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Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels

Jusqu'à quand le Monde et Biocoop dénigreront-t-ils l'agriculture qui nous nourrit ?

19 Juillet 2017 , Rédigé par Seppi Publié dans #critique de l'information, #Activisme, #Agriculture biologique, #Politique

Jusqu'à quand le Monde et Biocoop dénigreront-ils l'agriculture qui nous nourrit ?

 

 

 

Les intentions sont bonnes...

 

Le 20 juillet 2017 s'ouvriront les « États Généraux de l'Alimentation ». Voici une forte parole du Président de la République Emmanuel Macron, du 9 juin 2017 :

 

« Le monde agricole doit se transformer, le monde de la distribution doit l'accompagner [...] nous allons inciter les producteurs à se regrouper pour vendre ensemble et que filière par filière, on trouve l'organisation qui permette à chacun d'avoir un vrai partage de la valeur ajoutée. »

 

Lors de sa déclaration de politique générale à l'Assemblée Nationale, le 4 juillet 2017, le Premier Ministre a aussi affirmé :

 

« Les agriculteurs veulent vivre de leur travail, de leur terre et de leurs compétences […] il n'est pas admissible que des agriculteurs ne puissent pas se verser un revenu décent et vivent sous le seuil de pauvreté. »

 

On ne peut qu'approuver cette ambition d'un « vrai partage de la valeur ajoutée » pour une agriculture et pour certains secteurs de la filière agroalimentaire qui sont malmenés depuis un bon bout de temps.

 

 

 

 

Mais les risques de dérapage sont grands

 

Mais cet événement d'ampleur est bien sûr aussi mis à profit pour des ambitions bien moins louables.

 

Le Monde s'illustre en particulier, en offrant ses colonnes à des acteurs venant d'horizons divers... sauf... sauf du monde agricole. Pour résumer, c'est de l'agriculture bashing, du dénigrement de l'agriculture – celle qui nous nourrit.

 

Cela peut rester dans le domaine du salonfähig, du convenable en société... quoique... Par exemple quand un économiste explique doctement que « l’agriculture [doit] abandonner son "pacte faustien" avec l’industrie chimique pour renouer avec des pratiques respectueuses des sols et des écosystèmes ». Parce que, voyez-vous, les pratiques ne sont pas respectueuses selon M. Claude Henry qui plaide « Pour une agroécologie à la fois plus efficace et plus équitable que le modèle industriel ». Et, bien sûr, l'ennemi, c'est la chimie. C'est devenu axiomatique !

 

Et cela peut plonger dans le puant, l'ignoble.

 

 

Une tribune pour Biocoop

 

"Zéro phyto -- 100 % bio" ? 100 % faux !

Sponsorisé par... Biocoop...

 

 

Le 16 juillet 2017, le Monde a donc offert une tribune à M. Claude Gruffat, « Jusqu’à quand distribuera-t-on des subventions à une agriculture aux conséquences sanitaires et environnementales coûteuses ? »

 

Claude Gruffat ? Président de Biocoop, « société anonyme spécialisée dans la distribution de produits alimentaires biologiques, de produits issus du commerce équitable, d'écoproduits et de cosmétiques. Son réseau est composé de plus de 430 magasins répartis dans toute la France » (Wikipedia, un article manifestement verrouillé).

 

Biocoop ? Une chaîne au marketing agressif, dont le mode opératoire est le dénigrement des filières conventionnelles – de leurs produits et de leur modèles économiques – sa propre filière étant mise en valeur par contraste. Ressorts favoris : les peurs alimentaires et les critiques économiques et surtout environnementales, entretenues et au besoin créées. Malheureusement, les excès, les franchissements de ligne rouge, ne sont que rarement dénoncées. Biocoop a ainsi été – exceptionnellement – condamné le 21 septembre 2016 par le Tribunal de Grande Instance de Paris : au dénigrement des pommes de la filière conventionnelle s'était ajouté un appel au boycott. Mais il n'y a pas de quoi se réjouir : le bénéfice tiré par Biocoop de la campagne de publicité est bien supérieur aux dommages-intérêts et aux dépens auxquels elle a été condamnée.

 

 

Toujours disponible sur la toile, avec bien d'autres, malgré la condamnation...

 

 

Biocoop ? Une entreprise qui a financé la mascarade du « Tribunal Monsanto »I

 

 

 

 

 

Avec toujours cet argumentaire agressif et dénigrant...

 

 

Biocoop ? Une entreprise qui, sous couvert de philanthropie et d'envirophilie, n'oublie pas ses intérêts vénaux et lucratifs en demandant une baisse de la TVA pour les produits biologiques.

 

 

« Que d’approximations et d’exagérations en si peu de lignes ! »

 

Une autre publicité dénigrante et appelant au boycott. Les producteurs n'ont pas réagi. Hélas...

 

 

Mais trêve de médisance (énoncer des vérités sur le bio ne peut qu'être médisance, n'est-ce pas ?). Que dit M. Gruffat ?

 

C'est, selon un commentateur : « Que d’approximations et d’exagérations en si peu de lignes ! » Bien observé !

 

Selon le chapô – dont il n'est certes pas l'auteur – M. Gruffat « explique qu’il n’est plus temps de soutenir un modèle agricole mécanisé et chimique destructeur aux dépens de l’agriculture biologique. »

 

La réalité est que l'agriculture biologique est davantage soutenue que l'agriculture conventionnelle – grâce à des subventions spécifiques et des accès privilégiés à certains marchés comme la restauration dans les collectivités publiques.

 

 

Une litanie de contrevérités et de fadaises

 

Mais M. Gruffat vit sur une autre planète. La litanie de contrevérités et de fadaises est d'un crû exceptionnel. Comme beaucoup de commentateurs, l'auteur se livre à une comparaison entre deux « modèles » qui seraient uniques et uniformes : le modèle « conventionnel », affublé de qualificatifs péjoratifs, et le modèle « biologique », idéalisé. Pour la mise en bouche :

 

« L’injustice est flagrante. Le modèle agricole dominant, qui repose sur la mécanisation et la chimie de synthèse, pollue et détruit les sols, ne crée pas d’emplois et endette les agriculteurs. C’est le modèle que nous subventionnons. Le modèle paysan de l’agriculture biologique, lui, crée 2,5 fois plus d’emplois, protège nos sols, l’air, l’eau et la biodiversité, produit une nourriture nutritive et saine, pourtant il est surtaxé. »

 

Il faut donc croire que le « modèle paysan de l’agriculture biologique » ne repose pas sur la mécanisation... Il ne détruit pas les sols... Le labour et les façons culturales pratiqués en bio (souvent par obligation pour le contrôle des mauvaises herbes) n'auraient pas les mêmes conséquences qu'en conventionnel...

 

Mais l'économique sera plus facile à comprendre. En quoi le bio serait-il « surtaxé » ? Où sont les taxes spécifiques ?

 

En 2010, au dernier recensement agricole, le secteur agricole comptait 500.000 exploitations et 966.000 actifs permanents. En 2012, en France, le secteur des industries agroalimentaires comptait 495.000 salariés (avec les non salariés, on arrive à 588 000 personnes). Mais non, selon M. Gruffat, le « modèle agricole dominant [...] ne crée pas d’emplois »...

 

En 2016, selon les chiffres de l'Agence Bio, il y avait 32.364 exploitations en bio, 77.700 emplois directs dans les fermes en équivalent temps complet, 38.200 emplois en transformation et distribution bio, et 2.000 emplois en conseil, contrôle, recherche, formation, etc.

 

 

 

 

Prenons ces chiffres à la louche en négligeant le fait que ceux de la ferme France incluent le bio (et que nous nous référons à des années différentes) : en moyenne française, une exploitation, c'est deux actifs permanents et un actif en IAA. En bio, une exploitation, c'est 2,4 actifs permanents et 1,2 actif en transformation et distribution spécialisée. Mais, selon les Échos, il y aurait 23.000 emplois dans la vente au détail bio, ce qui laisserait 15.200 dans la transformation (pour la seule Biocoop, les effectifs de 2013 se montaient à 2.500 salariés sur le réseau et 700 en centrale). En données corrigées, cela donne : une exploitation en bio, c'est 2,4 actifs permanents et 0,5 actif en transformation.

 

Pour résumer, on est dans les mêmes ordres de grandeur et, en tout cas, très loin des « 2,5 fois plus d’emplois » (du reste, si le conventionnel crée zéro emploi, 0 x 2,5 = 0).

 

De plus, nombre de « créations » d'emplois sont de simples transferts ou s'accompagnent de destructions d'emplois dans le secteur conventionnel. Le fromage fabriqué à la ferme (conventionnelle ou bio) n'est pas fabriqué en fruitière...

 

Il faut ajouter à cela la valeur économique – la productivité – des emplois, ainsi que des hectares. Sans entrer dans les détails, les exploitations bio représentaient en 2016, selon l'Agence Bio, 7,3 % des exploitations françaises et plus de 10,8% de l'emploi agricole. Mais le bio – de plus importé à hauteur de 29 % – ne représentait qu'environ 3 % des dépenses alimentaires des Français (selon l'INSEE, en 2014, les ménages ont consacré 232 milliards d'euros à leur budget « alimentation »).

 

 

« L’agriculture "bio" paye pour tout le monde »...

 

M. Gruffat vit aussi sur une autre planète :

 

« Car l’agriculture « bio » paye pour tout le monde. D’abord en production. Victime de l’empoisonnement de la planète, elle doit empêcher les contaminations de polluants des champs qui l’entourent, une lutte de tous les instants. Pour se protéger du vent ou du ruissellement des eaux de surface, les agriculteurs bio plantent des haies ou s’isolent par des bandes de terres en jachère. Ne serait-ce pas à ceux qui polluent de protéger leurs voisins ? Et s’il y a contamination par des traces de produits chimiques, alors les productions sont déclassées, perdent la certification, sont vendues au prix du conventionnel. »

 

On est dans le domaine de l'affabulation, au mieux ; du mensonge éhonté, au pire.

 

Nous imaginons... les fermes et les champs bio entourés de haies, de jachères... Toujours les clichés, les images d'Épinal pour bobos bioaddicts prêts à tout gober (et malheureusement aussi nombre de décisionnaires anesthésiés par le discours dominant).

 

Mais il y a pire encore : l'agriculture biologique, en France, a une obligation de moyens, pas de résultats.

 

Et, puisqu'il est question de pollution, les agriculteurs conventionnels peuvent aussi se plaindre des dérives des produits phytosanitaires utilisés par les agriculteurs bio (eh oui... ils en utilisent... et pas qu'un peu). Et des graines, semées à tout vent, des mauvaises herbes qui sont moins bien maîtrisées en bio.

 

 

Le délire se poursuit :

 

« Pour prouver la non-contamination, l’agriculteur "bio" doit payer les contrôles (huit en moyenne). Les autres n’ont rien à justifier, aucun contrôle. Et en fin de course, c’est la double peine pour les consommateurs « bio » : ils payent leurs produits plus chers et financent par leurs impôts la dépollution pour réparer les méfaits d’une agriculture conventionnelle qu’ils ne cautionnent pas. »

 

Les contrôles... c'est pour le respect des cahiers des charges, la lutte contre la fraude. Et, en France, les fréquences des contrôles sont harmonisées (1,5 à 2 contrôles par an pour les producteurs, dont un inopiné).

 

 

Un profond mépris pour les agriculteurs...

 

Alors que de nombreux agriculteurs sont en difficulté, l'ironie malsaine et démagogique est de sortie :

 

« Beaucoup de corps de métier aimeraient percevoir autant ! 150 % du revenu de ces agriculteurs provient de subventions… Mais elles ne concernent que le conventionnel : les subventions européennes se calculent à la surface, c’est donc une prime aux grandes exploitations. »

 

Il n'y a pas que le raisonnement fallacieux, digne du café du commerce.

 

Le propos est d'autant plus scandaleux que l'agriculture biologique est aussi soutenue – et davantage que le conventionnel grâce à des aides spécifiques à la conversion et au maintien. Voici pour les aides nationales :

 

« Les montants unitaires d'aide par hectare, calculés conformément à la réglementation européenne, ont globalement été revalorisés par rapport à la programmation précédente.

 

Ils résultent du calcul d’un différentiel de marge brute entre production conventionnelle et production biologique, auquel s'ajoutent les surcoûts de main d’œuvre liés à la mise en œuvre des itinéraires techniques bio lorsque ces derniers sont avérés : lorsque cela était pertinent, les coûts de transaction (qui recouvrent le temps passé par le producteur pour élaborer et suivre son projet d'un point de vue technique et administratif) ont également été pris en compte. »

 

 

C'est en plus des aides PAC normales.

 

Pire encore, nombre d'exploitants bio se sont retrouvés en difficulté du fait des retards de paiement (voir par exemple ici). Ils l'ont bruyamment fait savoir, et ce, à très juste titre.

 

On ne peut donc voir là qu'un profond mépris pour la profession agricole, y compris celle qui alimente le business de Biocoop.

 

Quant aux « 150 % du revenu »...

 

 

...et un profond mépris pour les Français

 

Quand les bornes sont dépassées, il n'y a pas de limite !

 

« Dire que le "bio" est plus cher est totalement faux. Le "bio" est à son juste prix, car il n’y a ni coûts cachés ni aides. Et il serait plus accessible aux consommateurs s’il ne supportait pas tous les dommages causés par le conventionnel. Jusqu’à quand allons-nous soutenir une agriculture destructrice alors qu’il est urgent de développer une bio économie à la hauteur des enjeux et des espoirs, avec au cœur une agriculture saine, écologique, sociale ? »

 

Là encore, on ne peut qu'être stupéfait par le « raisonnement » : le bio n'est pas plus cher... mais il serait plus accessible si... s'il n'était victime du conventionnel...

 

Retenons simplement que l'observatoire des prix des fruits et légumes de Familles Rurales a relevé en 2016 un écart de prix entre le bio et le conventionnel de 2,85 € pour les fruits (pour un prix moyen du kilo de fruits de 4,10 €) et 1,80 € pour les légumes (pour un prix moyen de 2,30 €).

 

 

 

 

Mais l'essentiel n'est-il pas – exprimé sans vergogne avec une accusation insensée contre l'agriculture qui nous nourrit – le business juteux du secteur de la distribution bio ?

 

Biocoop ? Un chiffre d'affaires en 2014 de 657 millions d’euros et un bénéfice net de 3,3 millions d’euros... 5 % du chiffre d'affaires... bien des grands de la distribution doivent en rêver.

 

 

Les agriculteurs, tous dans la même mouise

 

Il y a, ci-dessus, quelques éléments qui montrent que, le bio actuel n'est pas un modèle économique d'une supériorité évidente. S'il l'était, il n'aurait pas besoin de subventions spécifiques, tout au moins au maintien. Et bien plus d'agriculteurs se seraient « convertis », progressivement, sans les à-coups dus à des effets d'aubaine ou suscités par la crise du conventionnel.

 

Les Échos l'illustrent bien – de plus en révélant un chiffre soigneusement occulté par la filière et minimisé dans l'article par M. Guhl :

 

« Tout n'est pas rose, cependant. Le versement des aides à la conversion a aujourd'hui jusqu'à deux ans de retard et la profession manque de visibilité sur l'évolution du système. Dans ce contexte, combien arrêtent faute de pouvoir compenser par le prix des rendements plus faibles ? "Nous avons environ 4 % d'agriculteurs en bio qui arrêtent chaque année, soit pour revenir à une production conventionnelle, soit parce qu'ils partent à la retraite", estime Florent Guhl, le directeur général de l'Agence Bio. Le poids des abandons serait de 1 à 1,5 %. »

 

Qui peut croire que l'Agence Bio, qui déverse des flots de chiffres dont beaucoup sont sans grande signification pratique, est incapable de donner une statistique précise des abandons (reconversions au mode conventionnel) et des cessations d'activités (qui sont, elles aussi, une forme de constat d'échec) ?

 

La réalité est plus prosaïque : il ne faut pas perturber le conte de fées de la vertueuse agriculture biologique, le beau récit qui enfume si bien et evec tant d'efficacité les décideurs.

 

Dans les Échos encore, M. Daniel Tirat s'interroge : « Le modèle de l'agriculture biologique pourrait-il davantage inspirer l'alimentation et l'agriculture, en crise ? »

 

M. Tirat ? Directeur Général de Bjorg, Bonneterre et Compagnie.

 

Bjorg... 12 millions d'euros de bénéfice pour 291 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2015 (et 340 millions en 2016 pour un bénéfice pudiquement tu).

 

Et une argumentation, dans cette tribune, qui relève du marketing de la peur, du prêche de l'apocalypse et de la béatification de l'agriculture biologique. C'est certes plus subtil et plus mesuré que dans le Monde et chez M. Gruffat :

 

« ...le modèle de l'agriculture biologique, sans être un horizon unique ni une solution parfaite, constitue une source d'inspiration précieuse. »

 

Toujours et encore le monde des bisounours... Voici une autre réalité : « Agriculture biologique en Suisse: abandons et conversions ».

 

 

Attention : la deuxième moitié de l'échelle des abscisses repart évidemment de 0.

 

 

On peut aussi citer les statistiques du Royaume-Uni : –29 % en surface de 2010 à 2015. Les subventions doivent y être moins importantes et le discours anxiogène moins efficace.

 

 

 

 

Le constat est clair : le bio peut être un choix raisonné, économiquement judicieux, pour un producteur. Mais l'intérêt particulier ne correspond pas nécessairement à l'intérêt général. Ici, ce serait plutôt le contraire. L'extension du bio ou la réalisation de l'utopie qu'est sa généralisation est sans nul doute ruineuse pour la Nation et les citoyens. Ainsi que pour les agriculteurs bio qui feraient bien de voir, au-delà de l'idéologie et des homélies bien-pensantes, la réalité d'un monde économique impitoyable. Les marchés, tant à la production qu'à la consommation, n'étant pas encore saturés, les enseignes spécialisées de la distribution du bio ne se font pas encore la guerre.

 

Les États Généraux de l'Alimentation – notez bien : l'agriculture est absente du titre – pourraient servir à une chose prioritaire, au-delà du partage équitable de la valeur produite : déconstruire le discours mortifère pour l'agriculture et les agriculteurs et, sinon imposer, du moins promouvoir le respect d'un code de bonne conduite.

 

Que l'on cesse par exemple d'écrire, comme l'a fait M. Claude Henry dans l'article cité plus haut :

 

« ...l’agriculture industrielle sacrifie la santé d’êtres vivants et l’intégrité de la nature ».

 

 

Et le Monde dans tout ça ?

 

Nous lui suggérerons de recruter des chefs de rubrique conscients de leur rôle dans l'exercice du quatrième pouvoir, capables de dire non à des propositions de tribunes outrageantes pour tant de monde et, en dernière analyse, du Monde lui-même.

 

 

Le genre de pastiche qu'on aimerait voir plus souvent.

 

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