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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Le glyphosate à l'Âge du Stupide

19 Novembre 2017 , Rédigé par Seppi Publié dans #Risk-monger, #Glyphosate (Roundup)

Le glyphosate à l'Âge du Stupide

 

Risk-monger*

 

 

 

 

Le débat sur le glyphosate au sein de l'UE est devenu absurde et est sorti de toute perspective rationnelle. Je ne peux cesser de me répéter quelques points de base :

 

  • Le glyphosate est un herbicide utile avec un très faible niveau de toxicité humaine ;

 

  • Monsanto est une société de semences et de pesticides de taille moyenne [ma note : et le glyphosate n'est plus la propriété de Monsanto] ;

 

  • Les semences modifiées pour être résistantes aux herbicides ne sont pas vendues dans l'UE :

 

  • Les alternatives pour les agriculteurs après l'interdiction du glyphosate sont impensables et non durables.

 

Mais à l'Âge du Stupide, avec la puissance des campagnes de peur des réseaux sociaux, le glyphosate représente une bataille entre l'entreprise dominatrice et l'homme de la rue ; entre une agriculture industrielle toxique et une agriculture biologique saine ; entre la science réglementaire captive et le scientifique indépendant, courageux, combattant le système corrompu ; entre une industrie agroalimentaire colportant des poisons bon marché et les gourous protégeant la santé et le bien-être de l'humanité.

 

Désolé M. Monger, ce n'est pas simplement un herbicide utile ! Ce débat sur le glyphosate est symbolique de la bataille entre le Bien et le Mal.

 

D'une certaine manière, une substance dont le niveau de toxicité est inférieur à celui de certains ingrédients présents dans les biscuits, le chocolat et le café est non seulement responsable du risque potentiel d'un cancer rare chez les agriculteurs qui appliquent le glyphosate, mais elle est désormais unanimement reconnue, à les entendre, comme la cause principale de l'autisme, du cancer, de l'obésité, de l'intestin perméable, de la maladie cœliaque et des allergies dont tous les consommateurs peuvent souffrir. Les niveaux d'exposition à cet herbicide presque non toxique (détecté dans la tranche de la partie par mille milliards) n'ont pas d'importance lorsqu'une chercheuse en informatique du MIT établit des corrélations. Le glyphosate est devenu l'objet d'une bataille émotionnelle pour l'âme de l'humanité.

 

Comment cela a-t-il pu se produire en moins de trois ans ?

 

 

Bienvenue dans l'Âge du Stupide

 

Nous vivons à l'Âge du Stupide. Les réseaux sociaux ont construit des murs autour de communautés d'idéaux partagés (tribus) qui confirment la pensée de leurs membres et attaquent, interdisent ou répudient systématiquement les gens ayant des idées différentes. Dans nos chambres de résonance, nos gourous tribaux nous déconnectent du dialogue, soulèvent des arguments émotionnels au point que l'anecdote sert de preuve et bâtissent la confiance en suscitant des peurs et des vulnérabilités contre lesquelles leur troupe de disciples est appelée à se défendre. Ce n'est pas que les autres soient stupides, mais comme je ne m'entoure que de gens qui pensent comme moi et qui confirment mon parti pris, comment pourrais-je être sûr que ce n'est pas moi le Stupide ?

 

L'Âge du Stupide permet à des individus sans budget de s'adresser directement à des tribus (pour repousser les limites de leur confiance intérieure) – en disant ce qui doit être entendu dans les petites communautés isolées sous forme de biais de confirmation où les histoires émotionnelles sont partagées de personne à personne et intériorisées avec passion. Les amateurs de chats peuvent trouver d'autres amoureux des chats ; les néo-nazis trouvent des hommes du Klan et trouveront dans leur communauté le courage de se défouler ; et les gens inquiets en rencontrent d'autres qui comprennent (et exploitent) leurs vulnérabilités. Les réseaux sociaux ne sont pas simplement un lieu pour trouver des amis – c'est un outil pour manipuler les opinions et construire des murs autour du dialogue. Ils ont été utilisés, y compris de manière abusive, pour faire élire des gens sans envergure présidentielle, radicaliser des enfants dans le djihad et – comme nous le verrons – transformer un herbicide utile et sûr en une question de Bien contre le Mal.

 

 

Le gang de 50

 

Les réseaux sociaux permettent à des gens sans envergure de prétendre incarner de grands mouvements, de transformer de petits chercheurs en titans inspirés de la science et de convertir de fausses nouvelles en faits reconnus. Si vous répétez 500 fois quelque chose, peu importe qu'elle soit ridicule, les gens vont commencer à vous croire ; si vous supprimez tous les commentaires négatifs dans les critiques de vos livres sur Amazon et mettez en évidence ce que disent vos amis et vos collègues, l'ignorant se laissera prendre ; si vous prétendez que votre page Facebook est un « réseau » ou un « observatoire », une camarilla de clicktivistes et de robots va aimer votre page. Les réseaux sociaux permettent au Stupide de devenir crédible.

 

Des millions de personnes préoccupées ou au contraire 50 zozos désœuvrés avec des ordinateurs portables et des poignées Twitter ?

 

Cela fait 30 mois que je participe au débat sur le glyphosate, et je pense que je connais la plupart des acteurs. Il n'y a pas plus de 50 personnes qui ont investi temps et argent dans l'interdiction du glyphosate. Cela semble beaucoup, mais tout le mouvement pour l'interdiction du glyphosate pourrait entrer dans mon salon pour prendre un thé. Beaucoup d'entre eux sont des activistes pour des ONG, de petits parrains des réseaux sociaux, des membres du Parti Vert, des gens payés par le lobby du biobusiness pour écrire des livres, produire des documentaires ou travailler avec des cabinets d'avocats prédateurs. Seulement 50 personnes !

 

  • 50 personnes ont pu mobiliser des réseaux de militants pour faire signer une pétition par plus d'un million.

     

  • 50 personnes ont réussi à amener les médias et les décideurs politiques à ignorer les avis de l'ensemble de leur communauté scientifique en matière de réglementation.

     

  • 50 personnes ont réussi à influencer l'opinion publique pour faire pression sur des dirigeants politiques faibles.

     

  • 50 personnes ont été en mesure de menacer le mode de vie de douze millions d'agriculteurs européens.

     

  • 50 personnes ont été capables de construire un mensonge, de lever des fonds (souvent pour un gain personnel), d'acquérir une notoriété et d'exercer leur pouvoir contre un système qu'ils abhorrent.

 

50 personnes ont réussi cette escroquerie en moins de trois ans !


 

Le grand événement du bidon de glyphosate ! Des photos arrangées peuvent faire croire qu'il y avait plus de 22 personnes !

 

Qui sont ces gens ? Certains sont des activistes qui se sont transformés en journalistes (mais une fois cette question devenue obsolète, s'ils ne se prennent pas de passion pour la prochaine grosse « crise » sanitaire liée à produit chimique, ils s'arrêteront simplement d'écrire). Beaucoup d'entre eux sont des agents politiques capables de manipuler des réseaux de populistes passionnés et de gourous opportunistes – ces militants de 9 heures à 5 heures ont les outils, les compétences et l'audace pour bousculer le processus politique, mais ils s'arrêtent en milieu d'après-midi pour boire un verre et fumer une cigarette. Beaucoup sont des carpetbaggers américains venant à Bruxelles pour faire interdire une substance largement utilisée aux États-Unis en association avec des OGM (interdits dans l'UE) – ils se fichent des agriculteurs européens mais cherchent plutôt à exploiter les déficiences des structures réglementaires européennes pour ramener une « victoire » à Washington.

 

Bien sûr, il y a les « visqueux » comme les avocats américains spécialisés dans les actions collectives pour dommages à la personne (qui font venir des victimes du cancer à Bruxelles), les « journalistes » avec des pseudonymes qui vendent des kits pour tester le glyphosate dans l'urine aux gens qu'ils ont effrayés, les scientifiques avec des contrats lucratif de consultance avec des cabinets d'avocats prédateurs, les responsables du marketing qui vendent des produits bio ou des programmes de détox – ces vautours vont et viennent quand les occasions se présentent et ajoutent du volume à la « cause », mais pas d'engagement.

 

Il y a plus d'hypocrites que de zélotes fondamentalistes dans le mouvement contre le glyphosate, de militants dressés pour haïr plutôt que pour faire avancer une idéologie, des gens aigris (peut-être qu'ils ont été virés, critiqués par leurs pairs...). Le glyphosate n'est pas simplement un herbicide utile – c'est un outil pour manifester sa rage et sa frustration.

 

Allons, M. Monger, vous ne pouvez pas être sérieux ! Vous essayez de me dire que dans tout ce gâchis réglementaire de Bruxelles – qui va probablement ruiner le processus de comitologie européen et laisser les agences d'évaluation des risques et de réglementation de l'UE en lambeaux – environ 50 subversifs en colère, avec des problèmes d'estime de soi, sont à la source de cette quantité de nouvelles et de discussions, de ce nombre d'études scientifiques ? Ce n'est tout simplement pas possible.

 

Eh bien... 50 est en fait un grand nombre avec les réseaux, sociaux et autres, que nous avons aujourd'hui. Nous devrions nous demander comment une seule personne, travaillant depuis son sous-sol poussiéreux et sans budget, peut avoir une telle influence sur le débat.

 

 

Le Risk-Monger, un véritable imposteur

 

Comment suis-je devenu un acteur central de ce débat ? Au cours des derniers mois, j'ai été décrit comme le principal lobbyiste et partisan du glyphosate dans l'UE ; il y a eu trois reportages contre moi dans Le Monde et L'Obs ; des exposés élaborés ont été écrits sur moi et je suis tellement lié à Monsanto que mon article de la semaine dernière a été qualifié de dernière tentative de Monsanto pour sauver le Roundup (selon leur thèse, Monsanto a mené une campagne de diffamation vicieuse contre un pauvre scientifique). Ils ont été tellement en colère contre moi dans Le Monde qu'ils ne pouvaient même pas me désigner par mon nom. Alors que je regardais mon écran d'ordinateur dans mon sous-sol poussiéreux dans la partie sans âme d'un village à côté de l'aéroport de Bruxelles, je me suis dit : eh bien, c'est intéressant !

 

Mon seul intérêt dans ce débat est la curiosité (et un profond respect pour les agriculteurs européens – de bons travailleurs mal représentés dans ces débats). En tant qu'universitaire étudiant l'évolution de notre système de communication vers un modèle mené par les communautés de réseaux sociaux (tribus) et l'influence de ces révolutions sur nos principales institutions sociétales, j'ai été entraîné dans ce débat qui a constitué un laboratoire vivant.

 

Les petits scientifiques avec de gros budgets de relations publiques peuvent faire beaucoup de dégâts

 

 

Il y a trois ans (après le BeeGate, la querelle des perturbateurs endocriniens et Séralini), je travaillais sur le développement du concept de science activiste – comment de petits groupes de scientifiques renégats ou frustrés pouvaient s'unir à des organisations militantes et mener des campagnes sur les réseaux sociaux pour influencer les débats politiques et saper les évaluations traditionnelles de risque et les méthodologies scientifiques. J'examinais également comment l'approche fondée sur les dangers étayait la prescription de la précaution, une précaution permettant d'interdire à volonté n'importe quelle substance chimique.

 

J'essayais toujours de finir ma série « Comment gérer le Stupide » lorsque le CIRC a publié sa monographie sur le glyphosate. J'y ai trouvé une étude de cas en direct sur la science activiste ; alors j'ai enquêté et, au fur et à mesure que je retirais des couches au CIRC, cela devenait de plus en plus curieux. Je suppose que c'était en raison de l'Effet Monsanto ; personne d'autre n'a accordé beaucoup d'attention en 2015 à ce qui se passait (sauf certains scientifiques et agriculteurs alarmés). Et j'ai regardé autour de moi, et j'ai regardé un peu plus. Où étaient ces autres personnes, cette immense campagne de lobbying pour défendre le glyphosate ? Où étaient ces millions dépensés par le lobby des entreprises ? Ce n'est pas une blague – dans les sessions du Parlement auxquelles j'ai eu le temps d'assister, je semblais être la seule personne à mettre le pauvre Pavel Poc sur le grill (je ne pense pas qu'il m'aime encore).

 

 

Les outils de l'Âge du Stupides pour gérer ce fichu Risk-monger

 

Pour être honnête, je commencé à en avoir assez de regarder ce gang des 50 mentir et profiter des fausses craintes qu'ils généraient pour leurs groupes d'intérêts. Je pouvais voir les dommages à long terme que ces petits merdeux causaient aux processus décisionnels de l'UE et comment ils manipulaient la perception publique de la science et des politiques fondées sur la science ; alors j'ai décidé de revenir dans le jeu (pas pour des honoraires, mais pour mes étudiants).

 

En tant qu'expérience de recherche en communication, j'ai commencé à jouer avec ce débat pour démontrer comment une personne (et encore plus un gang de 50) utilisant et abusant des outils des réseaux sociaux pouvait avoir une influence démesurée sur un problème qui touche autant de monde. Plus tôt cette année, ce laboratoire vivant sur lequel je travaillais était devenu très laborieux. Alors que le débat ronronnait et qu'il y avait un vide de Mal à Bruxelles, j'ai décidé d'asticoter la bête et de me présenter comme une piñata de persécution.

 

Une mauvaise journée ! C'est ainsi qu'ils ont essayé de me présenter.

 

Et je suis devenu la cible de militants et de mercenaires, de détraqués qui avaient besoin de mettre un visage sur le Mal, leur Mal ; des articles ridicules et peu flatteurs ont écrits sur moi, gonflant la perception de mon influence au point que je suis devenu – je n'invente hélas rien – l'un des principaux lobbyistes à défendre le glyphosate à Bruxelles. Une pauvre journaliste bruxelloise a même cru que j'avais réussi à tromper tout le parti du PPE pour essayer d'interdire les ONG dans l'Union européenne. Coupable conformément aux charges !

 

Ils ont parlé des milliers de lobbyistes bien payés qui se cachaient dans les sombres allées de Bruxelles (je n'en ai jamais vu et sûrement ces canailles cherchaient à rencontrer le Risk-monger), mais j'ai joué leur jeu. J'étais le seul que les journalistes ont pu trouver et qui leur a parlé ; donc je leur ai parlé (j'ai même porté une cravate rouge !). Tout cela était une d'un bêtise totale, mais après le troisième article de fond contre moi dans Le Monde et L'Obs, mes étudiants ont découvert comment les réseaux sociaux pouvaient être abusés. Ils aimaient le spectacle et apprenaient beaucoup.

 

C'est comme si la saga du glyphosate de l'UE était écrite à partir de la série télévisée britannique Black Mirror !

 

 

Le grand coup sous la ceinture (ou le maso ?)

 

Alors que les campagnes personnelles contre moi s'intensifiaient, avec des attaques par déni de service sur mes comptes e-mail, ma description comme le suppôt de Monsanto (j'en ai même fait un mème où je me tenais avec eux), je me suis livré à une expérience de communication. Que pouvais-je faire ensuite avec ce personnage que j'avais créé ? En laissant les gens me présenter comme une menace pour la santé humaine, l'environnement et la civilisation telle que nous la connaissons, j'étudiais activement comment ce petit gang de 50 en colère utilisait et abusait de leurs réseaux sociaux. Je minutais leurs attaques, je voyais d'où venait la coordination, comment leurs finances, leurs budgets et leurs supporters se déplaçaient, essayant de suivre les robots et les faux comptes (des étudiants avec de meilleures compétences techniques en informatique m'ont aidé).

 

Les gens de ma tribu Facebook et Twitter commençaient à voir ce qui se passait et contribuaient en partageant leur propre expérience et leurs données (ils fournissaient également un soutien moral). Mes enfants s'inquiétaient pour moi. J'ai étudié chaque gazouillis d'activiste, j'ai provoqué l'indignation en retour et j'ai enduré leurs essaims pendant que je traçais leur méthodologie, partageant même certaines de mes recherches. Ces gens étaient méchants et haineux, mais aussi rusés et connectés. Il y avait beaucoup à apprendre sur leur folie manipulatrice. Je suis même allé à leur petite mascarade du Tribunal Monsanto à La Haye (mais, malheureusement, ils m'ont jeté dehors).

 

 

Un combat juste ?

 

À l'Âge du Stupide, nous avons, d'un côté, un groupe d'ONG, de gourous, de membres du Parti Vert et d'acteurs du lobby du biobusiness qui mènent de grandes campagnes de communication à gros budget pour bannir le glyphosate et, de l'autre, un professeur sans budget tapotant sur les touches d'un ordinateur de huit ans dans son sous-sol poussiéreux. Que pouvait-il faire en quelques mois pour déranger ce petit panier de crabes bio ?

 

Eh bien... un peu beaucoup, semble-t-il.

 

Article après article, j'ai provoqué les détraqués, les pseudo-journalistes et des personnes affligées de sérieux conflits. Les raillant sur Twitter, je les ai incités à se mettre en chasse et les ai obligés à montrer un plus de leur côté obscur. Après avoir réussi à piéger quelques-uns des principaux agitateurs comme Martin Pigeon de Corporate Europe Observatory et Stéphane Foucart du Monde, ou cette méchante personne chez GM Watch [ma note : en l'occurrence, Mme Claire Robinson n'a fait que traduire l'article de M. Stéphane Foucart et Mme Stéphane Horel... le monde est petit], et leur avoir littéralement fait perdre des jours de campagne avec ma petite personne et mon petit exposé, j'ai réalisé qu'ils avaient mordu à mon jeu d'influence. Ils ont suivi tout ce que j'ai dit et fait. Plutôt que d'être offensé ou effrayé, je mesurais la profondeur de leur nature obsessionnelle, compulsive, malsaine. Un abîme en effet.

 

J'ai créé une hypothèse hypocrite pour tester ma théorie de l'éthique des zélotes selon laquelle les pharisiens ne pourraient jamais accepter d'avoir tort et perdraient tout sens des réalités face à une telle proposition de la part d'un « hérétique ». Cela a fonctionné et même si ces activistes savaient que je les menais en bateau, ils ne pouvaient pas s'en empêcher – des gens comme Pigeon et Foucart ont été programmés pour se battre et attaquer sans cesse. Je me suis dit : eh bien, c'est intéressant... un point faible.

 

 

 

Le problème se résume à ceci : le Gang des 50 a pu exercer une influence déraisonnable sur un simple processus scientifique de renouvellement d'un herbicide basique et sûr en exploitant nos principaux outils de communication, les réseaux sociaux, à l'Âge du Stupide. Ils ont fait passer les régulateurs européens pour des imbéciles qui sont tombés dans leurs pièges et ont cru leurs mensonges éhontés mis en forme avec des montages rusés.

 

Nos dirigeants politiques ne sont pas équipés pour gérer les attaques de l'Âge du Stupide des réseaux sociaux (il suffit de demander aux douze candidats de la primaire des républicains américains) et nos dirigeants européens ont maintenant l'air ridicule et faible alors qu'ils luttent (depuis 18 mois) pour faire passer un vote simple dans un comité. Ces 50 mécontents à l'évidence dénués de tout principe éthique, mais pour certains avec beaucoup d'idéalisme implacable, peuvent perturber un processus politique simple et même menacer tout un système réglementaire. En moins de trois ans, les zélotes intégristes ont réussi à détruire la confiance du public dans la science. Si vous trouvez cela absurde, imaginez comment un professeur, travaillant dans son sous-sol poussiéreux, peut faire exactement la même chose (mais en étant conscient qu'il abuse du système).

 

Et ce que j'ai pu faire en quelques mois, avec absolument aucun budget et un petit auditoire sur les réseaux sociaux, m'effraie au plus haut point... puisque cela signifie que n'importe quel imbécile peut faire la même chose.

 

Comment sommes-nous devenus si stupides, si vite ?

 

Mes étudiants sont curieux au sujet du cours du professeur Zaruk de la semaine prochaine ! C'est ainsi que je suis !

 

_______________

 

* David pense que la faim, le SIDA et des maladies comme le paludisme sont les vraies menaces pour l'humanité – et non les matières plastiques, les OGM et les pesticides. Vous pouvez le suivre à plus petites doses (moins de poison) sur la page Facebook de Risk-Monger.

 

Source : https://risk-monger.com/2017/10/24/glyphosate-in-the-age-of-stupid/

 

 

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Alain Coetmeur 21/11/2017 12:27

la journaliste qui a sortie chez Reuter l'affaire de l'IARCgate, subit actuellement une attaqe de US RTK, qui fort étrangement arrive en tête de recherche google avant la référence a prix de journalisme qu'elle recoit
https://www.google.fr/search?num=100&newwindow=1&rlz=1C1GGRV_enFR772&ei=MQwUWp34KsXuapqWjIgK&q=The+winner+of+the+Science+Story+of+the+Year+at+the+FPAAwards17+is+kate+kelland.&oq=The+winner+of+the+Science+Story+of+the+Year+at+the+FPAAwards17+is+kate+kelland.&gs_l=psy-ab.3...6208.11560.0.11856.6.6.0.0.0.0.111.456.3j2.5.0....0...1c.1.64.psy-ab..2.0.0....0.BFy0nVR4EZc

"Reuters' Kate Kelland IARC Story Promotes False Narrative"

ces mecs ont du fric pour se payer des mots clés google.

Seppi 25/11/2017 09:11

Bonjour,

Merci pour votre commentaire.

Ben oui, ils ont du fric... le lobby du biobusiness les finance. L'Organic Consumer Association a par exemple sorti un très gros chèque pour la mascarade pseudo-judiciaire du Tribunal Monsanto, de mémoire près d'un demi-million de dollars.