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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Du côté de CulturAgriCulture : phéromones, compost, urbains c. ruraux

25 Juillet 2017 , Rédigé par Seppi Publié dans #Divers

Du côté de CulturAgriCulture : phéromones, compost, urbains c. ruraux

 

Glané sur la toile 160

 

 

 

 

Notre ami Christophe Bouchet a produit trois articles ce dernier mois – en plus de sa production de fruits et légumes :

 

 

Si vous voulez savoir pourquoi et comment M. Bouchet avait été harcelé dans sa vie professionnelle, lisez le premier article. Rassurez-vous... il était harcelé par des insectes, mais peu sympathiques. Si vous voulez en savoir plus sur les phéromones et leur application pratique, lisez-le aussi. C'est de la science et de l'application pratique de terrain.

 

Dans le deuxième article, tout aussi passionnant, on apprendra notamment que « [d]ans les ouvrages spécialisés comme les normes et les guides, le compostage est synonyme de "procédé dirigé de bio-oxydation d’un substrat organique solide incluant une phase thermophile". » Et bien d'autres choses pratiques.

 

Le début du troisième article :

 

« Il y a quelques mois, je vous parlais d'agriculture urbaine. Je voudrais aborder le problème, mais cette fois-ci sous un angle différent, que les citadins voient souvent à l'envers, et que je vis au quotidien.

 

Il ne s’agit pas vraiment d’agriculture urbaine, mais plutôt de l’agriculture lorsqu’elle se retrouve sans le vouloir confrontée à un voisinage citadin ou urbain. »

 

Hélas oui, « [l]es villes s'accroissent en consommant des terres agricoles, en grignotant des parties de fermes cultivées. » M. Bouchet se livre dans son texte à une comparaison peu fréquente : ce qu'on appelle l'artificialisation – le bétonnage – des terres coûte en Europe, à chaque habitant et chaque année l'équivalent de 6,5 kilos de production de pommes de terre.

 

Il y a aussi une longue complainte de l'agriculteur confronté aux exigences de l'urbain venu coloniser la campagne pour un jour, ou pour longtemps.

 

 

 

 

M. Bouchet pourra se consoler un (petit) peu sachant qu'il y a des juges qui comprennent les réalités de la campagne et ses exigences – et qui le font parfois savoir avec humour :

 

Cour d’appel de Riom, 1ère chambre civile, 7 septembre 1995 :

 

« Attendu que la poule est un animal anodin et stupide, au point que nul n’est encore parvenu à le dresser, pas même un cirque chinois; que son voisinage comporte beaucoup de silence, quelques tendres gloussements et des caquètements qui vont du joyeux (ponte d’un œuf) au serein (dégustation d’un ver de terre) en passant par l’affolé (vue d’un renard); que ce paisible voisinage n’a jamais incommodé que ceux qui, pour d’autres motifs, nourrissent du courroux à l’égard des propriétaires de ces gallinacés; que la cour ne jugera pas que le bateau importune le marin, la farine le boulanger, le violon le chef d’orchestre, et la poule un habitant du lieu-dit La Rochette, village de Salledes (402 âmes) dans le département du Puy-de-Dôme.

 

Par ces motifs : statuant publiquement et contradictoirement, infirme le jugement, déboute le sieur Rougier de son action et le condamne aux dépens... »

 

Même si ce jugement semble faire exception, il nous indique qu'il y a encore de l'espoir. Mais il appartient aussi à la profession agricole d'expliquer ses besoins et ses contraintes. Comme le fait M. Bouchet...

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Christophe Bouchet 25/07/2017 14:01

Merci mon cher Seppi pour cet article.
Je me réjouis que certains juges aient le sens des réalités, mais c'est un jugement de 1995. Un juge actuel rendrait-il encore ce verdict?

Seppi 26/07/2017 11:35

Bonjour,

Je crains que la réponse ne soit dans la question...

Quand on suit l'actualité judiciaire sur les projets qui irritent la sphère altermondialo-environnementalo-décroissantiste, on peut difficilement s'empêcher de constater un « pinaillage » certain. Mais l'interprétation de cette situation est difficile : est-ce le droit positif qui mène les juges à leurs décisions ? L'expérience et la roublardise des recourants ? Sommes-nous victimes d'un biais d'information ou de désinformation qui conduit les « journalistes » alter... à privilégier leurs opinions et préjugés ? Ou sommes-nous victimes de nos propres partis pris ?

Ou y a-t-il vraiment une dérive judiciaire ?

C'est difficile à dire.

Mais il est clair que l'intolérance aux réalités du monde rural croît... ne serait-ce que parce que la population de néo-ruraux et d'ex-ruraux devenus petits-bourgeois croît et que la société se judiciarise.

Voici un autre :

http://www.ledauphine.com/faits-divers/2010/07/04/justice-haute-savoie-la-cloche-de-vache-n-est-pas-une-nuisance-sonore

Et, dans l'autre sens,

http://www.midilibre.fr/2011/08/14/un-riverain-fait-condamner-cinq-fois-la-mairie,371768.php