Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Dans l'Opinion et de Mme Emmanuelle Ducros « Faut pas prendre les clients du bio pour des canards sauvages »

29 Octobre 2019 , Rédigé par Seppi Publié dans #Agriculture biologique, #critique de l'information

Dans l'Opinion et de Mme Emmanuelle Ducros « Faut pas prendre les clients du bio pour des canards sauvages »

 

Glané sur la toile 427

 

 

« Faut pas prendre les clients du bio pour des canards sauvages », dans l'Opinion et de Mme Emmanuelle Ducros est encore une de ces analyses dont on se régale quand on est rationnel... et qui passera au-dessus des têtes des thuriféraires du bio à une hauteur stratosphérique.

 

En chapô :

 

« En maintenant des mythes dans la production des produits bio, le secteur assure ses ventes, mais s’expose à un retour de bâton de la part des consommateurs. La distribution porte une lourde responsabilité. »

 

La distribution, certes, avec ses porte-flingues, mais aussi, dans une moindre mesure toutefois, des institutions comme l'Agence Bio.

 

Sautons à la conclusion :

 

« […] Biocoop, outre ses intenses campagnes de pub jetant l’opprobre sur la nourriture conventionnelle, finance aussi les associations de lutte contre les pesticides "de synthèse". Celles-ci, dans leurs études tonitruantes, cachent les passagers clandestins de l’agriculture que sont les pesticides "naturels". On n’en parle pas, on ne les étudie pas, ils n’existent pas. Cet écosystème économique bien rodé et prospère, se mêle désormais à la politique, puisque le patron de Biocoop, Claude Gruffat, est candidat aux européennes sur la liste EELV. Le monde du bio n’est pas au bout du mélange des genres et des ambiguïtés de communications ! »

 

En fait, pour les «  ambiguïtés de communications », les « associations de lutte contre les pesticides "de synthèse" » ont fait un remarquable travail d'information du public, précisément en ayant dû apposer le (* de synthèse) à leur matériel de campagne anti-pesticides. Il ne reste plus qu'à insister, notamment sur le cuivre, mais aussi sur d'autres candidats au pesticide-bashing comme le Neemazal pour que le pot aux roses soit découvert de manière éclatante.

 

Oh ! Ne pas oublier ce morceau de bravoure (il s'agit d'un jus de f

 

Au cabinet du ministre de l’Agriculture Didier Guillaume, on reconnaît que l’allégation "sans pesticide" apposée sur un jus de fruit ne relève pas d’une certification officielle. Ça peut vouloir dire tout et n’importe quoi. Qu’il n’y a pas de résidus, qu’on n’a pas utilisé de produits ou qu’on veut laisser croire qu’on n’en a pas utilisé". Pourquoi la répression des fraudes n’a-t-elle pas mis bon ordre à cette communication ambiguë ? "Elle est frileuse sur ces sujets", concède le ministère de l’Agriculture. Faut-il compter sur le secteur pour se montrer honnête sur la réalité – qui, pour cachée qu’elle soit –, n’en est pas pour autant honteuse ? »

 

La DGCCRF « frileuse » ? En clair renonçant à faire son jon ? On croit rêver…

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article