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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Coronavirus : le connerievirus frappe le Monde...

16 Mars 2020 , Rédigé par Seppi Publié dans #Santé publique, #critique de l'information

Coronavirus : le connerievirus frappe le Monde...

 

 

Non, celui-là est un super-gazouillis, en quelque sorte en hommage au personnel médical (Source du principal)

 

 

Que la crise du coronavirus Covid-19 soit instrumentalisée n'est en rien surprenant.

 

Le président Donald Trump fait du Donald Trump – objectif réélection –, mais nous lui consacrons un billet particulier.

 

En France, les collapsologue sont de sortie... Avec indécence...

 

 

C'est la faute à qui ?

 

 

(Source et source)

 

 

Alors que nous n'avons aucune certitude sur l'origine du Covid-19, de grands spécialistes ont déjà trouvé la cause... Et tant qu'à faire, pourquoi ne pas produire un catalogue à la Prévert... Va pour la déforestation, l'élevage intensif, le changement climatique, bref, l'activité humaine et ses désordres globaux (allégués).

 

C'est d'autant plus ridicule que, dans le cas du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère), l'origine du virus – ou plutôt des composantes du virus – a été identifiée : des chauve-souris d'une grotte reculée de la province du Yunnan, à 60 kilomètre de Kunming, l'intermédiaire ayant été une civette. Pour le Covid-19, les soupçons se portent aussi sur des chauve-souris et, pour l'hôte intermédiaire, un pangolin.

 

Pour l'épidémie d'Ebola qui a touché la Guinée en 2013, le patient zéro a été un enfant de deux ans qui avait l'habitude de jouer avec ses camarades dans un arbre creux de 50 mètres de haut abritant une colonie de chauves-souris insectivores.

 

Pour les grippes, les petits élevages en plein air sont bien plus préoccupants que les élevages « intensifs » en milieu confiné et étroitement surveillés. C'est l'évidence même. Mais que vaut la rationalité face à l'idéologie...

 

Dans ce cas, ce n'est probablement, qu'une manifestation de ce panurgisme que permettent en quelques clics ces réseaux dits sociaux grâce auxquels n'importe qui peut diffuser urbi et orbi n'importe quoi, des propos qui, autrefois, étaient souvent confinés au zinc et aux tables les plus proches d'un troquet.

 

 

Le Monde Diplomatique a un remède miracle

 

Le propos rapporté ci-dessus trouve sans doute sa source dans le Monde Diplomatique de mars 2020. Grâce à un astucieux picorage (cherry picking), des généralisations abusives et des corrélations qui ne sont pas des liens de causalité, Mme Sonia Shah a aussi trouvé une explication et un remède dans « Contre les pandémies, l’écologie » :

 

« S’il est primordial d’élucider ce mystère [de l'origine du virus], de telles spéculations nous empêchent de voir que notre vulnérabilité croissante face aux pandémies a une cause plus profonde : la destruction accélérée des habitats.

 

[…] La majorité [des microbes pathogènes] (60 %) sont d’origine animale. Certains proviennent d’animaux domestiques ou d’élevage, mais la plupart (plus des deux tiers) sont issus d’animaux sauvages.

 

[…] Le problème est ailleurs : avec la déforestation, l’urbanisation et l’industrialisation effrénées, nous avons offert à ces microbes des moyens d’arriver jusqu’au corps humain et de s’adapter. »

 

Vous avez bien lu, l'écologie... pas la médecine, l'épidémiologie, les mesures de santé publique, la recherche et le développement...

 

Notre « vulnérabilité croissante », alors que, par exemple, la peste noire ou mort noire a tué de 30 à 50 % des Européens en cinq ans, de 1347 à 1352, faisant environ 25 millions de victimes ; que le chiffre de 50 millions de morts dans le monde est régulièrement avancé pour la grippe espagnole de 1918-1919...

 

Un autre super-gazouillis

 

 

« Le coronavirus, un répit pour la planète »

 

« Le coronavirus, un répit pour la planète », c'est le titre d'un article du Monde signé Stéphane Mandard et Audrey Garric du 13 mars 2020 (date sur la toile).

 

 

(Source)

 

 

(Source)

 

 

En attendant l'effondrement final

 

Dans le Monde, M. Noël Mamère opine que « le coronavirus nous fait "vivre une sorte de répétition générale avant l’effondrement majeur d’un modèle qui a trouvé ses limites" » :

 

« "L’effondrement". L’expression est sur toutes les lèvres des commentateurs et experts qui défilent sur nos écrans quand ils parlent du prix du pétrole, de l’économie, du produit intérieur brut (PIB), des places boursières, des systèmes de santé… Mais aucun n’ose encore dire que nous sommes, peut-être, en train de vivre une sorte de répétition générale avant l’effondrement majeur d’un modèle qui a trouvé ses limites. »

 

Le « modèle » est le monde

 

« […] de l’hyper-mondialisation, au niveau si élevé d’interdépendance des infrastructures et des systèmes de production que des "perturbations", comme le coronavirus aujourd’hui ou des événements inédits liés au dérèglement climatique, demain, pourraient lui être fatals. »

 

Il en rêve ! Mais, même si nous « renationalisons » des pans de nos économies respectives – en imaginant en plus que nous pourrons le faire d'un claquement des doigts – nous resterons interdépendants pour une partie des besoins.

 

Rien ne permet de dire que le repli nationaliste ou, au mieux régionaliste, sera une meilleure formule. Ce serait plutôt le contraire. Ce que ces gens appellent « hyper-mondialisation » fait que seul un fou peut se lancer dans la rupture de l'interdépendance... jusqu'à ce que la réalité lui saute à la figure. Et nos regards se tournent vers l'Ouest...

 

Et puis, Noël, cette « perturbation » qu'est le coronavirus nous affecte quasiment de la même manière, hyper-mondialisés ou non.

 

Et puis, Noël, la réponse au coronavirus – et à d'autres problèmes sanitaires pour l'Homme, les animaux et les plantes – dépend en grande partie de l'« hyper-mondialisation » de la recherche. La réponse aux grandes catastrophes, c'est la solidarité internationale.

 

 

Fantasmons : « quoi qu'il en coûte »

 

Dans le Monde encore, M. Stéphane Foucart a produit une chronique comme de coutume emberlificotée, « "Soyons lucides : ce n’est pas demain que le climat et la biodiversité seront préservés 'quoi qu’il en coûte'" ».

 

Dans l'édition papier, c'est « Réchauffement climatique et Covid-19, même combat ». Vraiment ?

 

En bref (version électronique) :

 

« Le type de mesures, annoncées par le président Macron pour faire face au coronavirus SARS-CoV-2, pourraient être prises, demain, pour contrecarrer le changement climatique et l’érosion de la biodiversité, estime dans sa chronique Stéphane Foucart, journaliste au "Monde". »

 

Il faut croire que cette combinaison de titre et de chapô signale un rêve éveillé.

 

Formidable ! Nous n'avons pas la moindre idée de ce que sera la situation dans les prochaines semaines – une situation qui, de toute manière, ne peut pas perdurer – et on rêve, en bref, de mettre la vie économique et sociale à l'arrêt au nom du climat et de la biodiversité...

 

Avec quelques sophismes et, pour tout dire, galéjades :

 

« En Chine, mais aussi en Italie, au Danemark et ailleurs, les Etats se sont arrogé le droit d’entraver les conduites individuelles et certaines activités commerciales. »

 

« ...se sont arrogés le droit... » ? Ils ont exercé leurs prérogatives et pris leurs responsabilités. « ...entraver... » ? Rien de nouveau sous le soleil...

 

« Pour la première fois de l’histoire récente, la croissance économique a momentanément cessé d’être la seule et unique métrique du succès des politiques publiques. »

 

Vraiment ?

 

« Répété à plusieurs reprises, le mot ["quoi qu’il en coûte"] n’a rien d’anodin. Il marque la volonté présidentielle de faire passer le message que la santé des populations prime sur celle des entreprises. Et que, si les Etats œuvrent traditionnellement à favoriser, quoi qu’il en coûte, l’activité de leurs industries, ils peuvent aussi renverser ce paradigme. »

 

Les États favoriseraient l'activité de leurs industries « quoi qu'il en coûte » ? Vraiment ?

 

Relevons sur le mode désabusé qu'en France, c'est pour partie le contraire : des pans entiers de nos industries ont disparu, l'agriculture est en « bonne » voie grâce aux délires « écologiques », les centrales de Fessenheim, en parfait état de marche et amorties, sont arrêtées au profit des énergies dites « renouvelables » qui, elles, sont bien favorisées « quoi qu'il en coûte » et qui, nécessitant des centrales d'appoint pour répondre à l'intermittence, nous rendent dépendants de producteurs de gaz et autres combustibles fossiles...

 

Renverser le paradigme (allégué) « quoi qu'il en coûte » ? Si l'on s'en tient au titre du billet, on doit conclure qu'il reste encore un brin de lucidité sur la faisabilité du projet.

 

À quoi sert alors la chronique ?

 

Reconnaissons à M. Stéphane Foucart d'avoir pointé du doigt la difficulté « de démêler, dans ce genre de déclarations [celle du Président Emmanuel Macron], la conviction politique de l'opportunisme électoral. »

 

Mais, indécrottable, il attribue les difficultés qu'il entrevoit à changer de paradigme économique pour répondre à des objectifs de climat et de biodiversité à des « méchants »... toujours les mêmes...

 

« Il faudrait en effet se colleter avec des industries autrement plus puissantes que le monde du spectacle et de la culture, de la restauration et du tourisme. Il faudrait contrevenir à la volonté des industries extractrices, des énergéticiens, de la pétrochimie, etc. »

 

Il a, dans le monde, des milliards de gens – et, en France, de millions, en quelque sorte personnifiés par les « Gilets Jaunes » – qui aspirent à une vie meilleure et ne s'identifient nullement dans les idéologies décroissantistes.

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Francois Tursan 16/03/2020 14:41

Vous exprimez et démontrez très bien ce que j'ai ressenti ces derniers jours à la lecture de prises de position "pastèques".

Fm06 16/03/2020 07:06

Ben oui, il ne faut jamais gâcher une bonne crise...
http://seppi.over-blog.com/2019/11/ideologie-verte-il-n-a-jamais-ete-question-de-l-environnement.html

Chauveau jy 16/03/2020 06:47

Merci de cette synthèse que je vais relayez