Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

« Comment combattre les pseudo scientifiques, fabricants d'intox ? » sur la Tribune

9 Juin 2017 , Rédigé par Seppi Publié dans #critique de l'information

« Comment combattre les pseudo scientifiques, fabricants d'intox ? » sur la Tribune
 

Glané sur la toile 142

 

 

 

(Source)

 

 

Quelle grande question que voilà, « Comment combattre les pseudo scientifiques, fabricants d'intox ? ».

 

C'est de Mme Anne Perrin, docteur en biologie, chercheuse à Institut de Micro-électronique, Électromagnétisme et Photonique de Grenoble et expert-conseil « Risques, science et société ».

 

Le sujet est-il amplifié – ou rétréci – par la première phrase : « Comment mettre fin aux délires de la post-vérité? » Car les délires, ça devrait se débusquer facilement et, s'ils sont médiatisés, passer vite fait, bien fait, à la trappe, non ? Mais justement, ils sont médiatisés... et ils ont donc une clientèle, abusée. Ce serait un beau sujet du bac de philo.

 

En tout cas, le sujet est grave :

 

« C'est devenu une routine. Désormais, il y a toujours une personnalité, un éminent professeur, médecin, ou expert, le plus souvent inconnu de la communauté scientifique du domaine sur lequel il s'exprime, si ce n'est pour ses frasques, qui occupe le terrain avec des allégations plus ou moins militantes. Il se plaint d'être muselé bien que de pleines pages lui soient consacrées. Il clame courageusement sa vérité généralement aux antipodes des résultats des expertises scientifiques. »

 

Ce texte est du 26 mai 2017... En ce moment, la médiasphère people ou pour salles d'attente se complaît à faire de la publicité pour Mme Nolwenn Leroy qui, outre qu'elle est enceinte, a un remède magique... oui magique. Ainsi, Elle écrit (c'est nous qui graissons) : «  Et pour éloigner les mauvaises ondes, Nolwenn Leroy a révélé une de ces petites astuces (que l’on retient) : la collection de pierres aux vertus mystérieuses ». Il y en a plus ici, et une courte vidéo ici.

 

Comme le notait Mme Perrin dans un article plus ancien, à propos de l'« électrosensibilité », il y a des « [e]njeux économique, politique, ou de santé ». Constat exprimé un peu différemment dans la Tribune :

 

« ...il devient politiquement correct de suivre des opinions portées par le vent médiatique même si elles ne sont pas fondées. Le risque sanitaire, l'environnement, la transition énergétique, les nouvelles technologies sous-tendent des décisions politiques pour la santé publique, l'aménagement du territoire, les choix technologiques, etc. Ces questions sont l'objet d'une désinformation croissante : on dirait de la science, c'est de la pseudoscience, mais qu'importe. »

 

Constat qui débouche sur un autre (c'est nous qui graissons) :

 

« Dans ce contexte, on s'inquiète à juste titre que les citoyens ne soient pas correctement informés sur des sujets qui les concernent. On s'inquiète aussi du fait que les scientifiques ne soient pas suffisamment entendus. Mais est-ce si nouveau ? Les scientifiques s'expriment-ils suffisamment, et surtout suffisamment clairement, suffisamment fort ? A l'évidence, non. On peut difficilement les en blâmer car les sujets concernés ne sont pas faciles à vulgariser. Les scientifiques sont rarement à l'aise avec les médias et ne sont pas organisés, ni préparés, pour répondre rapidement aux demandes d'interview. De plus, s'exprimer clairement sur des sujets politisés faisant l'objet de polémiques leur vaut souvent un lot d'attaques ad hominem visant à les décrédibiliser. »

 

On peut être d'un avis différent sur certains des points ci-dessus. Dans un billet que nous avons traduit et publié, Willi l'Agriculteur souligne à juste titre le rôle social des scientifiques, partie intégrante de leur mission (de service public quand ils œuvrent dans la recherche publique). Alors, il leur faut apprendre à gérer les médias, s'organiser, se préparer, affronter les polémiques... et faire le ménage dans leur propre profession.

 

S'ils ne le font pas avec l'autorité que leur confère leur occupation principale, qui d'autre contrecarrera avec efficacité

 

« l'épanouissement des lanceurs de fausses alertes, des « experts citoyens », des charlatans et des gourous, et au développement de marchés lucratifs comme, par exemple, celui des produits naturels ou bio convoités par la grande distribution » ?

 

Les voix qui s'élèvent sur les réseaux sociaux et la blogosphère – l'excellent Science... & Pseudo-sciences – sont certes bienvenues, mais ce n'est pas suffisant.

 

Mais faites-vous votre propreopinion. Lisez « Comment combattre les pseudo scientifiques, fabricants d'intox ? ».

 

 

 

(Source)

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article