avec le concours de médias complaisants et, disons le, irresponsables.

 

 

Public Sénat : près de neuf minutes de carte blanche à Générations Futures pour désinformer

 

Jeudi 14 septembre 2017 : Générations Futures balance sa petite bombe, une bouse pompeusement appelée « rapport » destinée à nous faire croire que nous sommes empoisonnés par le glyphosate dès le petit déjeuner.

 

Nous vous en avons proposé un petit décryptage dans « Glyphosate, Générations Futures et médias : grotesque, pitoyable, indécent, scandaleux ». La Théière Cosmique (M. Matt McOtelett) en fournit un autre, plus détaillé, dans « Glyphosate : une désinformation que vous avalez dès le matin ».

 

Parmi ses intertitres : « Une médiatisation sans aucune déontologie ». Le pompon est peut-être décroché par Public Sénat qui a offert près de neuf minutes d'antenne à Mme Nadine Lauvergeat, présentée comme coordinatrice et chef de projet pour Générations Futures. Carte blanche pour déverser mensonges, contrevérités et autres approximations anxiogènes, évidemment sans aucune réfutation ni mise en perspective. Dans le cadre d'un entretien visiblement préparé, donc en sollicitant en quelque sorte les mensonges, etc. Et avec en incrustation : « Alerte aux glyphosates (sic) ».

 

 

Voici ce que les « journalistes » ont retenu et mis en pavé sur la toile – en se trompant dans les unités... :

 

« On a retrouvé plusieurs milliers de microgrammes dans certains des échantillons analysées, ce n’est pas anodin. Cela fait partie des niveaux qui sont relativement élevés. À titre de comparaison, dans l’eau de boisson, on ne tolère que 0,1 mg de pesticides par litre. Là on a jusqu’à 2000 mg de glyphosate dans certains des échantillons que l’on a analysés. »

 

Rappelons simplement que sur 30 échantillons – sélectionnés par GF, de son propre aveu, de manière à obtenir le plus grand nombre possible de résultats positifs – 14 étaient sans résidus détectables et qu'un seul échantillon – pas « certains » comme le dit avec effronterie Mme Lauvergeat – présentait dans les 2.000 microgrammes. La comparaison avec l'objectif de qualité de l'eau des réseaux de distribution est de surcroît de la foutaise maintes fois utilisée, un argument trompeur maintes fois expliqué... toujours resservi et toujours gobé.

 

 

La Théière Cosmique dit des journalistes...

 

La Théière Cosmique critique aussi les journalistes, tout en signalant par ailleurs leurs difficultés :

 

« Une seconde observation, c’est que le journalisme francophone a encore une fois échoué à traiter convenablement d’un sujet qui préoccupe pourtant une bonne partie du public, pour se vautrer dans l’anxiogène pas cher et le copier-coller éhonté qui mettrait en rage n’importe quel documentaliste de collège / lycée.

 

Une troisième observation, c’est qu’aucun des articles fautifs cités ne fait l’impasse sur l’information politique que GF veut transmettre à l’aide de ses faits erronés : il faudra bientôt que l’Europe statue sur le glyphosate, alors faisons peur au public pour qu’il suive docilement ce qu’on lui matraque de toutes parts.

 

Le rôle des journalistes, leur métier, c’est d’informer. Je n’entends pas expliquer à quiconque comment exercer sa profession ; en l’occurrence je ne vois pas ici des tentatives d’information, mais au mieux de la mésinformation, et au pire de la désinformation. Et ça, j’entends pouvoir le critiquer à l’envi. Il est aberrant à mes yeux qu’aujourd’hui, alors qu’on entend expliquer au public comment faire preuve d’esprit critique, comment avoir du recul par rapport à ce qu’on lit et ce qu’on raconte à nos proches, des journalistes échouent lamentablement à réaliser ce qu’on peut faire avec une classe de primaire. »

 

 

 

 

L'EFSA accusée de copier-coller les écrits de Monsanto

 

Le Monde de M. Stéphane Foucart...

 

« ...copier-coller » ? La médiasphère bruisse depuis le vendredi 15 décembre d'un nouveau discours de propagande que l'on peut résumer par le titre d'un article du Monde... de M. Stéphane Foucart, « Glyphosate : l’expertise européenne truffée de copiés-collés de documents de Monsanto » – encore plus explicite dans la version papier (« Glyphosate : une expertise européenne biaisée » – et les deux premiers paragraphes :

 

« Rarement expertise publique aura été aussi fragilisée que celle conduite par les instances européennes sur le glyphosate – l’herbicide controversé dont la Commission a proposé la réautorisation pour dix ans en Europe. Aux nombreuses accusations de collusion ou de complaisance, formulées ces derniers mois par les organisations non gouvernementales ou par des scientifiques indépendants, s’en ajoute une nouvelle, qui surpasse toutes les autres en gravité.

 

Selon une analyse conduite par le biochimiste autrichien Helmut Burtscher, associé à l’ONG Global 2000, révélée vendredi 15 septembre par plusieurs médias européens et que Le Monde a pu consulter, des passages cruciaux du rapport de réévaluation de l’herbicide ont été tout simplement copiés-collés. Ils proviennent de documents rédigés par les firmes agrochimiques, réunies autour de Monsanto au sein de la Glyphosate Task Force, la plate-forme réunissant les sociétés commercialisant en Europe des pesticides à base de glyphosate. Ces copiés-collés recouvrent plusieurs dizaines de pages. »

 

Toujours prêt à sauter sur le premier bobard venu pour faire de l'« information » conforme à l'idéologie personnelle et au projet politique promu grâce à un emploi dans un journal qui fut prestigieux...

 

La mise en cause est gravissime – « Le rapport pris en faute... ». Et, comme nous allons le voir, dérisoire.

 

Certes, M. Foucart apporte aussi les réponses des autorités incriminées. Mais c'est pour conclure sur des déclarations du député européen belge Marc Tarabella – un anti-glyphosate notoire – et de Mme Franziska Achterberg, de Greenpeace. Sans oublier au passage les accusations du lobbyiste Christopher Portier... mais en oubliant d'informer sur le fait que celles-ci ont reçu des réponses fracassantes.

 

Ainsi va l'« information » dans le Monde.

 

 

...et RMC-BFMTV de M. Jean-Jacques Bourdin et Mme Marie Dupin...

 

Mais que penser de Bourdin Direct, et son « Dangerosité du glyphosate: quand l'Union européenne copie-colle un rapport de Monsanto » ? Ce n'est pas tant le titre qui est en cause, mais le contenu de la séquence et le ton qui a été employé. Nous ne sommes pas loin des éructations de sinistre mémoire !

 

« ...Marie Dupin et les révélations... les révélations importantes que nous faisons ce matin […] Nous révélons... révélons, Marie, révélons une collusion entre l'Union Européenne et les grands industriels de la chimie, notamment Monsanto. »

 

 

On ne peut guère passer sous silence cette tartarinade sur la toile :

 

« Mais selon notre enquête, une centaine de pages de ce rapport sont de simples copier-coller d'un rapport de 2012 élaboré par Monsanto. »

 

Non, il n'y a pas eu d'« enquête » de RMC-BFMTV, mais un simple copier-coller ou ingurgitation-régurgitation d'éléments fournis – selon le Monde qui rapporte très honnêtement la source – par une ONG autrichienne, Global 2000, une sorte de filiale de Friends of the Earth. Et ce n'est pas un « rapport […] de Monsanto », mais le dossier de demande de renouvellement de l'autorisation du glyphosate déposé par un consortium d'entreprises productrices d'herbicides à base de glyphosate, la Glyphosate Task Force.

 

C'est vraiment minable.

 

Mais c'est aussi inquiétant s'agissant de la dérive des mœurs de certains médias.

 

 

...et RTL qui ouvre les vannes à Greenpeace...

 

RTL n'a pas été en reste, en invitant Mme Suzanne Dalle, chargée de campagne agriculture chez Greenpeace France, pour cinq minutes et demie de « Glyphosate : "Monsanto représente un lobby absolument énorme à Bruxelles", dit Greenpeace France ».

 

 

Les insinuations sont claires : puisqu'il y a eu copier-coller, il y a eu collusion et absence d'analyse indépendante. Et comme il n'y avait pas de contradicteur sur le plateau, mais seulement des « journalistes » ravis, bouche bée, gobant tout, Mme Dalle s'est même aventurée à une supputation énorme (citation de la page web de RTL) :

 

« Selon elle, il y aurait même d'autres passages de ce type. "Il faudrait aussi regarder les autres passages, celle [sic] qui parle des impacts sur l'environnement... Regarder la totalité des sections pour voir si c'est le cas sur la totalité du rapport", demande-t-elle. »

 

Elle connaît pourtant la réponse ! Et d'enfoncer le clou :

 

« Une découverte qui remet en cause le rôle et l'indépendance de l'Efsa, alors même que l'agence revendique systématiquement son indépendance vis-à-vis des industriels et du fabricant du roundup. "On est en droit de se poser la question, de savoir si les procédures d'évaluation ont été directement menées ou non, interpelle Suzanne Dalle. Ce qui est certain, c'est que Monsanto représente un lobby absolument énorme à Bruxelles". »

 

Ah oui... le lobby Monsanto : 1,2 équivalent temps plein affecté au lobbying, deux cartes d'accès au Parlement Européen et un budget de lobbying estimé à 300.000 à 400.000 euros. Greenpeace European Unit : 5 ETP, 13 cartes et près de 600.000 euros. On se moque vraiment du monde chez Greenpeace !

 

Relevons aussi que RTL a aussi invité M. José Bové le 16 septembre 2016. Près de trois minutes sur le loup et 2:30 sur le glyphosate, et RTL titre : « "Le Roundup est un poison qu'il faut éliminer", assène José Bové ». M. Bové donne aussi un cours d'agronomie résumé comme suit dans le texte de RTL (il faut écouter la séquence, c'est encore plus drolatique) :

 

« "Aujourd'hui, la meilleure façon pour éliminer les plantes adventices (mauvaises herbes, ndlr), c'est la rotation de cultures", affirme José Bové. "Si vous cultivez des céréales, puis des légumineuses, puis des prairies avant de revenir aux céréales, le problème des plantes adventices diminue", explique-t-il. "C'est quelque chose de possible, qui n'est pas farfelu". Pour l'écologiste, on peut donc se passer du Roundup, "sauf si on veut faire de la monoculture en permanence", conclut-il. »

 

Résumé : les agriculteurs, c'est des c...

 

 

Une manipulation médiatique éhontée

 

Mais revenons à la manipulation activisto-médiatique.

 

Où est la réalité au principal : oui, il y a des copier-coller dans un rapport qui fait plus de 4.000 pages. Cela ne signifie nullement que l'auteur du rapport – le BfR allemand et non l'EFSA comme clamé par de nombreux médias – n'ait pas procédé à une analyse critique des données fournies par les demandeurs du renouvellement de l'autorisation du glyphosate.

 

Et il y a, de la même manière, des copier-coller d'autres sources, par exemple du CIRC ; et, selon un commentateur sur le Monde, des ONG. Question d'économie de temps et de moyens...

 

Mais tout est bon à exploiter dans le monde des disciples de Goebbels et Cie.

 

 

Certains médias évoquent les réfutations de l'EFSA

 

Toutefois, trop, c'est trop ! Une série de médias ont repris une dépêche de l'AFP (qui a fait suite à une autre intitulée avec un conditionnel journalistique : « Glyphosate: le rapport de l'Efsa serait une copie de celui de Monsanto ») ou se sont fondés sur elle.

 

Le titre d'Ouest France est explicite : « Glyphosate : l'Efsa nie être sous influence de Monsanto ».

 

Et l'EFSA accuse à juste titre (tiré de l'article d'OuestFrance) :

 

« "Ces affirmations sont encore une nouvelle tentative de créer des doutes sur l'évaluation faite par" les experts de l'UE, a réagi l'agence qui a son siège en Italie, dont le rapport a servi de base à la Commission européenne pour recommander la ré-autorisation du glyphosate pour 10 ans dans l'UE. »

 

En ajoutant :

 

« Il s'agit d'une "incompréhension du contexte et du contenu des documents publiés", a répondu l'agence européenne. »

 

Ils pouvaient difficilement dire : « manipulation », des plus grossières, de lobbyistes anti-glyphosate ayant feint de trouver un « plagiat » – pour reprendre un terme, à connotation délictuelle, du chapô de l'article de M. Stéphane Foucart.

 

 

Les réfutations de l'EFSA volontairement cachées

 

Le Guardian – un des auteurs du « scoop » avec la Stampa et RMC – a été plus disert sur la réponse de l'EFSA :

 

« Un porte-parole de l'EFSA a déclaré : "Il est important de souligner que ce sont des extraits de et des références à des études publiquement disponibles soumises par le demandeur dans le cadre de son obligation en vertu de la législation sur les pesticides d'effectuer une recherche documentaire. En d'autres termes, ce ne sont pas des études de la Glyphosate Task Force, mais plutôt des études disponibles dans la littérature scientifique publique". »

 

Cela a été mis en ligne le 15 septembre 2017 à 00:01, heure d'été britannique. RMC-BFMTV a mis sa séquence vidéo et son texte en ligne à 07:04. Il n'est pas déraisonnable de penser qu'en tant que membre du consortium de « scoopistes », M. Bourdin et Mme Dupin ne pouvaient pas ignorer l'existence de cette réponse de l'EFSA.

 

Il n'est donc pas déraisonnable non plus de penser par conséquent qu'ils l'ont volontairement ignorée, et qu'on est dès lors dans le domaine de la désinformation et de la manipulation d'opinion.

 

 

L'Express : vite, vite, participons au bal des truqueurs médiatiques

 

Pour la veulerie et la bêtise crasse, nous avons l'Express : il publie le 16 septembre 2017 à 12:27 : « Des experts chargés d'évaluer les effets du glyphosate ont copié-collé Monsanto », ce qui relève de l'accusation grave, tout en mentionnant dans un paragraphe que l'EFSA réfute les accusations.

 

Venant à la onzième heure, l'Express ne va tout de même pas se dissocier de la curée sur l'EFSA et Monsanto !

 

 

On attend des mises au point... avec notre petite contribution

 

On attend que RMC-BFMTV, RTL et quelques autres publient aussi, en leur donnant la même importance, les réfutations et explications de l'EFSA.

 

Nous serons sans illusions...

 

Mais donnons leur tout de même un petit coup de main : le BfR allemand – l'autorité de l'État rapporteur – a publié un communiqué de presse, « Glyphosat: BfR hat Originalstudien der Antragsteller detailliert geprüft und bewertet » (glyphosate : le BfR a examiné en détail et évalué les études originales des demandeurs). On y lit en particulier :

 

« La procédure légalement prescrite pour l'approbation des matières actives au niveau de l'UE prévoit explicitement que les demandeurs doivent soumettre des résumés des études. Dans le volume 3 du RAR – pour les études toxicologiques originales – le BfR a également signalé, pour des raisons de transparence, les descriptions détaillées des études et les évaluations des demandeurs, mais en les commentant de manière critique (en italiques). Ainsi, pour chaque étude individuelle, il est possible de voir si le BfR et les demandeurs sont parvenus à des évaluations identiques ou différentes. Ainsi, des évaluations indépendantes ont été faites pour toutes ces études et publications par le BfR concernant la pertinence, la qualité scientifique et la signification, conformément aux exigences légales. L'évaluation sanitaire indépendante du BfR pour toutes les études soumises par les demandeurs et la littérature ayant fait l'objet d'une recherche se trouve dans le volume 1. »

 

On peut – les journalistes pouvaient – aussi se référer à ce fameux volume 3 et vérifier par eux-mêmes. Corporate Europe Observatory en avait fait fuiter un projet. Et il suffit de lire la page 5 du PDF :

 

« En raison du grand nombre des études toxicologiques soumises, l’ État rapporteur n’a pas été en mesure de rendre compte en détail des études originales et une approche de substitution a été adoptée. Les descriptions et les évaluations de chaque étude, telles que fournies par la GTF ont été modifiées en supprimant les parties redondantes (telles que les "résumés" [executive summaries] et en renumérotant les tableaux de données. Les erreurs évidentes ont été corrigées. Chaque nouvelle étude a été commentée par l’Etat rapporteur. Ces remarques sont clairement distingues des soumissions originales par un titre, sont toujours en italiques et se trouvent en dessous des résumés individuels d'études.

 

En outre, dans le Volume 3, l'évaluation a été conduite au niveau des études individuelles. L'évaluation générale des différents point finaux toxicologiques a été transférée dans le Volume 1 (section 2.6). »

 

 

Un exemple de page du projet de rapport du BfR avec ses commentaires en italiques

 

 

Le « biochimiste autrichien Helmut Burtscher, associé à l’ONG Global 2000 » a subitement trouvé – trois semaines avant le vote (en principe) sur le renouvellement de l'autorisation du glyphosate qu'il y avait des copier-coller ? C'est écrit noir sur blanc dans l'introduction du Volume 3 !

 

Le document ne fait pas toujours état de commentaires du BfR ? En fallait-il lorsque le BfR était entièrement d'accord avec l'évaluation de la GTF ? On n'est certainement pas en droit d'insinuer une collusion entre la GTF et le BfR.

 

 

Et vous savez quoi ?

 

Cette histoire de copier-coller a déjà été instrumentalisée par le Corporate Europe Observatory en avril 2015. Plutôt mollement car ils ont bien dû se rendre compte qu'il n'y avait pas beaucoup de viande à ronger sur l'os.

 

L'Envoyé Spécial du jeudi 18 février 2016, « Pesticides : la malédiction du soja » (sur Youtube ici) s'est voulu plus offensif, avec une introduction scandaleuse de Mme Katryn Guyton du CIRC (qui, incidemment démontre de manière éclatante son parti pris). C'est à partir de 26:00. À 28:20 :

 

« L'industrie semble donc être juge et partie dans cette évaluation. »

 

Ce n'est pas dans les mêmes termes qu'aujourd'hui, mais l'accusation – avec la précaution journalistique de rigueur– est la même. Nous avons évoqué ici cette manipulation – certes bémolisée par une interview de M. Yann Fichet, de Monsanto (enfin, sort of comme on dit en anglais, l'intervieweur s'étant échiné à empêcher M. Fichet d'exposer son propos).

 

Alors, « le biochimiste autrichien Helmut Burtscher, associé à l’ONG Global 2000 »... Et surtout, les médias...

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B
Bonjour. <br /> <br /> Y a-t-il une réponse "officielle" de l'EFSA quelque-part ? (la déclaration du porte-parole de l'EFSA par exemple).<br /> <br /> Merci, continuez ces analyses !
Répondre
S
Bonjour,<br /> <br /> Merci pour votre commentaire.<br /> <br /> Il y a les déclarations rapportées dans la presse, mais je n'ai rien vu sur le site de l'EFSA.<br /> <br /> De toute façon, le « copier-coller » est la fait du BfR, dans un volumineux document annexe. Il a été expliqué dans l'introduction au document et le BfR a répondu de manière précise aux accusations et insinuations.<br /> <br /> Et merci pour les encouragements.