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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Un calendrier de l'Avent postfactuel : (7) le « débecquage »

16 Décembre 2016 , Rédigé par Seppi Publié dans #Schillipaeppa

Un calendrier de l'Avent postfactuel : (7) le « débecquage »

 

Schillipaeppa*

 

 

 

Hier, nous avons rentré des dindonneaux. Les poussins avaient éclos dans la matinée au couvoir et nous ont été livrés par camion.

 

 

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L'opinion commune que je lis et entends souvent est qu'on coupe le bec des dindonneaux pour éviter qu'ils ne se piquent trop pendant l'engraissement. Cela est faux : les becs sont traités avec une lampe infrarouge, et non coupés. J'ai déjà expliqué le procédé plus en détail sur ce blog: « Auf den Punkt: Sinn und Zweck der Schnabelbehandlung bei Puten » (mise au point : le but du traitement du bec chez les dindes).

 

On ne traite que le bec supérieur parce qu'il se développe sur lui, chez l'adulte, une excroissance avec laquelle les animaux peuvent s'infliger de graves blessures – en particulier lors des bagarres pour l'établissement de la hiérarchie. Le comportement de rivalité se produit – en particulier chez les mâles – quelle que soit la taille de la bande : un éleveur amateur est venu nous demander des conseils il y a quelques semaines parce que ses 20 (!) dindons ont commencé à se piquer avec le début de la maturité sexuelle.

 

 

 

Dès leur arrivée dans leur nouveau bâtiment, les poussins explorent leur nouvel environnement avec empressement. Tout ce qui ressort visuellement est piqué avec véhémence. Pour moi, les animaux ne donnent pas l'impression d'avoir été affectés par le traitement. On peut voir clairement que le bec n'a pas été coupé. Le point blanc au bout du bec est le diamant, la pointe dure avec laquelle le poussin a brisé la coquille.

Un calendrier de l'Avent postfactuel : (7) le « débecquage »
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*L'auteure a fait des études de philosophie, est éditrice et a atterri il y a déjà plus de dix ans à la campagne. Sur son blog, elle (d)écrit – miracle ! La traduction peut être fidèle – ce qui la préoccupe, lorsqu'elle n'est pas en train de curer l'écurie des poneys, de chercher des gants de gardien de but, de s'occuper de quantités de denrées alimentaires ou de linge, ou encore de tenter d'arracher les mauvaises herbes plus vite qu'elles ne poussent.

 

Source : https://schillipaeppa.net/2016/12/06/postfaktischer-adventskalender-teil-7-schnaebelschneiden/

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