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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Surréaliste : le Point donne la parole à Mme Michèle Rivasi

31 Octobre 2019 , Rédigé par Seppi Publié dans #critique de l'information, #Abeilles, #Santé publique, #Activisme, #Politique

Surréaliste : le Point donne la parole à Mme Michèle Rivasi

 

Glané sur la toile 429

 

Rappel d'un « exploit » passé

 

 

« Tout est parti, en juin, d'une couverture du Point, "Écologie : vérités et fariboles". Dans le dossier, nous présentions les positions de Michèle Rivasi – numéro deux de la liste Europe Écologie-Les Verts (EELV) aux élections européennes et agrégée de sciences naturelles – contre les vaccins, pour l'homéopathie et contre les ondes électromagnétiques, soit trois oppositions à des consensus scientifiques. Dans son éditorial, le directeur du Point Étienne Gernelle écrivait, à propos de l'eurodéputée, que "certaines positions semblent tenir plus du champignon hallucinogène que de la science. Sa posture complotiste contre les vaccins, derrière lesquels elle voit la main des laboratoires, et ses convictions sur la nocivité des ondes, qui vont bien au-delà des faits pour l'instant établis, sont ahurissantes". »

 

Pour vous en convaincre – ou, pour de nombreux lecteurs de ce blog, pour conforter votre opinion –, lisez « Vaccins, homéopathie, Linky : on a tenté de dialoguer avec Michèle Rivasi », des propos recueillis par M. Thomas Mahler et Mme Géraldine Woessner.

 

Un exemple :

 

« Et que quelqu'un se fasse payer pour une vraie contre-expertise par une assurance ou un cabinet d'avocat ne me dérange pas outre-mesure… Il faut défendre la contre-expertise pluraliste. Ce que je condamne en revanche, c'est la porosité qu'il y a entre les agences d'évaluation et l'industrie. Il faut un pôle d'expertise publique indépendant, doté d'experts dénués de tout conflit d'intérêts. »

 

Une expertise payée par un industriel, au hasard, Monsanto, c'est maaaal... Une contre-expertise payée par un cabinet d'avocats, au hasard Baum, Hedlund, Aristei & Goldman aux États-Unis d'Amérique, c'est pas mal...

 

Commentaire d'un lecteur du Point ;

 

« Moi, j'aime bien...

 

Lire tant de sottises approximatives peut être considéré à la fois comme très affligeant et très réjouissant, en tant qu'exemple de la capacité de l'esprit humain à élever son niveau de sottise. »

 

Le drame est que cette personne – et d'autres de même idéologie – participent aux prises de décision au Parlement Européen.

 

 

Post scriptum

 

Mme Michèle Rivasi s'est aussi prévalue de Mme Agnès Buzyn :

 

« La justice, contrairement aux études, ne se prononce pas sur le fond scientifique. Comment pouvez-vous maintenir ce discours faisant un lien entre l'hépatite B et la sclérose en plaques alors que toutes les études disent le contraire ?

 

Agnès Buzyn, elle-même, m'a dit qu'on s'est aperçu qu'il y a plus de risques à vacciner des ados que des bébés. Voilà ce que m'a déclaré la ministre ! Sur le fond, le lien de causalité est un principe juridique et non scientifique. De même, pour votre gouverne, la justice s'appuie sur des expertises scientifiques. Il faut reconnaître, en l'espèce, qu'il n'y a pas de consensus scientifique, mais vous ne pouvez pas dire que « toutes les études disent le contraire ». Ce serait un déni. »

 

Dans « Buzyn et Rivasi s'écharpent (encore) sur l'efficacité des vaccins », l'Express rapporte un gazouillis de Mme Agnès Buzyn :

 

« Consternée par les propos que M Rivasi me prête dans @LePoint. Jamais je ne servirai de caution à ceux qui sèment le doute sur l’efficacité des vaccins. Ils sauvent des millions de vies, ne leur en déplaise. »

 

 

 

 

Étonnant, non ?

 

Du coup, nous sommes allés sur la page – mise en lien par le Point – de l'OMS :

 

«  Neuf études épidémiologiques ont été menées au total pour estimer le risque (à supposer qu’il y en ait un) d’un lien entre la vaccination anti-hépatite B et une première atteinte ou une rechute de sclérose en plaques. Malgré un odds ratio légèrement élevé, aucune des études initiales ne met en évidence une augmentation statistiquement significative du risque; les toutes dernières études ne révèlent aucun accroissement du risque. L’analyse des données émanant des déclarations spontanées et des études épidémiologiques ne confirme pas l’existence d’un lien de cause à effet entre le vaccin anti-hépatite B et la sclérose en plaques. L’explication la plus plausible est qu’il s’agit d’une coïncidence.

 

Les conclusions d’un rapport récemment publié par l’Institut de Médecine des Etats-Unis d’Amérique sur une éventuelle association entre le vaccin contre l’hépatite B et les troubles neurologiques démyélinisants ne corroborent pas non plus l’hypothèse d’un lien de causalité entre le vaccin administré aux adultes et la survenue ou une rechute de la sclérose en plaques. Le GACVS a conclu qu’il n’y avait pas lieu de revoir les recommandations concernant la vaccination universelle des nourrissons et des adolescents contre l’hépatite B. »

 

Cela date, certes, de 2002, mais on peut admettre que l'OMS aurait mis ses informations à jour si cela avait eu lieu d'être.

 

Du coup, il faut aussi se plonger dans la réponse de Mme Michèle Rivasi... et dans un abîme de perplexité :

 

« Sur le fond, le lien de causalité est un principe juridique et non scientifique. »

 

Les bras m'en tombent…

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Marc 31/10/2019 18:50

Bonjour, avez-vous demander à Mme Rivasi ce qu'elle a fait de réellement de positif depuis son engagement contre le nucléaire à Pierrelatte (26). D'où venait son financement ? A combien était-elle défrayée ? Elle n'a jamais été scientifique, une simple écolo BOBO avec des amis bien placés dans les sphères politiques. C'est une imposture que de donner la parole à ces gens là.