Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

M. Jean-Paul Pelras cherche à se faire des amis dans le Point (ironie)

22 Juin 2020 , Rédigé par Seppi Publié dans #critique de l'information

M. Jean-Paul Pelras cherche à se faire des amis dans le Point (ironie)

 

Glané sur la toile 551

 

 

(Source)

 

 

Un coup de gueule, ce « L'État doit cesser de mettre agriculteurs et riverains dos à dos » de M. Jean-Paul Pelras dans le Point ? Un commentateur s'inscrit en faux et opine que « C'est un texte sage et rationnel, par rapport au message hystérique qu'on nous présente comme la vérité. »

 

C'est en fait une combinaison des deux.

 

Pour l'introduction, difficile de ne pas citer trois paragraphes :

 

« L'écologie ne s'invite plus, elle s'impose. Avec la charte mise en place dans le cadre de la loi Égalim concernant les distances à respecter entre les parcelles traitées et les zones habitables, l'État joue les Ponce Pilate et oppose, d'une certaine façon, l'agriculteur et le riverain. Ce riverain influencé par la pensée environnementale du moment qui va, bien entendu, cocher la bonne case. Celle qui, sans plus de discernement, va expédier ad vitam æternam le paysan et ses pratiques à l'autre bout du champ.

 

Et pourtant, si l'on ne garantit pas un état sanitaire digne de ce nom à nos fruits, à nos légumes, à nos vins, à nos céréales, à notre élevage, les 67 millions de consommateurs que compte notre pays, en cas d'attaques susceptibles de ravager les cultures, vont dépendre, plus vite qu'on ne le pense, de contrées qui ne s'embarrassent ni de distances de traitement ni de considérations sociales.

 

67 millions d'individus à nourrir, soit plus de 200 millions de repas à assurer chaque jour, autrement dit 6 000 millions d'assiettes à remplir chaque mois. Celles et ceux qui, à coups d'émissions télévisées ou de tribunes anxiogènes, instillent leur petite musique dans l'oreille du consommateur ont-ils pris la mesure de ce challenge, de cette responsabilité, de cette évidence ? »

 

En conclusion, le doigt est pointé à la fois vers l'objectif et vers quelques empêcheurs de l'atteindre (il va y avoir des jaloux) :

 

« L'heure du choix est donc venue. Soutenir l'engagement des premiers ou encourager l'utopie des seconds. Car désormais l'État ne peut plus se cacher derrière des lois qui n'auront plus d'importance demain. Loi Égalim inapplicable et inadaptée, grand débat sur l'agriculture, Pacte vert européen, énièmes consultations citoyennes, comités d'experts qui confondent le manche et l'outil : l'agriculture française mérite mieux que ce bricolage. Elle mérite mieux que les avis de Girod, de Hulot, de Jadot, de Veillerette, de Lucet ou de Nicolino. Elle mérite la mise en place urgente d'un plan qui doit l'encourager à produire dans le respect de l'environnement, en tenant compte des exigences sociétales. Et non l'inciter, par des biais irrationnels et des messages opportunistes ou électoralistes, à s'autodétruire. »

 

Entre les deux, une démonstration implacable. Et un début de discours critique sur les positions prises par une structure censée défendre les agriculteurs. Par exemple :

 

« La Confédération paysanne qui s'élève dans de nombreux départements contre l'utilisation des produits phytosanitaires et invite les citoyens à participer massivement à la rédaction de la Charte riverain n'est-elle pas, à ce titre, en train de menacer notre sécurité alimentaire ? »

 

Merci d'avoir posé cette question...

 

 

Post scriptum

 

Dans un autre article, du 5 juin 2020, on apprend que « Des militantes seins nus dénoncent à Paris "le calvaire" des vaches laitières ». C'est certes la reprise d'une dépêche de l'AFP (!), mais est-ce que quatre manifestante peinturlurée, brandissant trois pancartes et tenant un discours infantile méritent vraiment une dépêche et un article ? C'est de la publicité à très bon compte pour PETA.

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

un physicien 22/06/2020 09:25

Les agriculteurs ne sont plus assez nombreux pour constituer un électorat qui mérite qu'on s'en soucie. L'appel à "l'Etat" ne sera pas entendu. La seule possibilité est qu'ils fassent eux mêmes le travail de pédagogie nécessaire envers les riverains et les autres.

max 22/06/2020 22:06

"Pas d'industries, pas de services."
Le problème c'est que des personnalités médiatique (Piketti, Porcher, LFI, OXFAM, etc) ont fait croire que la richesse est un gâteau fixe qu'il suffit de partager et donc que la production serait limite inutile. Avec une telle image de l'économie, la situation ainsi que les demandes sociétale actuels ne sont pas étonnante.

douar 22/06/2020 10:53

pas uniquement les agriculteurs.
C'est la production de biens en général qui est attaquée.
Regardez comment vont voter les villes qui concentrent les activités de services, services qui sont souvent adossés à la production mais sans trop faire le lien.
Pas d'industries, pas de services.