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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Perte de biodiversité...

17 Août 2017 , Rédigé par Seppi Publié dans #Willi l'Agriculteur, #Politique

Perte de biodiversité...
 

Willi l'Agriculteur*

 

 

 

 

« L'agriculture intensive est responsable de l'extinction des espèces. » C'est l'opinion de Rita Schwarzelühr-Sutter, Secrétaire d'État au Ministère Fédéral de l'Environnement:

 

Lisez d'abord le lien (extrait ci-dessous), vous comprendrez alors mon commentaire.

 

« "Notre" apiculteur est très content de nous...

 

...parce que nous avons inclus le colza dans la rotation des cultures il y a quelques années. Sans le colza, il n'aurait pas tant de miel. Dans les fourrières des champs de pommes de terre, nous semons un pâturage pour abeilles. Même sans les aides du gouvernement. Les abords des champs ne sont pas broyés chez nous. (Oui, je sais... les graines de mauvaises herbes essaimeront dans le champ...) Nous semons depuis longtemps plus de cultures intermédiaires que nécessaire pour le verdissement. Sans néonicotinoïdes nous devons à nouveau traiter en aérien. Hélas ! Mais nous le faisons dans la soirée, après le vol des abeilles, et après consultation avec "notre" apiculteur. Depuis 40 ans, la taille des champs n'a pas varié. Le plus grand fait 14 ha chez nous, nous avons 5 cultures dans l'assolement, nous faisons tous les ans un bilan de fertilité et nous sommes à moins de 40 kg N/ha. Pour la perte des habitats : dans la nouvelle zone résidentielle, je ne trouve que des pelouses et des thuyas. Pas de fleurs ! Ainsi, ce sont pas moins de 15 ha qui ont été artificialisés dans notre village au cours des 10 dernières années. Les bas-côtés des routes sont broyés au moins 2 fois par an. Mais c'est que les gens ne veulent pas de graines de mauvaises herbes dans leurs jardins ! Et comme la dame l'écrit fort bien, "la pollution, les espèces invasives et le changement climatique ont aussi une influence". Mais pas seulement, comme cité plus haut, sur le paysage agricole, mais sur l'ensemble du paysage, y compris les centres urbains.

 

Encore deux questions : y a-t-il des preuves pour l'explication du déclin des espèces dans les réserves naturelles ? Ou ne s'agit-il que de présomptions ? Et maintenant, mes chers UBA [Office Fédéral de l'Environnement] et BfN [Office Fédéral de Protection de la Nature], dites-moi ce qu'il faut faire de plus !

 

Vôtre,

 

Willi l'Agriculteur

 

 

 

 

Le gouvernement fédéral confirme la mort des insectes à cause de l'agriculture intensive

 

Alfons Deter

 

 

De nombreux facteurs tels que le climat, les changements dans les structures du paysage, l'approvisionnement en nourriture et les habitats sont responsables du déclin des insectes selon le Ministère Fédéral de l'Environnement, mais aussi l'intensification croissante de l'agriculture et l'utilisation des pesticides. C'est ce qu'a déclaré Rita Schwarzelühr-Sutter, Secrétaire d'État au Ministère Fédéral de l'Environnement, en réponse à une question des Verts.

 

« L'Office Fédéral de l'Environnement (UBA) et l'Office Fédéral de Protection de la Nature (BfN) ont connaissance de nombreux rapports scientifiques publiés ces dernières années qui exposent que des produits, notamment du groupe de substances des néonicotinoïdes, ont, en plus d'autres facteurs tels que la perte d'habitats, la fragmentation du paysage, la pollution, les espèces invasives et aussi le changement climatique, un impact sur le développement des populations d'insectes dans le paysage agricole », a ajouté Schwarzelühr-Sutter.

 

Une étude par exemple montre que les néonicotinoïdes ont un impact négatif sur la densité des abeilles sauvages, le comportement de nidification des espèces d'abeilles sauvages solitaires et la taille des colonies d'espèces de bourdons, et limitent également la capacité de reproduction des espèces.

 

Selon le rapport agricole présenté en 2017 par le BfN, l'intensification de l'agriculture a un effet sur la diversité des insectes, car elle conduit à un appauvrissement structurel du paysage ainsi qu'à un recul de l'offre de fleurs pour les pollinisateurs, de sorte que beaucoup d'insectes perdent leurs ressources alimentaires et leurs habitats – c'est ce que répond la politicienne du SPD aux Verts. La fertilisation excédentaire, le rétrécissement de l'offre en espèces cultivées, l'homogénéisation et l'augmentation de la taille des parcelles et le déclin associé des structures périphériques et des bandes fleuries, ainsi que l'utilisation accrue des pesticides, sont cités comme facteurs clés.

 

« À la connaissance de l'UBA, l'intensification de l'agriculture a, par la perte d'habitats et l'utilisation des produits chimiques agricoles, un effet négatif marqué sur la diversité et le nombre d'abeilles sauvages et d'autres pollinisateurs sauvages comme les papillons, les mouches et les coléoptères », dit encore la Secrétaire d'État. S'agissant de l'évolution de la politique agricole de l'UE, le gouvernement fédéral a donc convenu que les principaux défis auxquels sont confrontés l'agriculture et les zones rurales doivent être pris en compte. On peut citer ici les changements climatiques, les exigences environnementales et les exigences sociales croissantes en ce qui concerne l'élevage. Cela signifie également mettre un terme à la perte de la biodiversité dans le paysage agricole.

 

Les insectes régressent aussi dans les réserves naturelles et, selon Schwarzelühr-Sutter, cela est dû au fait que ces réserves font partie de l'ensemble du paysage, dont les transformations d'ordre général se répercutent sur les réserves. Les facteurs causaux pourraient également agir dans les réserves naturelles par des effets de bordure, par des apports de l'extérieur, en partie par l'utilisation agricole de ces territoires sans exclusion générale des pesticides, etc.

 

[L'article de Top Agrar se poursuit par une partie sur la campagne électorale des Verts qui se fonde sur la disparition des insectes.]

 

_______________

 

* Willi l'Agriculteur (Bauer Willi) exploite 40 hectares en grandes cultures (betterave sucrière, colza, céréales) en coopération opérationnelle. Il a été double-actif jusqu'à l'automne 2014. Son deuxième métier a été le suivi et le conseil aux agriculteurs pour une entreprise familiale (sucrerie). Depuis lors, il continue d'exploiter son domaine en tant que pré-retraité et a du temps pour écrire et partager son expérience.

 

Il contribue aussi bénévolement à l'association (fondation) des habitants de sa commune et à une coopérative agricole.

 

Source : http://www.bauerwilli.com/arten-sterben/

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douar 17/08/2017 16:47

Même chose chez moi: les lotissements sont de plus en plus bitumés. Avec la campagne sur l'interdiction possible des désherbants (efficaces), les propriétaires ont tendance à goudronner tous les accès et à supprimer les allées gravillonnées, qui se salissent vite.
J'ai quelques doutes sur l'"éco compatibilité" de telles pratiques.

Seppi 21/08/2017 15:05

Bonjour,

Merci pour votre commentaire.

Les lotissements, ce sont de plus en plus de surfaces individuelles réduites, avec maison, garage (pour deux voitures, ou une voiture et place de stationnement. Ce qui reste finit souvent en gazon, avec traque aux pissenlits... rien pour la biodiversité.