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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Une chimie à deux vitesses

24 Février 2019 , Rédigé par Seppi Publié dans #Agriculture biologique, #Ludger Wess

Une chimie à deux vitesses

 

Ludger Weß*

 

 

La météorite de Murchison (Australie) peut-elle sauver l'agriculture biologique ?

United States Department of Energy ; chargé dans Wikipedia par User:Carl Henderson. CC BY-SA 3.0

 

 

Le concept de naturalité utilisé par l'agriculture biologique est absurde

 

Les écologistes, les agriculteurs biologiques et les Verts sont actuellement très impliqués dans la protection des plantes. Tout en protestant farouchement contre le glyphosate et en critiquant vivement la décision de la Commission européenne de prolonger l’approbation du glyphosate, ils demandent à la même commission d’approuver le phosphonate de potassium en tant que traitement contre des maladies fongiques dans l’agriculture biologique. Des ministres verts ont même approuvé des essais à grande échelle de ce fongicide cet été. Le contexte de cette action est la décision de l’UE de supprimer le phosphonate de potassium de la liste des produits phytopharmaceutiques autorisés au titre du règlement de l’UE concernant les produits biologiques. Depuis 2013, son utilisation par l'agriculture biologique est interdite dans tous les États membres de l'UE. Il en est ainsi résulté cette année de très mauvaises récoltes de concombres, de pommes de terre et d'autres plantes, ainsi que de productions de vin, dans l'agriculture biologique.Ce qu'il y a de remarquable dans le débat, c'est que les deux substances appartiennent aux phosphonates ; les deux n'existent pas dans la nature et proviennent des laboratoires de synthèse de l'industrie chimique. Des efforts importants sont maintenant nécessaires pour différencier le phosphonate de potassium d'un autre phosphonate de synthèse : le glyphosate, la molécule devenue le symbole de tout ce qui doit être voué aux gémonies selon les fervents partisans de l'écologie.

 

Attention : L'article est long. Les lecteurs pressés pourront ignorer les sections commençant par « Contexte ». Pour les amateurs de «piques » : autoriser un poison du fabricant de glyphosate en agriculture biologique ? Les verts disent oui.

 

 

Contexte : un peu de chimie

 

Les phosphonates sont des sels et des composés organiques de l'acide phosphonique. On en trouve peu dans la nature chez les plantes et les animaux ; la plupart sont des produits de l'industrie chimique. Parmi ces phosphonates produits artificiellement, deux jouent un rôle important dans l'agriculture : le glyphosate, un analogue aminophosphonique d'un acide aminé naturel, la glycine (d'où son nom : glycine phosphonate), et le phosphonate de potassium, dans lequel le potassium occupe le résidu d'acide phosphonique au lieu de la glycine. On pourrait l'appeler à juste titre Potphosat.

 

L'effet du glyphosate est décrit de manière assez détaillée et est bien connu. Le glyphosate bloque une enzyme végétale impliquée dans la production d'acides aminés essentiels pour la plante – la phénylalanine, le tryptophane et la tyrosine – par la voie dite du shikimate. Si ces acides aminés manquent, la plante meurt. C'est pourquoi le glyphosate convient à la préparation des terres arables pour la mise en place des cultures sans qu'il y ait besoin de labourer pour empêcher les mauvaises herbes de pousser, et donc de perturber l'écosystème des sols. L'enzyme n'existe pas chez l'homme et les animaux ; on peut donc faire un rapprochement approximatif entre le glyphosate et les antibiotiques qui bloquent des voies métaboliques vitales des bactéries, par exemple la synthèse de la paroi cellulaire, et tuent ainsi de manière fiable les agents pathogènes. Comme pour le glyphosate, les humains et les animaux, dépourvus de paroi cellulaire et des enzymes impliquées, ne sont pas affectés.

 

Le mode d'action du phosphonate de potassium a été beaucoup moins bien étudié. Son efficacité contre les attaques fongiques a été découverte en 1977 par des chimistes dans les laboratoires du groupe agrochimique Rhône-Poulenc Agrochimie (qui fait maintenant partie de Bayer Crop Science). La société recherchait de nouveaux fongicides systémiques.

 

Les composés phosphonates simples, tel le phosphonate de potassium, étant connus depuis longtemps dans l'industrie chimique, les chimistes de Rhône-Poulenc ont introduit un groupe alkyle afin d'obtenir une protection par brevet. Le sel d'aluminium de l'acide alkylphosphonique, qui est encore approuvé aujourd'hui sous le nom commercial de fosétyl-Al (« Aliette ») comme pesticide pour l'agriculture, s'est révélé le plus efficace. Les agriculteurs biologiques ne peuvent pas l'utiliser. La raison en est la condition que les promoteurs de l'agriculture « biologique », prétendument unique, se sont imposée pour l'autorisation des produits phytopharmaceutiques pour l'agriculture biologique et qui a trouvé sa place dans la législation européenne : seules les substances « d'origine végétale, animale, microbienne ou minérale » peuvent être utilisées. L'acide alkylphosphonique provient de l'industrie chimique et ne se trouve pas dans la nature, pas plus que l'acide phosphonique et ses sels.

 

Il s'est avéré par la suite que le groupe alkyle est rapidement séparé et dégradé dans les plantes, et que le principe actif de ce fongicide est l'anion phosphonate. Cette molécule – le principe actif réel du fosétyl-Al – s'est ensuite retrouvée dans l'agriculture biologique, en tant que biofortifiant.

 

Nous retiendrons : les deux substances proviennent des laboratoires de l'industrie chimique : Monsanto et Rhône-Poulenc (bientôt ou déjà aujourd'hui : Bayer).

 

 

Un fongicide est introduit « en contrebande »

 

Les « biofortifiants » sont particulièrement nombreux dans l'agriculture biologique. Les agriculteurs biologiques peuvent compter sur plus de 200 de ces préparations, qu’ils peuvent appliquer à leurs cultures – des remèdes homéopathiques aux extraits de plantes en passant par les composés minéraux. Ils ne sont pas soumis à des contrôles stricts. Pour eux, il n’existe pas de procédure d’autorisation avec les méthodes habituelles de tests toxicologiques et environnementaux appliqués aux pesticides. Il n'y a pas de contrôle des résidus. Quiconque souhaite mettre un nouveau produit sur le marché doit simplement le faire enregistrer, divulguer la formule et expliquer par écrit : « Je déclare par la présente que le produit, lorsqu'il est utilisé correctement et selon les préconisations, ou par suite d'une telle utilisation, n'a aucun effet nocif sur la santé humaine ou animale, les eaux souterraines, ni tout autre effet non acceptable, en particulier sur l'équilibre naturel. Il est donc conforme aux exigences de l’article 45 alinéa 1 de la loi sur la protection des plantes.

 

Les biofortifiants sont une industrie en pleine croissance en raison du déficit de réglementation et des grands besoins de l’agriculture biologique. Les initiés du secteur estiment le potentiel de marché annuel à environ 1 milliard d'euros (en 2015) et annoncent des taux de croissance annuels d'environ 12,5 %.

 

C'est ainsi qu'a commencé la carrière du phosphonate de potassium en agriculture biologique dans les années 1980. Il a été mélangé sous forme de « sel minéral » à des extraits d'algues (par exemple, « Frutogard », « Profence », etc.). Les préparations avec la « force primordiale des algues marines » étaient extrêmement populaires auprès des agriculteurs biologiques car elles avaient le même principe actif que le fosétyl – elles supprimaient de manière fiable les agents pathogènes tels que le mildiou et d’autres champignons nuisibles. C’est comme cela que les choses se passaient jusqu'en 2013. La Commission de l’UE avait alors pris les choses en main et expliqué que le phosphonate était un fongicide, et donc un pesticide, et non un biofortifiant. En conséquence, le phosphonate de potassium ainsi que les préparations à base d’algues étaient soumis aux mêmes règles que le fosétyl et d’autres fongicides.

 

Pourquoi la substance active phosphonate, que les producteurs bio rejettent comme non naturelle (ils traitent volontiers les pesticides de synthèse de « bombes toxiques sorties du laboratoire de chimie ») semble soudain devenir naturelle et conforme aux règles de l’agriculture biologique quand elle est présentée dans un autre emballage ? En 2013, le phosphonate de potassium a dû être retiré des préparations à base d'algues et, depuis lors, ne doit plus être appliqué sous forme pure en agriculture biologique.

 

 

Contexte : comment fonctionne le phosphonate de potassium ?

 

Le mode d'action du phosphonate anionique libéré par le fosétyl ou phosphonate de potassium en tant que principe actif est beaucoup moins bien connu que celui du glyphosate. Les travaux les plus détaillés à ce jour ont été publiés par le physiologiste australien David Guest. Ils ont été publiés en 1990 et 1991, il y a donc un quart de siècle. Il est clair qu'après pulvérisation (certaines plantes comme l'avocatier ou les arbres fruitiers le reçoivent également par injection), le fongicide est rapidement absorbé par la plante et distribué par les deux voies de transport jusqu'aux extrémités des racines. Son effet direct sur les champignons est relativement faible. Il est efficace principalement en raison des changements qu’il provoque dans la plante. Il y active de nombreuses réactions de stress : stimulation du métabolisme du pentose phosphate et de la synthèse du phénylpropanoïde, formation de lignine, d'éthylène (une hormone végétale), d'antibiotiques végétaux (phytoalexines) et de nombreuses substances phénoliques. Il augmente la vigilance de la plante, tue les agents pathogènes et stimule le métabolisme.

 

Le fosétyl-Al déclenche les mêmes mécanismes de stimulation ; à cet égard, cette préparation est également un agent de « renforcement » végétal.

 

Cependant, on ne sait pas à quels changements d’activités géniques et enzymatiques, ainsi que des voies métaboliques, cela mène, quelles substances forment les plantes et si ces substances nouvellement formées ont un effet sur les insectes ou sur l’être humain. Le phosphonate n'est pas dégradé par la plante et se trouve sous forme de résidu dans les produits, ainsi que dans le sol et dans les eaux, où il est décomposé par certains micro-organismes.

 

 

Un produit naturel du cosmos

 

Comme mentionné ci-dessus, le glyphosate et le fosétyl-Al ainsi que le phosphonate de potassium sont des substances développées par les chimistes industriels. Les inventions du laboratoire de chimie sont généralement considérées comme non naturelles en agriculture biologique et ne doivent pas être utilisées. Par exemple, un rapport d'expertise produit pour le Bund Ökologische Lebensmittelwirtschaft e.V. (BÖLW – fédération de l'alimentation biologique) par l'œnologue diplômé Dr Uwe Hofmann, expert en viti-viniculture et fondateur du cabinet de conseil Eco-Consult, conclut en 2012 : « Le phosphonate de potassium, en tant que sel inorganique de l'acide phosphonique, n'est pas directement détectable dans la nature. » Ce n'est pas un bon résultat, car cela signifie la fin du seul fongicide de l’agriculture biologique qui agit également durant les étés humides et pluvieux. Pour le récupérer, toutes sortes de contorsions sont donc nécessaires. L’expert soutient l’objectif du BÖLW en n’excluant pas la possibilité qu’il existe dans la nature : « Les sels d’acide phosphonique ainsi que le phosphonate ont peut-être joué un rôle dans la chimie prébiotique et dans le développement de la vie sur Terre. » En outre, on a récemment découvert « l'oxydation de phosphites en phosphates par des bactéries anaérobies dans des sédiments marins en utilisant du sulfate comme donneur d'électrons ». Et donc « cela peut être considéré comme une indication de la présence prébiotique d'acide phosphonique. [...] On peut en déduire un caractère naturel de la substance. »

 

Lors d'une discussion technique sur « la protection des végétaux dans l'agriculture biologique – problèmes et solutions – les phosphonates » de l'Institut Julius Kühn (JKI) – Institut Fédéral de Recherche sur les Plantes Cultivées, des représentants de l'éco-industrie ont pioché dans le même registre. Iradj Scharafat, producteur de préparations phytopharmaceutiques biologiques (« des plantes saines et vigoureuses dotées de la force primordiale des algues marines »), convoque même la NASA en tant que témoin clé de la naturalité du phosphonate de potassium : « Aujourd'hui, on considère que l'acide phosphonique (H2HPO3) et les phosphonates sont la matière première de la chimie prébiotique à la base de l'émergence de la vie après que les chimistes de la NASA ont constaté la présence de phosphonates et d'acide phosphonique en tant que constituants du phosphore dans un extrait de la météorite de Murchison. La théorie (sic !) affirme que la conversion et la réduction des phosphates minéraux en phosphonates nécessitent beaucoup d’énergie, qui ne peut provenir que de la foudre et des éruptions volcaniques. Les océans ont été enrichis en phosphonates par un fort volcanisme. Le rayonnement ultraviolet a finalement favorisé la réaction des phosphonates inorganiques avec des composés organiques pour produire des phosphonates organiques. » Le Bundesverband Naturkost Naturwaren (BNN – association fédérale des aliments naturels et produits naturels) estime donc que le phosphonate de potassium a un « caractère de produit naturel » et complète cela avec une citation du rapport de Hofmann : « Les phosphonates organiques [dont le phosphonate de potassium ne fait pas partie – voir ci-dessus] sont présents dans tous les êtres vivants. »

 

Cependant, le BNN ignore qu’il a également émis un certificat de bonne vie et mœurs à ce glyphosate habituellement si décrié, car le glyphosate est un phosphonate organique, tel qu’il s'en produit dans tous les êtres vivants.

 

 

Tant que cela n'aura pas été prouvé au-delà de tout doute…

 

Le glyphosate, le fosétyl-Al et le phosphonate de potassium sont profondément impliqués dans le métabolisme des plantes et ne sont pas dégradés par les plantes, de sorte que des résidus peuvent être trouvés dans l'environnement et dans les aliments. Cependant, pour les phosphonates cités, leur toxicité pour les humains et les animaux est très faible. Mais il y a une chose qui ne s'applique pas à tous : la bienveillance des environnementalistes. Pour le glyphosate beaucoup mieux étudié (ou devrions-nous dire « phosphonate de glycine » ?), on a émis le soupçon en 2015, et ce, dans des circonstances qui posent question, qu'il pourrait y avoir un risque légèrement accru de certains types de cancer du sang chez les personnes exposées professionnellement au glyphosate. Entre-temps, des institutions renommées telles que l’OMS/FAO et l’Environmental Protection Agency (EPA) des États-Unis sont arrivés à des conclusions différentes en se fondant sur une base d’informations plus large. Cependant, les militants ne se lassent jamais de réclamer l'interdiction totale du glyphosate (« cancer ! ! », « principe de précaution ! », « Danger de mort ! »). Le député du Bundestag Vert Harald Ebner l'a même appelé « Merkelgift » (le poison de Merkel).

 

En revanche, dans le cas du « potphosate » beaucoup moins bien examiné, les ministres de l'environnement et de l'agriculture vertes Priska Hinz et Ulrike Höfken ont fait du lobbying à Bruxelles pour la substance chimique et ont même encouragé les agriculteurs biologiques de Hesse et de Rhénanie-Palatinat en 2016 à utiliser ce fongicide pour sauver leurs récoltes. Elles ont mis en place des « expériences à grande échelle » avec des exemptions (bien qu'il ne soit pas clair que l'UE les approuve de manière rétroactive). D'autres politiciens verts, des écologistes et des associations d'agriculteurs biologiques demandent la réapprobation du « poison de Hinz » ou « poison de Höfken ». Après tout, l'agriculture biologique ne devrait pas perdre son seul pesticide systémique efficace.

 

La revendication que « le principe de précaution doit s'appliquer tant qu'il n'y a pas de preuve irréfutable que le glyphosate est sans danger pour la santé » et que le glyphosate doit être interdit n'est manifestement pas formulée pour le phosphonate de potassium.

 

 

L'absurdité de la naturalité

 

Cette chimie à deux vitesses montre une fois de plus que l’agriculture biologique et son lobby fonctionnent avec des notions absurdes de nature, de chimie et de biologie, et qu'ils construisent pour les consommateurs un monde qui n’existe pas. Le phosphonate ne répond pas à la définition de la naturalité – la substance n'existe pas sous cette forme – ni dans les êtres vivants, ni dans les minéraux –, et toute tentative de lui coller un « caractère naturel » anoblirait également les phosphonates étroitement apparentés que sont le glyphosate et le fosétyl-Al et les qualifierait pour une utilisation en agriculture biologique.

 

Il convient de rappeler que la définition de la naturalité échoue également dans le cas du génie génétique. Selon la loi, un OGM est « un organisme [...] dont le matériel génétique a été modifié d'une manière qui ne s'effectue pas naturellement par multiplication et/ou par recombinaison naturelle ». En 2015, des scientifiques ont découvert qu'il y a environ 8.000 ans, une recombinaison naturelle a eu lieu entre une forme sauvage de la patate douce et la bactérie Agrobacterium tumefaciens, également utilisée dans le génie génétique, produisant de manière naturelle l’ancêtre des quelque 4.700 variétés de patates douces cultivées d'aujourd’hui. Ainsi, un transfert de gène à l'aide d'Agrobacterium ne conduit plus, juridiquement, à un organisme génétiquement modifié, car il ne modifie pas le matériel génétique d'une manière qui ne s'effectue pas naturellement. En conséquence, les plantes modifiées avec A. tumefaciens ne relèvent pas du génie génétique. La technologie pourrait être appliquée sans réglementation, car il est prouvé que ce processus se déroule dans la nature. Il ne s'est encore trouvé personne pour exploiter cette lacune.

 

La patate douce a rendu absurde le droit européen en matière de génie génétique ; la manipulation à propos du phosphonate de potassium est en train de démanteler les réglementations environnementales de l'UE. La demande du lobby vert de réintroduire un pesticide de synthèse à action systémique persistante, via le détour en tant que biofortifiant, dans l'agriculture biologique signe également la faillite de ce mode de production. Cela prouve que les agriculteurs biologiques – avec leurs bouillies de cuivre, leurs élixirs homéopathiques, leurs cornes de vache enterrées et la rotation des cultures – ne viennent tout simplement pas à bout des ravageurs opiniâtres et que la supposée alternative n'en est pas une. Il est temps de remettre la raison dans le débat.

 

Enfin, une question aux lecteurs : « Il est moins toxique que le sel de table ! »

 

Qui l'a dit et de quel phosphonate s'agissait-il ?

 

_____________

 

* Ludger Weß écrit sur la science depuis les années 1980, principalement le génie génétique et la biotechnologie. Avant cela, il a fait des recherches en tant que biologiste moléculaire à l'Université de Brême. En 2006, il a été un des fondateurs d'akampion, qui conseille les entreprises innovantes dans leur communication. En 2017, il a publié ses polars scientifiques « Oligo » et « Vironymous » chez Piper Fahrenheit. Cet article a été écrit par Ludger Weß à titre privé.

 

Source : https://www.salonkolumnisten.com/zwei-klassen-chemie/

 

Cet article a été publié à l'origine le 1er novembre 2016

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RM 26/02/2019 18:46

Même s'il a un peu plus de deux, cet article est excellent !
Merci

Seppi 26/02/2019 19:50

Bonjour,

Merci pour votre commentaire.

En fait, merci pour Ludger Wess.

RM 26/02/2019 18:47

deux ans ;-)